Toute l'actualité des noms de domaine et nouveaux gTLDs

Archives de mots clés: marque

Droit et intérêt légitime à choisir un nom de domaine déjà enregistré comme marque

La société O réserve auprès de l’AFNIC le nom de domaine « sunshine.fr ». La société Sunshine, titulaire de la marque « Sunshine » depuis quelques années, demande le transfert de cet enregistrement à son profit.

Le juge des référés, approuvé par la cour d’appel, ordonne le transfert du nom de domaine. La Cour de cassation casse et annule la décision pour excès de pouvoir et violation des textes applicables.

D’une part, le président peut toujours, même en présence d’une contestation sérieuse, prescrire en référé les mesures conservatoires ou de remise en état qui s’imposent, soit pour prévenir un dommage imminent, soit pour faire cesser un trouble manifestement illicite (c. proc. civ. art. 809). Or, dans cette affaire, le transfert de l’enregistrement du nom de domaine ne constituait ni une mesure conservatoire, ni une mesure de remise en état.

D’autre part, un nom identique ou susceptible d’être confondu avec un nom sur lequel est conféré un droit de propriété intellectuelle ne peut être choisi pour nom de domaine, sauf si le demandeur a un droit ou un intérêt légitime à faire valoir sur ce nom et agit de bonne foi (c. postes et communication électroniques, art. R. 20-44-45). La Cour suprême rappelle que cette disposition qui résulte d’un décret du 6 février 2007 s’appliquait immédiatement aux effets à venir des situations juridiques non contractuelles en cours au moment où elle est entrée en vigueur, mais qu’elle ne pouvait remettre en cause la validité d’une situation régulièrement constituée à cette date.

source Grouperf.com

Les marques voient d’un mauvais œil la libéralisation des extensions de nom de domaine

Entre les coûts d’acquisition jugés trop élevés et les risques d’augmentation du cybersquatting, les nouvelles extensions de nom de domaine proposées par l’ICANN provoquent de multiples levées de bouclier de la part de grandes marques, mais aussi du Ministère du Commerce américain et du Vatican. En effet, le Saint-Siège s’inquiète de cette libéralisation des extensions de nom de domaine et craint les conséquences que pourraient avoir l’apparition sur le Web de sites en .catholic, .islam, .orthodox ou encore .buddhist.

Face à ce taulé, l’ICANN a décidé de réviser son plan et de repousser sa mise en place à la fin de l’année ou au début de l’année prochaine. Une nouvelle consultation est d’ailleurs ouverte jusqu’au 13 avril. L’organisme a également accepté de constituer une « Implementation Recommendation Team » chargée d’étudier précisément la question de la protection des marques. Elle rendra son rapport le 24 mai.

source ITRMobile.com

Le comte de Paris obtient gain de cause face à un typosquatteur

Les titres nobiliaires sont-ils assimilables aux marques en matière de noms de domaine ? C’est en tout cas ce que laisse penser une récente décision du Tribunal de grande instance de Paris en faveur d’Henri d’Orléans, le comte de Paris. Selon Legalis.net, le TGI de Paris a en effet ordonné, le 5 janvier dernier, le blocage du nom de domaine Comtedeparis.fr. Le défendeur avait enregistré ce nom de domaine en 2006 pour les besoins de son agence de publicité.

Le TGI ne se prononce pas pour autant sur le fond du litige. Il estime d’ailleurs que le titre de comte de Paris ne représente qu’une partie de l’identité d’Henri d’Orléans (sur sa carte d’identité et son passeport figurent, en effet, ses prénoms suivis du nom « Prince d’Orléans comte de Paris »). Le TGI a donc donné trois semaines au comte de Paris pour assigner son typosquatteur au fond. La juridiction du fond a déjà été saisie.

source JournalDuNet.com

Réservez votre nom de domaine en .tel dès le 3 février

« L’enregistrement de noms de domaines en .tel sera ouvert à tous à partir du 3 février. Depuis le 3 décembre 2008, il n’était ouvert qu’aux détenteurs d’une marque. C’est un véritable annuaire en ligne, qui se remet à jour en temps réel. Sa réservation est stratégique pour les PME.

www.mamarque.tel : certes, cela est moins familier à l’internaute lambda que Mamarque.com, mais ce nouveau type d’adresses de sites web va bientôt devenir courant. A partir du 3 février 2009, tout internaute pourra réserver un nom de domaine avec une extension (soit la fin de l’adresse du site) en .tel. C’est la société anglaise Telnic qui s’est vue confier par l’Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers ), chargée d’allouer l’espace des adresses de protocole Internet, la responsabilité de gérer la commercialisation du .tel.

Depuis le 3 décembre 2008, seuls les détenteurs d’une marque (pour mémoire déposée auprès de l’Institut national de la propriété industrielle) pouvaient réserver leur nom de domaine en .tel. Et fournir les preuves qu’ils détiennent la marque relative au nom de domaine. Résultat, depuis décembre dernier, « plusieurs milliers » de demandes de réservations de noms de domaines en .tel ont été déposées auprès de 130 registrars (ces bureaux d’enregistrement de noms de domaines), qui commercialisent cette extension dans une trentaine de pays, assure Khashayar Mahdavi, directeur général de Telnic auprès du Journal du Net. D’ailleurs, « 70% des marques du Cac 40 ont réservé leur .tel », affirme-t-il. » …

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Le Service de police de New York achète NYPD.tel

Telnic Limited (http://www.telnic.org), opérateur des inscriptions pour le nouveau domaine de premier niveau (TLD) .tel, a annoncé aujourd’hui que le Service de police de New York a acheté son nom de domaine .tel protégé par une marque de commerce. Avec plus de 123 différents numéros de téléphone de postes de police locaux, des informations de contact d’urgence et de non-urgence, et des initiatives pour réduire la criminalité, un domaine .tel fournira à chacun un moyen facile et clair de trouver les personnes à contacter, en particulier à partir d’appareils mobiles.

LONDRES, January 21 /PRNewswire/ — Telnic Limited (http://www.telnic.org), opérateur des inscriptions pour le nouveau domaine de premier niveau (TLD) .tel, a annoncé aujourd’hui que le Service de police de New York a acheté son nom de domaine .tel protégé par une marque de commerce. Avec plus de 123 différents numéros de téléphone de postes de police locaux, des informations de contact d’urgence et de non-urgence, et des initiatives pour réduire la criminalité, un domaine .tel fournira à chacun un moyen facile et clair de trouver les personnes à contacter, en particulier à partir d’appareils mobiles.

<< De nombreux organismes de service public proposent un grand nombre de services, dotés chacun de différents points de contact >>, a déclaré Khashayar Mahdavi, PDG de Telnic. << Grâce à un domaine .tel et la capacité d’organiser tous les services de manière à faciliter la navigation, les informations sont fournies rapidement et facilement, épargnant le stress de trouver les bonnes informations. Désormais, le Service de police de New York n’est plus qu’à un clic de chez vous >>.

D’autres organismes de service public dotés de marques de commerce procèdent aussi à l’enregistrement de leurs domaines .tel pendant la période << Sunrise >> de protection des marques de commerce. La Poste, le service postal français, a ainsi enregistré son domaine .tel, qui peut être utilisé pour orienter les gens à travers l’ensemble de ses services, depuis la recherche d’un code postal jusqu’au suivi de la livraison d’un colis par SMS, en passant par la localisation et les informations de contact de ses bureaux de poste. Par ailleurs, la SNCF (Société Nationale de Chemins de Fer Français) a aussi enregistré son domaine .tel afin de fournir tous types de renseignements, des informations de contact d’urgence et de service client jusqu’aux informations de voyage, à partir d’un seul point d’entrée.

Le Service national de la santé (NHS) britannique a aussi enregistré son domaine .tel, permettant aux personnes d’accéder à l’avenir à l’ensemble des informations et services de santé qu’il offre actuellement, y compris les numéros de téléphone et les conseils de santé en ligne destinés à être utilisés par les personnes en premier lieu plutôt que d’appeler immédiatement les services d’urgence. Il peut aussi établir et mettre à jour rapidement une liste de numéros de téléphone d’urgence en réponse aux épidémies, lors desquelles de nombreuses personnes cherchent des informations ou une assurance à propos de virus, ou aux accidents à grande échelle.

Mahdavi ajoute : << Il est clair que la priorité numéro un des services publics est de fournir à la population un moyen clair d’obtenir rapidement les informations dont elle a besoin. Spécialisés dans les informations de contact, les domaines .tel fournissent au public la meilleure façon d’accéder aux services requis, quel que soit l’appareil utilisé >>.

Les villes, municipalités et autres services gouvernementaux et du secteur public qui ne possèdent pas de marque de commerce peuvent tous postuler à leurs domaines .tel à partir du 3 février 2009. De plus amples renseignements sur les domaines .tel et la manière de les acheter sont disponibles sur http://www.telnic.org.

Contact: Beth Moore, Edelman, +44(0)2030-472068, Beth.moore@edelman.com
source MobiFrance.com

La seconde fortune mondiale récupère son domaine

Seconde personnalité la plus riche du monde avec une fortune estimée à 60 milliards de dollars, Carlos Slim Helú, propriétaire de Telmex, América Móvil et du Grupo Financiero Inbursa, a récupéré gratuitement le nom de domaine carlosslimhelu.com, rapporte Reuters.

En « médiatrice », l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) a estimé l’enregistrement abusif, effectué de mauvaise foi depuis l’Indonésie, dans le seul but de revendre le domaine 55 millions de dollars à l’homme d’affaires mexicain. D’après les avocats de Carlos Slim Helú, l’individu qui a enregistré le domaine aurait menacé de lier l’adresse internet à un site pornographique. Dans ce contexte, le domaine a été transféré à l’entrepreneur/investisseur. Aujourd’hui, le site en question est redirigé vers la page officielle carlosslim.com.

Lequel parmi les trois premières fortunes mondiales, l’investisseur américain Warren Buffett (62 Mds $, selon le top Forbes des milliardaires publié en mars 2008), l’homme d’affaires mexicain Carlos Slim Helú et, enfin, Bill Gates (58 Mds $), co-fondateur de Microsoft et co-président de la Bill & Melinda Gates Foundation, n’a pas eu à protéger son nom et ses marques sur internet ?

auteur : Ariane Beky
source NetEco.com

Protection de la marque et du nom de domaine, un véritable enjeu

La marque, mais aussi le nom de domaine sont devenus de véritables enjeux commerciaux pour les entreprises, de plus en plus confrontées au cybersquatting. Et ce, alors qu’une nouvelle génération de noms de domaine s’apprête à voir le jour afin de pallier la pénurie d’adresses Internet.

L’affaire avait fait grand bruit en juin dernier : deux jours avant le lancement officiel par Renault de Koleos, son premier 4×4, l’ONG Greenpeace a monté une opération de déstabilisation, avec au premier chef la création d’un blog dédié au SUV (véhicule utilitaire sport) de Renault, et dont l’adresse ressemblait à s’y méprendre à celle d’un blog officiel : « Koleos.tv ». Résultat, il est vite monté dans les premiers résultats sur les moteurs de recherche, grâce à son nom de domaine, et de nombreux relais dans la blogosphère. De fait, le .tv est l’extension locale de l’archipel de Tuvalu, mais a, depuis sa création, été marketé comme l’extension pour les sites aux contenus média. Jolie opération, en tous cas, pour Greenpeace, qui a choisi cette extension pour des raisons de disponibilité, les extensions pertinentes « .fr », « .com », « .net » étant alors déjà prises par les cybersquatteurs.
Même les pouvoirs publics sont parfois négligents en la matière : le gouvernement vient ainsi de lancer un site sans en acheter le nom de domaine. « Ageoutremer.com », c’est son nom, a été lancé le 21 novembre dernier en grande pompe par Yves Jégo, secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-mer.
Il devait être une vitrine pour encourager les voyages en Outre-mer. Sauf que personne n’avait songé à réserver le nom de domaine cité. Résultat : une association de l’île de Saint Barthélemy (Caraïbes, Antilles françaises) vient de le réserver afin de prendre de vitesse les services gouvernementaux. L’association Clash (ou Comité de Liaison et d’Application des Sources Historiques) en profite ainsi pour y diffuser ses propres messages, tirant parti de l’effet communication du gouvernement, et milite pour la création d’une date officielle d’anniversaire pour « l’abolition de l’esclavage dans la collectivité territoriale de Saint-Barthélemy ».

lire la suite sur Echos-Judiciaires.com

MTV veut récupérer le nom de domaine Jackass.com

MTV essaye de récupérer le nom de domaine Jackass.com pour sa série de télé-réalité à l’humour décalé. Jusqu’ici, la chaîne a dû se contenter de JackassWorld.com. Mais afin d’acquérir l’URL la plus intuitive, Jackass.com, sa maison-mère Viacom a déposé une demande auprès de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), l’agence des Nations Unies en charge de régler les différends en matière de noms de domaine.

Depuis 2005, Jackass.com appartient à Future Media Architects (FMA), propriété du Koweitien Thunayan Khalid Al-Ghanim et installé dans le paradis fiscal des Iles vierges britanniques. Egalement détentrice de media.com, fed.com, ibiza.com, cool.com, music.tv, mr.com et de milliers d’autres noms de domaine, la société annonce ne souhaiter en vendre aucun. FMA est habituée des procédures avec l’OMPI, qui lui a déjà retiré LH.com au profit de Lufthansa.

Pour obtenir l’aval de l’OMPI, Viacom va devoir prouver trois choses :
1) que le nom de domaine possédé par FMA est identique ou similaire à une marque déposée dont elle a les droits ;
2) que FMA ne possède pas de droits ou d’intérêts légitimes dans ce nom de domaine ;
3) que FMA utilise ce nom de domaine en étant de mauvaise foi.

Un cas classique de détournement de nom de domaine, d’après plusieurs experts, qui s’attendent à ce que Viacom dépense bien plus d’argent que prévu avant de récupérer son dû. Cette affaire devrait toutefois créer un précédent pour les futures disputes en matière de détournement de noms de domaine.

auteur : JDN
source JournalduNet.com

Stratégie de marque : quel nom pour mon entreprise ?

Après la création de deux sociétés au Luxembourg en 2001 et 2005 dans le domaine de la lutte anti-contrefaçon et du buzz marketing, Nicolas van Beek récidive en 2007 avec VAYTON Brand Capital dans le but de répondre à deux problématiques précisent souvent posées par les entrepreneurs: comment créer un nom de marque « libre » et comment développer la valeur de sa marque.

Noms d’entreprises: un siècle d’évolution

« En 1900, les entreprises se disputaient des marchés locaux, régionaux ou nationaux. Les dirigeants souhaitaient donc mettre en avant le lieu de production ou le secteur d’activité. C’est ainsi que sont nés des géants comme Bayerische Motorwerk, Standard Oil of New Jersey, General Motors ou encore General Electric. D’autres patrons avaient une approche plus personnelle. Ils ont décidé de miser sur leur patronyme. Les sociétés comme Porsche, Siemens ou encore Peugeot cherchaient à rassurer leurs clients en misant sur la stabilité et la pérennité » explique Nicolas van Beek.

Après la deuxième guerre mondiale, le commerce international s’intensifie. Les grandes entreprises se développent à l’étranger. Les phénomènes de mondialisation et de diversification pointent à l’horizon. Certains responsables décident donc d’opter pour des noms plus internationaux, des noms plus courts et faciles à prononcer. Certaines sociétés sont déjà bien implantées sur le marché national et ne peuvent se permettre de changer complètement de nom sous peine de créer la confusion chez les consommateurs. La solution la plus simple fut d’opter pour des acronymes. C’est ainsi que Bayerische Motorwerk est devenu BMW, que Standard Oil of New Jersey s’est transformé en ESSO (prononcer « S » « O »), et que General Motors et General Electric sont maintenant respectivement GM et GE. L’inconvénient des acronymes est que l’on peut les détourner facilement: même FIAT®, qui n’est pourtant pas un acronyme, possède aussi son « Fix it again, Tony! ». Une troisième révolution s’est produite dans les années 1990 avec l’apparition de la bulle internet qui a bouleversé les standards. L’émergence des sociétés de nouvelles technologies a entraîné la création de noms inventés pour marquer la créativité et l’innovation de leur service. Google (qui évoque Googol = 10100), Yahoo!, une expression de joie, encore Firefox, Verisign. Ces nouveaux noms ont un avantage: ils sont faciles à protéger du fait de leur caractère unique. Au début des années 2000, après avoir analysé l’impact et la reconnaissance de ces nouveaux noms auprès des consommateurs, les choix sont devenus plus classiques voir plus descriptifs. En effet, les études menées par les sociétés de création de noms démontrent que les consommateurs confondent pour la plupart les milliers de marques nouvelles – souvent perçues comme infantiles -. Les dirigeants ont compris qu’ils devaient se tourner vers des mots simples et naturels qui inspirent la confiance comme Orange, Vinci, Thales et Suez. Les noms de familles sont redevenus très prisés pour leur histoire et leur signification, avec entre autre Tesla pour une marque de voiture électrique (de Nikola Tesla, 1856 -1943, considéré comme « le saint patron de l’électricité moderne ». L’autre grande tendance est l’utilisation des noms de métiers en .com: fund.com a été acheté 10 millions de USd en début 2008 et l’on voit de plus en plus se créer des sociétés sur le simple nom de domaine en .com: forex.com, dividend.com, cadeaux.com, genealogie.com. Ces noms sont simples, mémorisables et génèrent naturellement du trafic de visiteurs sans la moindre publicité. Finalement un siècle plus tard nous revenons aux noms descriptifs de 1900 mais avec un .com au bout! Reste à faire le choix entre bâtir une marque unique comme Kodak® ou utiliser camera.com.

Attention aux pièges qui guettent votre nouveau nom

On parle beaucoup de grandes marques mais en réalité le branding n’est pas l’apanage des multinationales. Il touche tout le monde, car c’est un concept qui permet de distinguer une marque d’une autre même sur un marché aussi concentré qu’au Luxembourg. L’incidence d’Internet et le développement du Branding en Chine a par exemple rendu la création de marque encore plus difficile car le nombre annuel de dépôts a été multiplié par 10 en à peine 10 ans. Donc il existe de moins en moins de noms disponibles! Avant toute chose, il convient d’éviter des mots obscurs ou encore de mélanger des parties de mots. De longues descriptions ont un effet soporifique. Un prospect ne prendra jamais le temps d’essayer de comprendre ce que signifie tel ou tel nom, donc il ne doit pas être complexe. Il est vrai que les clients recherchent des mots simples et clairs et donc certains entrepreneurs optent pour le mélange de mots ; Ils partent de deux mots qui identifient la localisation et son produit et ils n’en font qu’un, typiquement des noms composés avec « LUX-quelque chose ». Simple à comprendre, ces noms sont aussi très difficiles à protéger car trop descriptifs et limitent l’exportation du service ou du produit. Certes, cette méthode a eu son petit succès par le passé, mais aujourd’hui les consommateurs ne se reconnaissent plus dans ces dénominations trop usitées. Ensuite, il est essentiel de s’assurer de la portée locale ou internationale du nom: si ma cible est la France et uniquement la France, alors un mot en français sera le plus adapté, comme « La laitière® » – qui est une marque de Nestlé inspirée du tableau de Jan Vermeer. Par contre si la cible est l’international, alors le mot doit pouvoir se prononcer aisément dans toutes les langues… et ne doit pas comporter de connotation négative. Vayton a testé dernièrement le nom « VitOffice » pour une société de construction modulaire en Algérie et a mis son veto compte tenu de la présence du FIS (Front Islamique du Salut) dans ce pays… Si un terme peut sembler riche de sens dans une langue, il se peut qu’il soit insultant dans un autre pays. Prenons la culture chinoise, multiethnique, avec ses valeurs et son histoire uniques, son écriture idéographique et sa culture visuelle indépendante: ce pays met à l’épreuve l’aptitude des multinationales à communiquer avec cette culture de manière précise, efficace et sans offense. Mais la Chine n’est pas le seul pays concerné. Mitsubishi® en a fait l’amère expérience. Le SUV Pajero n’a pas pu être commercialisé sous cette dénomination dans tous les pays du monde. Il s’avère que le terme pajero signifie en argot espagnol « glandeur ». Le constructeur a dès lors opté pour une nouvelle dénomination dans certains pays et a appelé sont SUV Montero.

Le nom représente plus le style de vie que le produit

Le nom, s’il est bien choisi, permet de valoriser sa société et de créer une image de marque qui reflète la culture et les valeurs de l’entreprise. Le client juge au travers du nom ou de la marque la valeur de l’entreprise. Par conséquent, certains dirigeants ont compris qu’ils vendent maintenant bien plus que des produits, ils vendent un style de vie. Le capital de marque est donc un aspect primordial. Timberland® ou Volvo® avec leur Cross Country l’ont bien compris: ils vendent avant tout l’évasion, la nature, la liberté. Les entreprises cherchent donc à créer un capital marque pour fidéliser un plus grand nombre de clients et asseoir leur réputation sur le long terme. Il est bon de constamment rappeler ce que la marque promet à ses clients, car le nom représente la valeur et l’esprit de la société ou de ses produits.

Une fois créé, un nom doit être immédiatement protégé

Vous avez trouvé le nom de vos rêves ? Alors il est temps de vérifier que le nom choisi est disponible dans les pays où la société est active et que les extensions de noms de domaine sont libres afin de créer des sites web locaux. Si c’est le cas, l’entreprise doit protéger le plus rapidement possible le nom en l’enregistrant en tant que marques ou en tant que noms de domaines. « Si vous trouvez un nom qui vous plait et de surcroit disponible et en .com (comme vayton.com), enregistrez le tout de suite car il n’est pas rare de voir des opportunistes enregistrer les recherches que vous faites. Nous avons dû développer nos propres outils pour assurer que nos recherches ne soient pas victimes de cyber-squatter » remarque Nicolas van Beek. Cela relève de la gestion de risque: si la marque et les noms de domaines ne sont pas protégés correctement, il n’est pas impossible qu’un jour l’entreprise soit mise en danger par des contrefacteurs ou des cybercriminels. Les imitations, usurpations d’identité et autre cybersquatting entraînent généralement une perte de confiance du consommateur et donc une perte de revenus pour l’entreprise.

La stratégie de développement d’une marque commence donc par la création d’un nom unique, simple et mémorisable et sa protection en tant que marque et noms de domaine. Vient ensuite son développement par la création d’une stratégie marketing répondant à un besoin ou une envie des consommateurs et démontrant clairement les valeurs de l’entreprise. Cette stratégie de marque pérennise sa croissance et surtout augmente considérablement la valeur commerciale de la marque, but souvent recherché par leur créateur.

source Agefi.lu

Entrée en vigueur de l’extension de nom de domaine “.tel”.

Telnic, le Registre londonien de l’extension de nom de domaine “.tel” s’apprête à ouvrir sa période d’enregistrement « Sunrise ».

Le développement du “.tel” porte l’ambition de bâtir un nouveau réseau d’annuaires en ligne, orienté vers le monde des affaires et s’illustrant par sa pertinence et son ouverture technologique.

exemple de page “.tel”Le “.tel” s’affirme comme une extension résolument fonctionnelle qui standardise la recherche et la présentation des coordonnées rattachées aux sociétés.

Les noms de domaine concernés ne dirigeront pas vers un site Internet désigné par le titulaire, mais vers une page ou une arborescence de pages au design pré formaté mais distinguée par son contenu. On perçoit derrière ce choix, un pari stratégique placé sur la recherche d’efficacité des navigations en “.tel”.

Dès le 3 décembre 2008 à 15:00h GMT (16:00h en France) tous les titulaires, licenciés ou cessionnaires de marques nationales et/ou communautaires déposées avant le 30 mai 2008 et enregistrées pourront soumettre une demande d’enregistrement de ces marques à titre de noms de domaine en “.tel”.
L’attribution des noms de domaine selon la règle désormais habituelle du « premier arrivé, premier servi ».

La demande portera sur une réservation pour une période minimum de trois ans imposée par le Registre.

Tous les aspects d’utilisation du “.tel” tendent à un objectif clair : fournir de manière intuitive, rapide et interactive, des coordonnées de contact à l’internaute.

  • L’identité de structure, de design (hors logo et couleurs, personnalisables par le titulaire) et de finalité des pages sous “.tel” habituera rapidement l’utilisateur à évoluer intuitivement au sein des noms de domaine de l’extension pour y trouver les coordonnées qu’il cherche.
  • Le “.tel” présente également une nouveauté fonctionnelle toute originale. La gestion technique de ses échanges avec les serveurs DNS suit une procédure privilégiant la rapidité de transfert et optimisée pour dynamiser les échanges de données de taille modeste.
  • Les coordonnées renseignées par le titulaire du nom de domaine (numéro de téléphone, adresse électronique, coordonnées VOI, liens hypertextes, contenu téléchargeable de fable taille etc.) seront interactives en ce sens qu’elles pourront être reconnues et exécutées avec l’application correspondante pour composer directement un numéro, un message, ou visiter une page etc.

navigation mobile en “.tel”

Ces arguments font du “.tel” une extension résolument orientée vers les mobinautes. Le réseau d’annuaires que laisse entrevoir son développement tiendra non seulement compte des contraintes techniques qui s’imposent aux utilisateurs nomades (gestion des contenus, affichages), mais aussi de leur sensibilité à l’argument coût/utilité (temps de connexion réduits, résultats directement exploitables hors-ligne etc.).

Pour les entreprises le “.tel” présente deux enjeux stratégiques dominants :

  • L’occasion d’accroître leur visibilité, notamment auprès des utilisateurs de terminaux mobiles.

Les contenus sous extensions “.tel” seront indexés naturellement par les moteurs de recherche traditionnels mais aussi accessibles via « Telpages », le site Internet qui constituera prochainement le meta-annuaire officiel de l’extension. Cet outil proposera un service de recherche au sein de tous les noms de domaine en “.tel”, renforçant au passage la visibilité des plus pertinents.

  • L’anticipation des nouveaux risques liés au cybersquatting.

L’extension est en effet destinée à faciliter au public la recherche et la mise en relation directe avec des professionnels, or ses pages au design standardisé rendent moins évidente la reconnaissance de la marque tout en facilitant les montages contrefaisants. Elle constitue par conséquent un terreau dangereusement fertile pour la croissance des risques liés au détournement de clientèle.

Cette dernière problématique encouragera les entreprises vigilantes à enregistrer dès la période « Sunrise » leur dénomination commerciale ou leurs marques institutionnelles à titre de nom de domaine en “.tel”.

auteur : Steve Fuhrmann
source : VoxPI.info