Toute l'actualité des noms de domaine et nouveaux gTLDs

Archives de mots clés: noms de domaine

Quand Google est prié de déréférencer des vidéos qui n’existent pas encore

Le 27 juin dernier, Google a reçu une demande de déréférencement un peu particulière. Envoyée par un prestataire au nom de World Wrestling Entertainment, célèbre société organisatrice de spectacles de catch, la fameuse requête visait tout simplement à empêcher l’accès à des vidéos… qui n’existaient pas encore !

D’après cette requête DMCA dénichée par TorrentFreak, l’on peut en effet lire que l’ayant droit demande à Google de ne plus afficher au sein de son moteur une liste de 37 URL qui porteraient atteinte à son copyright. L’œuvre protégée qui se voit malmenée n’est autre que l’édition 2014 de « Money in the Bank », une sorte d’événement sportif durant lequel ont lieu plusieurs combats de catch. Seulement voilà, la requête a été envoyée au géant de l’internet deux jours avant que le fameux spectacle ait lieu…

Mais qu’importe si la législation applicable aux hébergeurs veut que le plaignant identifie précisément la page à déréférencer ainsi que le contenu jugé illicite. La WWE a fait savoir à la firme de Mountain View que ces sites fournissaient soit « un lien vers un flux gratuit (piraté) de cet événement » (qui n’avait pourtant pas encore débuté !), soit en faisaient d’ores et déjà la promesse d’une diffusion future. Une troisième hypothèse était avancée, bien plus générique cette fois : celle de la reprise sans autorisation de différents logos ou autres images officielles de l’organisation.

Google a ainsi été prié de bien vouloir déréférencer plusieurs noms de domaine complets, dont « miziko.com », « sportsnationhd.com » et même « justin.tv ». Finalement, il semble que la troisième hypothèse d’atteinte au copyright invoquée par la WWE ait conduit le moteur de recherche à procéder à un ménage assez conséquent, puisqu’il n’a épargné que quatre des URL dénoncées par l’organisation.

Cette demande de la WWE n’est qu’une goutte parmi l’océan de requêtes que reçoit chaque jour la firme de Mountain View. Rien que le mois dernier, Google a ainsi été invité à traiter près de 30 millions de demandes de déréférencement provenant d’ayant droit, un record. Cette montée du nombre de requêtes DMCA s’accompagne d’ailleurs de nombreux effets de bords. Certains ayants droit ont ainsi demandé le déréférencement de films sous licence Creative Commons sur lequels ils n’avaient donc aucun droit, Microsoft a réclamé le retrait de la page Wikipédia d’Office 2007, etc.

Auteur: Xavier Berne

Source: nextinpact.com

Les noms de domaine .bzh deviennent officiels

Le nom de domaine .bzh sera déployé pendant l’été et accessible à tout le monde à partir de décembre. La nouvelle extension Bretonne a eu l’accord de l’Icann (Internet corporation for assigned names and numbers) en mai 2013 pour un contrat de dix ans.

La Bretagne a enfin droit à sa propre extension internet. Après la Réunion, la Martinique, la Guyane et la Guadeloupe (.re, .mq, .gf et .gp), la Bretagne devient elle aussi une région Française qui se démarque des autres sur la toile.

Pour l’instant, les premières adresses activées renvoient vers deux sites : celui de l’association (www.pik.bzh) et celui de la région Bretagne (www.region.bzh). L’association qui s’est battue pour l’autorisation de ce nom de domaine a ajouté une touche bretonne supplémentaire sur son adresse, en utilisant le mot « pik » qui signifie « point » en breton.

Les sites des partenaires du mouvement « .bzh » seront présent sur la toile pendant l’été avec l’aide de l’afnic. Ensuite, les noms de domaines en .bzh seront commercialisé à partir de septembre auprès des détenteurs de marques. Les collectivités, associations et autres acteurs économiques régionaux pourront y accéder en Novembre.

L’assemblée régionale a annoncé jeudi dans un communiqué :

« Le .bzh sera accessible à tous dès décembre, y compris aux particuliers qui pourront acheter leur nom de domaine auprès des bureaux d’enregistrement agréés pour y héberger leur site web personnel, ou leur blog, ou l’utiliser tout simplement pour leur adresse e-mail ».

Source: 1001actus.com

Pourquoi il faut déclarer votre nom de domaine au RCS

Les entreprises et les commerçants peuvent désormais déclarer le nom de domaine de leur site Internet au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) : intérêts de cette formalité et la procédure à suivre.

Le Registre du Commerce et des Sociétés s’adapte aux nouvelles formes de commerce, notamment celui du commerce en ligne. Ainsi, le décret n°2012-928 du 31 juillet 2012 rend officiel la possibilité de déclarer le nom de domaine de son site Internet au Registre du Commerce et des Sociétés. Cette mention a vocation à figurer sur l’extrait Kbis au même titre que la forme juridique, la dénomination sociale, le numéro d’identification, le capital social, l’identité du dirigeant, l’adresse du siège social etc.

Cette mesure entrée en vigueur depuis le 1er septembre 2012 est encore peu connue des entreprises.

Un double intérêt

Bien que facultative, cette déclaration a un grand intérêt. Tout d’abord, elle permet aux internautes de s’assurer  que le nom de domaine n’est pas usurpé et que le site vers lequel ils sont dirigés appartient bien à une entreprise légalement immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés.

Cette déclaration a également des effets juridiques, la jurisprudence accordant au détenteur d’un nom de domaine le droit d’engager une action en concurrence déloyale contre toute reproduction ou imitation de son signe (logo), sous réserve de justifier d’une antériorité d’usage sur ledit nom de domaine. Cette antériorité d’usage pouvant être rapportée par tous moyens.

Cette mention officielle du nom de domaine permet ainsi aux commerçants et professionnels du e-commerce  de lui donner date certaine et d’en justifier, en cas de contentieux, de manière incontestable à l’égard du tiers qui en ferait usage.

Il est donc impératif de déclarer, dès l’immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés, les noms de domaine attachés à l’exploitation commerciale de l’entreprise.

Comment procéder ?

La déclaration du nom de domaine se fait au greffe du Tribunal de commerce, elle ne nécessite ni  pièce justificative (type preuve de dépôt à l’AFNIC), ni autre publicité légale (type Journal d’Annonces Légales).

Si cette démarche est purement déclarative, il est toutefois important de noter que toute fausse déclaration peut entraîner une amende de 4 500 € et 6 mois d’emprisonnement.

Deux cas de figure pour la déclaration du nom de domaine :

  • Pour une entreprise existante, la possibilité d’ajouter, modifier ou supprimer un nom de domaine sur l’extrait Kbis. Cette action fait l’objet d’une modification au Registre du Commerce et des Sociétés via le formulaire CERFA à remplir et à adresser au greffe du Tribunal de commerce du siège social de l’entreprise.
    Coût de la formalité : 74,54 € pour la plupart des sociétés et 58,94 € pour les commerçants
  • Déclaration du nom de domaine lors de l’immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés.
    La formalité est alors réalisable en ligne sur infogreffe.fr. Le champ réservé au  nom de domaine est clairement identifié  à l’étape 1 de l’immatriculation.
    Inclus dans le coût de l’immatriculation : 84,24 € pour la plupart des sociétés et 62,40 € pour un commerçant.

Il est possible pour les commerçants et les sociétés commerciales de préciser un ou plusieurs nom(s) de domaine associé(s) à leur activité.

– Commerçant : un nom de domaine par établissement è autant de noms de domaine que d’établissements existant.
– Sociétés commerciales : en plus du nom de domaine rattaché à leur(s) établissement(s), les sociétés commerciales ont la  possibilité de déclarer un nombre illimité de noms de domaine rattachés à l’identité de la personne morale.

Bon à savoir

Immatriculer son entreprise en ligne  en quelques clics

Les futurs chefs d’entreprise  ne doivent pas se laisser effrayer : les formalités au Registre du Commerce et des Sociétés sont aujourd’hui simplifiées grâce à la dématérialisation.
Ainsi, l’immatriculation d’une entreprise s’effectue très simplement sur le site infogreffe.fr.
Les formulaires sont adaptés selon la forme juridique choisie, la saisie est guidée.
Le créateur peut interrompre si besoin sa formalité et la reprendre plus tard grâce à une référence provisoire. Il peut suivre en ligne l’accomplissement de sa formalité. En cas d’erreur, ou d’oubli, le greffe du Tribunal de commerce l’informe par mail afin qu’il puisse apporter les corrections nécessaires. Les actes et pièces justificatives dument numérisées sont téléchargés et le paiement se fait par carte bancaire.

Une fois le dossier contrôlé et validé par le Greffier, l’extrait Kbis est envoyé directement par le greffe du Tribunal de commerce compétent dans les 24 heures suivant la réception de la demande.

Auteur: Suzana Biseul

Source: lecercle.lesechos.fr

La Toile compterait 252 millions de noms de domaine déposés

Le spécialiste des infrastructures de communication Verisign a publié son nouveau rapport annuel et annonce qu’Internet est constitué au total de 252 millions de noms de domaine.

verisign

A la fin du quatrième trimestre 2012, la Toile comptait 252 millions de noms de domaine déposés. Cela représenterait 6,1 millions de nouveaux enregistrements par rapport au trimestre précédent et 26,6 millions (ou 11,8%) sur un an. Les enregistrements de domaines dotés d’une extension régionale (ccTLD) de type .fr, .de ou .co.uk afficheraient une hausse annuelle de 21,6% et totaliseraient 110,2 millions de dépôts.

Selon Verisign en fin d’année dernière le web comptait 106,2 millions de domaines de type .com et 14,9 millions pour les .net. Combinés ces deux extensions auraient ainsi progressé de 6,4% sur un an. Les nouveaux enregistrements restent relativement stables, ils se sont élevés à 8 millions l’année dernière (.com + .net) contre 7,9 millions en 2011.

Concernant les TLD régionales, l’Allemagne (.de) figure tête de liste devant le Tokelau (.tk) et le Royaume-Uni (.uk). La Chine (.cn) est désormais positionnée en quatrième place devant des Pays-Bas (.nl). De son côté la France (.fr) est en 10e position.

Retrouvez le rapport dans son intégralité (PDF)

Source: pro.clubic.com

Noms de domaine africains, une ressource inexploitée

(Agence Ecofin) – On ne comptait, en 2011, que 450 noms de domaine nationaux au Mali, 1000 au Burkina Faso, 2000 en Côte d’Ivoire et 4000 au Sénégal. En comparaison, le domaine national de la France (.fr) comptait, mi-2011, plus de 2 millions d’enregistrements.

La bataille des contenus est aussi liée à des contraintes techniques. Celles-ci méritent qu’on s’y penche si l’on veut accélérer, pour les Africains, l’accès aux contenus africains. La popularisation des noms de domaine nationaux est l’une des pistes qui pourraient aider à un meilleur accès endogène aux contenus africains. La bonne gestion du nom de domaine national, expliquait un fonctionnaire du Ministère des postes et des nouvelles technologies du Mali, « facilite le commerce électronique, l’e-gouvernance, améliore la gestion de la cyber-sécurité et favorise le développement des capacités humaines et techniques du pays. (…) Les noms de domaine renforcent la capacité de créer et de profiter des contenus locaux en ligne et favorisent le développement de politiques nationales efficaces et un cadre juridique. »

Il est préférable, en effet, que les noms de domaines qui supportent les contenus africains soient administrés par des registraires basés en Afrique sur des serveurs qui y sont installés. Cela revient à dire qu’il faut encourager la promotion des noms de domaine nationaux.

Ceux-ci sont relativement peu utilisés par rapport aux noms de domaine génériques (.com, .net, .org, etc.). Pour diverses raisons − notamment le prix et les procédures d’enregistrement −, les particuliers et les entreprises sont souvent plus prompts à utiliser un nom de domaine générique. Un tel nom peut être enregistré en ligne en quelques minutes, voire en quelques secondes, alors que, pour un nom de domaine national (.ml pour le Mali ou .ci pour la Côte d’Ivoire par exemple), la procédure d’enregistrement exige des délais plus longs, en termes de jours.

L’autre raison de ce peu d’engouement vers les noms de domaine nationaux est l’absence de marketing à leur sujet, comme si l’on ignorait que les noms de domaine peuvent générer des ressources appréciables. Pour exemple, l’extension de domaine .com, la plus populaire avec plus de 90 millions de noms de domaine enregistrés (au premier trimestre 2011), génère chaque année des centaines de millions de dollars ! Démocratiser l’enregistrement des noms de domaine nationaux et raccourcir la procédure pourraient non seulement permettre d’en réduire les coûts, aujourd’hui sensiblement élevés par rapport au marché mondial des noms de domaine, mais aussi générer des ressources financières pour le pays, à l’heure où les gouvernements en sont réduits à surtaxer les opérateurs de télécommunications pour augmenter leurs recettes.

En Algérie, les autorités ont décidé de mener la bataille des noms de domaine nationaux. Le gouvernement voudrait, à l’horizon 2015, avoir un million de noms de domaine avec l’extension algérienne .dz, au lieu de 4000 aujourd’hui. Cela équivaut à enregistrer 38 noms de domaine par heure jusqu’à l’échéance. Si l’ambition paraît quelque peu difficile à réaliser, vu les coûts actuels d’un nom de domaine en Algérie (entre 394 et 1445 dollars !) et les lenteurs administratives liées à son enregistrement, elle montre cependant que les autorités ont pris conscience de l’importance des enjeux de la vulgarisation de cette ressource nationale.

Source: connectionivoirienne.net

La France en retard sur les emplois web

Internet permettrait de créer au moins 300.000 emplois si les sites Web des entreprises françaises atteignaient une proportion équivalente à celle de pays comme l’Allemagne.

Au moins 300.000 emplois, c’est ce que pourrait générer l’Internet en France s’il pouvait rattraper son retard sur la plupart des autres pays européens, à en croire l’étude de la société de marketing numérique E-mail Brokers réalisée en décembre dernier. Actuellement, la France se place encore en queue de peloton en Europe avec seulement 43% d’entreprises disposant d’un site Internet, contre 64% pour l’Allemagne qui caracole en tête. La Belgique et les Pays-Bas complètent le podium.

Autre frein à l’emploi, même si la conversion de sites «vitrine» en sites «marchand» est en pleine progression, le e-commerce ne représente encore que 3,7% du PIB dans l’hexagone. En grimpant jusqu’à 9%, un chiffre comparable à celui de pays voisins, cela permettrait de créer des centaines de milliers d’emplois, assurent les auteurs de l’étude.

Aujourd’hui, seulement 119.000 sociétés de plus 10 personnes emploient au moins un salarié pour gérer sa présence sur Internet. «En France, il y a 440.000 autres sociétés de même profil, ce qui représente donc un potentiel minimum de 320.000 emplois supplémentaires d’Internet managers», ajoute William Vande Wiele, fondateur d’E-mail Brokers.

Un nouveau nom de domaine crée par minute

Tous les secteurs sont touchés par ce retard. Seulement 3% des sociétés agricoles ont ouvert un site «alors que le secteur primaire constitue une des principales valeurs ajoutées du pays». Les sociétés de service sont également à la traîne: environ cinq sur dix possèdent un site contre une moyenne de huit sur dix dans les pays limitrophes. Par ailleurs, d’après la cartographie établie par l’étude, les sites professionnels sont très inégalement répartis sur le territoire. Les plus grandes villes comme Paris, Lille, Bordeaux, Lyon et Montpellier en attirent le plus grand nombre.

Le retard français en Europe se manifeste aussi au niveau qualitatif. Pour la société de marketing numérique, les dirigeants de PME sont démunis et doivent mettre leur projet internet entre les mains d’agences web, pas toujours sérieuses. «Sur un marché sans réglementation, ni aucun code de conduite, seulement 28% de sites sont conformes à la technologie et l’ergonomie actuelle».

Seul élément positif, selon E-mail Brokers, la France est le pays dans le monde où il se créée actuellement le plus grand nombre de noms de domaine. En moyenne un par minute.

Source: lefigaro.fr

Le gestionnaire des noms de domaine .be gérera également .vlaanderen

(Belga) Le nom de domaine .vlaanderen devrait être géré par DNS.be, annonce mardi cette asbl déjà chargée de la gestion des adresses .be.

« Le gouvernement flamand a adjugé mardi la gestion du gTLD (generic Top Level Domain) .vlaanderen à DNS.be », écrit DNS.be. Le dossier doit cependant encore être approuvé par l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers). DNS.be, gestionnaire de plus de 1,25 million de noms de domaine .be, « devient le partenaire du gouvernement flamand qui veut, par le biais de ce projet, offrir l’opportunité aux citoyens, entreprises et organisations d’enregistrer leur nom ou leur marque et de l’associer à la Flandre ». En cas d’avis positif de l’ICANN, DNS.be se chargera de l’exploitation technique et commerciale de .vlaanderen au cours des 10 prochaines années. (CLA)

Source: levif.be

Appels à candidatures pour les domaines français

Le gouvernement a lancé ce mardi les appels à candidatures qui doivent déterminer les offices d’enregistrement du domaine .fr et de 10 autres extensions de noms de domaine couvrant les différents DOM-TOM.

La France est une République indivisible, mais pas sur Internet. Le ministère de l’économie numérique a fait paraître au Journal Officiel de ce mardi 20 mars 2012 une série d’appels à candidatures pour assurer les fonctions d’office d’enregistrement des domaines de premier niveau correspondants aux différents territoires français :

  • .bl pour Saint-Barthélémy
  • .gp pour la Guadeloupe
  • .pm pour Saint-Pierre-et-Miquelon
  • .wf pour Wallis-et-Futuna
  • .fr pour la France entière (domaine qui fête ses 25 ans)
  • .mf pour Saint-Martin
  • .re pour la Réunion
  • .yt pour Mayotte
  • .tf pour les Terres australes et antarctiques françaises
  • .gf pour la Guyane française
  • .mq pour la Martinique

Sauf très improbable surprise, l’AFNIC devrait remporter l’appel à candidatures ouvert jusqu’au 11 mai 2012, au moins pour les extensions dont elle a déjà la gestion. Créée en 1998 par l’INRIA, qui avait jusqu’alors en charge la gestion du .fr, l’AFNIC gère déjà les extensions .re (Ile de la Réunion), .pm (Saint-Pierre et Miquelon), .tf (Terres australes et antarctiques Françaises), .wf (Wallis et Futuna), et.yt (Mayotte).

La désignation des offices d’enregistrement sera faite par le ministre en charge des communications électroniques pour une durée de cinq ans renouvelable, conformément aux dispositions des articles L. 45 et R. 20-44-35 du code des postes et des communications électroniques.

Marché ouvert oblige, depuis la loi du 22 mars 2011 toutes les extensions des domaines français doivent être ouverts à toute l’Europe. Ce qui signifie que les domaines des DOM-TOM pourront être utilisés même sans habiter les départements et territoires concernés. Ce qui risque de dissoudre leur identité.

Source: numerama.com

Les nouvelles extensions internet auront-elles plus de succès dans Google?

Nombre d’acteurs dans l’industrie des noms de domaine estiment volontiers que les nouvelles extensions internet se distingueront davantage dans Google que les suffixes traditionnels. Mais le spécialiste de la recherche Matt Cutts de Google le dément: “Ne pensez surtout pas que les nouveaux domaines internet auront la préférence sur .com.”

C’est Adrian Kinderis du fournisseur australien de services ARI Registry Services qui avait soulevé ce lièvre plus tôt cette semaine: “Plus j’y réfléchis, plus c’est clair dans mon esprit que les adresses internet se terminant par un nouveau TLD vont prendre le dessus sur leurs équivalents .com, .info ou .au dans Google.”

Son argument? “Voyez la façon dont les moteurs de recherche comme Google traitent l’information à la droite du point”, explique Kinderis. “L’on obtient un bon résultat, lorsque le moteur de recherche présente en priorité les informations les plus pertinentes. Et la première étape de ce processus, c’est sans aucun doute l’évaluation du TLD dont dépend le site web. Comment le savons-nous? Parce que les sites .edu se distinguent plus avec les mots-clés éducatifs, alors que les sites .gov obtiennent les meilleurs scores avec des thèmes liés aux autorités.”

“En outre, Google base ses résultats de recherche sur ce que le moteur estime être l’intention de l’internaute”, ajoute encore l’Australien. “Si vous entrez Nike, le moteur de recherche estime que vous recherchez le site web de Nike plutôt qu’un magasin qui vend les produits Nike. Donc pour des commandes de recherche simples, les propriétaires de marques, qui pourront bientôt utiliser un .brand propre, auront une petite longueur d’avance et obtiendront un meilleur score.”

Là où les nouveaux domaines de top level pourraient avoir un impact encore plus grand, c’est dans ce qu’on appelle le secteur ‘domain name bias’. “C’est quand un internaute préfère un nom de domaine plutôt qu’un autre, parce qu’il lui semble plus fiable.”

“En Australie, les internautes choisissent des noms de domaine se terminant par .au plutôt que leurs équivalents se terminant par .com, pour la simple raison que derrière ces sites, se cachent souvent des entreprises locales et de qualité, selon les gens. Si nous poursuivons le raisonnement et que les utilisateurs estiment que derrière un .bank ou un .brussels, sont dissimulées des informations plus pertinentes et plus fiables qu’à l’arrière d’un .com, ils y cliqueront plus souvent, ce qui ne fera que pousser vers le haut le score dans Google.”

Google
Andrian Kinderis venait à peine de transmettre son message que le gourou de la recherche Matt Cutts de Google y allait d’une réaction. “Ce que Kinderis et d’autres prétendent avec lui, n’est tout simplement pas juste”, suggère Cutts. “Nous avons en effet appris à détecter l’information pertinente avec notre moteur de recherche, et ce quel que soit le domaine de top level.”

“Nous ferons tout ce qui est possible pour reprendre de manière correcte les nouvelles extensions internet dans les résultats de recherche, mais ne pensez surtout pas qu’ils auront la préférence sur .com”, insiste le spécialiste. “Pas aujourd’hui, mais pas non plus à long terme. Si une entreprise aspire à un nouveau TLD, c’est une piste intéressante. Mais si elle le fait uniquement parce qu’elle estime qu’elle va être boostée dans les résultats des moteurs de recherche, elle fait assurément fausse route.”

Source: datanews.levif.be

Le succès des .eu ne se dément pas

Le dernier bilan publié par Eurid met en lumière la progression des enregistrements de domaines.eu. La France, avec près de 320 000 domaines déposés, est en progression, mais reste bien loin de l’Allemagne avec ses 1,1 million. L’héritage de mauvaises habitudes nées de la politique longtemps restrictive de l’AFNIC sur le .fr ?

Les dernière données mises en avant par Eurid, l’association à but non lucratif à laquelle l’Union européenne a confié la gestion du domaine TLD (Top Level Domain) .eu, font état d’une progression continue du nombre de domaines européens, à un rythme de près de 1 100 domaines additionnels par jour au dernier trimestre 2011.

Au total, le domaine .eu comptait plus de 3,5 millions de noms de domaines enregistrés au 31 décembre 2011 – soit une hausse de 5,5 % sur un an -, ce qui en fait le 9e domaine le plus populaire au monde derrière les .com, .de, .net, .uk, org, .info, .nl et .ru, mais toujours devant le .cn de la Républiqe populaire de Chine.

le nombre de domaines .eu enregistrés

Rappelons qu’à la même date, le .fr comptait péniblement 2,2 millions de noms de domaines, le fruit d’une politique longtemps restrictive – qui interdisait par exemple aux particuliers de déposer des noms de domaines – et qui a longtemps découragé l’enregistrement de .fr. Une « rigueur » qui pourrait aussi expliquer le retard français sur le .eu.

Cette tradition de « rigueur » n’est d’ailleurs pas totalement abandonnée. Par exemple, il est toujours impossible d’enregistrer des noms de domaines de moins de 3 lettres en France (pas de hp.fr, de ca.fr ou de bp.fr) et il est aussi impossible d’enregistrer un nom de domaine pour plusieurs années (le mécanisme de renouvellement est forcément annuel). Le .eu est de ce point de vue plus accommodant puisque l’on peut enregistrer un nom de domaine pour 2,5 ou 10 ans (la durée la plus populaire pour les nouveaux enregistrements est de 2 ans).

Sans surprise, ce sont donc les Allemands – déjà très actifs sur le domaine .de – qui sont les plus actifs sur le .eu avec près de 1,1 million de domaines enregistrés. Derrière viennent les Néerlandais avec près de 475 000 domaines. Le Royaume-Uni et la France sont au coude à coude avec près de 320 000 domaines chacun. On le voit, il y a une forte corrélation entre le succès du TLD national et le nombre de dépôts de domaines .eu. La France est donc un peu à la traine, même si elle est le pays qui a connu la plus forte croissance en terme de nombre d’enregistrements de .eu avec une progression de 10,8 % sur un an, contre 8,4 % aux Pays-Bas, 5,5 % à l’Allemagne et -1,5 % au Royaume-Uni.

les .eu par pays d'enregistrement

Source: lemagit.fr