Toute l'actualité des noms de domaine et nouveaux gTLDs

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Could the .secure domain make the Internet safer?

Security firm argues that by imposing meaningful standards, websites will gravitate to validated domain — not everyone agrees

Most calls for new TLD (top-level domain) names seem like little more than real estate developers proposing the creation of entire new continents just to lease the land. The creation of .name, .pro, .xxx, and even .biz, which has existed for more than 10 years, were arguably driven more by profiteering than need.

At first blush, the push by security technology firm Artemis for the .secure TLD could be similar. If successful, Artemis will manage the new top-level domain, charging companies that want to be part of the security-focused domain network.

Yet, unlike .name or .xxx, .secure has a real function. In essence, it’s a logo program: A company with a .secure server will offer mature security technologies for locking down transactions between the user and its service. Artemis will require .secure holders to use stronger verification techniques to establish the identities of customers and to deploy certain security technologies, and it will regularly check to make sure the company is complying, says Alex Stamos, Artemis’ CTO.

Most technologies for securing the Internet are not easy to use. Currently, companies have no convincing incentives to undergo the travails of implementing technologies such as the DNSSec (domain-name security extensions) or CSP (content security policy). And in cases where there’s an easy-to-use security technology, such as HTTPS, many companies do not offer the capability. By contrast, a company using .secure will have to use DNSSec to sign its zone, TLS (transport layer security) for all HTTP sessions, domain keys to validate email infrastructure, and opportunistic encryption for email content.

« Explaining to my father-in-law, to take an example, why we need HTTPS is crazy. Instead, if you are a .secure domain, you are guaranteeing that you will provide certain security technologies, » Stamos says.

Stamos believes the time is right because with the push for DNSSec and awareness of significant attacks on companies, companies are more willing than ever to implement security if there is some payoff. Contrast that motivation to what’s gone on with the controversial .xxx domain, which essentially segregates pornography from the rest of the Internet — not exactly what that industry wants.

Not everyone agrees that the .secure domain is needed. Having more TLD names means more work for companies that are trying to secure the DNS infrastructure, says Andrew Fried, an independent security consultant who regularly works on DNS issues. Worse, many users may feel more secure, but attackers will immediately focus on breaking the system. « The problem is that the bad guys are going to find a way to abuse it, » he says. « When I hear about a new top-level domain, the first thing I think about is how much harder it will be » to find the bad actors.

Any security technology that promises more than it delivers will give the users a false sense of security, he argues, adding that will be worse than if there were no .secure domain at all.

Source: infoworld.com

La Palestine a aussi son extension de nom de domaine « .PS »

Combien d’entre nous ont le souhait que la Palestine soit enfin reconnue comme un État Palestinien à part entière sur la base des frontières du 4 juin 1967 ? Dans un article de Numerama.com, lundi 19 septembre 2011, Guillaume Champeau affirmait que la Palestine était déjà un pays à part entière… sur le Web. En effet, la Palestine a déjà son extension de nom de domaine (ccTLD) « .PS ». C’est l’Autorité Nationale Palestinienne de Nommage Internet (PNINA) qui la gère depuis son lancement en 2004.

Depuis le 15 août 2010 l’ICANN a donné l’accord à la PNINA d’administrer et de gérer l’extension « .FALASTEEN » – l’extension composée en caractères arabes – pour permettre aux aux organisations locales et internationales, aux sociétés, mais aussi aux détenteurs de marques d’enregistrer leur nom de domaine en langue arabe. Depuis le 2 janvier 2011 les particuliers peuvent également enregistrer leur nom de domaine en langue arabe (.falasteen) sous le principe du premier arrivé premier servi via le Registrar PNINA. A l’instar d’autres extensions ceux-ci devront respecter quelques règles.

La Palestine soutenue par Google

En mai 2010 Google Inc. avait déjà lancé un moteur de recherche pour permettre aux Palestiniens d’accéder à des contenus locaux. Google.ps est le moteur de recherche de Google en Palestine. En 2010 M. Marwan Radwan, le Directeur Général de la PNINA disait que le nom de domaine « google » était l’un des premiers noms de domaines internationaux a être enregistré sous le ccTLD .PS. PNINA avait enregistré « google » depuis le 19 mai 2004. Quatre mois après PNINA lançait officiellement l’extension .PS pour l’enregistrement.

M. Marwan Radwan ajoutait que l’enregistrement de Google et l’inclusion de la Palestine dans le plan stratégique de Google montrait à quel point le marché de l’Internet Palestinien et la reconnaissance mondiale de la présence palestinienne sur Internet étaient importants.

L’accès au savoir et à la technologie

Les entreprises mais aussi les organisations qui souhaitent enregistrer un nom de domaine sous l’extension .PS peuvent enfin se l’offrir grâce à PNINA qui mène ce projet depuis le début de l’année 2003. Elles peuvent également choisir d’enregistrer leur nom de domaine sous l’un des domaines de second niveau suivants : .COM.PS,. ORG.PS et .NET.PS.

Le rôle de PNINA est de réaliser une présence Palestinienne en ligne non seulement à travers la formulation de politiques d’enregistrement et l’administration du Registre de domaine en .PS, mais aussi par le développement et l’utilisation d’Internet en Palestine.

L'Autorité Nationale Palestinienne de Nommage Internet (PNINA)

La Direction du PNINA est composée de représentants universitaires et juridiques des secteurs public et privé. Les institutions intéressées à faire progresser l’utilisation d’Internet en Palestine ont aussi rejoint PNINA. Ce sont de sérieux partenariats destinés à administrer et à gérer l’entreprise nationale de l’Internet. PNINA compte se focaliser sur la connaissance ainsi que sur un réseau de ressources pour favoriser la technologie en Palestine.

Source Ya-Graphic.com

L’AFNIC ouvre les vannes des noms de domaine « interdits » et « réservés »

30 000 noms de domaines « sensibles » sont désormais mis en vente mais l’AFNIC exerce un droit de regard au préalable. Un nouveau cadre juridique sur le nommage Internet entre en vigueur début juillet.

Au nom de la loi du 22 mars 2011 qui a changé le cadre juridique des noms de domaine, l’AFNIC passe à sa mise en vigueur.

Le nouveau cadre s’applique à partir du 1er juillet.

Du coup, la charte de nommage de l’association en charge de la gestion des domaines de premier niveau (TDL) en « .fr »  été dépoussiérée (disponible au format PDF).

Avec l’évolution des règles d’enregistrement des noms de domaine, c’est une batterie de 30 000 noms de domaine jusqu’ici réservés aux administrations ou jugés trop polémiques qui sont « libérés » et disponibles en vente (la liste complète).

Par exemple, des mots liés aux crimes (comme « Hitler », « révolver » ou « combats »), aux infractions (allant de « abus-d-autorite » à « zoophilie ») ou aux religions étaient interdits.

Dans le lot, on trouve notamment les noms de communes sous .fr qui n’ont pas été retenus par les municipalités au préalable.

La liste des noms de domaines libérés reprend des termes dans diverses thématiques : crimes, infractions, libertés, organismes internationaux et Internet, pays, professions réglementées, protocoles Internet, santé, structures, valeurs, gTLD, Etats…

Seule exigence à l’enregistrement : que le demandeur « démontre un intérêt légitime et agit de bonne foi « .

Conformément aux dispositions du Code des Postes et des Communications Electroniques, l’AFNIC ouvre l’enregistrement des termes soumis à examen préalable.

Enfin, à partir du 2 juillet, l’AFNIC publiera tous les jours la liste des noms de domaine en .fr enregistrés ou en cours d’enregistrement.

Ils resteront disponibles pendant 7 jours sur son site. Mais, a priori, on ne connaîtra pas l’identité des dépositaires.

Source: ITespresso

WIMBLEDON. Li Na vendue aux enchères ?

La côte de la tenniswoman chinoise Li Na ne cesse de grandir depuis sa victoire à Roland-Garros.

La joueuse de tennis Li Na est de plus en plus populaire. Bonne nouvelle pour un fan, Liu Tailong,  propriétaire du nom de domaine « lina.cn ». Acheté un peu plus de 2000 yuans en mai, juste avant la victoire de Li Na à Roland-Garros, le 4 juin à Paris, il espère récolter 100.000 yuans (11.000 euros) en le cédant aux enchères.

Le jeune homme espère que le nom de domaine sera acheté par une organisation souhaitant développer un site lié au tennis.

La joueuse est actuellement en lice sur le gazon de Wimbledon.

Première Chinoise et Asiatique

« Li Na est en train de progresser dans sa carrière, sa notoriété est en pleine expansion. Si ce nom n’était pas lié à Li Na, ce serait juste un nom de domaine ordinaire. Il n’attirerait pas l’attention et n’aurait pas de valeur », a-t-il indiqué au journal China Daily.

Li Na, 29 ans, a ouvert une page de l’histoire du tennis en devenant la première Chinoise et Asiatique à remporter un tournoi du Grand Chelem, sur la terre battue parisienne. Elle a battu en finale l’Italienne Francesca Schiavone, 6-4, 7-6 (7/0), tenante du titre..

Plus de deux millions d’internautes sont inscrits en tant que fans de la joueuse de tennis sur le site Sina Weibo, l’un des sites de micro-blogging les plus populaires en Chine.

Source: Le Nouvel Observateur – AFP

Après « .com » ou « .net », les grandes entreprises pourront avoir leur propre nom de domaine

Le conseil d’administration de l’Icann, l’organisation en charge de coordonner Internet, a autorisé lundi à Singapour les entreprises à utiliser leur marque à la place de .org ou .com pour leurs noms de domaine.

Il s’agit d’une des évolutions majeures de ce secteur depuis des années, la dernière de cette ampleur étant la création de dot com (.com), il y a 26 ans. La réforme des noms de domaine est ouverte aux marques, mais aussi aux collectivités comme les régions ou les villes : la ville de Paris souhaite déjà déposer le nom « .paris ».

Les entreprises vont pouvoir soumettre leur demande à partir du 12 janvier 2012 pendant un délai de 90 jours, a indiqué Rod Beckstrom, directeur général de l’Icann. Parmi les premiers candidats (environ 120 entreprises ou collectivités), on trouve « les propriétaires de grandes marques, quelques grandes sociétés internationales, des villes, des régions et d’autres types de communautés », a-t-il ajouté. Ces sociétés devront joindre à leur demande un chèque de 185 000 dollars américains (130 200 euros), et paieront 25 000 dollars de frais de gestion annuels. Les premiers dossiers acceptés pourront être mis en ligne début 2013.

Un processus complexe

Le conseil d’administration de l’Icann a voté à treize voix pour et une contre en faveur de cette réforme, deux membres s’étant abstenus. Pour George Sadowsky, le seul membre ayant voté contre ce changement, « ce n’est pas la mission de l’Icann d’influencer le choix de vainqueurs ou de perdants dans de telles compétitions, et c’est implicitement ce que nous faisons ».

Avec un processus coûteux et complexe (les entreprises devront remplir un dossier de près de 200 pages) cette réforme est clairement orientée vers les grandes marques. Les dossiers déposés par des particuliers ne seront pas pris en considération. Les entreprises qui en bénéficieront le plus sont « les grandes marques avec un marketing clair et une stratégie orientée vers le client leur permettant d’exploiter leur nom de façon compétitive », a précisé M. Hnarakis, directeur de Melbourne IT Digital Brand Services, une société spécialisée dans les services internet et basée en Californie.

Certains émettent des craintes face à ce changement de grande ampleur. Sébastien Bachollet, pourtant l’un des membres du conseil d’administration favorable à la proposition, estime que « des gens vont trouver que les nouveaux noms de domaine peuvent porter à confusion ». Il ajoute cependant : « Je suis sûr que nous avons les moyens pour que cette période d’inquiétude soit la plus courte possible ».

Source: LaVoixDuNord

Extension des TLD : une aubaine pour Bing, Google et cie ?

La formulation officielle par l’ICANN de la libération des noms de domaine ne devrait pas rester sans conséquence et notamment pour les moteurs de recherche.

En début de semaine, l’ICANN, l’organisation chargée de la régulation des noms de domaine au niveau mondial, a finalement donné son accord pour la création de nouvelles TLD génériques. Ainsi aux côtés des .com, .net, .org ou .fr, nous retrouverons des extensions déposées par les marques (.nike) ou par les services municipaux des villes (.paris) moyennant la modique somme de 185 000 dollars.

Outre les problèmes de cyber-squatting, précédemment évoqués tout le long de ce dossier et qui pourraient forcer les grandes entités à investir dans ces extensions sous peine de se les faire siffler par un concurrent, certains s’interrogent aussi sur l’effet de déstructuration de la syntaxe du nom de domaine. L’on pourrait ainsi se demander quelles seront les conséquences éventuelles en terme de visibilité et d’accessibilité pour l’internaute habitué à se rendre sur un site du type www.dupont.com plutôt que www.site.dupont.

Interrogé par l’AFP, Google explique « avoir déjà de l’expérience dans le classement et l’organisation des pages web, quelles que soient leurs extensions de nom de domaine ». La firme californienne ajoute que si une page pertinente n’est pas hébergée sur un domaine classique de type .net ou .com, elle ne sera pas pour autant filtrée mais bien mise en avant. Par opposition, un site Internet de type site.marque ne se trouvera pas forcément favorisé par rapport à marque.com.

En revanche, la firme de Mountain View tient des positions relativement opposées sur la syntaxe-même de ces prochaines TDL. « Nous pensons que la décision de permettre à n’importe qui de créer leur domaine de premier niveau pourrait potentiellement créer une confusion chez l’utilisateur », déclare un porte-parole. Pour Google, cette confusion signifierait davantage de trafic vers son moteur. « il est possible qu’avec ces TLDs, les internautes utilisent davantage les moteurs de recherche ».

Parallèlement, il est intéressant de constater que depuis quelques temps les navigateurs tentent de minimiser au maximum l’interface de leur logiciel en dissimulant précisément… la barre d’adresse. Reste à savoir si les concurrents de Google sauront profiter de cette prochaine vague de nouvelles TLD pour tirer leur épingle du jeu.

Source : Clubic.com

Gand est la première ville du Benelux à demander son extension de nom de domaine « .gent »

(Belga) Le collège échevinal de Gand a décidé jeudi d’introduire un dossier de demande d’extension de domaine au nom de la ville « .gent » auprès de la société internationale pour l’attribution des noms de domaine ICANN. La ville est la première ville du Benelux a faire cette demande.

« Gand est une ville où les Technologies de l’information et de la communication (ICT) et la créativité vont de pair », estime l’échevin de l’Informatique, Resul Tapmaz (sp.a). La ville ne veut pas uniquement promouvoir les services de la ville tels que le CPAS mais également développer des adresses e-mail pour les riverains. « Les possibilités sont à vrai dire illimitées car les combinaisons pour « .gent » sont disponibles. » Une extension de domaine « .gent » coûtera chaque année entre 40 et 50 euros pour les citoyens. La ville achètera en premier lieu 500 noms de domaines. (PVO)

Source: LeVif.be

l’ICANN libère les noms de domaine : vers la fin du règne des .com ?

Cette nouvelle va potentiellement changer l’internet tel que nous le connaissons. En effet, l’ICANN a annoncé la possibilité de créer un nombre illimité de terminaisons de noms de domaine. Dans le communiqué l’organisation évoque le début d’un nouveau boom de l’internet. A quand « http://www.presse.citron » ?

icannlogo lICANN libère les noms de domaine : vers la fin du règne des .com ?

Un nouveau monde de domaines

C’est sans doute la nouveauté la plus importante dans la régulation des noms de domaine depuis l’instauration du « .com ». Le conseil de l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), l’institution à but non-lucratif qui s’occupe de l’attribution et de la régulation des noms de domaines a approuvé la création de nouveaux « top-level domaines » (l’equivalent de .com, .net ou .fr) de manière ouverte pavant ainsi la voie à tout un nouveau monde d’URL potentielles. Théoriquement dès l’année prochaine des domaines comme presse.citron, images.google ou jean.baptiste pourraient voir le jour !

« l’ICANN a ouvert le système d’adressage de l’Internet aux possibilités illimités de l’imagination humaine. Personne ne peut prédire aujourd’hui où cette décision historique nous mènera. » a déclaré Rod Beckstrom le président de l’ICANN.

Et maintenant les mauvaises nouvelles

Jusque là vous devez vous dire : « mais c’est génial ! » et vous avez raison seulement voila, tout n’est pas si simple et trois grands problèmes s’opposent à création de votre « http://famille.tartenpion » :

  • Seules les « organisations publiques ou privées établies » auront une chance de créer leur nom de domaine personnalisé
  • Les organisations devront apporter la preuve de leur droit à utiliser les mots de l’adresse
  • Le coût sera de 185.000 dollars à la création plus 25.000 dollars de gestion annuels…

Oui le dernier point est particulièrement refroidissant, néanmoins si vous êtes à la tête d’une organisation reconnue et que vous en avez les moyens les dossiers de demande seront disponibles de janvier à avril 2012 sur le site de l’ICANN pour la première vague de domaines. On sait déjà que la ville de Paris sera candidate pour le « .paris ».

Wait and see

Si pour l’instant les conditions citées précédemment empêchent le commun des mortels de se créer son nom de domaine « top-level » personnel, une fois les premières vagues de création pour les grandes entreprises et la démocratisation de ces nouvelles adresses, on peut imaginer une baisse graduelle des tarifs et une véritable ouverture au public d’ici quelques années. Les immortels .com ont encore probablement de beaux jours devant eux mais ils risquent tout de même de prendre un petit coup de vieux l’année prochaine.

Source: PresseCitron

Internet: Le nom de domaine personnalisé va coûter cher

WEB – L’Icann a validé la réforme des extensions de noms de domaine. Les entreprises et les organisations pourront par exemple troquer le .com ou .fr pour un .apple ou .paris, pour 130.000 euros….

Si nous étions des machines, il suffirait de retenir l’adresse IP d’un site pour y accéder (comme 195.122.2.38). Pour simplifier les choses, un système d’annuaire a été mis en place, associant une adresse IP à un identifiant en lettres, comme paris.fr. Après de longs débats, l’Icann, l’organisme qui gère les noms de domaine de plus haut niveau, a finalement adopté, lundi, une réforme présentée comme la plus importante de ces quarante dernières années pour l’adressage sur Internet.

>> Le questions/réponses de l’Icann ici

De 22 extensions à une infinité

Il existe aujourd’hui 22 extensions de noms de domaine de «top niveau» comme .com, .net ou .org. S’y ajoutent plus de 250 extensions locales (.fr .de etc.). Avec la réforme adoptée, «la seule limite est l’imagination», explique l’Icann. Tous les caractères seront autorités (y compris arabes et asiatiques).

Pas pour les particuliers

Peuvent déposer candidatures «les entreprises et les organisations, privées et publiques». Selon un sondage australien, 50% des demandes anticipées sont pour des marques, comme .canon. New York et Paris devraient demander un .nyc et .paris. Déposer sa candidature nécessite de remplir 200 pages de paperasse et coûtera la bagatelle de 185.000 dollars (130.000 euros), auxquels s’ajouteront des dizaines de milliers de dollars de frais de gestion annuels. L’Icann s’attend à recevoir de 300 à 1.000 demandes lors de la première vague, du 12 janvier au 12 avril 2012.

Les points positifs…

Certains experts y voient une opportunité pour améliorer la sécurité sur Internet, notamment en luttant contre le phishing. Si une banque dépose par exemple .bnp ou .socgen, un client pourrait identifier d’un coup d’œil un site officiel, sans risquer de tomber dans le panneau d’une escroquerie. Pour les marques, comme Apple ou Google, disposer de sa propre extension est également tentant pour asseoir un peu plus l’image de l’entreprise via un «branding» (de «brand», «marque») ultime.

et les points négatifs

«Honte à l’Internet», s’emporte Lauren Weinstein, qui prend régulièrement sa plume pour défendre la liberté d’expression et combattre la censure sur le Net. Beaucoup de militants d’un Internet libre et ouvert dénoncent cette «privatisation» du Web, estimant que l’internaute n’a rien à y gagner. L’Icann, une organisation à but non lucratif, jure que son but n’est pas de s’enrichir et que les sommes amassées seront directement injectées dans son fonctionnement. Une autre grande question reste celle du cybersquattage. L’Icann a prévu une procédure pour lutter contre le phénomène: une fois la première vague de candidatures déposées, le groupe publiera les requêtes, et n’importe qui pourra déposer un recours pour bloquer une attribution. Si la question devrait être vite réglée pour des marques, uniques, quel arbitrage sera rendu pour des noms plus génériques comme .money ou .voyage? La ruée vers l’or 2.0 peut commencer.

Source: 20mn.fr

AFP – Internet : De nouveaux noms de domaine autorisés pour les entreprises

SINGAPOUR — L’organisation en charge de l’encadrement des noms de domaine a autorisé lundi à Singapour l’utilisation de nouveaux noms de domaine pour les entreprises privées, l’une des évolutions majeures du monde de l’internet depuis des années, ont indiqué ses membres.

Le conseil d?administration de l’Icann a approuvé le lancement des noms de domaine utilisant pour suffixe les noms d’entreprises.

Au lieu de se terminer par .com, .org ou .net, les adresses internet pourront donc désormais se terminer par un nom d’entreprise.

« Il s’agit du plus grand changement concernant les noms de domaine depuis la création de dotcom (.com) il y a 26 ans », a assuré Theo Hnarakis, directeur de Melbourne IT Digital Brand Services, société spécialisée dans les services internet, basée en Californie.

De grands groupes, comme Apple, Toyota ou BMW, pour citer des marques de différentes régions du monde, pourront ainsi, contre paiement, lancer des sites à leur nom.

Les entreprises qui en bénéficieront le plus sont « les grandes marques avec un marketing clair et une stratégie orientée vers le client leur permettant d’exploiter leur nom de façon compétitive », a ajouté M. Hnarakis.

« Les marques doivent agir maintenant afin de se porter candidates pour utiliser ces noms de domaine dans la mesure où le processus n’est pas aussi simple que pour une adresse en .com. C’est un processus complexe qui nécessite un investissement », a-t-il ajouté.

Sébastien Bachollet, l’un des membres du conseil d’administration, qui était favorable à la proposition, estime cependant que « des gens vont trouver que les nouveaux noms de domaine peuvent porter à confusion ».

« Je suis sûr que nous avons les moyens pour que cette période d’inquiétude soit la plus courte possible », a-t-il ajouté.

Source: AFP