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AFP – Internet : De nouveaux noms de domaine autorisés pour les entreprises

SINGAPOUR — L’organisation en charge de l’encadrement des noms de domaine a autorisé lundi à Singapour l’utilisation de nouveaux noms de domaine pour les entreprises privées, l’une des évolutions majeures du monde de l’internet depuis des années, ont indiqué ses membres.

Le conseil d?administration de l’Icann a approuvé le lancement des noms de domaine utilisant pour suffixe les noms d’entreprises.

Au lieu de se terminer par .com, .org ou .net, les adresses internet pourront donc désormais se terminer par un nom d’entreprise.

« Il s’agit du plus grand changement concernant les noms de domaine depuis la création de dotcom (.com) il y a 26 ans », a assuré Theo Hnarakis, directeur de Melbourne IT Digital Brand Services, société spécialisée dans les services internet, basée en Californie.

De grands groupes, comme Apple, Toyota ou BMW, pour citer des marques de différentes régions du monde, pourront ainsi, contre paiement, lancer des sites à leur nom.

Les entreprises qui en bénéficieront le plus sont « les grandes marques avec un marketing clair et une stratégie orientée vers le client leur permettant d’exploiter leur nom de façon compétitive », a ajouté M. Hnarakis.

« Les marques doivent agir maintenant afin de se porter candidates pour utiliser ces noms de domaine dans la mesure où le processus n’est pas aussi simple que pour une adresse en .com. C’est un processus complexe qui nécessite un investissement », a-t-il ajouté.

Sébastien Bachollet, l’un des membres du conseil d’administration, qui était favorable à la proposition, estime cependant que « des gens vont trouver que les nouveaux noms de domaine peuvent porter à confusion ».

« Je suis sûr que nous avons les moyens pour que cette période d’inquiétude soit la plus courte possible », a-t-il ajouté.

Source: AFP

41 pays approuvent le rapport de l’ONU sur la liberté et Internet. Pas la France

41 pays dont les Etats-Unis, l’Inde et le Brésil ont approuvé le rapport du Rapporteur Spécial de l’ONU sur la protection de la liberté d’expression sur Internet. La France qui défend le droit de suspendre l’accès à Internet de ses concitoyens au nom des droits d’auteur fait partie des absents.

La semaine dernière, le rapporteur spécial des Nations Unies pour la protection de la liberté d’expression a publié un rapport très remarqué qui concluait, notamment, que la suspension de l’accès à Internet est illégale au regard du droit international. « Couper des utilisateurs de l’accès à Internet, quelle que soit la justification avancée, y compris pour des motifs de violation de droits de propriété intellectuelle, est disproportionné et donc contraire à l’article 19, paragraphe 3, du Pacte International relatif aux Droits Civiques et Politiques » (PIDCP), expliquait le rapporteur Frank La Rue. Une attaque acide contre l’Hadopi.

Mais plus globalement, le rapport défendait longuement l’importance démocratique vitale prise par Internet, et s’opposait à sa censure arbitraire et à sa surveillance généralisée.

Vendredi, comme le remarque Korben, le ministre suédois des affaires étrangères Carl Bildt a présenté au nom de 41 pays un discours d’approbation du contenu du rapport. Ces pays sont l’Autriche, la Bosnie, le Botswana, le Brésil, le Canada, le Chili, le Costa Rica, la Croatie, la République tchèque, le Danemark, Djibouti, Guatemala, l’Inde, l’Indonésie, Israël, le Japon, la Jordanie, la Lituanie, la République yougoslave de Macédoine, les Maldives, l’île Maurice, le Mexique, la Moldovie, le Monténégro, le Maroc, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, la Palestine, le Pérou, la Pologne, le Sénégal, l’Afrique du Sud, la Serbie, la Suède, la Suisse, la Tunisie, la Turquie, l’Ukraine, les États-Unis, et l’Uruguay.

« Nous croyons, tout comme le Rapporteur spécial, qu’il devrait y avoir aussi peu de restrictions que possible à la circulation de l’information sur Internet. Ce n’est que dans quelques circonstances exceptionnelles et limitées que des restrictions sur le contenu peuvent être acceptables. Ces restrictions doivent être conformes au droit international des droits de l’homme, notamment l’article 19 du PIDCP. Nous considérons que la coupure de l’Internet à l’initiative du gouvernement, ou d’importantes parties de celui-ci, aux fins de réprimer la liberté d’expression, est en violation de la liberté d’expression. En outre, les gouvernements ne devraient pas imposer de norme plus restrictive pour les intermédiaires que dans le cas des médias traditionnels eu égard à la liberté d’expression, ou rendre les intermédiaires responsables du contenu qu’ils transmettent ou diffusent« , indiquent les 41 états.

On remarque parmi les signataires la présence des Etats-Unis, dont Frédéric Mitterrand avait pourtant assuré lors de l’eG8 qu’ils regardaient avec beaucoup d’intérêt l’Hadopi. On remarque aussi celle de la Nouvelle-Zélande, dont le ministre de la Justice avait pourtant cru bon de défendre un projet de riposte graduée , tandis qu’à l’inverse, l’Australie qui paraissait fléchir est absente. Peut-être parce que le rapport parle de défense de la liberté d’expression sur Internet, et que l’Australie s’est plus souvent illustrée par sa censure.

Mais on remarque surtout l’absence honteuse de signature de la France. Honteuse parce que sans doute au nom de la défense de sa sacro-sainte riposte graduée, au nom de la quête de l’internet civilisé prôné par le néocolonialiste Nicolas Sarkozy, la France s’abstient de soutenir un rapport perçu comme un immense espoir par les peuples révoltés qui misent sur Internet pour s’exprimer et se mobiliser.

La Tunisie, la Turquie, le Maroc ont signé. Des pays qui étaient autrefois sous la chape de plomb de l’URSS ont également signé. Mais pas la France.

La France, dont l’ancien ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner avait préparé avec les Pays-Bas une conférence sur la liberté d’expression et Internet, n’a pas posé sa signature aux côtés de ses partenaires néerlandais. Eux n’ont jamais changé d’avis lorsque Nicolas Sarkozy, lui, décidait qu’il était devenu hors de question de défendre la liberté d’expression sur Internet sans aborder d’abord les moyens de la limiter.

Espérons que son point de vue n’a pas trop percé. Car l’on remarque aussi, outre la France, l’absence de soutien des principaux pays d’Europe. Ni la Grande-Bretagne, ni l’Allemagne, ni l’Italie, ni l’Espagne, ni le Portugal, ni la Belgique ne soutiennent pour le moment le rapport.

Source: Numerama

Faux site de la banque postale

Un faux site aux couleurs de la banque postale tente de soutirer de l´argent aux clients de la filiale de La Poste. Un pirate informatique a reproduit le site Internet de la Banque Postale pour tenter de faire main basse sur les économies des clients Français de la filiale bancaire de La Poste. Prudence car l’url diffusé par l’escroc pourrait piéger les moins avertis des internautes : mandats-banquepostale .fr .cx.

Le e.voleur exploite un nom de domaine en .cx, un suffixe correspondant aux Iles Christmas, à quelques encablures de l’Australie.

Le pirate a du exploiter des données bancaires préalablement piratées pour enregistrer ce nom de domaine. A noter que cette adresse n’est qu’une redirection vers la fausse page d’identification pirate, elle même hébergée aux USA, chez un faux coiffeur, posmcuver .0fees .net.

Source: Zataz

Le fondateur de Kaspersky voudrait un “interpol du web”

Nicolas Sarkozy va se faire un pote en la personne d’Eugène Kaspersky, fondateur de l’éditeur de solutions de sécurité éponyme, qui aimerait bien civiliser un peu plus le web.

Le monde a besoin d’un “Interpol de l’Internet”, d’un renforcement de la protection de l’identité numérique et d’un “passeport Internet”.

Ce dernier reposerait sur un système d’identification international en ligne qui pourrait aider à lutter contre le vol d’identité et le vol de documents illicites.

C’est en tout cas ce qu’a déclaré cette semaine Eugene Kaspersky, spécialiste de l’antivirus et de la parano, lors de la conférence AUSCERT 2011.

Pour notre expert-milliardaire, une telle organisation à l’échelle mondiale est nécessaire pour faire face à la cybercriminalité sans frontières avec le soutien et la coopération des polices du monde entier.

Dans un monde numérique de plus en plus vulnérable (et sa société contribue à la peur ambiante bien entendu, sinon il ne vendrait pas ses solutions), cette idée devrait trouver de l’écho auprès de République comme la France qui entend civiliser Internet. Tout comme la Chine, l’Iran, la Birmanie, la Syrie…

Kaspersky a précisé que son idée était déjà débattue par des gouvernements et l’industrie de la sécurité depuis une décennie mais que rien n’a été entrepris.

“Certains cybercriminels de pays non-anglophones ne diffusent pas de logiciels malveillants dans leur propre pays parce qu’ils ne veulent pas que la police les retrouvent” a expliqué Eugène pour justifier l’augmentation de la cybercriminalité et pousser d’avantage l’idée d’un organisme international qui pourrait aider à surveiller et mettre fin à ces activités malveillantes.

Il prévoit que les initiatives de certains pays qui mettent en place des “ID numériques” et essayent de contribuer à renforcer la protection de l’identité numérique des citoyens, devraient se généraliser sous 15 ans et aider à normaliser les choses. On aimerait bien le croire.

Source: The Inquirer.fr

La sécurité intérieure américaine demande le retrait d’un module Firefox

La page du module MafiaaFire sur le catalogue de modules de Firefox.

La page du module MafiaaFire sur le catalogue de modules de Firefox.Mozilla foundation

Le Department of Homeland Security (DHS), le service de sécurité intérieure des Etats-Unis, a demandé à la fondation Mozilla, qui édite notamment le navigateur Firefox, de retirer le module complémentaire MafiaaFire de son catalogue en ligne. Mafiaafire permet de contourner en partie les saisies de noms de domaines opérées par les autorités américaines, en redirigeant automatiquement l’utilisateur vers les copies du site hébergées ailleurs sur la Toile. WikiLeaks, par exemple, a hébergé de nombreuses versions miroir un peu partout sur Internet après la saisie de son nom de domaine.

Dans un post de blog, Harvey Anderson, l’avocat de la fondation Mozilla, a expliqué avoir décliné pour l’instant la demande du DHS. « Nous nous conformons à toutes les décisions de justice, aux mandats et aux demandes légales, mais dans ce cas précis il n’y a eu aucune décision d’un tribunal », explique-t-il. La fondation a donc demandé des preuves du caractère illégal de MafiaaFire, sans résultats, et maintient donc le module au sein de son catalogue pour l’instant.

Les autorités américaines ont multiplié ces derniers mois les saisies de noms de domaines, à l’encontre de sites pédopornographiques, de contrefaçon, de téléchargement illégal ou de sites perçus comme présentant une menace pour la sécurité nationale comme WikiLeaks. Cette méthode, beaucoup plus efficace que les classiques procédures judiciaires, est très décriée par les associations et les spécialistes du droit. En février, le DHS avait fermé par erreur 84 000 sites Web après une erreur lors d’une saisie de noms de domaines, au cours d’une opération de lutte contre la pédopornographie.

Source: Le Monde.fr

La Turquie interdit 138 mots dans les noms de domaine

Les autorités turques ont dressé une liste de mots qu’il est désormais interdit d’utiliser dans les noms de domaine, dont des prénoms et des termes anodins, ce qui pourrait conduire au blocage de milliers de sites.

La censure sur Internet s’intensifie en Turquie. La Haute Instance des télécommunications vient de dresser une liste de 138 mots qu’il est désormais interdit d’utiliser dans les noms de domaine. La semaine dernière, l’autorité a adressé une circulaire aux fournisseurs d’accès et aux hébergeurs pour les avertir de cette mesure.

Ils ne doivent plus attribuer de noms de domaine comportant les termes figurant sur la liste et bloquer l’accès aux sites les utilisant. La haute instance promet des punitions aux sociétés qui ne respecteraient pas ses directives, sans en préciser la nature ni sur quel argument légal elle va s’appuyer.

Des quiproquos entre les mots en turc et en anglais

La mesure est déjà choquante en soi car elle porte atteinte à la liberté d’expression. Elle l’est plus encore au vu des termes qui y figurent. Comme s’en étonne le site d’informations turc Bianet, la liste contient des mots totalement anodins, tels que les prénoms Adrianne et Haydar, et les termes « animal », « belle-sœur », « blond », « croustillant » « souffle », « fait-maison », « jupe »… Certains sont plus équivoques : « pic », qui signifie « bâtard » en turc. Comme c’est aussi l’abréviation pour « picture » (« image » en anglais), ce filtrage empêcherait les Turcs d’avoir accès, par exemple, aux sites diffusant des images d’actualités.
Autre retombée de cette mesure, Bianet cite l’exemple de donanimalemi.com qui, contenant le terme « animal » pourrait devenir inaccessible alors que le nom du site signifie en turc « quincaillerie.com ». Des milliers de sites pourraient être concernés, tels que des supermarchés en ligne, des sites de fans de football ou encore des sites promotionnels d’entreprises.
« Alors que le pays bloque déjà des milliers de sites qui abordent des sujets jugés sensibles, les conséquences d’un tel filtrage pourraient être désastreuses pour la liberté d’expression des internautes en Turquie. Les autorités doivent renoncer à ce projet et, au contraire, réformer la loi 5651 sur Internet qui rend possible cette censure abusive », a déclaré Reporters sans frontières.
Yaman Akdeniz, maître de conférences en droit à l’université de Bilgi d’Istanbul, s’est indigné de cette directive. Il a pris contact avec la Haute Instance des télécommunications pour connaître les critères retenus pour établir cette liste de mots interdits. Aucune réponse ne lui a été pour l’instant fournie.
Source: 01net

Le nom de domaine en .xxx fait ses débuts sur la Toile

Fin mars, l’Icann donnait son feu vert à la création d’une nouvelle extension destinée aux contenus pour adultes. Elle est désormais ajoutée à la racine du Web, comme le .com ou le .org.
Fin mars, l’Icann (1) donnait son aval à la création d’une nouvelle extension de nom de domaine générique sur la Toile, réservé aux contenus pour adultes, le .xxx, devenu une véritable Arlésienne au fil du temps. Le .xxx a fait ses grands débuts ce week-end, au même niveau que le .com, le .net ou le .org à la racine du Web, les premiers sites utilisant la très polémique extension ayant été mis en ligne. Pour l’instant, on ne peut citer que les sites institutionnels icm.xxx et sex.xxx, lancé par ICM Registry, l’entreprise à l’origine de ce nouveau sponsored top level domain (ou sTLD, comme l’.aero, le .museum ou le .mobi) et qui en aura le monopole.

Un nom de domaine décrié dans l’industrie du porno

Le .xxx est censé manifester clairement que le site s’adresse aux adultes et qu’il s’engage à respecter certaines règles bien précises : micro-paiement sécurisé, absence de malware et de pédopornographie, respect de la propriété intellectuelle. Le prix d’acquisition de gros affiché est de 60 dollars par domaine, sachant que les registrars appliquent ensuite leurs marges. ICM Registry, sur Twitter, affirme avoir reçu 600 000 demandes de préenregistrement.

La page d’accueil du site Sex.xxx.
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En soi, cela ne signifie pas grand-chose, d’autant que la spéculation sur les noms de domaine est chose courante (sex.com a été revendu fin 2010 pour 13 millions de dollars). Et beaucoup d’entreprises se sont dépêchées de réserver leur .xxx, afin d’éviter le cybersquatting, comme l’expliquait cet article de L’Expansion en juillet 2010. C’est la commercialisation effective qu’il faudra examiner pour savoir si le .xxx est un succès ou non. Ce qui est loin d’être gagné.
En effet, né dans la douleur, il suscite depuis longtemps l’ire de certains professionnels de l’adult entertainment, comme la Free Speech Coalition (FSC), qui représente l’industrie du X outre-Atlantique. Elle n’avait pas hésité à qualifier de bullshit (« connerie ») le .xxx, critiquant le risque de ghettoïsation et de censure, ainsi que l’appât du gain d’ICM (qui oblige les entreprises du secteur à réserver des noms de domaine dont elles n’ont pas besoin) ou encore ses mensonges (ICM revendique le soutien de l’industrie pornographique). La FSC appelait clairement, dans une campagne spéciale, à boycotter le nouveau nom de domaine, rappelant les risques liés à l’achat d’une telle extension. Notamment celui d’un blocage pur et simple par certains pays.

L’Inde compte boycotter le .xxx

L’Inde a ainsi annoncé, selon The Economic Times, son intention de bloquer les sites qui utilisent l’extension .xxx. « L’Inde et de nombreux pays du Moyen-Orient se sont déjà opposés à l’octroi de cette extension, et nous allons procéder au blocage de tout le nom de domaine, conformément aux lois indiennes », expliquait fin mars un responsable du ministère des Télécommunications cité par le quotidien. Un tel blocage fait débat dans ce pays.
D’autres pays membres du Government Advisory Commitee (le GAC, un comité consultatif de l’Icann dans lequel siègent les représentants des gouvernements) devraient aussi être vent debout contre le .xxx, et le bloquer. La FSC cite l’Allemagne et l’Australie. Cette instance s’est retrouvée, sur la question de la création de ce nom de domaine, en conflit avec l’Icann, qui était passé outre à son avis négatif, du jamais-vu…
(1) L’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers, l’organisme chargé de gérer les noms de domaine.
Source: 01.net

Les États-Unis saisissent d’autres noms de domaine avant jugement

Les États-Unis se montrent particulièrement friands de la saisie du nom de domaine pour mettre fin aux activités d’un site web. Dernièrement, le FBI et le département de la justice ont obtenu la fermeture de cinq salles de poker en bloquant leur nom de domaine. Or, ces saisies se déroulent avant tout jugement.

C’est un véritable séisme dans le monde du poker. Le procureur de Manhattan – Preet Bharara – a entamé vendredi une procédure judiciaire contre plusieurs salles de jeu virtuelles accusées d’enfreindre la législation américaine sur les jeux d’argent et de hasard. Les charges retenues sont lourdes, puisqu’il est question de fraude bancaire et de blanchiment d’argent.

Selon le Wall Street Journal, plusieurs noms de domaine ont été saisis par les autorités américaines. Cela inclut notamment Pokerstars.com, Fulltiltpoker.com et Absolutepoker.com. Un avertissement signé par le FBI et le département de la justice informe les joueurs des accusations visant les propriétaires de ces espaces et des sanctions pénales potentielles.

Au-delà de la question de savoir si les différentes salles de jeu ciblées par les autorités américaines sont légales ou non, il est intéressant de constater que la saisie des noms de domaine s’est déroulée avant tout jugement. C’est visiblement une pratique qui tend à se répandre de plus en plus aux États-Unis. Ces mesures ciblent essentiellement des sites de piratage, de produits contrefaits ou contenant des fichiers pédo-pornographiques.

En France, ce n’est certainement pas l’Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel) qui regrettera la disparition de ces sites. En effet, aucun d’entre eux ne fait partie de la liste des opérateurs agréés. Rappelons que la loi instituant l’Arjel a été adoptée l’an dernier par le parlement, puis validée par le Conseil constitutionnel. L’Arjel peut réclamer auprès des FAI le blocage de sites de paris en ligne qui ne respecteraient des obligations réglementaires et fiscales spécifiques.

En début d’année, l’Arjel a entamé une action en justice contre un site web étranger non francophone, 5Dimes. Signe que l’autorité souhaite utiliser ses prérogatives de manière extensive, en ne ciblant pas uniquement les sites web francophones. Elle aurait pu ainsi réclamer en théorie le filtrage des salles de jeu dont le nom de domaine a été saisi par les autorités américaines.

Source: Numerama.com

L’attaque sur l’internet belge est la conséquence d’une action de spam

L’augmentation suspecte du trafic internet remarquée lundi sur les serveurs de DNS.be, le gestionnaire des noms de domaine « .be », ne résulterait pas d’une attaque orchestrée par des cybercriminels mais d’une action de spam mal exécutée à partir de l’étranger, a indiqué mardi la Computer Emergency Response Team belge (CERT.be) dans un communiqué.

DNS.be a informé lundi la CERT.be et la Federal Computer Crime Unit (FCCU), d’une hausse importante du trafic internet sur les serveurs des noms de domaine « .be« .

Deux serveurs de DNS.be ont été surchargés pendant près de quatre heures à la suite de cette augmentation du trafic. La CERT.be a monitoré et analysé cette hausse, et en a conclu qu’il ne s’agissait pas d’une attaque orchestrée par des cybercriminels mais d’une action de spam d’une série de botnets, un réseau d’ordinateurs hackés issus principalement d’Europe de l’Est et d’Amérique du Sud, qui a mal tourné.

« D’autres services CERT européens ont rapporté des hausses comparables du trafic internet dans leurs pays respectifs« , a indiqué la CERT.be.

« Tout indique que les spammeurs ont mal configuré leurs botnets et ainsi inondé les serveurs de noms de domaine ‘.be’ avec des requêtes fautives. Même s’il ne s’agit pas d’une attaque ciblée, les conséquences sont identiques : les serveurs peuvent être surchargés. Nous continuons à surveiller la situation, mais à l’heure actuelle cela semble se normaliser« , a indiqué le porte-parole de la CERT.be, Jan Torreele.

Source: RTBF.be

L’internet belge hacké

La zone des noms de domaine « .be » serait attaquée depuis dimanche par un réseau d’ordinateurs hackés, aussi appelé botnet, peut-on lire lundi sur le site internet de Data News.

Le directeur général de DNS.be, Philip Du Bois, ne sait pas de quel endroit provient l’attaque mais il a prévenu la Computer Emergency Response Team (CERT) et la Federal Computer Crime Unit (FCCU).

Le gestionnaire de domaines DNS.be reçoit depuis dimanche jusqu’à 6 fois plus de demandes sur ses serveurs que d’habitude. Deux serveurs « .be » ont été perturbés pendant une quarantaine d’heures, rendant les sites webs difficilement ou pas du tout accessibles.

« Nous avons introduit une plainte auprès du FCCU et nous espérons que les criminels pourront être identifiés », a indiqué Philip Du Bois.
Ce n’est pas la première fois qu’une attaque de ce type a lieu, d’après M. Du Bois. Des attaques similaires auraient eu lieu récemment au Chili, aux Pays-Bas et en Slovénie.

Les utilisateurs d’internet ne devraient pas remarquer le problème rencontré par DNS.be car le gestionnaire des domaines belges peut se rabattre sur un réseau externe anycast avec 41 noms de serveurs, d’après Data News. (belga)

Source: 7/7.be