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La nouvelle arme du conflit politique : le blocage gouvernemental d’Internet

Encore méconnu, le 12 mars est la journée mondiale contre la cyber censure et l’occasion de s’interroger sur les étroites relations entre les conflits politiques d’ordre national et Internet.

Depuis les récents conflits politiques en Egypte, en Tunisie et en Libye, une arme politique, économique et sociale a vu le jour. Selon Renesys, le site spécialisé dans la surveillance du Web, à la suite de la coupure du dernier FAI Egyptien Noor : « in an action unprecedented in Internet history, the Egyptian government appears to have ordered service providers to shut down all international connections to the Internet ».

Statistiques googleEvaluation du trafic internet en Libye sur Google

Source : http://www.google.com/transparencyreport/traffic


Internet est partout et cet outil, support ou réseau est devenu indispensable pour les particuliers comme pour les entreprises.

La coupure du réseau apparaît comme la nouvelle menace politique imparable des gouvernements. Elle affecte tant les habitants des pays concernés, que les entreprises étrangères ayant des intérêts dans ces pays à travers leurs sites web, et bien au delà le monde entier qui les observe. Plus aucune information n’entre dans le pays, n’en sort et circule au sein même du pays.

  • Qu’en est-il de nos droits ?

Le blocage total porte atteinte à notre droit d’accès à Internet, mais plus généralement à notre droit à l’information et  au droit fondamental que représente la liberté d’expression.

Rappelons que dans certains pays Internet est considéré comme une menace potentielle contre l’image et la stabilité. Les gouvernements, comme en Tunisie, mettent en place un strict contrôle, un filtrage des sites internet et une réelle censure qui leur permet de contrôler étroitement l’information. Par exemple le site Facebook a été bloqué en août 2008 provoquant de vives protestations en Tunisie.

Lorsque les peuples égyptien, tunisien et libyen se sont fait entendre il y a quelques semaines, les gouvernements ont suivi leurs politiques de contrôle et coupé tout accès à Internet pendant une durée plus ou moins longue. Leur but ultime étant de désorganiser les émeutes, les manifestations et d’empêcher la révolte des peuples. Autrement dit, contrôler les mouvements de masse en bloquant Internet.

Cette décision gouvernementale va-t-elle obliger les Organisations internationales à définir clairement le droit d’accès à Internet ou le droit à l’information ?

Cette question sera peut-être abordée lors de la réunion annuelle de l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers)  qui se tient jusqu’au 18 mars à San Francisco. L’un des points du programme étant l’éventuel transfert à l’ONU (Organisation des nations Unies) de la gouvernance d’Internet actuellement confiée à l’ICANN.

  • Blocage, mode d’emploi

On connait l’interruption d’un site web en cas de problème technique, on connait aussi l’interruption d’un site web par les autorités visant l’interdiction des sites à caractère pornographique ou terroriste. On connait désormais l’interruption d’un site web via une décision gouvernementale.

A titre d’exemple lorsqu’un internaute tente d’accéder à un site interdit, le message suivant s’affiche systématiquement : « Error 404 : page not found », sans indiquer la fameuse « Error 403 : Forbidden », plus caractéristique du blocage. L’internaute ne sait donc pas si le site a été placé sur une liste noire ou s’il s’agit seulement d’une erreur technique ou désormais s’il s’agit d’une décision de couper l’accès à Internet émanant du Gouvernement.

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  • Les noms de domaine en .EG, .LY et .TN sont-ils menacés?

L’Egypte a ainsi brutalement coupé l’accès au réseau Internet sur tout le territoire en bloquant des protocoles BGP (Border Gateway Protocol, permet aux site de signaler leur adresse) et DNS (Domain Name Server, permet aux navigateurs Internet de s’orienter sur le Réseau). En l’absence de ces protocoles la coupure d’Internet est totale. Notons que le registre égyptien de nom de domaine a toujours exigé que les serveurs DNS des noms en « .EG » soient localisés dans le pays.

La Libye a été plus mesurée, tout du moins au début, imposant des coupures d’Internet intermittentes et limitées dans le temps. Puis, le 3 mars 2011 les autorités libyennes ont coupé l’accès à Internet et  aux sites hébergés dans le pays. Le réseau revient petit à petit à l’heure actuelle.

Grande frayeur pour les entreprises ayant un ou plusieurs sites web actif(s) dans ces pays. A titre d’exemple le fournisseur d’accès internet Egyptien Noor, qui ne fut pas épargné par la rupture du réseau, propose notamment ses services à de grands groupes comme Coca-Cola, Lafarge ou Exxon Mobil.  Autre exemple, le site de la Bourse du Caire a été indisponible plusieurs jours.

La rupture du net entraine inévitablement une désorganisation économique des pays et menace la pérennité des sites web de grands groupes présents dans ces pays. En effet l’extension .LY, notamment, a été choisie par de nombreuses entreprises grâce au jeu de mots anglophones qu’elle permet.  On pense par exemple au site français DAI.LY pour « Dailymotion » mais aussi au fameux site américain BIT.LY qui permet le raccourcissement d’adresses Internet apprécié des internautes utilisant les réseaux sociaux et autres sites de microblogging.

  • Les solutions pour certains sites

Pas de panique ! Internet, le géant, a d’autres ressources en cas de problème d’accès. La plupart des serveurs des sites concernés sont tout simplement repartis dans plusieurs autres endroits du globe, c’est la force d’Internet, pas de racine et pas de frontière.

L’inaccessibilité des sites web provoquée par le blocage du réseau Internet a été contournée pour certains. L’existence de ces noms de domaine a donc été partiellement protégée. Malgré tout, certains sites demeurent encore aujourd’hui inactifs. A titre d’exemple, le site web nic.ly (Network Information Center en Libye) est inaccessible sur le réseau.

Le site BIT.LY a trouvé une autre solution, il conseille désormais à tous ses internautes de se diriger vers un site alternatif http://j.mp/ qui offre les mêmes services.

Gardons à l’esprit que les noms de domaine avec des extensions géographiques, les ccTLD’s, restent pour la plupart contrôlés par les gouvernements nationaux. Dans le contexte actuel, l’Egypte, la Libye ou la Tunisie peuvent très bien s’ils le souhaitent faire disparaître de la toile les sites web des entreprises étrangères en .EG, .LY ou .TN, dans ce cas on pourrait réellement parler d’un risque de suppression des noms de domaine. Au jour d’aujourd’hui on imagine mal un pays franchir le pas de la suppression d’une zone de nommage entière alors qu’Internet donne le rythme de la vie de chacun, mais qui sait ?

Article de Mlle Andréa MARINETTI, stagiaire au cabinet Meyer & Partenaires

Source: Vox PI

Attention aux faux sites de donation pour le Japon

L’Internet Crime Complaint Center a lancé une alerte aux utilisateurs, les avertissant que des sites web frauduleux de dons d’aides ont fleuri sur internet depuis le terrible tremblement de terre et tsunami de la semaine dernière. Les fraudeurs ont mis en place plus d’1.7 millions de pages malware, 419 sites scam et plus de 50 faux noms de domaine avec « Japan tsunami » ou « Japan earthquake » dans leurs URLs. Ces faux sites ont été utilisés pour répandre un malware, voler l’argent des donateurs, et utiliser les hits pour générer le traffic sur des websites qui n’ont aucun lien. Attention si vous prévoyez de donner de l’argent aux fonds d’aidei via internet. Assurez-vous que vous ne visitez pas un faux site.

Source: Ubergizmo

Sex.com dans le livre des records

Le nom de domaine Sex.com a effectué son entrée dans le livre Guinness des records en tant que nom de domaine le plus cher au monde.

Sex.comPour la première fois enregistré en 1994 par le fondateur du site de rencontre match.com, Gary Kremen, le nom de domaine sex.com a été dérobé l’année suivante ( falsification de documents d’un registrar ) par un escroc du nom de Stephen Cohen qui a engrangé des millions de dollars avant d’être rattrapé par la justice.

En 2006, la société Escom a racheté sex.com à son propriétaire légitime pour un montant de 11,5 millions de dollars ( la somme de 14 millions de dollars a souvent été évoquée à tort ). Mais Escom n’a pas tenu ses engagements financiers dans les délais impartis. Sex.com devait ainsi faire l’objet d’une vente aux enchères en mars 2010 avec un prix de départ fixé à 1 million de dollars.

Un jour avant son début, les créanciers d’Escom ont fait annuler cette vente aux enchères par crainte d’une perte de valeur. La patate chaude est alors revenue à Sedo, société spécialisée dans le second marché des noms de domaine. Une histoire décidément bien tumultueuse qui a fini par aboutir le 17 novembre 2010 à la vente pour 13 millions de dollars de sex.com.

Cette coquette somme vaut à sex.com le droit de figurer depuis le début de la semaine dans le livre Guinness des records. L’acquéreur est l’entreprise Clover Holdings basée à Saint-Vincent-et-les-Grenadines ( Antilles ). Treize millions de dollars pour… toujours un site parking qui affiche des liens sponsorisés.

Source : GNT

Le second marché des noms de domaine en plein essor

Les noms de domaine s’échangent à des prix exorbitants sur le second marché et peuvent atteindre plusieurs millions d’euros. Ils ont une valeur marchande certaine et constituent le premier pas d’une communication corporate efficace.

Les noms de domaines sont cédés à des sommes considérables sur le second marché, à plusieurs dizaines de millions de dollars pour certains.  C’est notamment le cas de sex.com, vendu à 13 000 000 de dollars. Alors que des petits malins s’empressent d’acquérir des noms de domaine représentant par exemple une marque, un produit ou encore une entreprise, les sociétés s’arrachent les cheveux et doivent investir des sommes considérables pour les récupérer. Les internautes sont conscients de leur valeur marchande sur le second marché et n’hésitent pas à faire monter les prix.

Groupon, le spécialiste des achats groupés à l’international, a récemment dû faire face à un conflit qui l’oppose à l’un de ses concurrents australiens, Scoopon, qui refuse de se défaire du nom de domaine groupon.com.au. Une situation gênante pour le groupe qui tente de s’implanter en Australie. Mais ce n’est pas le seul. Les cas se multiplient et se ressemblent.

Une étude Afnic montre à ce titre qu’en 2010, les transactions de noms de domaine sur le marché secondaire se sont accrues de 40%.

Les .fr ont la cote

Voici un aperçu des plus belles transactions en .fr : credit.fr, vendu pour 587 000 euros, lundi.fr pour 50 000 euros, albumphoto.fr pour 28 106 euros, grattage.fr pour 20 000 euros, everest.fr pour 17 500 euros, europoker.fr pour 12 000 euros et traiteurs.fr  pour 10 000 euros.

A l’international ces prix sont démultipliés. Comptez 1 million de dollars pour poker.org, 750 000 dollars pour ingtones.com, 720 000 dollars pour files.com ou encore 510 000 dollars pour jerusalem.com.

D’après l’Afnic, le prix de vente d’un nom de domaine sur le second marché est déterminé par divers facteurs dont la signification du terme, sa longueur, son extension, la langue du vocable ou encore l’adéquation entre langue et extension, pour ne citer qu’eux. Et a priori, les .fr seraient parmi les plus coûteux, si l’on ne considère pas les .com, qui bénéficient de la plus grande popularité.

Source: L’informaticien

« Pour certains jeunes, internet, c’est Facebook »

L’ensemble des noms de domaine en .fr, ce sont eux qui le gèrent. L’Association française pour le nommage Internet en coopération (Afnic) n’est pas l’organisme le plus connu mais son discours sur l’évolution du web mérite d’être entendu. « Le Point » a publié le 14 février une interview de son directeur général, Matthieu Weil, qui explique que « pour certains jeunes, internet, aujourd’hui, c’est Facebook ». Weil prononce cette phrase lorsqu’on lui demande s’il faut réinventer le web. Il répond que cela pourrait passer par la prise de pouvoir d’un groupe sectoriel, et évoque deux hypothèses : « Les opérateurs télécoms ont plus d’abonnés à l’internet mobile qu’à l’internet classique et peuvent donc modeler l’internet mobile pour transformer tout internet. Autre possibilité : des géants comme Facebook, Google ou Baidu pourraient décider d’enfermer l’utilisateur dans un environnement propriétaire. C’est un peu le cas de certains jeunes aujourd’hui, pour qui Internet, c’est Facebook. » Un exemple : Les jeunes Américains surfent désormais plus sur les réseaux sociaux qu’ils n’envoient de mails.

Par ailleurs, Matthieu Weil avoue craindre une défaillance du réseau, qui aurait de nombreuses répercussions. « Notre cauchemar, c’est une défaillance de notre réseau, un bug logiciel qui corromprait la liste des noms de domaine en .fr. En plus de perturber les internautes français, cela impacterait réellement l’internet mondial. Le réseau français est très interconnecté, contrairement aux réseaux tunisien et égyptien, qui peuvent être coupés sans grande conséquence technique pour les internautes à l’extérieur. »

Source: Touslesclics

Libye : les noms de domaine en .ly menacés ?

En marge des événements inquiétants qui ont lieu en ce moment en Libye, plusieurs internautes se sont demandés ce qu’il adviendrait des noms de domaine en .ly si le Colonel Kadhafi décidait de bloquer tout accès à Internet dans son pays… Le plus connu, http://bit.ly, est très utilisé par la twittosphère.

Peut-être avez vous déjà eu recours au site http://bit.ly, qui permet de raccourcir des URL à rallonge. Ceux qui utilisent le site de micro-blogging Twitter le connaissent bien et l’utilisent pour pouvoir mettre des liens vers d’autres sites alors qu’ils n’ont droit qu’à 140 caractères. Ce que les internautes connaissent moins en revanche, c’est l’origine de cette extension : « .ly » correspond à la Libye comme « .fr » correspond à la France, par exemple.

Aujourd’hui, les internautes qui utilisent les services de ce genre de sites se demandent s’ils pourront continuer à le faire. La raison est politique. Au vu de la situation actuelle en Libye ils craignent que le Colonel Kadhafi décide d’imiter l’Egypte en coupant tous les accès à Internet dans le pays, chose qui est déjà faite par intermittence. Mais John Borthwick, le directeur de Bit.ly s’est voulu rassurant en répondant à quora.com/What-will-happen-to-http-bit-ly-links-if-Gaddafi-shuts-down-the-Internet-in-Libya-due-to-protests » target= »_blank »>la question d’un internaute sur Quora : « Pour que les domaines en .ly ne puissent plus être résolus, les cinq serveurs racines du .ly qui font autorité doivent *tous* être hors ligne, ou répondre avec des réponses vides. Sur les cinq serveurs de noms pour le TLD .ly, deux sont basés dans l’Oregon, un aux Pays-Bas et deux sont en Libye ». Une affirmation que le site Numerama remet en cause en expliquant que « les cinq serveurs en question, qui ne sont pas des serveurs root, dépendent des enregistrements du .ly gérés en Libye. Or en l’absence de mise à jour, les serveurs relai devront considérer d’ici maximum 28 jours que le registre est vide ».

Pour le site spécialisé, ce problème, d’ordre technique, n’est pas le plus à craindre. Il faut savoir que l’extension .ly est soumise à un contrat de respect de la Charia. Aucun nom de domaine ne peut donc contenir des mots obscènes, indécents et contraires à la loi islamique. Ce qu’il faudrait alors craindre, ce serait la censure du Colonel Kadhafi dans le cas où certains URL pointent vers des contenus s’éloignant de la Charia.
Il y aurait-il alors un choix plus sûr ? Sur Quora, John Borthwick donne lui-même une alternative à son service, très utilisé : http://j.mp/. Cette extension peu connue appartient aux Iles Mariannes du Nord dans l’Océan Pacifique, un territoire du Commonwealth américain.
Reste à savoir si les liens raccourcis déjà générés par bit.ly seront toujours actifs dans le futur.

Source: MaxiSciences

Marque Hadopi : quels risques pour le domaine SOS-Hadopi ?

La Cour d’appel d’Aix-en-Provence a, dans son arrêt du 5 janvier 2011, permis à l’Hadopi de retrouver la pleine jouissance de sa marque. Elle a estimé que la marque qui fut déposée d’abord par un particulier, Renaud Veeckman, générait un risque de confusion avec le sigle de la Haute autorité. Un risque « de nature à tromper le public sur la qualité de tous les produits et services visés dans la demande en ce qu’il laissait croire à leur possible rattachement à un dispositif légal, dont la mise en place était alors imminente. »

SOS-HADOPI

Une autre question se pose aujourd’hui : celle du nom de domaine Sos-Hadopi. Éditée par APIADOPI, cette initiative commerciale a été montée justement par Renaud Veeckman, Jérôme Bourreau-Guggenheim et Christophe Berhault pour offrir un service d’assistance aux abonnés menacés par la Hadopi.

Question : ce nom de domaine peut-il utiliser sans risque la marque « Hadopi » ?

Cédric Manara, professeur de droit à l’EDHEC Business School, intervient sur le site du Petit Musée des Marques. Il est l’un des spécialistes de ces questions et nous donne de précieuses clés de compréhension sur les termes du débat : « La question est de savoir si ce signe distinctif est utilisé en rapport avec des services pour lesquels le signe HADOPI aurait été (préalablement) déposé » résume-t-il.

Une question, des pistes

Qu’en est-il ? « Une marque HADOPI Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des droits sur Internet a été déposée par l’Etat en novembre 2009, notamment pour des services juridiques et de médiation. Une marque HADOPI a été déposée par l’autorité éponyme en mars 2010, notamment pour des services juridiques, de médiation, et d’assurances. Dans ces conditions, l’utilisation du nom de domaine proche pour des services proches est susceptible de porter atteinte à ces marques. Deux questions se posent toutefois, qui pourraient rendre valable l’utilisation de <sos-hadopi.fr> : l’antériorité éventuelle de l’exploitation du nom de domaine et la référence nécessaire à HADOPI »

La réponse au point numéro un dépendra de la date de la première utilisation du nom, qui fut enregistrée en juillet 2009. « Ceci étant, ce nom de domaine étant a priori réservé par celui qui s’est fait [sanctionner] par la cour d’Aix pour avoir voulu déposer la marque HADOPI avant la création de l’autorité, je vois mal, mutatis mutandis, comment on pourrait appliquer un raisonnement différent pour le nom de domaine. »

La référence nécessaire à Hadopi

Le second point mérite plus d’explications : « la référence à une marque dans un signe est permise si elle est « nécessaire », dans les conditions de l’article L. 713-6 du code de la propriété intellectuelle. Elle est acceptée si elle est utile à indiquer la destination d’un service, et si cela n’entraîne pas de confusion. ».

Les questions sont alors multiples : « est-ce que la référence est nécessaire ici ? Il faut bien dire à propos de quoi ce service spécifique est proposé. Mais faut-il le dire dans le nom de domaine, ou simplement dans l’explication de ce en quoi consiste le service ? Y a-t-il confusion ? » Tout dépendra pour le coup comment l’adjonction de « SOS » est interprétée : soit cela montre « qu’il ne peut s’agir d’un service presté par l’Autorité » soit cela « induit l’internaute à penser qu’il s’agit d’un service proposé par cette Autorité devant laquelle, par définition, on forme des recours ».

Solution d’opportunité ?

La dernière piste de réponse est davantage liée à l’opportunité d’une telle action. La Hadopi soigne sa communication et son image. Trouverait-elle vraiment un avantage à torpiller par une procédure hasardeuse, ce service, certes commercial, mais destinée à aider l’internaute ?

Contacté ce matin, Renaud Veeckman nous rappelle justement le principe de cette initiative : « SOS-Hadopi n’est pas là pour communiquer contre Hadopi, mais pour aider les internautes. »

Source: PCinpact

La RATP exige qu’il ferme son site sur les incidents de trafic

Interview – La régie francilienne a envoyé à un ingénieur une lettre recommandée le sommant de fermer immédiatement son site incidents-ratp.com.

L’idée était simple et dans l’air du temps : permettre aux usagers des transports franciliens de partager leurs informations sur les incidents dans le métro et le RER grâce à un outil simple et collaboratif sur Internet.  A priori rien d’illégal, sauf que son  créateur, Olivier Girardot, a baptisé le site « incidents-ratp.com« , ce qui n’a pas été du goût de la régie parisienne. Dans une lettre recommandée, la RATP exige qu’il le ferme immédiatement. Sur Twitter et les sites high-tech, comme chez nos confrères de Numerama et Reflets.info, les internautes prennent fait et cause pour le site, y voyant une atteinte à la liberté d’expression. Olivier Girardot revient sur cet épisode et explique à TF1 News ce qu’il compte faire maintenant.

Olivier Girardot
Olivier Girardot

TF1 News : Pourquoi avoir lancé le site incident-ratp.com?

Olivier Girardot, fondateur de incidents-ratp.com : Je suis ingénieur et un usager quotidien des transports publics franciliens et j’ai lancé ce projet au mois de décembre dernier. Le but était de bâtir une plateforme sur Internet où pourraient se retrouver les clients et usagers de la RATP quel que soit le type de transport – métro, RER… – pour partager en temps réel les incidents sur le réseau et leur permettre de s’organiser différemment. Ce service devait être ouvert, libre et gratuit, les usagers pouvant envoyer des informations via le site Internet, Twitter, ou une API (NDLR : une interface de programmation) permettant à n’importe quelle application de s’y connecter. J’avais aussi commencé le développement d’une application Android (NDLR : le système d’exploitation pour téléphones de Google)…

TF1 News : Jusqu’au jour où…

O. G. : Samedi dernier, le 19 février, alors que j’étais en beta publique (NDLR : un test ouvert), j’ai reçu une lettre recommandée de mise en demeure. La RATP me demandait dans cette lettre de stopper toute activité sur le service, de confirmer par écrit que je m’engageais à ne plus menacer leur propriété intellectuelle, et de rendre gratuitement le nom de domaine. Ils y écrivaient aussi qu’un tel site est « susceptible de fournir des informations erronées sur les incidents pouvant avoir lieu sur le réseau RATP, et engendrer de ce fait des perturbations dues à une surpopulation sur les lignes ».

TF1 News : Qu’en pensez-vous ?

O. G. : Sur le point du nom de domaine, je suis d’accord avec la RATP. Je trouvais simplement que ce nom sonnait bien mais je suis tout à fait d’accord pour leur rendre au nom de la propriété intellectuelle. Je ne pensais pas avoir de problème mais ils sont dans leur bon droit sur ce volet. Le problème c’est qu’il y a apparemment un amalgame et qu’ils vont un peu loin dans leur réaction vis-à-vis d’un service qui ne vise qu’à rentre la contribution simple, facile, et rapide. Cela ne relève plus du droit de la marque mais de la liberté d’expression.  Si certains s’amusent à signaler de faux incidents, d’autres seront suffisamment intelligents pour les signaler comme erronés et les faire disparaitre. C’est une sorte de « main intelligente », cela ne peut pas entraîner de « surpopulation » comme l’écrit la RATP. Mon but n’est pas de leur nuire ou d’alimenter un dossier à charge!

TF1 News : Allez-vous céder?

O. G. : Non, je prépare une réponse avec mon avocat. Sur le nom de domaine, il n’y pas de problème, mais je ne trouverais pas une fermeture du service acceptable (MAJ : le site sera prochaînement rebaptisé, les internautes pouvant voter pour le nouveau nom).

Pour la RATP, une « utilisation abusive » de son nom

Alors, atteinte à la liberté d’expression ? « C’est son interprétation de notre lettre« , réplique la régie à TF1 News, « ce que nous reprochons pour l’instant, c’est simplement une utilisation abusive du nom de la RATP, qui est déposé. Cela risque de créer la confusion avec notre site officiel et notre propre service d’information sur le trafic« . La régie refuse toutefois de se prononcer sur son attitude vis-à-vis du site si son nom venait à changer, estimant que « la question ne se pose pas pour le moment » et préférant trouver un accord directement avec Olivier Girardot.  Affaire à suivre….

Source: TF1news

Nom de domaine : la gouvernance sous bannière américaine remise en question

La désactivation de noms de domaine ordonnée par la justice américaine a fait apparaître des carences dans la gestion « neutre » de l’Internet par des organismes américains.

Les autorités américaines ont pris la mesure du défi qui s’imposaient à elles pour débarrasser Internet de sites hébergeant des contenus illicites ou réalisant des actes de spamming.

Cette traque a conduit la justice américaine à exiger récemment le blocage de dix noms de domaines. Dans la liste figurait Mooo.com, un service géré par FreeDNS, qui permet aux utilisateurs de choisir un sous-domaine et de le faire pointer où bon leur semble.

En désactivant le domaine lié à ce service, ce sont pas moins de 84 000 noms de domaines qui ont été rendus inaccessibles durant plusieurs jours après que les autorités américaines se sont rendues compte de l’erreur.

La majeure partie n’avait strictement rien à voir avec la décision de justice qui entrainera à coup sûr des dégâts préjudiciables pour la réputation de ces sites parfaitement légaux.

Pour Stéphane Van Gelder, premier Français élu à la tête de l’instance internationale GNSO (Generic Names Supporting Organization) qui participe aux décisions de l’ICANN, « la gouvernance de l’Internet est menacée par la pression des autorités américaines qui procèdent à des désactivations unilatérales de sites, passant outre les structures mondialement reconnues. »

« Depuis un an, les agences de lutte contre la criminalité – que ce soit le FBI, Interpol ou les polices d’État – viennent à l’Icann et au GNSO avec des demandes concernant la désactivation de sites et de noms de domaine », et que l’instance repousse, indique-t-il lors d’un entretien à l’AFP.

Cette affaire marque le pas concernant la gestion d’Internet par des agences ou sociétés comme Verisign (qui gère l’extension « .com ») établies aux États-Unis et donc soumises au droit américain.

Elle fait apparaître le besoin de rendre la gestion d’Internet et des noms de domaines plus transparente.

Une première étape a été franchie lorsque l’ICANN dont la création remonte à 1996 sous l’ère Clinton, est devenue une autorité indépendante du gouvernement américain en 2009.

Si beaucoup de lobbies aimeraient que les États-Unis en reprennent le contrôle, bon nombre de voix s’élèvent pour réclamer son placement sous la tutelle d’un organisme neutre comme l’ONU. Nul doute qu’une telle décision semble pour l’instant peu envisageable…

Source: ITespresso

La Libye tente de couper l’accès à Internet

Les autorités libyennes ont coupé l’accès à Internet du pays, dans la nuit de vendredi à samedi, d’après les mesures effectuées par les entreprises Arbor Networks et Renesys. Peu avant la coupure, les autorités avaient bloqué l’accès à plusieurs sites Internet, dont le réseau social Facebook ou le site de la chaîne d’information Al-Jazeera. Samedi matin, l’accès au réseau semblait partiellement rétabli, certains points d’accès répondant à nouveau, mais l’accès aux sites libyens restait très fortement perturbé.

Le blocage rappelle très nettement celui pratiqué par les autorités égyptiennes fin janvier. Sur le plan technique, la Libye a, comme l’Egypte, coupé les protocoles Border Gateway Protocol (BGP, qui permet aux sites Web d’indiquer leur position sur le réseau) et Domain Name Server (DNS, qui permet aux internautes de s’orienter). L’accès est donc coupé pour les internautes libyens, mais également pour les internautes étrangers qui souhaitent consulter un site libyen.

Comme l’Egypte, la Libye n’a pas eu besoin de recourir à des subterfuges poussés pour contraindre les opérateurs à couper le réseau : le directeur de l’opérateur télécom national et principal fournisseur d’accès à Internet n’est autre que Moahmmed Al-Kadhafi, le propre fils et successeur désigné de Mouammar Kadhafi.

Le rétablissement, tôt samedi matin, des principaux points d’accès au Web ne signifie pas que l’accès à Internet est redevenu normal en Libye. Lors de coupures des principaux protocoles Internet, plusieurs heures, ou même plusieurs jours, peuvent être nécessaires avant un rétablissement complet. La coupure pratiquée au cours de la nuit a également pu servir de test avant d’autres restrictions d’accès. Plusieurs fournisseurs d’accès à Internet étrangers, dont le français FDN, ont mis en place des numéros d’accès pour l’Internet à bas débit, qui permettent de contourner ce type de blocage tant que les lignes fixes fonctionnent.

La coupure de l’accès en Libye a également provoqué des remous dans la Sillicon Valley : de nombreux services, et notamment les raccourcisseurs d’URL comme bit.ly, utilisent des noms de domaines libyens, le « ly » permettant toutes sortes de jeux de mots en anglais. Une partie des serveurs centraux gérant ce nom de domaine étant situés aux Etats-Unis, la coupure ne devrait cependant pas avoir d’impact sur les sites en .ly qui ne sont pas hébergés en Libye.

Damien Leloup

Source: Le Monde