Toute l'actualité des noms de domaine et nouveaux gTLDs

Archives de mots clés: icann

.Physio : un nom de domaine pour les physiothérapeutes

Depuis le début du mois de septembre, un nouveau nom de domaine unique a fait son entrée sur le Web et il est possible de se procurer une adresse .physio. L’extension – elle fonctionne de la même façon que les adresses .com et .org – vise à faciliter la promotion de la physiothérapie.

Glenn Ruscoe est la gestionnaire du projet DotPhysio et pratique la physiothérapie en Australie, À son avis, «le nom de domaine .physio va unir, rallier et promouvoir la profession face à une audience mondiale, tout en assurant aux patients, une qualité d’information en santé.»

Brenda Myers, secrétaire générale de la World Confederation for Physical Therapy, croit en la valeur d’un tel projet et affirme que la WCPT offre le support à des personnes intéressées.

«Un nom de domaine .physio permet aux physiothérapeutes de rester branchés à leur profession, en offrant une reconnaissance professionnelle et une crédibilité. Je crois que le .physio est une opportunité de choix, pour les physiothérapeutes, de s’approprier un nom de domaine à la fois court, efficace et pertinent.»

Depuis quelques semaines, des centaines d’extensions de noms de domaine sont disponibles pour les professionnels. En plus des physiothérapeutes, médecin (.doctor), avocats (.lawyer), ingénieurs (.engineer), dentistes (.dentist) et architectes (.architect) ont leur nom.

Les physiothérapeutes intéressés à acquérir un nom .physio doivent être membre d’une organisation affiliée à la World Confederation for Physical Therapy (WCPT). Au Canada, l’Association canadienne de physiothérapie (ACP) est l’institution reconnue.

Physiothérapeutes, thérapeutes en réadaptation physique, chercheurs et étudiants sont éligibles au processus d’acquisition. Du côté des entreprises, elles doivent «supporter, promouvoir, servir ou fournir» la profession.

Auteur: Vincent Garon

Source: physiotherapeute.com

Le Québec aura sa propre identité sur le web

MONTRÉAL- Après les noms de domaines avec les suffixes .NET, .ORG, .COM, les entreprises, institutions, organismes et individus pourront bientôt s’en procurer un avec le suffixe .QUEBEC.

L’annonce a été faire mercredi par l’organisme PointQuébec, qui a entamé la démarche en 2008, qui a été appuyée par une motion unanime à l’Assemblée nationale.

C’est d’ailleurs en 2008 que l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) a approuvé le processus de création de nouveaux suffixes.

«Actuellement, sans l’introduction de ces nouveaux suffixes, il n’y a plus assez d’espace dans les noms de domaine pour accueillir la croissance des adresses web, a expliqué dans un communiqué M. Normand Fortier, vice-président aux opérations de PointQuébec.

«Avec plus de 271 millions de noms de domaine existants, dont 113 millions de .COM, il est presque impossible maintenant pour une entreprise de trouver un nom convenable et vraiment représentatif à un prix raisonnable», a-t-il ajouté.

Le Québec est présentement le seul au Canada à avoir obtenu un suffixe géographique.

Les entreprises, institutions, organismes, marques de commerce et individus pourront réserver prioritairement leur nom de domaine à compter du 2 septembre et jusqu’au 4 novembre.

À compter du 13 novembre, date officielle du lancement de .QUEBEC, le registre sera ouvert à tous, sans privilège, selon le mode premier arrivé, premier servi.

Toutes les informations concernant le processus de réservation de noms de domaine se trouvent sur le site www.registre.quebec.

Source: fr.canoe.ca

A new domain name – .irish – for the global Irish community coming

Is .com or .ie just not cutting it for your website? As soon as 2015 there will be a new top-level domain name available: .irish according to a leading website blog.blacknight.com

A US-based company called Dot-Irish LLC has signed a contract to run the .irish domain name registry, which will be targeted to the global Irish community. They have paid a $185,000 up front fee.

Currently, only .ie domain names directly communicate a website’s affinity with Ireland, but they are impossible to come by unless the company behind a website seeking the .ie domain has an office in Ireland.

The .irish domain name will be open to the Irish diaspora around the world, which encompasses more than 70 million people.

The driving forces behind Dot-Irish LLC represent a consortium of diverse and talented men and women from Ireland and the United States, including CEO John Toland a Belfast native,; CFO Edward L. White; CMO Edward A. White; CMO Shane Naughton (a former Wall Street 50 honoree of IrishCentral’s sister publication Irish America magazine). In their filing the .Irish state:

« Dot-Irish (.Irish) is a new top-level domain for the global Irish Diaspora. Our mission is to provide a meaningful domain name alternative and to develop, promote and support valuable services and initiatives for Irish businesses, organizations and people all over the world. While approximately 6 million people reside on the island of Ireland, nearly 80 million people worldwide identify themselves with Irish heritage. Annual trade exports on the Island of Ireland now exceed €100 Billion and imports exceed €50 Billion. Therefore, a social and business marketplace exists for the .Irish top-level domain. We envision a niche yet valuable place on the Internet where businesses, organizations and people that wish to be categorized as Irish may readily do so.
The Company has made several presentations and taken numerous consultations to date in an effort to build support and solidify the direction of .Irish. Parties to these meetings include political organizations from every end of the spectrum in Ireland, members of European Parliament, other government officials and regulators, major international charity and cultural organizations, ICANN meeting presentations and more. These efforts have helped us confirm that there is a demand for the domain, and the concept is well received.

The partners of Dot-Irish LLC represent a consortium of diverse and talented men and women from Ireland and the United States…. It is in the spirit of new cultural connections and communications made possible through the development of the Internet and the DNS that we present .Irish as a top-level domain for the greater Irish Diaspora. »

Auteur: Sheila Langan

Source: irishcentral.com

ICANN: Les extensions nationales des adresses internet n’appartiennent pas aux pays

Les domaines de premiers niveaux nationaux tels que .ch ou .fr n’appartiennent pas aux pays. C’est ainsi qu’a tranché l’Icann dans le cadre d’une procédure judiciaire de victimes d’actes terroristes.

Les domaines de premiers niveaux nationaux n’appartiennent pas au pays vers lequel ils pointent. Voilà ce qu’a déclaré l’Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers ou Société pour l’attribution des noms de domaine et des numéros sur internet) dans un recours transmis à la justice américaine mardi.

Forts de leurs succès lors de procès contre l’Iran, la Syrie ou la Corée du Nord qu’ils accusaient d’avoir soutenu les terroristes, des avocats de victimes américaines avaient demandé à la justice de saisir les noms de domaine des sites hébergés dans ces pays. Il s’agissait des adresses se terminant en «.ir» pour les sites iraniens, «.sy» pour les syriens et «.kp» pour les nord-coréens.

Selon l’Icann qui a donc déposé un recours pour faire annuler la demande de saisie, cette démarche «pourrait mettre en danger la structure unique, mondiale et interopérable d’internet». L’organisme explique que les domaines de premier niveau «ne sont pas des biens, et ne sont pas ‘détenus’ ou ‘possédés’ par qui que ce soit y compris l’Icann, et donc ils ne peuvent pas être saisis.» En outre, cette saisie pourrait conduire à l’effacement de «centaines de milliers d’adresses internet enregistrés par des particuliers, des entreprises et des associations humanitaires par exemple». Cela pourrait aussi mener à un «fractionnement d’internet», précise l’Icann. L’organisme dit d’ailleurs ne pas être en mesure techniquement de répondre à cette demande.

Auteur: Hélène Lelièvre

Source: ictjournal.ch

Certificats frauduleux de l’ICANN concernant les noms de domaine

Des tentatives de vente de certificats « frauduleux » par certaines entités en ligne ont été portées à l’attention de l’ICANN, lesdits certificats étant censés protéger les noms de domaine génériques de premier niveau. Les auteurs de cette escroquerie font croire à des menaces pour proposer des services de protection aux titulaires de noms de domaine et leur faire payer des frais. Les « certificats » ont l’air officiel et utilisent de manière non autorisée le logo de l’ICANN.

https://www.icann.org/sites/default/files/assets/fraud-example-1020x786-16jul14-en.png

Veuillez noter que l’ICANN ne délivre pas de certificats aux titulaires de noms et ne leur prélève pas directement des frais.

L’ICANN mène actuellement une enquête sur ce dossier et demande aux titulaires de noms qui seraient confrontés à des incidents similaires de les signaler immédiatement à l’ICANN, en envoyant un mél au département chargé de la conformité contractuelle, à compliance@icann.org.

L’ICANN recommande à tout individu ou entité légale souhaitant enregistrer un nom de domaine sous un nom de de domaine générique de premier niveau (gTLD) de faire appel aux services d’un bureau d’enregistrement accrédité par l’ICANN. Pour plus d’informations, y compris une liste des bureaux d’enregistrement accrédités par l’ICANN, suivez le lien ci-après : https://www.icann.org/resources/pages/registrars-2012-02-25-fr

Source: icann.org

L’extension .tata au coeur de négociations entre le Maroc et le constructeur automobile indien

L’ICANN, régulateur technique de l’Internet, a terminé la phase de création des nouvelles extensions. L’organisme a traité près de 1930 dossiers, souscrits en 2012, dont celui à la demande du constructeur indien « .TATA ».

Auparavant, la compagnie asiatique était en litige avec les autorités marocaines au sujet de son nom de domaine. En effet, le patronyme « TATA » se rapporte à la fois à la société automobile et à la région de « Tata », située au sud du Maroc.

Le programme de nouvelles extensions de l’ICANN donne un droit de véto aux gouvernements en cas de demande portant sur un terme géographique. Néanmoins, le constructeur automobile et le gouvernement marocain ont réussi à se mettre d’accord puisque la demande de l’Indien du « .TATA » a finalement été validé par l’ICANN le 18 juillet dernier.

Les autres extensions seront attribuées dans les prochains mois. Certains noms de domaine sont revendiqués par plusieurs candidats, et l’organisme de gestion doit départager pour éviter tout problème technique sur le net. Des nouvelles candidatures pourront être déposées d’ici 2016 ou 2017 avec comme mot d’ordre : le nom de domaine attribué au premier arrivé.

Source: yabiladi.com

L’Icann face aux AOC : comment le .vin a tourné au vinaigre

Le combat du vigneron français contre l’institution multinationale sous domination américaine. Le match semble déséquilibré mais l’affiche est politiquement porteuse pour des ministres hexagonaux à la recherche de produits d’appel. Retour sur les dessous de l’affaire des .vin et .wine qui voit la France menacer de quitter l’Icann.

Le 26 juin, les autorités françaises, par les voix de la secrétaire d’Etat au Numérique Axelle Lemaire et de son ministre de tutelle Arnaud Montebourg, volaient dans les plumes de l’Icann, estimant que l’autorité internationale – en réalité une société de droit californien – chargée de l’attribution des noms de domaine n’était « plus aujourd’hui l’enceinte adéquate pour discuter de la gouvernance de l’Internet ». En cause : le mécanisme d’attribution de certains noms de domaines dits génériques (ou gTLD), en l’espèce les .wine et les .vin, qui menaceraient les appellations d’origine contrôlée françaises. Un droit qui n’est pas protégé internationalement. Le risque ? Voir des champagne.wine, des margaux.vin ou autre volnay.wine fleurir sur le Net et commercialiser des bouteilles qui n’ont rien à voir avec ces appellations. Car l’attribution des futurs noms de domaine en .vin ou en .wine serait basée sur une règle simple : premier arrivé, premier servi.

Reste que l’irruption de ces nouveaux suffixes est tout sauf une surprise. Le processus de création de nouveaux noms de domaine a été approuvé par le conseil d’administration de l’Icann dès 2008, lors d’une réunion à Paris. Au sein de l’organisation internationale, un long processus s’est alors enclenché pour définir les règles permettant aux sociétés de candidater et les mécanismes d’objection. « Les producteurs français de champagne et de vin ont eu trois ou quatre ans pour exprimer leurs objections. Clairement, ils n’ont pas saisi cette occasion », explique un bon connaisseur du dossier qui a requis l’anonymat. Selon lui, après avoir pris conscience de son erreur, la viticulture française, notamment champenoise, a mobilisé ses relais politiques pour s’opposer aux deux gTLD.

Gestion du .vin : les Français aux abonnés absents

Un retard à l’allumage que reconnaît volontiers Pascal Bobillier-Monnot, le directeur de la CNAOC (Confédération Nationale des producteurs de vins et eaux de vie de vin à Appellations d’Origine Contrôlées) : « La responsabilité est partagée. On est passée à côté du dossier », dit-il. Clairement, on assiste au choc de deux mondes, avec, d’un côté, l‘Icann, petit cercle très élitiste de quelque 1 500 personnes très difficile à pénétrer et, de l’autre, le monde de la vigne, proche de la terre. Deux univers que s’entrechoquent une première fois à l’automne 2012, la confédération des producteurs de vins engageant alors une procédure d’alerte auprès de l’Icann, procédure qui débouche mi-2013 sur un délai censé permettre au secteur de négocier avec les candidats à la gestion des .vin et des .wine. Car, entretemps, des registrar se sont positionnés sur la gestion des deux gTLD (candidature qui coûte 185 000 dollars versés à l’Icann). Pour le .wine, trois candidats sont en lice : Famous Four Media (Gibraltar), Afilias (Irlande) et Donuts (Etats-Unis). Le processus d’attribution devrait se conclure par une mise aux enchères du nom de domaine. Pour le .vin, seul Donuts est candidat (la société américaine s’est au total positionnée sur 307 gTLD). Aucune société de droit français n’est de la partie.

C’est avec ces sociétés que les producteurs de vin tentent d’entamer la négociation. « Donuts a discuté avec nous mais n’a pas voulu négocier les conditions d’attribution des noms de domaine. Nous demandons en effet que le nom de domaine de second niveau soit réservé à la structure gérant l’appellation ou à l’interprofessionnelle », explique Pascal Bobillier-Monnot. En 2013, selon une source, confirmée par le CNAOC, Donuts est alors représenté par Stéphane Van Gelder, co-fondateur d’Indom et aujourd’hui membre du comité de nomination de l’Icann, comité qui gère les nominations aux postes clefs de l’organisation, notamment les membres du conseil d’administration. Egalement à la tête de la société de conseil Milathan LTD, Stéphane Van Gelder assure aujourd’hui « ne pas être impliqué professionnellement dans cette affaire ». Ce que confirme le CNAOC, qui explique désormais discuter directement avec Donuts, sans l’intermédiaire du consultant français.

Une sortie de l’Icann ? Plutôt une posture politique

C’est l’échec de ce premier round de négociations qui conduit à l’impasse de la réunion de Londres, fin juin. Pour contrecarrer le processus de création des .vin et .wine, le gouvernement français doit alors obtenir un consensus lors de la réunion de l’instance de l’Icann représentant les Etats (le GAC, Government Advisory Committe). Or, le communiqué final indique que si « certains membres ont exprimé leurs inquiétudes concernant la responsabilité et les règles de l’Icann », ces inquiétudes « ne sont pas partagées par tous les membres » du GAC. D’où le raidissement de la France.

Une position de refus qui, en réalité, ne fait qu’ouvrir un nouveau chapitre dans l’affaire. « Au fond, le problème n’a rien à voir avec les noms de domaine. Il s’agit d’un débat portant sur le commerce extérieur, assure Stéphane Van Gelder, qui a amplement commenté l’affaire via des tribunes publiées dans les médias (lire ici ou encore ici). Axelle Lemaire est la première ministre française chargée du Numérique à se déplacer à une réunion de l’Icann. Et elle avait très bien préparé son dossier. Je n’ai pas vu sa position comme une posture de confrontation, même s’il y a évidemment une part de rhétorique politique dans le communiqué diffusé par les deux ministres. Mais les représentants français à l’Icann sont toujours en place : il n’y a pas eu de retrait effectif de la France. »

Et, pour Stéphane Van Gelder, la France n’est pas isolée dans la critique de l’Icann. « Le conseil d’administration de l’Icann n’explique pas suffisamment ses décisions. Tous les membres du GNSO (Generic Names Supporting Organization en charge de la gestion des règles d’attribution des gTLD) ont d’ailleurs fait une déclaration commune en ce sens. » Par ailleurs, l’Europe apparaît aujourd’hui en ligne avec  la position hexagonale. Logique quand on sait que l’Union européenne représente 45% des superficies viticoles du globe, 65% de la production et 70% des exportations mondiales. Plus inattendu, 7 régions américaines productrices de vin, dont la Napa Valley, viennent de rejoindre la France dans son combat contre la libéralisation totale du .vin et du .wine.

Appel au boycott et actions en justice

« C’est la piste la plus sérieuse pour faire évoluer le dossier, juge aujourd’hui Pascal Bobillier-Monnot de la CNAOC. La viticulture américaine est en train de mobiliser le congrès et la presse sur le sujet. In fine, les Etats-Unis et l’Europe pourraient se retrouver sur une position de sagesse commune, consistant à protéger les AOC. Je suis convaincu qu’un débat plus large que celui centré sur la seule viticulture va s’ouvrir, y compris hors de France. » Et de citer l’exemple d’un futur .food, qui lui aussi ne manquera pas de susciter quelques polémiques.

En attendant, les vignerons français sont déterminés à mener une forme de guérilla contre l’Icann, pour qui aucun obstacle ne se dresse plus sur la route de la libéralisation des .vin et .wine après la réunion du GAC. D’abord via un boycott de ces noms de domaine, la CNAOC et l’EFOW (Fédération européenne des vins d’origine) espérant entraîner les autres syndicats viticoles et agricoles en Europe et à travers le monde dans leur campagne anti-Icann. « Ce boycott devrait ramener les candidats aux .vin et .wine à la table des négociations, car ils peuvent avoir des inquiétudes quant au succès commercial de leurs initiatives », espère Pascal Bobillier-Monnot. Ensuite, la vigne française demande au gouvernement de bloquer les noms de domaine qui seraient en infraction avec les lois nationales et européennes sur les AOC. Enfin, Pascal Bobillier-Monnot explique étudier des actions en justice contre l’Icann. Objectif : « obliger l’Icann à prendre quelques mois supplémentaire avant l’ouverture des deux gTLD. » Le fait que l’Europe soit présidée depuis le 1er juillet par l’Italie joue en faveur des viticulteurs, Rome étant également sensible aux arguments du secteur.

Lors d’une conférence de presse à l’issue de la réunion de Londres, Fadi Chehadé (en photo ci-dessus), le président directeur général de l’Icann, a certes insisté sur le bon fonctionnement du processus d’attribution des gTLD au sein de l’Icann, tout en entrouvrant une porte : « Si la France a des idées pour créer de nouvelles structures aidant l’Icann à s’améliorer, mettons ces propositions sur la table. » Une invitation à la discussion. Autour d’une bonne bouteille de vin ?

Auteur: Reynald Fléchaux

Source: silicon.fr

Les noms de domaine .bzh deviennent officiels

Le nom de domaine .bzh sera déployé pendant l’été et accessible à tout le monde à partir de décembre. La nouvelle extension Bretonne a eu l’accord de l’Icann (Internet corporation for assigned names and numbers) en mai 2013 pour un contrat de dix ans.

La Bretagne a enfin droit à sa propre extension internet. Après la Réunion, la Martinique, la Guyane et la Guadeloupe (.re, .mq, .gf et .gp), la Bretagne devient elle aussi une région Française qui se démarque des autres sur la toile.

Pour l’instant, les premières adresses activées renvoient vers deux sites : celui de l’association (www.pik.bzh) et celui de la région Bretagne (www.region.bzh). L’association qui s’est battue pour l’autorisation de ce nom de domaine a ajouté une touche bretonne supplémentaire sur son adresse, en utilisant le mot « pik » qui signifie « point » en breton.

Les sites des partenaires du mouvement « .bzh » seront présent sur la toile pendant l’été avec l’aide de l’afnic. Ensuite, les noms de domaines en .bzh seront commercialisé à partir de septembre auprès des détenteurs de marques. Les collectivités, associations et autres acteurs économiques régionaux pourront y accéder en Novembre.

L’assemblée régionale a annoncé jeudi dans un communiqué :

« Le .bzh sera accessible à tous dès décembre, y compris aux particuliers qui pourront acheter leur nom de domaine auprès des bureaux d’enregistrement agréés pour y héberger leur site web personnel, ou leur blog, ou l’utiliser tout simplement pour leur adresse e-mail ».

Source: 1001actus.com

Vin et Internet : la position de Stéphane Le Foll

Quelle est la position du Ministre de l’Agriculture sur le projet de gestion des noms de domaines sur la thématique vinicole et sur la rumeur d’un probable durcissement de la législation encadrant la publicité et l’information sur le vin ? Nous lui avons posé la question lors de sa venue dans l’Yonne, jeudi 12 juin.

Blocage du projet de gestion de noms de domaines et demande de statu quo sur la publicité du vin sur internet : Stéphane Le Foll a une position plutôt tranché sur ces deux questions.

La gestion des noms de domaines en .vin et .wine :

À l’automne 2011, l’organisation américaine Icann a ouvert les candidatures pour la gestion des noms de domaines sur la thématique vinicole. Celles-ci devaient être déposées avant mars 2012. A l’époque, les producteurs de vins n’avaient pas déposé de candidature pour gérer les noms de domaine en .vin. En revanche, Donuts co, petite société américaine fondée par des habitués des noms de domaine, a bien fait acte de candidature. Pour le .wine, trois candidatures ont été déposées à l’Icann, par: Donuts.Co (Etats-Unis), Famous Four Media (Gibraltar) et Afilias (Irlande).
À l’été 2013, les producteurs Français se sont brusquement élevés contre l’attribution de la gestion du nom de domaine .vin à une société privée étrangère qui n’aura pas pour souci le respect des Indications Géographiques Protégées (IGP). L’Icann devait prendre sa décision d’attribution cet automne, mais elle l’a repoussé. Le 14 mai dernier, l’Icann a refusé de mettre en place des espaces Internet respectant les souhaits et l’historique d’organisations du monde réel. Elle devrait normalement intervenir d’ici quelques jours

La publicité du vin sur internet :

Les professionnels de la filière vitivinicole s’inquiètent d’un probable durcissement de la législation encadrant la publicité et l’information sur le vin. En particulier, ils redoutent que les nouvelles restrictions à la publicité autour du vin, attendues du futur projet de loi sur la santé publique, ne soient l’occasion de prohiber également la promotion indirecte du vin induite par les contenus informatifs en ligne dédiés au vin : sites des vignerons et négociants, pages web des collectivités et offices de tourisme promouvant l’œnotourisme.

Ce qui est prévu par la loi Evin du 10 janvier 1991.

Cette loi a posé le principe général d’une interdiction de la publicité, directe et indirecte, en faveur de l’alcool sous toutes ses formes, sauf dans les cas limitativement énumérés à l’article L3323-2 du CSP.(4) Parmi les médias autorisés à diffuser des publicités sur le vin et l’alcool, l’article L3323-2 inclut : la presse écrite (à l’exclusion des publications destinées à la jeunesse, telles que définies dans la loi du 16 juillet 1949), la radio dans les tranches horaires déterminées par décret en Conseil d’Etat, les affiches et enseignes, les catalogues et brochures envoyés par les professionnels (producteurs, fabricants, négociants, etc.). L’un des apports majeurs de la loi Bachelot de 2009 a été de compléter cette énumération en y ajoutant les services de communication en ligne (à l’exclusion des sites destinés principalement à la jeunesse et des sites édités par des associations, sociétés et fédérations sportives), « sous réserve que la propagande ou la publicité ne soit ni intrusive, ni interstitielle. »
Source: lyonne.fr