Toute l'actualité des noms de domaine et nouveaux gTLDs

Archives de mots clés: extension

Internet : bilan positif pour les 5 ans d’existence du « .eu »

Le « .eu » se porte bien et séduit de plus en plus. Trois millions et demi de noms de domaines ont été déposés, ce qui en fait la neuvième extension la plus populaire au monde, et la quatrième en Europe. Un premier bilan qui s’avère donc positif.

Le 7 avril 2006, l’Europe créait son propre domaine de premier niveau avec la naissance de l’extension « .eu » pour les sites internet. Les institutions européennes ont été parmi les premières à passer du « .int » au « .eu ».

Aujourd’hui, toute personne physique ou morale résident dans l’Union européenne peut obtenir un nom de domaine en « .eu » et les entreprises, organisations ou particuliers semblent répondre positivement.

En effet, si les noms de domaines nationaux et « .com » restent encore dominants dans l’Union européenne, il faut tout de même noter l’utilisation croissance de ce domaine malgré les difficultés initiales. « Les gens étaient sceptiques sur la nécessité d’ajouter ce domaine aux domaines nationaux. En cinq ans, nous avons démontré son efficacité et son utilité pour l’économie » souligne ainsi la députée européenne Arlene McCarthy (S&D).

En Allemagne, le « .eu » croît plus rapidement que le traditionnel « .de » et a dépassé le million de sites internet. On en dénombre près de 290 000 en France, plus de 100 000 en Belgique ou encore 310 000 en Grande-Bretagne.

MafiaaFire : l’extension Firefox que Mozilla refuse de supprimer

Le département de la sécurité intérieure américaine ne veut pas d’une extension Firefox qui permet de contourner le blocage de certains noms de domaine suspectés de favoriser la contrefaçon. Mozilla résiste.

L’extension MafiaaFire figure toujours au catalogue de Firefox, en dépit des efforts du département de la sécurité intérieure (DoH) des Etats-Unis pour qu’elle soit supprimée. La fondation Mozilla a en effet refusé d’accéder à cette demande des autorités, qui reprochent à MafiaaFire de contourner le blocage de plusieurs sites accusés de faciliter la contrefaçon. En 2010, plusieurs dizaines de noms de domaine ont en effet été interdits d’accès par le DoH, via les serveurs de DNS (qui assurent la conversion adresse IP/nom de domaine).
MafiaaFire permet de court-circuiter les serveurs DNS depuis Firefox, grâce à une liste d’adresses IP tenue à jour par les créateurs de l’extension. Selon Mozilla, cet outil n’a rien d’illégal, jusqu’à preuve du contraire. Harvey Anderson, vice-président de Mozilla, s’en explique sur son blog.
« Une cour de justice s’est-elle prononcée sur la légalité de l’extension MafiaaFire ? Si oui, sur quelle base ? (merci de fournir les jugements correspondants) », demande-t-il aux représentants du DoH, puis il ajoute : « Est-ce que Mozilla est légalement contraint de désactiver l’extension ou cette demande est-elle basée sur d’autres motifs ? Si c’est le cas, pouvez-vous les préciser ? » A ce stade, la fondation n’a reçu aucune réponse des autorités.

Coup de pub pour MafiaaFire

Sur le fond, ce que la fondation reproche au DoH, c’est d’intervenir en dehors de tout contrôle judiciaire, sans l’accord d’un juge pour légitimer sa demande. « Un des problèmes fondamentaux ici est de savoir sous quelles conditions un intermédiaire accède aux demandes d’un gouvernement qui peuvent conduire à une censure et à menacer un Internet ouvert », écrit le vice-président de Mozilla.
D’autant plus que, dans cette affaire, les industries du disque et du cinéma sont fortement soupçonnées d’être à l’origine des demandes de blocage exercées par le DoH. Autrement dit, la censure de MafiaaFire sert avant tout des intérêts privés. D’où la nécessité impérative, explique Mozilla, d’encadrer toute intervention par la justice.
Quoi qu’il en soit, l’intervention du DoH risque bien d’avoir un effet contraire à celui désiré. Le compteur de téléchargement de MafiaaFire, ne cesse de grimper depuis la médiatisation de cette extension.
Source: 01net

Le .EU fête ses 5 ans avec 3,4 millions de noms de domaine

L’EURid, l’association en charge de l’enregistrement des noms de domaine en .eu fête les 5 ans de l’extension pour laquelle elle a été mandatée par l’Europe.

Le 6 avril 2006, la nouvelle extension européenne était officiellement lancée et 1.7 M noms de domaine y étaient réservés dès le premier mois.

Avec 3.4 M au compteur à la date anniversaire, le .eu a donc doublé sa présence en 5 ans, grâce notamment à un intérêt particulier porté par les pays de l’Est comme la Lithuanie, l’Estonie, la Pologne, la République Tchèque ou la Slovaquie.

La France fait néanmoins partie des pays qui ont le plus adopté l’extension européenne. L’EURid a célébré cette anniversaire hier au parlement de Strasbourg.

Source: FrenchWeb.fr

Amour sous X

Alors que les noms de domaine en .xxx ou .gay s’apprêtent à débarquer sur la Toile, l’éditeur de sites de rencontre AGL lance un nouveau portail. Avec une approche tout en pudeur.

Alors que l’Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) s’apprête à voter le 18 mars 2011 sur le lancement de l’extension de domaine .xxx et .gay, les groupements religieux s’opposent de manière virulente aux sulfureux suffixes. Même rejet de la part des ténors de l’industrie américaine du porno qui devraient manifester demain à San Francisco pour protester contre ces nouvelles extensions. Les pros du divertissement pour adultes craignent en effet une censure accrue et des blocages intempestifs de leurs sites…

Des rencontres normales. En France, Vincent Hutin regarde ces excitations d’un oeil amusé. Le président du groupe AGL, qui édite des sites de ventes d’objet d’arts comme Auction.fr et de données financières avec Verif.fr, génère tout de même près de 85% des 8 millions d’euros de son chiffre d’affaires grâce aux sites de rencontre. Ici, rien de porno, que du soft sympa. Du mythique Ulla.com à l’ambigu Cum.fr en passant par Serencontrer.com, les adresses internet du groupe jouent plutôt la carte célibat soft. Mieux, Vincent Hutin revendique la transparence dans cette galaxie où opaque rime le plus souvent avec arnaque.

Et des applis à la pelle. « La rencontre peut aussi être le fait de gens normaux, martèle le centralien quadra, ancien patron de Débitel et « serial start-upeur » dans la téléphonie mobile. A l’opposé d’un Gleeden ou d’un Cougar, nos services en ligne sont sains et honnêtes. » Pour enfoncer le clou plus profond, AGL s’apprête à ressortir des placards son Amour.com. Un nom de domaine qu’il avait longtemps gardé sous le coude comme une coquille vide et dont le lancement est prévu pour le printemps, entre poisson d’avril et lapins de Pâques. Objectif : s’en servir de marque ombrelle pour accueillir les six sites de rencontres édités par AGL. En parallèle, les services roses du groupe, déjà déclinés sur smartphone, devraient bientôt se travestir en applications iPhone et iPad. Il est vrai qu’avec amour ça passe toujours mieux.

Source: L’Entreprise

Les adresses web en .fr auront des accents dès 2011

L’AFNIC (Association française pour le nommage Internet en coopération), en charge de gérer les noms de domaine en .fr (France) et .re (Réunion), vient d’annoncer que d’ici quelques mois, les accents seront autorisés dans les adresses web.

Plus précisément, on parle de caractères diacritiques, qui viennent s’apposer sur les lettres. Cependant, le choix des caractères fait débat. Bien que l’implantation des caractères courants (à â ä ç é è ê ë î ï ô ö ù û ü) fasse l’unanimité, celle des caractères propres aux langues régionales (telles que le Basque, le Breton, le Corse) ne suscite pas le même engouement.

Dans un premier temps, ce seront ainsi les caractères français les plus usités, tels que l’accent aigu, l’accent grave, la cédille, qui bénéficieront d’un traitement de faveur.

Les premiers noms de domaine accentués devraient débarquer d’ici six à huit mois.

Source: minute buzz via 01.net

Google Chrome : une extension pour bloquer les noms de domaine

SI vous êtes de ceux agacés par la fâcheuse tendance de Google à afficher lors de résultats de recherche les content farms (vous savez, ces sites hyper bien référencés mais offrant au choix un contenu copié/collé d’un autre site, un lien vers un site développant un thème, ect.), sachez que le géant du web vient tout juste de lâcher une extension pour Google Chrome vous permettant de bloquer l’affichage de certains noms de domaines (et donc des domaines de ces mêmes content farms). Et l’extension en question est disponible en Français

Source:  journal du geek

Le Cyberespace : Un espace géopolitique

Le terme cyberespace est né dans une nouvelle de William Gibson intitulée Gravé sur chrome (Burning Chrome – 1982).
Le terme est reprit dans le Neuromancien (Neuromancer – 1984) où il en explicite le concept.Il s’agit d’« une hallucination consensuelle vécue quotidiennement en toute légalité par des dizaines de millions d’opérateurs, dans tous les pays, par des enfants à qui des concepts mathématiques sont ainsi enseignés… Une représentation graphique de données extraites des mémoires de tous les ordinateurs du système humain ». Devenu un mot à la mode à la fin des années 1980, il a fini par désigné le réseau internet dans son ensemble.
Un espace virtuel …Internet est à l’origine le rassemblement de tous les réseaux informatiques mondiaux. Ces valeurs sont celles d’un libre échange des informations entre pairs et non structuré. Tous les contenues, tous les utilisateurs sont égaux quelque soit leur nationalité, pays de résidence, croyance politique etc. C’est ce qu’on appelle la neutralité du réseau.D’ailleurs la gouvernance mondiale de l’internet est confiée au Forum sur la gouvernance de l’internet qui est sous l’égide des Nations Unies.Le cyberespace est donc a priori un espace libre sans frontière et sans autre idéologie politique que l’accès égalitaire pour tous.
… contraint par la géographie …Mais la théorie qui fonctionnait tant que le réseau était limité, géographiquement aux USA et à l’Europe, sociologiquement, aux chercheurs et leur étudiants à été mise à mal lors de la démocratisation de l’internet. En effet, la première barrière à laquelle le réseau s’est heurté est la barrière de la langue.

Top 10 des langues sur Internet

La montée du nombre d’ordinateurs à contraint à une organisation pyramidale des autorités de désignation des adresses IP (numéro unique pour chaque ordinateur) et des noms de domaines.Les noms de domaines sont tous gérés officiellement par l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers, en français : Société pour l’attribution des noms de domaine et des numéros sur Internet), société de droit californien et dépendante du département américain du Commerce mais celui-ci délègue à des instances nationales le rôle de gérer leur propre nom de domaine. En France, l’AFNIC (Association française pour le nommage Internet en coopération) est responsable du .fr est lié par une convention à Bercy.
Les adresses IP sont gérées selon une structure pyramidale classique.L’autorité suprême est l’IANA (Internet Assigned Numbers Authority qui est une composante de l’ICANN) mais celle-ci délègue son pouvoir décisionnaire à cinq registres régionaux (RIR)

  • RIPE-NCC (Réseaux IP Européens) pour l’Europe et le Moyen-Orient ;
  • ARIN (American Registry for Internet Numbers) pour l’Amérique du Nord ;
  • APNIC (Asia Pacific Network Information Center) pour l’Asie et le Pacifique ;
  • LACNIC (Latin American and Caribbean IP address Regional Registry) pour l’Amérique latine et les îles des Caraïbes ;
  • AfriNIC (African Network Information Center) pour l’Afrique.
Aires des registres internet régionaux

Dans le cas de LACNIC et de l’APNIC des registres subrégionaux existent et gère à leur tour une partie des adresses attribuée par les RIR.
Ainsi l’internationalisation du réseau l’a rendu dépendant de la géographie mais également des États.

… d’où des enjeux politiquesLa diffusion de l’information et son contrôle sont un enjeu politique pour tous les Etats comme on en a la démonstration avec l’affaire WikiLeaks. En effet, le principe d’internet d’échange d’information entre tous les internautes sans aucune contrainte n’est compatible avec toutes les valeurs nationales de tous les pays du monde. Internet et perçu comme l’instrument qui amène les valeurs occidentales dans tous les foyers équipés. Certains pays, au premier rang desquels la Chine, ont mis en place de censure de l’information.

Ennemis d’internet et pays sous surveillance selon RSF

Le cinquième territoireLa nouvelle doctrine défense des Etats-Unis considère le cyberespace comme le cinquième territoire, après la terre, la mer, les airs et l’espace.En effet, on a vu depuis le début des années 2000 que l’internet peut être un territoire de guerre entre Etats ou entre groupes.La première preuve est venue le 11 septembre 2001, lorsque les services de renseignements se sont aperçus qu’Al Qaida avait utilisé les services proposé gratuitement sur internet pour organiser et planifié les attentats de New York et Washington.La deuxième preuve est double. Il s’agit des cyber-attaques contre l’Estonie en 2007 et lors du conflit entre la Russie et la Géorgie en 2008. Ces attaques attribuées à des hackers nationalistes russes ont mis les USA face à une nouvelle faiblesse celle de leur système informationnel.
De nouveaux enjeuxPour finir rappelons qu’en 2008, on estimait le nombre d’internautes à 1,4 milliard soit 22% de la population et que ce nombre double chaque année. La croissance devrait se poursuivre notamment grâce à la Russie, au Brésil, à la Chine et l’Inde pays dont la forte population est encore peu connectée.

Internautes par pays
Nombres d’internautes pour 1000 habitants

Il ne fait aucun doute que la modification de l’équilibre démographique des internautes va modifier l’équilibre politique dans la gouvernance de l’internet.

Enfin n’oublions pas le rôle des entreprises privées. Facebook avec plus de 500 millions d’adhérant (ce qui en ferait le troisième pays au monde en terme de population) n’est pas encore accessible en Chine.

Source: Global AnalysisFrance

Réseaux sociaux politiques, fiasco 2.0 ?

Après près d’un an d’existence, un million d’euro déboursé et à peine 15 000 membres, dont la majeure partie sans aucune activité, «Les créateurs de possibles», le réseau social de l’UMP créé en janvier 2010, devrait disparaitre d’ici la fin du mois. Bien que la disparition du réseau ne soit pas encore officiellement confirmé, le trésorier de l’UMP, Dominique Dord, estime que « le rapport coût/efficacité est discutable».

«La sociologie des militants UMP n’est pas la même» que celle des autres partis. C’est en tout cas ce qu’explique Bastien Millot, spécialiste en communication et conseiller personnel de Jean-François Copé. Les pro-UMP différèrent-ils tant des pro-socialiste? Pas tant que cela si l’on se réfère aux chiffres concernant le réseau social Coolpol du parti socialiste. En effet, celui-ci ne recueillerait que 32 000 membres, soit le double du réseau adverse. Mais si l’on se réfère aux information du journal internet «Le Post», ils n’en auraient gagné que 2 000 entre Juin et décembre, ce qui semble bien peu. De plus l’activité sur le site n’aurait rien d’enviable, il n’y aurait aucune activité en dehors des groupes et évènements orchestrés par le Parti Socialiste.

Il y a tout a penser que les militants français de tout bords sont déjà bien assez accaparés par les réseaux sociaux existant déjà.

Les jeunes de l’UMP ne semblent pas faire mieux que leurs ainés

Après avoir lancé TheSolferishow.fr, un site satirique visant le Parti Socialiste, certains membres des jeunesses UMP se sont aussitôt fait piéger par un internaute.

En cause: un oubli malencontreux des concepteurs du site qui n’ont pas achetés tous les noms de domaines annexes. Un internaute a donc pu acquérir l’adresse solferishow.fr (le même nom de domaine sans le «the») pour créer un site dénigrant leur démarche. Sur la page de ce site, l’internaute s’adresse directement aux auteurs de TheSolferishow.fr. Bien qu’humoristique, le ton utilisé est assez moralisateur:
«Résolution 2011 pour Jeune populaire (barrez les mentions inutiles)
– Je déposerai les noms de domaine de mes projets pour éviter le squatting comme solferishow.fr par exemple.
– (Ou au moins) Je relirai mes communiqués de presse pour annoncer une adresse de site web correcte comme THEsolferishow.fr et pas solferishow.fr (le « the » en valait la chandelle).
– Je confierai ma communication online à des professionnels (votre serviteur connait une agence super).»

Cet échec sur la toile n’était pas la première pour les jeunes de l’UMP.
En août dernier, les noms de domaines voisins de leur site «iriposte» n’avaient pas été déposés, créant une porte ouverte pour un site parodique.
En 2008, ils s’étaient de plus retrouvé mis en demeure par la société Endemol pour avoir détournés leur émission de télé-réalité «Secret Story» en «Secret PStory» et avaient été contraint à fermé le site hébergeant la parodie.

Face à tous ces échecs, les jeunes populaires ne se découragent pas et annoncent la mise en ligne d’un nouveau site qui sera un «observatoire des mensonges de la gauche».

Sources: LeMonde.fr, le JDD.fr, Le Post.fr

Nouvelle loi sur le .FR : du difficile équilibre entre droit des marques et droit des noms de domaine

Le futur texte de loi sur les noms de domaine en .FR, actuellement soumis aux parlementaires, illustre la difficile association entre droit des marques et droit des noms de domaine. Il soulève, dans sa rédaction provisoire, un certain nombre de difficultés risquant de porter atteinte à la cohérence du droit des marques, qui doit absolument être préservée.

Le futur texte de loi sur les noms de domaine en .FR, actuellement soumis aux parlementaires, illustre la difficile association entre droit des marques et droit des noms de domaine.

Suite à la décision du Conseil constitutionnel du 6 octobre 2010, un nouveau texte de loi devra remplacer au 1er juillet 2011 l’actuel article L. 45 du Code des Postes et Communications Electroniques (CPCE). Le texte proposé à la discussion est issu de l’amendement Tardy au projet de loi N° 3036 sur l’adaptation de la législation au droit de l’Union Européenne en matière de santé, de travail et de communications électroniques. Il soulève, dans sa rédaction provisoire, un certain nombre de difficultés risquant de porter atteinte à la cohérence du droit des marques, qui doit absolument être préservée.

Quelle  mission pour le  législateur ?

En demandant au législateur de définir les règles d’attribution, de retrait et de renouvellement des noms de domaine en .FR, le Conseil constitutionnel a défini l’objectif de la loi. L’amendement Tardy regroupe les textes d’ores et déjà en vigueur, pour la plupart intégrés dans la partie règlementaire du CPCE. Cette méthode a pour avantage d’être cohérente avec le système actuel et, en particulier, avec la charte de nommage du .FR, qui a été la première norme applicable au .FR.

Le législateur pourrait aller plus loin, notamment car une partie de ces textes date du projet de loi sur la société de l’information de 2001 (Projet n° 528 du 15 janvier 2003, article 5) et que l’occasion lui est aujourd’hui donnée de tenir compte des évolutions et de l’expérience acquise ces dernières années.

Le mode de règlement des différends : les critères retenus

Le texte en projet introduit une procédure inspirée de l’opposition existant en droit des marques, qui permet aux titulaires de droits de s’opposer à un nouvel enregistrement. La difficulté réside dans les critères prévus pour analyser et régler les conflits « Sous réserve du principe de spécialité, un nom identique ou susceptible d’être confondu avec un nom sur lequel est conféré un droit de propriété intellectuelle par les règles nationales ou européennes ne peut être choisi pour nom de domaine, sauf si le demandeur a un droit ou un intérêt légitime à faire valoir sur ce nom et agit de bonne foi ». Cette rédaction reprend le texte de l’actuel article R. 20-44-45 du CPCE, dont la rédaction était déjà critiquable, en y ajoutant « Sous réserve du principe de spécialité ». S’il est vrai que cet ajout a certainement pour objectif de clarifier le texte actuel, en réalité, il persiste à associer droit des marques et droit des noms de domaine, au risque de dénaturer le concept de contrefaçon de marque.

L’article R. 20-44-45 du CPCE a conduit à la création de la procédure PREDEC (Procédure de résolution des cas de violation manifeste des dispositions du décret du 6 février 2007), critiquée car jugée trop peu transparente. Cet article  a également été invoqué par des demandeurs devant les tribunaux, avec l’exemple de l’affaire Sunshine.fr, qui a abouti à un arrêt de cassation du 9 juin 2009 et qui a ouvert le débat sur la discordance entre droit des marques et droit des noms de domaine.

L’exception de bonne foi n’existe pas en droit des marques

Le texte proposé continue à associer le raisonnement sur la contrefaçon de marque au concept d’enregistrement de nom de domaine spéculatif et abusif issu des règles UDRP (Uniform Domain Name Dispute Resolution Policy). Il s’agit des règles créées à l’initiative de l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) pour régler les litiges internationaux entre marques et noms de domaine, qui ont été reprises par la plupart des procédures extrajudiciaires destinées à régler les litiges entre marques et noms de domaine.

Résultat,  le demandeur titulaire de droits doit prouver l’atteinte à ses droits, selon les critères classiques de la contrefaçon de marque, tandis que le titulaire du nom de domaine peut contester et faire échec à cette action en invoquant son droit ou intérêt légitime sur le nom de domaine, ainsi que sa bonne foi. Il s’agit donc d’une exception à la contrefaçon de marque, puisque la bonne foi est inopérante en matière de contrefaçon de marque. Le droit des marques comporte déjà des exceptions à la contrefaçon de marque. S’il doit être créé une exception, c’est dans l’article L. 713-5 du Code de la Propriété Intellectuelle (CPI) qui y est consacré, qu’elle trouverait sa place.

Le risque de perte de cohérence du droit des marques

Le droit des noms de domaine ne peut exister isolément du droit des marques, au risque  de négliger les titulaires de marques et de créer des procédures pour les noms de domaine à partir de critères compliqués, difficiles à appliquer et donc peu sécurisants. Plutôt que d’associer des mécanismes fondamentalement différents, pourquoi , par exemple, ne pas reprendre le grief d’atteinte à un droit de propriété intellectuelle, en faisant référence aux règles définies par le Code de la Propriété Intellectuelle et ajouter un fondement, distinct et autonome, qui reprenne les règles issues de la procédure UDRP, destinée à sanctionner les pratiques de piratage ?

La cohérence du droit des marques doit absolument être préservée : il s’agit du droit le plus fort et le plus établi, tant au niveau national qu’international. Le droit des marques a, en effet, donné lieu très tôt à la négociation d’accords internationaux et est harmonisé, depuis une vingtaine d’années, au sein de l’Union Européenne. C’est un facteur de cohésion et d’intégration qu’il faut préserver.

Marie-Emmanuelle Haas

Source: Journal du Net

FLASH INFO: EN ROUTE POUR LE GRAND NORD ! Laissez-vous tenter par une expédition polaire…

Flash Info  –  Décembre  2010 –  NAMEBAY  | créateur de noms de domaine

Laissez-vous tenter par une expédition polaire…

A l’approche de l’Hiver, protégez vos domaines du froid …

Fini l’été indien, les feuilles mortes et la douceur d’automne; L’hiver est proche et Namebay vous propose une petite exploration dans le Nord du globe … ce mois-ci à l’honneur : Groenland (.GL), Norvège (.CO.NO), Islande (.IS), Fédération de Russie (.РФ) et Lettonie (.LV) …

.GL (Groenland) : 75 euros HT

pour enregistrement, renouvellement et transfert.

.CO.NO (Norvège) : 45 euros HT

en pré-enregistrement pour l’ouverture du 22 février 2011

OUVERT A TOUS – Pas de présence locale requise.

.IS (Islande) : 99 euros HT

pour enregistrement, renouvellement et transfert.

.РФ (.RF)(Fédération de Russie – cyrillique): 35 euros HT

pour enregistrement, renouvellement et transfert.

.LV (Lettonie): 79 euros HT

pour enregistrement, renouvellement et transfert.

PROMO .EU à 2€ HT/an ! DERNIER MOIS
Jusqu’au 31 décembre 2010

Profitez du prix exceptionnel de 2€ HT/an, au lieu de 12€ HT/an, pour l’enregistrement de vos domaines en .EU !!!

SUNRISE PROLONGEE POUR LE .SO …

Sunrise .SO : Jusqu’au 31 décembre 2010

Pré-enregistrez dès maintenant votre nom de domaine pour cette phase pour seulement 70€ HT/1 an.

Landrush .SO : du 10/01/2011 au 28/02/2011. Ouverture totale .SO : à partir du 1er avril 2011.

BONNES FETES DE FIN D’ANNEE

Toute l’équipe de Namebay vous remercie de votre fidélité en 2010 et vous souhaite de très belles fêtes de fin d’année.

Rendez-vous en 2011 pour une année riche en nouveautés…

COMMANDER DES NOMS DE DOMAINE

Vous pouvez couvrir ou protéger vos noms de domaine et marques sur les 5 continents : 11 extensions génériques du .com au .travel, en passant par le .pro et le .aero, 39 extensions européennes, 10 extensions africaines, 20 extensions américaines, 10 extensions océaniennes et 18 extensions asiatiques.

Si vous souhaitez profiter de ces opérations pour commander vos noms de domaine, rendez-vous sur notre site.

Toute l’équipe de Namebay reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.