Toute l'actualité des noms de domaine et nouveaux gTLDs

Protection de la marque et du nom de domaine, un véritable enjeu

La marque, mais aussi le nom de domaine sont devenus de véritables enjeux commerciaux pour les entreprises, de plus en plus confrontées au cybersquatting. Et ce, alors qu’une nouvelle génération de noms de domaine s’apprête à voir le jour afin de pallier la pénurie d’adresses Internet.

L’affaire avait fait grand bruit en juin dernier : deux jours avant le lancement officiel par Renault de Koleos, son premier 4×4, l’ONG Greenpeace a monté une opération de déstabilisation, avec au premier chef la création d’un blog dédié au SUV (véhicule utilitaire sport) de Renault, et dont l’adresse ressemblait à s’y méprendre à celle d’un blog officiel : « Koleos.tv ». Résultat, il est vite monté dans les premiers résultats sur les moteurs de recherche, grâce à son nom de domaine, et de nombreux relais dans la blogosphère. De fait, le .tv est l’extension locale de l’archipel de Tuvalu, mais a, depuis sa création, été marketé comme l’extension pour les sites aux contenus média. Jolie opération, en tous cas, pour Greenpeace, qui a choisi cette extension pour des raisons de disponibilité, les extensions pertinentes « .fr », « .com », « .net » étant alors déjà prises par les cybersquatteurs.
Même les pouvoirs publics sont parfois négligents en la matière : le gouvernement vient ainsi de lancer un site sans en acheter le nom de domaine. « Ageoutremer.com », c’est son nom, a été lancé le 21 novembre dernier en grande pompe par Yves Jégo, secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-mer.
Il devait être une vitrine pour encourager les voyages en Outre-mer. Sauf que personne n’avait songé à réserver le nom de domaine cité. Résultat : une association de l’île de Saint Barthélemy (Caraïbes, Antilles françaises) vient de le réserver afin de prendre de vitesse les services gouvernementaux. L’association Clash (ou Comité de Liaison et d’Application des Sources Historiques) en profite ainsi pour y diffuser ses propres messages, tirant parti de l’effet communication du gouvernement, et milite pour la création d’une date officielle d’anniversaire pour « l’abolition de l’esclavage dans la collectivité territoriale de Saint-Barthélemy ».

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