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Le nom du domaine Gambling.com a été vendu pour 2.5 millions de dollars

Les montants les plus fous avaient circulé sur la toile. Certains prédisaient une vente à 10 millions. Mais reconnaissons que 2.5 millions de dollars est déjà une somme bien satisfaisante pour la seule utilisation du nom !

Le nom Gambling.com a attiré toutes les convoitises du monde des jeux d’argent en ligne depuis plusieurs années maintenant. Ce nom de domaine est considéré comme le sésame pour être classé numéro 1 par tous les moteurs de recherche. Et cela signifie donc un business très profitable.

La société devenue propriétaire de ce nom n’a pas voulu dévoiler son identité. Media Corps propriétaire du nom avait confié la vente à Sedo Holding AG, une société de vente de domaines Internet.

L’histoire de Gambling.com n’est pas unique. Bodog Brand a acheté slots.com pour 5.5 millions de dollars en mai dernier et Pokercompany,com s’est vendu pour 1 million l’année dernière. Aujourd’hui la question n’est plus d’avoir un site attrayant offrant les meilleurs jeux. Il faut encore que les joueurs puissent trouver le site par hasard afin d’en multiplier le nombre …

Media Corp avait payer 20 millions pour ce nom en 2005, mais la loi « unlawful INternet Gambling Enforcement Act » de 2006 avait réduit à néant tous les espoirs de traffic et de revenus par la publicité.

Le montant qu’un sociéte a accepté de payer pour ce nom montre que les opérateurs gardent l’espoir qu’un jour les Etats-Unis ouvriront le marché des jeux en ligne… au lieu de fermer les sites de poker !

Source: Machine a sous.com

La moitié des noms de domaines sont des « .com »

Les extensions ont beau se multiplier, le succès du « .com » ne se dément pas. Le « .fr » reste à la traîne.

Selon les derniers chiffres- fournis par Verisign, il existait 105,2 millions de noms de domaine en « .com » et « .net » fin 2010, sur un total de 205,3 millions de noms déposés. Le nombre de « .com » pourrait, lui, frôler les 100 millions à lui seul.

L’extension s’est donc imposée comme la référence pour tous, les entreprises mais aussi les particuliers, de plus en plus nombreux à réserver leur nom de domaine grâce à l’ouverture progressive du marché. Et le rythme ne faiblit pas. Lors du quatrième trimestre de l’an dernier, le nombre de nouveaux noms déposés a encore augmenté (+1,7% par rapport au trimestre précédent). Sur l’ensemble de l’année 2010, le nombre de noms déposé a progressé 6,3%.

Derrière le « .com » et le « .net », on retrouve une extension nationale : le « .de ». Le marché allemand est historiquement un marché dynamique, avec des entreprises tournées vers l’exportation et ayant intégré Internet très tôt dans leur stratégie. L’année 2010 a aussi vu un regain du « .org », qui peut profiter d’une certaine saturation sur le « .com ». Il s’agit désormais de la quatrième extension la plus commune, devant le « .uk » britannique.

Et le « .fr » dans tout cela ? Malgré une croissance régulière, il reste à la traîne. Environ deux millions de noms de domaines sont aujourd’hui réservés. Le potentiel est important, les PME restant encore sous-représentées sur le Net. Et le « .com », lui, a toujours du succès dans l’Hexagone…

NICOLAS RAULINE

Source: les echos  – blog

Sécurité IT : VeriSign fait entrer le « .com » dans l’ère du DNSSEC

Le registre VeriSign a mis en place le protocole sécurisé DNSSEC pour protéger les noms de domaine « .com ». Il doit permettre aux entreprises de se prémunir contre des attaques ciblant le DNS.

Le volume des attaques ciblant les serveurs DNS va t-il faiblir ?

C’est l’ambition de VeriSign, le registre américain qui gère l’extension « .com », en implémentant le protocole DNSSEC.

La société, pionnière de l’Internet, avait déjà mis en œuvre DNSSEC sur le « .net ».

Mais cette extension est une grande étape en termes de sécurisation des DNS au regard de l’exploitation du « .com » dans le monde (90 millions dans le monde).

Au total, plus de 25 extensions de noms de domaine sont désormais couvertes par la technologie DNSSSEC.

En France, le DNSSEC est une réalité depuis le deuxième semestre 2010. L’AFNIC a fourni des efforts de promotion dans ce sens.

« En arrivant à cette étape cruciale dans le déploiement de DNSSEC, VeriSign et la communauté de l’Internet ont fait d’énormes progrès dans la protection de l’intégrité des données DNS » , a déclaré Pat Kane, Vice-Président senior et Directeur Général des services de noms de domaine chez VeriSign.

Si le travail reste entier et l’adoption lente, la généralisation progressive de DNSSEC – considérée comme l’une des principales avancées depuis la création du World Wide Web – est un point crucial pour résoudre les problèmes de confiance sur l’Internet et ainsi œuvrer pour la protection des internautes.

Une enquête (Gartner ?) auprès de plus de 1000 responsables de la sécurité IT a démontré que la moitié n’étaient pas sûr de savoir ce qu’était DNSSec.

Seulement 5% ont mis en œuvre et 16% ont planifié une mise à niveau des systèmes d’ici l’année prochaine.

« Comme tout changement dans les grandes infrastructures, ce n’est pas quelque chose que vous mettez en place en quelques jours. Il faut compter au moins deux trimestres ou plus » , explique Lawrence Orans, directeur des recherches chez Gartner.

« Au fil du temps, nous allons sans doute voir beaucoup de sociétés qui vont offrir de nouveaux services pour rendre plus facile le passage à DNSSec ce qui devrait favoriser son adoption. »

Source: IT Espresso

La proposition de loi de lutte contre les infractions et contrefaçon sur Internet aux Etats-Unis

Depuis plusieurs années aux États-Unis, les associations professionnelles multiplient les procédures judiciaires contre les utilisateurs d’Internet pour lutter contre le téléchargement illégal. Ces procédures ont eu peu d’impact sur le comportement des internautes. C’est pour cela que, depuis plusieurs mois, les adversaires du téléchargement illégal souhaitent une législation plus agressive que le système de la riposte graduée proposé en France par la loi HADOPI pour limiter ce phénomène.

En septembre 2010, le sénateur démocrate, Patrick Leahy, a proposé une loi de lutte contre les infractions et contrefaçon sur Internet (« Combating Online Infringement and Counterfeits Act » ou COICA) (1). Cette proposition de loi (2) permettrait au juge américain, à la demande du procureur général, de rendre une ordonnance ou une injonction contre les noms de domaines des sites Internet suspectés de contribuer à la diffusion de contenus illicites (Section 2 (b)). Dans le cadre de cette ordonnance, l’agent fédéral devra signifier toute décision de justice rendue au « registrar / registry » du nom de domaine si il est situé aux Etats-Unis. À la réception de cette ordonnance, le « registrar » ou le « registry » devra suspendre le fonctionnement et bloquer le nom de domaine (Section 2 (e)(1)). Dans l’hypothèse où le registrar ne serait pas situé aux Etats-Unis mais que le site s’adresse au public américain, d’autres mesures sont envisagées. Il serait tout d’abord possible de demander, avec certaines limites, aux fournisseurs d’accès internet d’empêcher la « résolution » du nom de domaine visé vers le site internet, c’est-à-dire en pratique bloquer l’accès au site via ce nom de domaine (Section 2 (e)(2)(B)(i)). Il serait également possible de demander à des sociétés de paiement de prendre des mesures raisonnables, dans les meilleurs délais, afin d’empêcher ou de bloquer les transactions financières concernant un consommateur américain contractées sur le site dont le nom de domaine est mis en cause (Section 2 (e)(2)(B)(ii)(I)). Enfin, les entreprises de publicités devraient elles aussi prendre des mesures raisonnables, dans les meilleurs délais, afin de ne pas diffuser des publicités pour les sites Internet associés au nom de domaine mis en cause (Section 2 (e)(2)(B)(iii)) (2). Ces sites pourraient donc être bloqués ou privés de publicité et/ou de systèmes de paiement en ligne vis-à-vis du public américain.

En novembre 2010, cette proposition de loi a été présentée avec succès devant le Comité judiciaire du Sénat, mais le vote de cette proposition a été décalé dans le temps en raison des élections de mi-mandat (3). Le sénateur a organisé une rencontre avec les représentants de plusieurs sociétés du Web qui ont, par ailleurs, participé aux auditions organisées devant le Congrès le 16 février dernier (4).

Depuis l’annonce de cette proposition, le nombre des opposants ne cesse de progresser aux Etats-Unis. 87 ingénieurs se sont regroupés et ont envoyé une lettre aux sénateurs pour demander le rejet de cette proposition de loi (5). Ils ont soutenu que cette proposition risquait de morceler le système des noms de domaine (Domain Name System), dont le rôle est de faciliter l’accès aux sites Internet, et de créer un climat de peur et d’incertitude considérable pour l’innovation technologique (5). Puis, ils ont affirmé que cette proposition de loi s’inscrivait en totale contradiction avec les propos tenus par la secrétaire d’État, Hillary Clinton, qui avait déclaré que la liberté d’utiliser Internet était un des droits fondamentaux de l’Homme et une des priorités de la diplomatie américaine (6) lors de son discours du 21 janvier 2010 (7).

En outre, Tim Berners-Lee, directeur de W3C (World Wide Web Consortium) (8), a exprimé son désaccord (9) et a appelé les internautes à se mobiliser contre cette proposition de loi en signant la pétition « Stop the Internet Blacklist » (10) qui réunit aujourd’hui environ 250 000 signatures (11).

Les sénateurs espèrent toutefois que cette proposition de loi sera adoptée cette année, ce qui semble réalisable puisqu’elle semble faire l’objet d’un compromis et d’un accord entre les démocrates et les républicains (12). Cette proposition de loi bénéficie d’ores et déjà de différents soutiens dans divers secteurs tels que le cinéma, la musique ou les jeux vidéos et ce, en dépit de la position exprimée par l’ONG Electronic Frontier Foundation, selon laquelle il s’agit surtout d’un texte répressif et favorable à la censure (13). En effet, cette proposition de loi permettrait une censure d’Internet par le gouvernement fédéral sans respecter le principe de « due process of law », protégé par la Constitution américaine (14), qui poursuit le même objectif que le droit à un procès équitable puisque le site en cause pourrait être bloqué d’office sans que le responsable ne fasse l’objet d’un procès au préalable.

Il est dès lors possible que cette proposition soit finalement rejetée, en raison des arguments avancés par ses opposants et du fait de sa possible contrariété à la Constitution américaine. Si tel était le cas, les législateurs américains se mettraient probablement en quête d’une nouvelle solution pour combattre le phénomène du téléchargement illégal.

Vanessa Rustarazo

Master II NTIC, Versailles – St Quentin, promotion 2010-2011

Source: Juriscom

Le domaine Sun.com disparaîtra en juin

Internet – Symbole de la fin de Sun, absorbé en 2009 par Oracle pour 5,6 milliards de dollars, le domaine sun.com, enregistré en 1986 par les fondateurs de la société, disparaîtra le 1er juin.

Selon le blog officiel OTN Garage, qui fédère les développeurs et administrateurs de l’Oracle Technology Network (OTN), le nom de domaine sun.com sera décommissionné à compter du 1er juin.

Les internautes ne pouvaient toutefois déjà plus se connecter sur l’adresse sun.com, une redirection étant effective afin de router les visiteurs directement sur l’Url suivante : oracle.com/us/sun/index.html

Le domaine, propriété de Sun, et désormais d’Oracle depuis le rachat de 2009, figure dans la liste des 100 plus anciens domaines. Il avait en effet été enregistré en 1986, quatre ans après la création de Sun.

D’après OTN Garage, l’essentiel des contenus rattachés au domaine Sun.com a d’ores et déjà été migré sur Oracle.com. Les contenus sur BigAdmin, OpenSolaris.com et certaines sections de SDN sont désormais sur Oracle Technology Network (OTN).

L’adresse blogs.sun.com reste elle disponible pour le moment. Selon Rick Ramsey, qui anime le blog officiel,  il assurera la transition jusqu’à l’ouverture d’un blog similaire chez Oracle.

La disparition de Sun.com est avant tout symbolique. Fondateurs et dirigeants ont eux déjà quitté la société après le rachat par Oracle. C’est notamment le cas de Jonathan Schwartz, l’ex-PDG de Sun, et de Scott McNealy, cofondateur de l’entreprise en 1982.

Source: ZDnet

Sex.com dans le livre des records

Le nom de domaine Sex.com a effectué son entrée dans le livre Guinness des records en tant que nom de domaine le plus cher au monde.

Sex.comPour la première fois enregistré en 1994 par le fondateur du site de rencontre match.com, Gary Kremen, le nom de domaine sex.com a été dérobé l’année suivante ( falsification de documents d’un registrar ) par un escroc du nom de Stephen Cohen qui a engrangé des millions de dollars avant d’être rattrapé par la justice.

En 2006, la société Escom a racheté sex.com à son propriétaire légitime pour un montant de 11,5 millions de dollars ( la somme de 14 millions de dollars a souvent été évoquée à tort ). Mais Escom n’a pas tenu ses engagements financiers dans les délais impartis. Sex.com devait ainsi faire l’objet d’une vente aux enchères en mars 2010 avec un prix de départ fixé à 1 million de dollars.

Un jour avant son début, les créanciers d’Escom ont fait annuler cette vente aux enchères par crainte d’une perte de valeur. La patate chaude est alors revenue à Sedo, société spécialisée dans le second marché des noms de domaine. Une histoire décidément bien tumultueuse qui a fini par aboutir le 17 novembre 2010 à la vente pour 13 millions de dollars de sex.com.

Cette coquette somme vaut à sex.com le droit de figurer depuis le début de la semaine dans le livre Guinness des records. L’acquéreur est l’entreprise Clover Holdings basée à Saint-Vincent-et-les-Grenadines ( Antilles ). Treize millions de dollars pour… toujours un site parking qui affiche des liens sponsorisés.

Source : GNT

Le second marché des noms de domaine en plein essor

Les noms de domaine s’échangent à des prix exorbitants sur le second marché et peuvent atteindre plusieurs millions d’euros. Ils ont une valeur marchande certaine et constituent le premier pas d’une communication corporate efficace.

Les noms de domaines sont cédés à des sommes considérables sur le second marché, à plusieurs dizaines de millions de dollars pour certains.  C’est notamment le cas de sex.com, vendu à 13 000 000 de dollars. Alors que des petits malins s’empressent d’acquérir des noms de domaine représentant par exemple une marque, un produit ou encore une entreprise, les sociétés s’arrachent les cheveux et doivent investir des sommes considérables pour les récupérer. Les internautes sont conscients de leur valeur marchande sur le second marché et n’hésitent pas à faire monter les prix.

Groupon, le spécialiste des achats groupés à l’international, a récemment dû faire face à un conflit qui l’oppose à l’un de ses concurrents australiens, Scoopon, qui refuse de se défaire du nom de domaine groupon.com.au. Une situation gênante pour le groupe qui tente de s’implanter en Australie. Mais ce n’est pas le seul. Les cas se multiplient et se ressemblent.

Une étude Afnic montre à ce titre qu’en 2010, les transactions de noms de domaine sur le marché secondaire se sont accrues de 40%.

Les .fr ont la cote

Voici un aperçu des plus belles transactions en .fr : credit.fr, vendu pour 587 000 euros, lundi.fr pour 50 000 euros, albumphoto.fr pour 28 106 euros, grattage.fr pour 20 000 euros, everest.fr pour 17 500 euros, europoker.fr pour 12 000 euros et traiteurs.fr  pour 10 000 euros.

A l’international ces prix sont démultipliés. Comptez 1 million de dollars pour poker.org, 750 000 dollars pour ingtones.com, 720 000 dollars pour files.com ou encore 510 000 dollars pour jerusalem.com.

D’après l’Afnic, le prix de vente d’un nom de domaine sur le second marché est déterminé par divers facteurs dont la signification du terme, sa longueur, son extension, la langue du vocable ou encore l’adéquation entre langue et extension, pour ne citer qu’eux. Et a priori, les .fr seraient parmi les plus coûteux, si l’on ne considère pas les .com, qui bénéficient de la plus grande popularité.

Source: L’informaticien

Cuisiner.com : d’une page Facebook à un site Web

La page Facebook J’aime cuisiner va devenir un site Web à part entière. Son fondateur mise beaucoup sur le référencement.

Le site Web après Facebook. En décidant d’ouvrir un site propre après avoir débuté son activité sur le célèbre réseau social, Benjamin Moreau va à contre-courant. Il y a deux ans, ce passionné de cuisine crée une page sur Facebook appelée J’aime cuisiner. Des internautes y partagent recettes, conseils et photos. Aujourd’hui, cette page compte près de 25 000 « fans », dont 15 000 publient des contenus, selon le créateur de la page.

Pour aller plus loin, l’entrepreneur va lancer un réseau social thématique à part entière, qui ouvrira le 4 avril. « Cela permettra de toucher un plus large public, à commencer par les internautes qui ne sont pas sur Facebook », explique Benjamin Moreau. Cet ancien pompier professionnel finalise les démarches pour créer son entreprise bordelaise, financée sur fonds propres.

Au centre de la stratégie de l’entrepreneur, le référencement. Le nom de domaine Jaimecuisiner.com était déjà pris, mais il a mis la main sur un nom plus intéressant encore. Il a déboursé 13 000 euros pour Cuisiner.com et 4 050 euros pour Cuisiner.fr.

Deux noms achetés sur la plateforme Sedo auprès de sociétés titulaires de portefeuilles de noms de domaine. « Je voulais m’assurer de ressortir en premier quand les gens tapent « cuisiner » dans un moteur de recherche », explique Benjamin Moreau, possède également quatre autres extensions pour « cuisiner » : .co.uk, .it, .es et .lu.

Source:  Journal du Net

Le nom de domaine sex.com dans le Guinness des Records

Et le nom de domaine le plus cher au monde est… sex.com. L’adresse Internet, achetée pour 13 millions de dollars en novembre 2010 par une société basée dans les Caraïbes, Clover Holdings, vient de faire son entrée dans le Guinness des Records.

Sex.com devance largement les autres noms de domaine les plus populaires, comme vodka.com, cédé en 2006 pour 3 millions de dollars, pizza.com (2,6 millions) ou encore russia.com (1,5 million).

Au quatrième trimestre 2010, les noms de domaine dotés d’une extension en .com se sont négociés en moyenne à 5.753 dollars, selon le spécialiste de la vente d’adresses Internet, Sedo.

Source: Capital.fr

Contrefaçon : les États-Unis saisissent de nouveaux noms de domaine

Les douanes américaines et le département de la justice ont obtenu la fermeture de 18 nouveaux sites accusés de favoriser le piratage et la contrefaçon de biens manufacturés. Les autorités américaines ont profité de leur compétence sur les domaines de premier niveau pour faciliter la fermeture de ces sites. Une compétence qui pose question, après la saisie du nom de domaine d’un site jugé légal en Espagne.

Depuis l’an dernier, les États-Unis ont nettement musclé leur politique contre le piratage et la contrefaçon. Ce durcissement s’est essentiellement traduit par le déclenchement de l’opération In Our Sites. Menée par le département de la justice et les douanes américaines (Immigration and Customs Enforcement), elle vise à obtenir la fermeture des noms de domaine de sites web jugés illicites outre-Atlantique.

Et ça marche. Depuis le déclenchement de l’opération In Our Sites, au moins 119 noms de domaine ont été confisqués par les autorités américaines, qui ratissent large. En effet, celles-ci s’attaquent non seulement aux sites de liens BitTorrent et aux contenus en streaming, mais aussi aux sites proposant des produits manufacturés contrefaits.

La quatrième phase de l’opération In Our Sites a d’ailleurs mis l’accent sur la contrefaçon de biens. À l’occasion de la Saint Valentin, les autorités ont obtenu une ordonnance judiciaire leur permettant de saisir par moins de 18 noms de domaine proposant des produits contrefaits. Ces sites, dont l’extension était .com ou .net, affichent désormais un large encart de l’Immigration and Customs Enforcement.

Selon le communiqué publié par les autorités américaines, ces 18 noms de domaine proposaient des contrefaçons de montres, de chaussures et de vêtements. Les quatorze marques impactées étaient les suivantes :  Breitling, Burberry, Chanel, Coach, Dolce & Gabbana, Gucci, Louis Vuitton, Nike, Omega, Patek Philippe, Prada, Rolex, Tiffany & Co et Timberland.

Pour saisir facilement ces 18 noms de domaine, les autorités américaines ont profité de leur compétence sur les domaines de premier niveau génériques. En effet, les organismes de gestion sont situés aux États-Unis. C’est le cas de VeriSign en Virginie (.com, .net et .biz), d’Afilias en Pennsylvanie (.info) et Public Interest Registry en Virginie (.org).

Au-delà de la nécessaire lutte contre les produits contrefaits, la capacité d’intervention des États-Unis sur ces domaines de premier niveau pose question. Même si les douanes américaines s’appuient sur une décision judiciaire, elles peuvent obtenir la fermeture d’un site jugé légal dans un autre pays. C’est typiquement ce qu’il s’est produit avec Rojadirecta, un site espagnol spécialisé dans la diffusion de matches de sport en streaming.

Certes, Rojadirecta est depuis revenu en ligne en achetant de nouveaux noms de domaine qui ne peuvent pas être saisis facilement par l’Immigration and Customs Enforcement. Mais cela soulève une problématique de fond. Cela signifie que tout site en .com est potentiellement concerné, même s’il est hébergé hors des États-Unis (comme c’était le cas pour une partie des sites saisis au cours de l’opération In Our Sites).

Car à chaque fois se pose la question d’une éventuelle dérive. S’ils commencent avec la contrefaçon ou le piratage, jusqu’où cela peut-il aller ?

Source: Numerama