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les 25 ans du .CA

OTTAWA, le 11 juill. 2012 /CNW/ – L’autorité canadienne pour les enregistrements Internet (http://www.cira.ca/home-fr/), l’organisme qui gère le domaine Internet .CA, célèbre le rôle essentiel qu’il joue lorsqu’il s’agit de rassembler les Canadiens en ligne et d’établir la marque numérique du Canada à l’étranger.

En 1987, la responsabilité du domaine .CA a été confiée à M. John Demco de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) par M. Jon Postel, administrateur de l’Internet Assigned Numbers Authority (IANA). Les huit premiers noms de domaine .CA ont été enregistrés le 12 janvier 1988, et le tout premier, par l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard.

Alors que 25 ans se sont écoulés, il existe désormais près de 2 millions de noms de domaine .CA. À présent, le .CA est passé au 14e rang mondial en matière d’envergure de registre de domaine national et parmi tous les registres de domaine, au cours des 5 dernières années, il s’est classé 4e sur le plan de la croissance. Le .CA est devenu un domaine fiable, sûr et digne de confiance qui est reconnu mondialement à titre de volet de la marque canadienne. Selon une enquête menée par The Strategic Counsel pour le compte de l’ACEI, plus de 80 pour cent des canadiens préfèrent le domaine .CA au domaine .COM lorsqu’il s’agit d’effectuer leurs transactions bancaires en ligne, de magasiner et de demeurer au fait de l’actualité.

« Le .CA est devenu une partie intégrante du paysage économique et social du Canada, a affirmé M. Byron Holland, président et chef de la direction de l’ACEI. Les anniversaires marquants comme celui-ci constituent des occasions de s’arrêter aux réalisations du .CA et de ces visionnaires de premier plan qui, comme M. John Demco, ont su percevoir le potentiel d’Internet. »

Comment tout a commencé

En 1987, Internet n’était constitué que de quelques milliers de dispositifs en réseau installés dans des universités et des organismes gouvernementaux ici et là dans le monde. Le recours à différentes normes incompatibles entre elles faisait fréquemment obstacle à la communication par courriel entre des ordinateurs sur différents réseaux. C’est à cette époque que les deux principales catégories de noms de domaine de premier niveau ou TLD ont été créées. Les TLD génériques (gTLD), notamment le .COM et le .NET, constituent la première catégorie. La seconde comporte les TLD de pays (ccTLD).

Au cours de ses 13 premières années d’existence, le .CA a été géré par M. Demco et un groupe de plus de 100 bénévoles auprès de l’UBC et d’autres organismes à l’échelle du pays. Pendant ce temps, le nombre d’enregistrements a grimpé pour passer de 8 à 100 000.

Depuis décembre 2000, soit depuis que l’ACEI en assume l’intendance, le .CA a poursuivi sa croissance exponentielle. M. Demco, aujourd’hui considéré comme le parrain de l’espace de domaine .CA, a été désigné à titre de membre d’office du conseil d’administration de l’ACEI en 2007.

Selon M. Demco, « Les gens s’identifient fortement aux noms de domaine nationaux. Il s’agit là d’un des importants atouts du .CA depuis ses tout débuts – pour les Canadiens circulant dans le monde numérique, cela équivaut à porter la feuille d’érable sur leur sac à dos. »

Le .CA de nos jours

Aujourd’hui, l’ACEI continue à gérer le registre des noms de domaine .CA du Canada, à élaborer et à mettre en œuvre des politiques à l’appui de la communauté Internet canadienne ainsi qu’à représenter le registre .CA sur le plan international. En 2010, l’ACEI a lancé les Prix Impact .CA, conçus pour saluer les sites Web .CA qui visent à améliorer la qualité de vie de leurs utilisateurs et de leur communauté. L’ACEI qui a aussi lancé le Forum canadien sur l’Internet (FCI), une tribune neutre donnant l’occasion aux intervenants de partout au Canada de discuter et de débattre de l’état et de l’avenir des politiques en matière d’Internet et de la gouvernance de celui-ci au Canada.

Vous pouvez visualiser la ligne du temps .CA, en visitant 25ans.ca.

Pour visionner la vidéo d’une entrevue (en anglais seulement) avec M. John Demco, veuillez visiter le .CA célèbre ses 25 ans.

Source: newswire.ca

Les caractères accentués feront leur entrée dans les noms de domaine

Les caractères français avec accents pourront bientôt être utilisés dans les noms de domaine se terminant par «.ca».

L’autorité canadienne pour les enregistrements Internet (ACEI) a lancé cette semaine la seconde et dernière étape de consultation sur ce dossier et la mise en oeuvre de caractères français dans les noms de domaine devrait se faire d’ici neuf à 18 mois.

Selon Me Kathryn Reynolds, conseillère juridique à l’ACEI, ce changement est inévitable.

«C’est acquis que ça va arriver. Il reste à déterminer comment on va l’introduire, qui aura accès aux noms de domaine avec les caractères français. Il faut aussi déterminer quelles technologies seront requises et devront être développées», dit-elle.

D’un point de vue canadien, la logique est inattaquable. «On croit vraiment qu’il est nécessaire de rendre Internet au Canada bilingue et que l’espace de domaine «.ca» soit accessible aux Canadiens des deux langues officielles», affirme Me Reynolds.

Elle précise toutefois que le Canada ne fera pas du tout figure d’original puisque la décision s’inscrit dans une tendance mondiale déjà bien amorcée.

«C’est quelque chose qui est offert partout dans le monde dans la plupart des langues qui ont des caractères non latins. On les trouve dans plusieurs pays européens, par exemple, dans les «.com» et dans les «.org»’, dit-elle.

Cette pratique, connue sous l’appellation de «noms de domaine internationalisés», a permis l’apparition de noms de domaine contenant des caractères cyrilliques, des idéogrammes chinois et autres dans des noms de domaine se terminant par «.com» et «.org», entre autres.

La France, qui doit également agir en la matière, a terminé ses consultations et passera bientôt à l’introduction de caractères accentués.

Plusieurs intervenants ont exprimé des craintes par rapport à ce changement, les plus importantes se situant du côté des fraudes et des coûts.

La principale crainte est de voir des fraudeurs se livrer à de l’hameçonnage en créant un site Internet factice. Pour ce faire, ils pourraient réserver des noms de domaine identiques à d’autres déjà existants auxquels s’ajouteraient des accents.

Me Reynolds assure toutefois que tout nom de domaine comportant des mots pouvant être accentués verrait toutes ses formes et variantes réservées indéfiniment au détenteur du même nom de domaine sans accent.

Quant au coût que représenterait l’achat de ces noms de domaine multiples, elle précise qu’ils varient de 8,50 $ à 15,00 $ par année, selon le cas, mais qu’ils seraient néanmoins réservés indéfiniment aux détenteurs de noms existants même si ceux-ci décidaient de ne pas les acheter.

Elle fait valoir que tous seront gagnants en ayant ainsi la possibilité d’afficher leur nom de domaine.

«Vous pouvez vous imaginer sur le côté d’un autobus: «beauté/santé.ca’, c’est beaucoup plus facile à comprendre avec les accents que ‘beaute/sante.ca’. C’est bien mieux pour les gens qui veulent promouvoir leur site Web et encourager les gens à les visiter. Ce sont des mots qui vont enfin avoir un sens en français plutôt que de se retrouver sans accent», dit-elle.

Auteur : Pierre Saint-Arnaud
Source CyberPresse.ca

Des accents dans les noms de domaine canadiens

Les noms de domaine canadiens comprenant des accents pourraient bien être disponibles très bientôt.

L’Autorité canadienne pour les enregistrements Internet (ACEI), organisme qui régit les noms de domaine se terminant par «.ca», a lancé cette semaine une consultation publique pour définir les barèmes d’utilisation des accents.

Il serait donc possible de voir les accents français – même les trémas et la cédille – dans une barre d’adresse de fureteur web.

Depuis l’abolition du suffixe «.qc.ca» en octobre dernier, PointQuebec, une organisation à but non lucratif gérée par Normand Fortier, fait du lobbyisme auprès de l’ICANN, organisme qui gère les noms de domaine, pour la création d’un «.québec».

M. Fortier avait déclaré, en entrevue en juillet dernier, que la création du suffixe devait se faire avant novembre 2013.

Source Canoe.ca

La fin de «.qc.ca» est-elle le point de départ du .québec?

L’Autorité canadienne pour les enregistrements Internet (ACEI) n’accorde plus d’adresses Internet «.qc.ca». En réaction, et de peur de perdre la visibilité du Québec sur le Net, des internautes proposent la création du nom de domaine .québec, qui bénéficierait d’une reconnaissance internationale, rapporte Le Devoir.

L’ACEI, qui est un organisme à but non lucratif, explique le retrait de .qc par un manque d’intérêt de la part des internautes.

«La population a tranché. Il n’y a pas de demandes suffisantes pour ces noms. Leur existence complexifie le système et utilise des ressources. Mais la raison principale, c’est vraiment que les gens ne les utilisent pas. Le peuple a parlé», indique Byron Holland, président et chef de la direction de l’ACEI au Devoir.

En effet, le Québec n’enregistre que 10% des noms de domaine, ce qui représente environ 12 000 «.qc.ca» au maximum. Par comparaison, le registre de l’organisme gère maintenant plus de 1,5 million de .ca.

Même si les noms de domaine .qc.ca ne se feront plus accorder aux internautes ou aux entreprises, l’ACEI continuera d’honorer les droits de leurs titulaires actuels. Le Québec ferait figure d’exception par rapport au reste du monde, puisque la plupart des pays ne distinguent pas les niveaux provincial, du national.

L’obtention du .québec serait possible, car les noms de deux lettres ne sont accordés qu’aux pays (.ca).

Puisque le Québec est une province, il faudrait déposer une demande «d’extension générique de premier niveau» auprès de l’organisme international s’occupant des extensions, qui est l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN), explique Normand Fortier, président et fondateur de l’organisme PointQuébec.

Dès lors, il serait possible d’obtenir une adresse telle que «branchez-vous.québec».

Le Québec ne sera pas le seul à faire une demande du genre auprès de l’ICANN, qui sera déposée officiellement en 2011. D’ailleurs, cette proposition a obtenu l’approbation unanime de la part de l’Assemblée nationale il y a deux ans. Des requêtes pour .paris, .berlin et .nyc sont aussi en cours d’approbation.

Source: Branchez-Vous

Protection accrue pour les noms de domaine point-ca

‘Autorité canadienne pour les enregistrements Internet (ACEI) annonce le lancement d’une nouvelle politique de protection des renseignements personnels et d’un outil de recherche WHOIS dans le but de protéger la vie privée des détenteurs de noms de domaine point-ca. La nouvelle politique restreint l’accès aux renseignements personnels à l’exception de circonstances extraordinaires ou du consentement explicite du détenteur.

L’Autorité canadienne pour les enregistrements Internet (ACEI) est une organisation sans but lucratif dirigée par ses membres qui gère le registre de noms de domaine point-ca du pays. L’ACEI développe et met en oeuvre des politiques qui soutiennent la communauté Internet du Canada et représente aussi le registre point-ca sur le plan international. L’ACEI est responsable de l’outil WHOIS pour les noms de domaine point-ca.

WHOIS est un terme générique qui décrit un service d’annuaire en ligne qui permet aux gens d’obtenir des renseignements au sujet des noms de domaine Internet. Le WHOIS qui s’applique aux noms de domaine point-ca traite plus d’un million de requêtes par jour et permet aux utilisateurs de déterminer rapidement si un nom de domaine point-ca est disponible ou d’obtenir de l’information sur une inscription.

Renseignements protégés

En vertu de la nouvelle politique, les renseignements personnels tirés de l’enregistrement des détenteurs d’un nom de domaine individuel comme le nom du détenteur, l’adresse de résidence, le numéro de téléphone et l’adresse électronique seront désormais protégés à titre de renseignements confidentiels. Les renseignements d’un enregistrement complet pour les détenteurs de noms de domaine d’entreprise continueront à être accessibles et les individus détenteurs de noms de domaine pourront décider de rendre accessible ou non leurs renseignements.

Dans l’éventualité de circonstances particulières et isolées, les renseignements personnels de certains titulaires peuvent être divulgués lors de situations découlant d’infractions où des enfants sont mis en danger, des conflits relativement à la propriété intellectuelle (ex.: cybersquattage), de menaces sur Internet et de vols d’identité.

«La politique WHOIS de protection des renseignements personnels pour les noms de domaine point-ca met les détenteurs à l’avant-plan en minimisant l’accès aux renseignements d’ordre privé de domaines point-ca individuels tout en mettant en oeuvre des mécanismes en temps opportun pour des demandes de renseignements justifiées», explique, dans un communiqué, Byron Holland, président-directeur général de l’Autorité canadienne pour les enregistrements Internet.

source canoe.com

Les données personnelles ne seront plus librement accessibles dans internet (Canada)

VANCOUVER — Les changements qui se préparent dans l’univers d’internet au Canada placeront le pays à l’avant-garde en matière de sécurité de la vie privée.

L’Autorité canadienne pour les enregistrements internet (ACEI) mettra en place, à partir du 10 juin, de nouvelles règles sur la protection de la vie privée qui permettront de soustraire les informations personnelles du regard des fouineurs informatiques.

Cette mesure concerne 600 000 Canadiens et résidents canadiens dont les données personnelles sont actuellement disponibles dans internet.

Les bureaux d’enregistrement de noms de domaines ont l’habitude de fournir les informations détaillées de tous les individus qui détiennent un site internet.

Ces informations sont accessibles au moyen d’un outil de recherche appelé « Whois » et qui constitue notamment une mine d’or pour les polluposteurs.

« Il s’agit là de l’un des plus vastes annuaires de données personnelles gratuitement mis en ligne dans le pays », estime Michael Geist, professeur de droit à l’Université d’Ottawa.

Mais à partir du 10 juin, le fonctionnement du « Whois » sera soumis aux dispositions de la Loi de 2004 sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques.

Ce n’était pas le cas auparavant, puisque cette loi n’existait pas à l’époque où le premier nom de domaine canadien a été déposé, en 1988. Il s’agissait de « upei.ca », enregistré par l’Université de l’Ile-du-Prince-Edouard.

La loi de 2004 réglemente la façon dont les entreprises collectent, utilisent et rendent publiques les informations personnelles dans le cadre d’activités commerciales.

« Cela va nous placer aux avant-postes de la protection de données personnelles », s’est félicité Byron Holland, le président de l’ACEI.

Les changements ne concernent que les personnes privées détenant un nom de domaine se terminant par « .ca ». Seules les résidents canadiens peuvent déposer un nom de domaine utilisant cette extension, ce qui permettra d’éviter que l’internet canadien devienne le refuge de tous les internautes de la planète aspirant à plus d’anonymat.

Les personnes ayant déposé un nom de domaine avant le 10 juin ne pourront pas bénéficier de cette nouvelle protection. Les renseignements les concernant disponibles sur « Whois » ont en effet été repris et mis en ligne par d’autres sites internet.

Il faudra qu’ils mettent à jour et modifient ces informations à partir du 10 juin s’ils souhaitent retourner dans l’anonymat.

Les changements annoncés par l’ACEI ne font pas la joie de tous. Ils ont notamment provoqué l’ire des forces de polices ou encore, des avocats spécialisés dans le droit d’auteur. Ils perdent là un précieux outil de recherche pour traquer les prédateurs sexuels ou pour repérer les infractions aux droits d’auteur.

« Ils ont cherché à maintenir le statu quo bien qu’on puisse soutenir que cela viole la législation sur la vie privée », a expliqué Michael Geist.

Le nombre de noms de domaine canadiens a atteint le million en avril dernier et depuis cette date, on enregistre 650 nouveaux noms chaque jour. Près de 70 pour cent des propriétaires, soit environ 600 000, sont des citoyens canadiens, selon l’ACEI.

source LaPresseCanadienne

Un député veut des adresses .QC

J’apprenais cette semaine que le député de Mercier à l’Assemblée nationale du Québec inaugurait son nouveau site Web. Et dans le cadre de cet exercice, Daniel Turp a découvert qu’il n’était pas possible d’obtenir un nom de domaine qui se termine par les lettres .QC. Après avoir fait des recherches, le député de la région montréalaise a cependant découvert que les Catalans ont réussi à obtenir le droit d’enregistrer un nom de domaine avec les lettres .CAT pour Catalunya. Selon ses recherches, l’ICANN aurait approuvé la demande en septembre 2006. Une demande effectuée sur la base des besoins linguistiques et culturels du peuple catalan.

Fort de cette recherche, Daniel Turp croit aujourd’hui que les Québécois pourraient obtenir leur identité propre sur internet et pour ce faire, il lance une grande pétition en ligne pour obtenir l’appui des internautes québécois et sympathisants de cette requête. Pour plus de renseignements sur cette démarche, il est possible de consulter le site de l’Opération POINT-QC.

Mais revenons au nouveau site

Maintenant, permettez-moi de revenir sur le nouveau site du député, car malgré toute la bonne volonté du député, le travail des «spécialistes» laisse à désirer. Généralement, je ne commente pas les sites Web, mais lorsqu’on m’envoie deux courriels pour m’annoncer en grande pompe un nouveau site pour « marquer le cinquième anniversaire de mon élection » et qu’on y mentionne «au cours des derniers mois, j’ai travaillé avec des spécialistes», je me permets une visite critique des lieux.

Et le résultat de cette visite est peu reluisant. Commençons par le message d’accueil. Deux jours après le lancement du nouveau site, on trouve encore le communiqué général du lancement en page d’accueil. Le jour du lancement, ça va toujours même si ça démontre un manque de culture Web. Mais deux jours plus tard, c’est un drôle de message pour un lieu qui doit être un carrefour entre un député et ses commettants. Au pire, on aurait pu faire disparaître l’invitation au lancement du site 😉

Dans son texte officiel d’accueil, le député nous apprend l’existence d’un Carnet citoyen pour y faire connaître notre opinion. Cet espace doit permet au député de prendre connaissance des commentaires et opinions qui le guideront dans son travail d’élu. Après vérification avec plusieurs fureteurs, j’ai eu beau chercher, je n’ai jamais trouvé dans ce carnet citoyen un espace pour envoyer un commentaire ou une opinion.

Le député en profite pour nous annoncer la présence d’un nouvel outil de communication, DanielTurp.TV. Bel exercice de communication et surtout très rentable avec un député qui est télégénique. Le hic, c’est que l’adresse Danielturp.tv n’a pas été enregistrée… à€ qui la chance ?

Je termine avec le plus gênant du site, les sections espagnoles et portugaises. Il faut savoir que la circonscription du député compte une forte population espagnole et portugaise. Le geste était noble, mais le résultat démontre l’importance des tests de qualité. Aucun lien dans le texte des deux sections ne fonctionne. Une fois sur la page espagnole ou portugaise, un texte invite l’internaute à cliquer vers diverses sections du site. Mais chaque clic nous amène plutôt vers une page d’erreur sur le serveur qui héberge le site du député.

source radio-canada.ca

Le Canada atteint le jalon du million d’adresses point-ca

L’Autorité canadienne pour les enregistrements Internet (ACEI) a annoncé aujourd’hui que les utilisateurs canadiens de l’Internet avaient enregistré un million de noms de domaine Internet point-ca (.ca).

Les Canadiens, qui forment l’une des nations les plus branchées dans le monde, utilisent l’Internet en nombre croissant, tant pour des raisons personnelles que professionnelles ou commerciales.

L’atteinte du million de noms de domaine point-ca témoigne de la forte présence du Canada sur Internet et de la popularité des sites Web canadiens.

Brent Krause, de Calgary, en Alberta, a enregistré le millionième nom de domaine point-ca. M. Krause a enregistré le nom de domaine krauslaw.ca pour promouvoir les services de son cabinet privé d’avocat sur le Web. «J’ai recommandé le domaine point-ca à mes clients dans le passé et c’était évidemment mon premier choix pour ma propre étude» a déclaré M. Krause, qui possède plus de 10 années d’expérience en droit de la propriété intellectuelle.

Le nom de domaine point-ca a été créé en 1987 par un groupe de bénévoles de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC); il a été transféré à l’ACEI en 2000. C’est en 1988 qu’a été enregistré le premier nom de domaine point-ca, upei.ca, par l’Université de l’Ile-du-Prince-à‰douard. Depuis sa création, l’utilisation du nom de domaine point-ca a connu une hausse de plus de 20% par année. Cette croissance est remarquable quand on considère que le domaine point-ca est réservé exclusivement aux Canadiens. «Le domaine point-ca représente le Canada sur Internet. Un nom de domaine, un site Web ou une adresse de courriel point-ca est une assurance que vous faites affaire avec un Canadien ou avec une entreprise canadienne sur Internet», affirme Byron Holland, président et chef de la direction de l’ACEI.

Le domaine point-ca se classe au 17e rang dans le monde parmi les registres de noms de domaine, lorsqu’on inclut les registres de domaines génériques comme point-com, et les registres de domaines nationaux comme point-uk (Royaume-Uni). «L’enregistrement de plus d’un million de noms de domaine point-ca témoigne du travail exceptionnel réalisé par l’ACEI. Au nom de l’ensemble de la collectivité de l’ICANN, vous avez toutes nos félicitations», a déclaré M. Paul Twomey, président et chef de la direction de l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN), l’organisme qui régit les domaines Internet à l’échelle mondiale.

Pour remercier les Canadiens qui ont choisi d’enregistrer un nom de domaine point-ca, l’ACEI a lancé récemment un site Web, www.unmilliondomaines.ca, pour célébrer l’atteinte de ce jalon important et pour mettre en valeur les réussites associées à des noms de domaine point-ca.

Les noms de domaine point-ca sont disponibles par l’entremise d’un réseau de plus de 140 registraires de noms de domaine canadiens qui fournissent également un large éventail de solutions Internet, allant de la conception et de l’hébergement de sites Web à la gestion d’adresses de courriel multiples.

source canoà«

Monétisation de l’immatériel : les noms de domaines (2/9)

Conférence à l’Atelier Internet de l’ENS,
Paris, lundi 12 novembre 2007
par Charles Simon

Le corps du délit ou Qu’est-ce qu’un nom de domaine ?

Les noms de domaine ont été pensés à l’origine comme de simples ‘ pointeurs techniques ‘ . Une fois que l’usage de l’internet s’est répandu dans le grand public, leur pouvoir ‘ signifiant ‘ a cependant pris le pas sur toute autre fonction et permis l’émergence d’un marché des noms de domaine.

Qu’est-ce qu’un nom de domaine ?

Pour s’orienter dans un espace, il faut un jeu d’identifiants : coordonnées longitudinales et latitudinales ; adresse postale ; numéro de téléphone. Pour identifier un terminal informatique connecté à l’internet, c’est une adresse dite IP (internet protocol) qui est utilisée. Cette adresse se présente le plus souvent sous la forme d’une suite de 4 chiffres compris entre 1 et 255, séparées par des points (1). C’est par exemple l’adresse 128.54.206.9.
L’adresse IP est tout à fait adaptée pour une identification mécanique des ressources, exécutée par des machines. Elle est cependant d’une utilité limitée pour l’utilisateur humain :
– d’abord une adresse IP est difficilement mémorisable ;
– ensuite elle n’est pas fixe dans le temps. Si, à un instant t, un seul terminal connecté à l’internet public peut se voir attribuer une certaine adresse IP, l’adresse IP d’un même terminal peut varier au cours du temps, même sans changement du point à partir duquel le terminal se connecte physiquement au réseau. Le terminal peut aussi être déplacé physiquement et connecté au réseau depuis un autre point. Dans tous les cas, quand l’adresse IP attribuée au terminal change il faut répercuter l’information à l’ensemble des personnes souhaitant s’y connecter à distance. Passé un certain seuil, l’information de chaque utilisateur individuel devient cependant radicalement impossible.
Pour permettre le développement du réseau, un nouveau référentiel est donc nécessaire, mieux adapté à l’utilisateur humain. Il s’agit de fournir un mécanisme d’identification des ressources utilisables quelque soit le terminal, le réseau, le protocole (2). C’est la mission dévolue au système des noms de domaine (DNS pour Domain Name System en anglais).

Les premiers noms de domaine de premier niveau (TLDs pour Top Level Domains) ont été créés en 1984 (3). Au lieu d’identifier un terminal par son adresse IP, l’utilisateur l’identifie désormais par son nom de domaine, exemple.com par exemple. En parallèle, les adresses IP continuent à être utilisées pour des fonctions techniques mais ce sont des machines qui assurent, de façon transparente pour l’utilisateur humain, la correspondance entre noms de domaine et adresses IP.

Les noms de domaine ne sont cependant pas qu’un simple substitut aux adresses IP. Le DNS a aussi l’avantage de permettre la séparation des fonctions d’identification des terminaux et des services. De nombreux services peuvent en effet être proposés via l’internet : serveurs de fichiers, sites web, messagerie.
Une personne qui propose différents types de services mais les héberge sur des terminaux différents peut vouloir les fédérer sous une même bannière. C’est ce que les noms de domaine permettent de faire. Un serveur de fichiers (ftp.exemple.com), un site web (www.exemple.com), un système de messagerie (exemple@exemple.com) peuvent partager un même nom de domaine (exemple.com) sans nécessairement être hébergé sur un même terminal. D’identifiant d’un terminal, le nom de domaine devient alors l’identifiant d’un service, voire de plusieurs services.
Du point de vue de l’utilisateur, le nom de domaine remplace donc avantageusement les adresses IP. Il n’en reste pas moins un simple ‘ pointeur technique ‘, assurant le lien entre un service et un terminal, donc une adresse IP.

(1) Adresses dites IPv4 pour Internet Protocol version 4. La numérotation ‘ 4 ‘ est arbitraire puisqu’il n’existe pas de version 1, 2 ou 3 du protocole IP. De même la version 6 du protocole, actuellement en cours de déploiement, ne fait pas suite à une version 5. Les adresses IPv4 sont longues de 32 bits, c’est-à-dire qu’elles consistent en une suite de 32 <0> et <1>. Les adresses IPv6 sont longues de 128 bits.
(2) Mockapetris (P.), Domain names – Implementation and specification, RFC 1035, novembre 1987, ftp://ftp.rfc-editor.org/in-notes/rfc1035.txt.
(3) Postel (J.), Reynolds (J.K.), Domain requirements, RFC 920, octobre 1984 ftp://ftp.rfc-editor.org/in-notes/rfc920.txt.
Il s’agit des .arpa, .gov, .edu, .com, .mil, .org qui sont des noms de domaine dits ‘ génériques ‘ (gTLDs pour generic Top Level Domains) et des noms de domaine dits ‘ géographiques ‘ (ccTLDs pour country code Top Level Domains), représentant des pays, dont la liste n’est pas fixée.

(à suivre)

Source CawAilleurs, le Cawa d’AdmiNet City