‘Autorité canadienne pour les enregistrements Internet (ACEI) annonce le lancement d’une nouvelle politique de protection des renseignements personnels et d’un outil de recherche dans le but de protéger la vie privée des détenteurs de noms de point-. La nouvelle politique restreint l’accès aux renseignements personnels à l’exception de circonstances extraordinaires ou du consentement explicite du détenteur.

L’Autorité canadienne pour les enregistrements Internet (ACEI) est une organisation sans but lucratif dirigée par ses membres qui gère le de noms de point- du pays. L’ACEI développe et met en oeuvre des politiques qui soutiennent la communauté Internet du Canada et représente aussi le point- sur le plan international. L’ACEI est responsable de l’outil pour les noms de point-.

est un terme générique qui décrit un service d’annuaire en ligne qui permet aux gens d’obtenir des renseignements au sujet des noms de Internet. Le qui s’applique aux noms de point- traite plus d’un million de requêtes par jour et permet aux utilisateurs de déterminer rapidement si un de point- est disponible ou d’obtenir de l’information sur une inscription.

Renseignements protégés

En vertu de la nouvelle politique, les renseignements personnels tirés de l’ des détenteurs d’un de individuel comme le du détenteur, l’adresse de résidence, le numéro de téléphone et l’adresse électronique seront désormais protégés à titre de renseignements confidentiels. Les renseignements d’un complet pour les détenteurs de noms de d’entreprise continueront à être accessibles et les individus détenteurs de noms de pourront décider de rendre accessible ou non leurs renseignements.

Dans l’éventualité de circonstances particulières et isolées, les renseignements personnels de certains titulaires peuvent être divulgués lors de situations découlant d’infractions où des enfants sont mis en danger, des conflits relativement à la propriété intellectuelle (ex.: cybersquattage), de menaces sur Internet et de vols d’identité.

«La politique de protection des renseignements personnels pour les noms de point- met les détenteurs à l’avant-plan en minimisant l’accès aux renseignements d’ordre privé de domaines point- individuels tout en mettant en oeuvre des mécanismes en temps opportun pour des demandes de renseignements justifiées», explique, dans un communiqué, Byron Holland, président-directeur général de l’Autorité canadienne pour les enregistrements Internet.

source canoe.com


VANCOUVER — Les changements qui se préparent dans l’univers d’internet au Canada placeront le pays à l’avant-garde en matière de sécurité de la vie privée.

L’Autorité canadienne pour les enregistrements internet (ACEI) mettra en place, à partir du 10 juin, de nouvelles règles sur la protection de la vie privée qui permettront de soustraire les informations personnelles du regard des fouineurs informatiques.

Cette mesure concerne 600 000 Canadiens et résidents canadiens dont les données personnelles sont actuellement disponibles dans internet.

Les bureaux d’ de noms de domaines ont l’habitude de fournir les informations détaillées de tous les individus qui détiennent un site internet.

Ces informations sont accessibles au moyen d’un outil de recherche appelé “” et qui constitue notamment une mine d’or pour les polluposteurs.

“Il s’agit là de l’un des plus vastes annuaires de données personnelles gratuitement mis en ligne dans le pays”, estime Michael Geist, professeur de droit à l’Université d’Ottawa.

Mais à partir du 10 juin, le fonctionnement du “” sera soumis aux dispositions de la Loi de 2004 sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques.

Ce n’était pas le cas auparavant, puisque cette loi n’existait pas à l’époque où le premier de canadien a été déposé, en 1988. Il s’agissait de “upei.”, enregistré par l’Université de l’Ile-du-Prince-Edouard.

La loi de 2004 réglemente la façon dont les entreprises collectent, utilisent et rendent publiques les informations personnelles dans le cadre d’activités commerciales.

“Cela va nous placer aux avant-postes de la protection de données personnelles”, s’est félicité Byron Holland, le président de l’ACEI.

Les changements ne concernent que les personnes privées détenant un de se terminant par “.”. Seules les résidents canadiens peuvent déposer un de utilisant cette extension, ce qui permettra d’éviter que l’internet canadien devienne le refuge de tous les internautes de la planète aspirant à plus d’anonymat.

Les personnes ayant déposé un de avant le 10 juin ne pourront pas bénéficier de cette nouvelle protection. Les renseignements les concernant disponibles sur “” ont en effet été repris et mis en ligne par d’autres sites internet.

Il faudra qu’ils mettent à jour et modifient ces informations à partir du 10 juin s’ils souhaitent retourner dans l’anonymat.

Les changements annoncés par l’ACEI ne font pas la joie de tous. Ils ont notamment provoqué l’ire des forces de polices ou encore, des avocats spécialisés dans le droit d’auteur. Ils perdent là un précieux outil de recherche pour traquer les prédateurs sexuels ou pour repérer les infractions aux droits d’auteur.

“Ils ont cherché à maintenir le statu quo bien qu’on puisse soutenir que cela viole la législation sur la vie privée”, a expliqué Michael Geist.

Le nombre de noms de canadiens a atteint le million en avril dernier et depuis cette date, on enregistre 650 nouveaux noms chaque jour. Près de 70 pour cent des propriétaires, soit environ 600 000, sont des citoyens canadiens, selon l’ACEI.

source LaPresseCanadienne


J’apprenais cette semaine que le député de Mercier à l’Assemblée nationale du Québec inaugurait son nouveau site Web. Et dans le cadre de cet exercice, Daniel Turp a découvert qu’il n’était pas possible d’obtenir un de qui se termine par les lettres .. Après avoir fait des recherches, le député de la région montréalaise a cependant découvert que les Catalans ont réussi à obtenir le droit d’enregistrer un de avec les lettres . pour Catalunya. Selon ses recherches, l’ aurait approuvé la demande en septembre 2006. Une demande effectuée sur la base des besoins linguistiques et culturels du peuple catalan.

Fort de cette recherche, Daniel Turp croit aujourd’hui que les Québécois pourraient obtenir leur identité propre sur internet et pour ce faire, il lance une grande pétition en ligne pour obtenir l’appui des internautes québécois et sympathisants de cette requête. Pour plus de renseignements sur cette démarche, il est possible de consulter le site de l’Opération POINT-.

Mais revenons au nouveau site

Maintenant, permettez-moi de revenir sur le nouveau site du député, car malgré toute la bonne volonté du député, le travail des « spécialistes » laisse à désirer. Généralement, je ne commente pas les sites Web, mais lorsqu’on m’envoie deux courriels pour m’annoncer en grande pompe un nouveau site pour “marquer le cinquième anniversaire de mon élection” et qu’on y mentionne « au cours des derniers mois, j’ai travaillé avec des spécialistes », je me permets une visite critique des lieux.

Et le résultat de cette visite est peu reluisant. Commençons par le message d’accueil. Deux jours après le lancement du nouveau site, on trouve encore le communiqué général du lancement en page d’accueil. Le jour du lancement, ça va toujours même si ça démontre un manque de culture Web. Mais deux jours plus tard, c’est un drôle de message pour un lieu qui doit être un carrefour entre un député et ses commettants. Au pire, on aurait pu faire disparaître l’invitation au lancement du site ;-)

Dans son texte officiel d’accueil, le député nous apprend l’existence d’un Carnet citoyen pour y faire connaître notre opinion. Cet espace doit permet au député de prendre connaissance des commentaires et opinions qui le guideront dans son travail d’élu. Après vérification avec plusieurs fureteurs, j’ai eu beau chercher, je n’ai jamais trouvé dans ce carnet citoyen un espace pour envoyer un commentaire ou une opinion.

Le député en profite pour nous annoncer la présence d’un nouvel outil de communication, DanielTurp.TV. Bel exercice de communication et surtout très rentable avec un député qui est télégénique. Le hic, c’est que l’adresse Danielturp.tv n’a pas été enregistrée… À qui la chance ?

Je termine avec le plus gênant du site, les sections espagnoles et portugaises. Il faut savoir que la circonscription du député compte une forte population espagnole et portugaise. Le geste était noble, mais le résultat démontre l’importance des tests de qualité. Aucun lien dans le texte des deux sections ne fonctionne. Une fois sur la page espagnole ou portugaise, un texte invite l’internaute à cliquer vers diverses sections du site. Mais chaque clic nous amène plutôt vers une page d’erreur sur le serveur qui héberge le site du député.

source radio-canada.ca


L’Autorité canadienne pour les enregistrements Internet (ACEI) a annoncé aujourd’hui que les utilisateurs canadiens de l’Internet avaient enregistré un million de noms de Internet point- (.).

Les Canadiens, qui forment l’une des nations les plus branchées dans le monde, utilisent l’Internet en nombre croissant, tant pour des raisons personnelles que professionnelles ou commerciales.

L’atteinte du million de noms de point- témoigne de la forte présence du Canada sur Internet et de la popularité des sites Web canadiens.

Brent Krause, de Calgary, en Alberta, a enregistré le millionième de point-. M. Krause a enregistré le de krauslaw. pour promouvoir les services de son cabinet privé d’avocat sur le Web. «J’ai recommandé le point- à mes clients dans le passé et c’était évidemment mon premier choix pour ma propre étude» a déclaré M. Krause, qui possède plus de 10 années d’expérience en droit de la propriété intellectuelle.

Le de point- a été créé en 1987 par un groupe de bénévoles de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC); il a été transféré à l’ACEI en 2000. C’est en 1988 qu’a été enregistré le premier de point-, upei., par l’Université de l’Ile-du-Prince-Édouard. Depuis sa création, l’utilisation du de point- a connu une hausse de plus de 20% par année. Cette croissance est remarquable quand on considère que le point- est réservé exclusivement aux Canadiens. «Le point- représente le Canada sur Internet. Un de , un site Web ou une adresse de courriel point- est une assurance que vous faites affaire avec un Canadien ou avec une entreprise canadienne sur Internet», affirme Byron Holland, président et chef de la direction de l’ACEI.

Le point- se classe au 17e rang dans le monde parmi les registres de noms de , lorsqu’on inclut les registres de domaines génériques comme point-com, et les registres de domaines nationaux comme point-uk (Royaume-Uni). «L’ de plus d’un million de noms de point- témoigne du travail exceptionnel réalisé par l’ACEI. Au de l’ensemble de la collectivité de l’, vous avez toutes nos félicitations», a déclaré M. Paul Twomey, président et chef de la direction de l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (), l’organisme qui régit les domaines Internet à l’échelle mondiale.

Pour remercier les Canadiens qui ont choisi d’enregistrer un de point-, l’ACEI a lancé récemment un site Web, www.unmilliondomaines., pour célébrer l’atteinte de ce jalon important et pour mettre en valeur les réussites associées à des noms de point-.

Les noms de point- sont disponibles par l’entremise d’un réseau de plus de 140 registraires de noms de canadiens qui fournissent également un large éventail de solutions Internet, allant de la conception et de l’hébergement de sites Web à la gestion d’adresses de courriel multiples.

source canoë


Conférence à l’Atelier Internet de l’ENS,
Paris, lundi 12 novembre 2007
par Charles Simon

Le corps du délit ou Qu’est-ce qu’un de ?

Les noms de ont été pensés à l’origine comme de simples ‘ pointeurs techniques ‘ . Une fois que l’usage de l’internet s’est répandu dans le grand public, leur pouvoir ‘ signifiant ‘ a cependant pris le pas sur toute autre fonction et permis l’émergence d’un marché des noms de .

Qu’est-ce qu’un de ?

Pour s’orienter dans un espace, il faut un jeu d’identifiants : coordonnées longitudinales et latitudinales ; adresse postale ; numéro de téléphone. Pour identifier un terminal informatique connecté à l’internet, c’est une adresse dite IP (internet protocol) qui est utilisée. Cette adresse se présente le plus souvent sous la forme d’une suite de 4 chiffres compris entre 1 et 255, séparées par des points (1). C’est par exemple l’adresse 128.54.206.9.
L’adresse IP est tout à fait adaptée pour une identification mécanique des ressources, exécutée par des machines. Elle est cependant d’une utilité limitée pour l’utilisateur humain :
- d’abord une adresse IP est difficilement mémorisable ;
- ensuite elle n’est pas fixe dans le temps. Si, à un instant t, un seul terminal connecté à l’internet public peut se voir attribuer une certaine adresse IP, l’adresse IP d’un même terminal peut varier au cours du temps, même sans changement du point à partir duquel le terminal se connecte physiquement au réseau. Le terminal peut aussi être déplacé physiquement et connecté au réseau depuis un autre point. Dans tous les cas, quand l’adresse IP attribuée au terminal change il faut répercuter l’information à l’ensemble des personnes souhaitant s’y connecter à distance. Passé un certain seuil, l’information de chaque utilisateur individuel devient cependant radicalement impossible.
Pour permettre le développement du réseau, un nouveau référentiel est donc nécessaire, mieux adapté à l’utilisateur humain. Il s’agit de fournir un mécanisme d’identification des ressources utilisables quelque soit le terminal, le réseau, le protocole (2). C’est la mission dévolue au système des noms de (DNS pour Domain Name System en anglais).

Les premiers noms de de premier niveau (TLDs pour Top Level Domains) ont été créés en 1984 (3). Au lieu d’identifier un terminal par son adresse IP, l’utilisateur l’identifie désormais par son de , exemple.com par exemple. En parallèle, les adresses IP continuent à être utilisées pour des fonctions techniques mais ce sont des machines qui assurent, de façon transparente pour l’utilisateur humain, la correspondance entre noms de et adresses IP.

Les noms de ne sont cependant pas qu’un simple substitut aux adresses IP. Le DNS a aussi l’avantage de permettre la séparation des fonctions d’identification des terminaux et des services. De nombreux services peuvent en effet être proposés via l’internet : serveurs de fichiers, sites web, messagerie.
Une personne qui propose différents types de services mais les héberge sur des terminaux différents peut vouloir les fédérer sous une même bannière. C’est ce que les noms de permettent de faire. Un serveur de fichiers (ftp.exemple.com), un site web (www.exemple.com), un système de messagerie (exemple@exemple.com) peuvent partager un même de (exemple.com) sans nécessairement être hébergé sur un même terminal. D’identifiant d’un terminal, le de devient alors l’identifiant d’un service, voire de plusieurs services.
Du point de vue de l’utilisateur, le de remplace donc avantageusement les adresses IP. Il n’en reste pas moins un simple ‘ pointeur technique ‘, assurant le lien entre un service et un terminal, donc une adresse IP.

(1) Adresses dites IPv4 pour Internet Protocol version 4. La numérotation ‘ 4 ‘ est arbitraire puisqu’il n’existe pas de version 1, 2 ou 3 du protocole IP. De même la version 6 du protocole, actuellement en cours de déploiement, ne fait pas suite à une version 5. Les adresses IPv4 sont longues de 32 bits, c’est-à-dire qu’elles consistent en une suite de 32 <0> et <1>. Les adresses IPv6 sont longues de 128 bits.
(2) Mockapetris (P.), Domain names - Implementation and specification, RFC 1035, novembre 1987, ftp://ftp.rfc-editor.org/in-notes/rfc1035.txt.
(3) Postel (J.), Reynolds (J.K.), Domain requirements, RFC 920, octobre 1984 ftp://ftp.rfc-editor.org/in-notes/rfc920.txt.
Il s’agit des .arpa, .gov, .edu, .com, .mil, .org qui sont des noms de dits ‘ génériques ‘ (gTLDs pour generic Top Level Domains) et des noms de dits ‘ géographiques ‘ (ccTLDs pour country code Top Level Domains), représentant des pays, dont la liste n’est pas fixée.

(à suivre)

Source CawAilleurs, le Cawa d’AdmiNet City