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Un tour de vis très Net : le filtrage du Web

En France, sous couvert de lutte contre le téléchargement illégal et contre la pornographie enfantine, deux lois (Hadopi et Loppsi 2) sont venues coup sur coup entamer le principe d’un Internet neutre et autorégulé. Mais qu’en est-il ailleurs ? Des propositions en cours aux lois votées, nous vous proposons un tour du monde des mesures de filtrage et de contrôle des contenus. Second volet : le filtrage de l’accès à Internet.

La volonté de réguler Internet, sous couvert de le « sécuriser », fait l’objet de nombreuses attentions. Les démocraties du monde entier s’attachent depuis quelques temps à bloquer l’accès à des sites, en collaboration ou non avec les fournisseurs d’accès à Internet (FAI). En toile de fond, c’est la neutralité du Net qui est remise en question. La France a adopté le 16 février le projet de loi de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi 2). L’un des volets de ce texte a pour objectif le bloquer l’accès aux sites pédo-pornographiques après décision d’un juge. Pendant ce temps, 39 pays, dont la France, négocient secrètement l’Acta, un traité qui rendrait les différents intermédiaires techniques (fournisseurs d’accès, hébergeurs, éditeurs de services) responsables pénalement des contenus. En omettant volontairement les censures politiques de pays aux gouvernements autoritaires, effectuons un tour du monde des tentatives de filtrage.

Filtrage obligatoire

L’Italie a été le premier pays européen à mettre en place un filtrage contre la pédo-pornographie. Un décret a été ratifié en 2007 obligeant les FAI à bloquer les sites repérés par la police. Ce « Child exploitation tracking system » repose sur une liste noire (de moins de 1 000 noms de domaine) et une base de données fournie (gratuitement) par Microsoft, qui aide les enquêteurs à tamiser les sites Web et les communications électroniques suspects. Les sites de partage de fichiers sont également dans le collimateur du filtrage italien. Après plusieurs procédures, la justice italienne a ordonné, il y a quelques semaines, le blocage de l’accès à The Pirate Bay. Autre atteinte à la neutralité du Net, et pas des moindres, un décret, qui a fait grand bruit au début de l’année : désormais, une autorisation auprès du ministère italien des Communications est obligatoire pour « diffuser et distribuer sur Internet des images animées, accompagnées ou non de son ». Une démarche vivement critiquée, qui rappelle ce qui se fait en Corée du Sud.

Filtrage volontaire des FAI

Si, en France, les FAI s’opposent à la régulation, ceux de plusieurs autres pays n’ont pas rechigné à coopérer. Le 23 novembre 2006, le gouvernement du Canada s’accordait avec neuf FAI autour du projet « Cleanfeed Canada ». Il intègre la participation d’un association pour la défense des enfants reconnue par le gouvernement, Cybertip.ca. Cette dernière collecte les signalements relatifs à des sites Web pouvant contenir des images pédo-pornographiques et réalise des rapports transmis aux autorités judiciaires. Les adresses des sites sont ensuite distribuées aux FAI. La liste noire compte aujourd’hui près de 8 600 URL.

Le Royaume-Uni est l’un des pays les plus partisans du filtrage. En novembre 2006, cinq des plus importants FAI ont volontairement, sans obligation légale, pris des mesures pour bloquer l’accès aux sites pédo-pornographiques. Quelques FAI, minoritaires, ne souhaitent toujours pas coopérer, mettant en doute l’efficacité du blocage. La liste noire est gérée par l’IWF (Internet Watch Foundation), citée comme l’autorité de référence dans la lutte contre la pédo-pornographie. Depuis sa création, en 1996, l’IWF est financée par l’UE et par l’industrie de l’internet, y compris les FAI et les opérateurs mobile. La liste contient moins de 1 000 URL, est actualisée deux fois par jour et envoyée aux FAI, qui l’injectent dans leur dispositif de blocage. La liste est également distribuée à Google. Le filtrage anglais s’étend également à la lutte contre la diffusion sur Internet d’images criminelles à caractère obscène et de contenus appelant à la haine raciale. Des problèmes sont néanmoins apparus. Quand des images se trouvent sur la page d’accueil d’un site, c’est tout le site qui est bloqué. Ainsi, quand l’IWF a souhaité empêcher l’accès à la pochette de l’album de Scorpions Virgin Killer, qui illustrait un article de Wikipedia, c’est toute l’encyclopédie en ligne qui a été touchée. Un risque qui fait écho à une autre anecdote : quand le gouvernement pakistanais a censuré YouTube, l’impact a été international. Pendant des heures, le site de vidéos en ligne a été inaccessible dans le monde entier.

L’IWF est également utilisée par la République Tchèque et par le Chili, premier pays latino-américain à avoir créé un système de filtrage des sites pédo-pornographiques en 2008.

Dans les pays nordiques, les FAI se sont même organisés entre eux. Chacun à son tour, la Norvège, la Suède, la Finlande et le Danemark ont mis en place le filtre CSAADF (Child Sexual Abuse Anti Distribution Filter). Ils ont estimé que cela rentre dans leur rôle d’entreprises responsables au service de leurs clients. La connexion au site est redirigée vers une page d’avertissement, accompagnée du sigle de la police. En revanche, concernant le téléchargement illégal, le FAI norvégien Telenor a refusé de bloquer l’accès au site de partage de fichiers BitTorrents The Pirate Bay. La police suédoise avait également menacé, en 2007, de filtrer l’accès aux sites de BitTorrents, sans conséquence. Il y a un an, la liste noire danoise, soumise au contrôle d’une association pour la protection des enfants, concernait près de 4 000 sites. Elle n’est que de 1 000 noms de domaine en Suède, et un peu moins pour la Norvège. En Finlande, la liste est établie par la police et soumise à contestation : d’après une association, la majorité des pages concernées seraient uniquement pornographiques.

Filtrage prévu

L’Australie est considérée comme le pays le plus entreprenant en matière de filtrage. Quand bien même rien n’a encore été mis en place, car le gouvernement australien compte présenter son projet de loi au cours de l’année. Mais, en 2009, les autorités ont mené des tests à partir d’une liste confidentielle de 1 370 sites. La loi permettrait également d’étendre le filtrage à d’autres sites, au choix des internautes (on pense aux parents). La cible n’est d’ailleurs pas seulement la pédo-pornographie mais également l’incitation au terrorisme, l’apologie des drogues et la « violence excessive ». Des inquiétudes concernent les dommages collatéraux, comme le ralentissement du débit du Net ou le blocage de sites inoffensifs. En effet, un rapport universitaire – Untangling the Net, The scope of content caught by mandatory Internet filtering – conclut que des sites favorables à l’euthanasie, des extraits de Lolita, de Nabokov, ou même un sondage sur les cantines scolaires sont inclus dans le filtrage. D’après Wikileaks, cité par The Guardian, la liste contient des sites pornographiques légaux et des sites consacrés au poker. En fait, seuls 674 des 1 370 de la liste présentent bien un caractère pédo-pornographique. Parmi les opposants au projet, on trouve notamment deux associations pour la protection des enfants (Save the Children et le National Children’s & Youth Law Centre). D’après elles, il vaudrait mieux pourchasser les pédophiles plutôt que d’utiliser un filtrage jugé inefficace. En guise de protestation, des internautes ont organisé un blackout du Web australien, et une opération « Tempête de seins » (consistant à attaquer des sites gouvernementaux) a même été organisée. Dans la même veine, l’Etat d’Australie du Sud interdit depuis le 6 janvier aux internautes « de publier, durant la période électorale, des écrits ou des commentaires sur un candidat, un parti ou les sujets débattus durant l’élection, dans un journal publié sur Internet, sur le site d’une radio ou d’une télévision à moins qu’il ne donne son nom et son adresse ».

Inspiré par le voisin australien, le ministère de l’Intérieur de Nouvelle Zélande lancera à la fin du mois le « Digital Child Exploitation Filtering System ». Un filtrage « en réponse à la demande de la communauté » pour qu’Internet « soit plus sécurisé ». La page bloquée affichera un message mentionnant l’illégalité du site. Contrairement à l’Australie, le filtrage ne reposera sur aucune loi, ne concernera que la pédo-pornographie et ne sera soumis à aucune obligation de coopération avec les FAI. Le gouvernement a testé une liste de 7 000 noms de domaine pendant les deux années passées.

Filtrage en attente

Aux Etats-Unis, la lutte contre la cyber-pornographie enfantine a commencé en 2000, date à laquelle une loi a été promulguée pour un filtrage dans les écoles et bibliothèques. Depuis, aucune filtrage à l’échelle nationale n’a pu être mis en vigueur. Même si les autorités semblent enclines à bloquer l’accès aux sites de téléchargement illégal. Pourtant, le filtrage des sites pédo-pornographiques faisait partie d’un amendement au projet de loi sur la relance économique présenté l’année dernière. Il y a un mois, le Sénat a refusé de voter cet amendement. Sans doute parce que Barack Obama avait fait de la neutralité du Net un des thèmes de sa campagne.

Aux Pays-Bas, l’Etat a montré son envie de légiférer, mais n’a pas réussi à disposer du droit constitutionnel pour imposer ses directives. Cela reste une initiative dépendant du volontariat des FAI. Pour le moment, seuls deux FAI mineurs ont mis en place le filtrage. Avec une liste gérée par la police mais qui ne concerne que 150 sites néerlandais. De plus, la police a jugé que les efforts pour garantir l’utilité de cette liste étaient démesurés.

L’Allemagne, enfin, est indécise. Le 28 novembre dernier, Horst Köhler, président allemand, avait mis un terme aux tergiversations gouvernementales : le filtrage du Web n’aurait pas lieu. Si une loi intitulée « Internet Restriction Act » avait été votée cinq mois plus tôt en accord avec les FAI, le gouvernement a progressivement reconnu que la démarche était caduque. Les raisons invoquées : l’inefficacité technique à empêcher l’accès aux pédophiles et le risque de « surblocage », c’est-à-dire le fait de bloquer des sites « innocents ». Plusieurs rapports avaient en effet assuré que la liste noire, qui était fournie quotidiennement par la police criminelle, contenait moins de 2 % de sites pédo-pornographiques. Finalement, et bien qu’un groupe de travail ait été formé pour réfléchir à l’autorégulation, un nouveau texte, cette fois signé par le président, a été présenté en février. La différence étant la suppression des sites plutôt que le blocage de l’accès. Passage devant le Parlement à venir. A noter, enfin, que le pays avait déjà adopté un « code de bonne conduite » pour retirer des recherches Google les sites « illégaux ».

Source: Telerama.fr
Auteur: Sophie Baconnet et Antoine Mairé

Sex.com, un cher nom de domaine !

Depuis, ce record a été battu par l’adresse insure.com, pour laquelle QuinStreet a payé 16 millions de dollars en octobre dernier. En 2007 et en 2008, les sites porn.com et fund.com avaient quant à eux rapporté respectivement 9,5 millions et 10 millions de dollars, ce qui en fait les 4e et 3e noms de domaine les plus coûteux au monde. Mais d’ici quelques semaines, sex.com pourrait récupérer la première place. Le 18 mars, l’adresse sera remise en vente, aux enchères, dans un cabinet d’avocats à New York. Rien que pour pouvoir participer, les candidats acquéreurs doivent déposer sur la table un chèque certifié de 1 million de dollars.

Mais la plupart des observateurs estiment que la vente n’atteindra peut-être pas les sommets espérés. Il est vrai que Escom, qui croule sous les dettes, n’a jamais réussi à rentabiliser le nom de domaine pour lequel elle avait cassé sa tirelire…

La faute notamment aux innombrables sites porno gratuits et payants qui pullulent sur le Net, faisant en sorte que gagner sa vie dans le sexe virtuel n’est pas forcément aussi facile qu’il n’y paraît…

Source: TendanceTrends.be
Auteur: MVO

Poker.org sold for $1 Million, Most Ever For .org Domain

Sedo, a domain marketplace, has brokered the largest sale of a .org domain to date. Brokered on behalf of National A-1 Advertising, the domain poker.org was sold to PokerCompany.com for the sum of $1 million. Prior to the sale of poker.org, the highest .org sale was $198,000 for engineering.org, followed by sexe.org which sold for $151,400. The sale price for poker.org is smaller than those of some of the largest .com sales, which rang in at $5.1 million for Toys.com, and $3 Million for the candy.com sale. Edit: Sex.com was the largest .com sale at $14M. Fund.com was notable in that it sold for $10 million.

Domain registrations for .org’s have risen recently, up 11% in the first half of 2009 over the same period a year before according to pir.org Currently there are over 7 million .org domain registrations, making .org’s the third largest domain extension, trailing only .com and .net.

Source: TechCrunch.com
Author: David Diaz

IDéNum : NKM veut en finir avec les « 1001 mots de passe »

IDéNum est un concept nouveau en France : il doit permettre aux citoyens de s’identifier non plus par un mot de passe, mais à l’aide d’une clé USB. Les cibles ? Tous les services en ligne sensibles, qu’ils soient publics ou privés : les administrations (impôts, allocations familiales, etc.), mais aussi La Poste, les banques, les assurances, les sites de vente en ligne ou encore les fournisseurs d’accès à Internet (FAI). Le but est de mettre fin au « cauchemar des mille et un mots de passe », selon Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’État à l’Économie numérique, qui a présenté cette « identité numérique multiservice » lundi 1er février.

Le projet s’inspire des avancées de nos voisins européens, notamment des pays nordiques. Vingt partenaires sont déjà dans la course et veulent tester un prototype fin 2010, pour une entrée en service prévue fin 2011.

De nombreux handicaps

Le principe est simple : l’utilisateur devra confier à un support numérique (une clé USB, un baladeur MP3, une carte SIM, etc.) son nom et son prénom, puis verrouiller ce « certificat » avec un code PIN. Certes, cela rajoute un code à mémoriser, mais il sera le même pour tous les services : plus besoin de retenir en plus son numéro de compte bancaire et son mot de passe associé, son (faramineux) numéro d’utilisateur pour déclarer ses impôts en ligne ou encore ses identifiants sur Amazon ou sur eBay.

Le projet cumule les handicaps. Même si son modèle économique n’est pas finalisé, l’on sait déjà qu’IDéNum sera payant pour l’utilisateur. De plus, il ne sera pas possible de l’utiliser pour voyager, car le certificat ne sera pas accepté aux frontières. Enfin, les internautes n’auront peut-être pas envie de prouver leur identité à l’État, alors que celui-ci surveillera bientôt leurs communications en application des lois Hadopi et Loppsi. La tendance sécuritaire poussant à l’anonymisation des échanges sur Internet, il est possible qu’IDéNum fasse un flop aussi retentissant que Moneo . Pour couronner le tout, le site spécialisé PCInpact a montré que les noms de domaine associés à IDéNum ( idenum.fr , .eu, .com, mais aussi .info, .net et .org) ont déjà été déposés par d’autres… Un mauvais départ ?

Auteur: Guerric Poncet
Source: Le Point.fr

La menace de Hillary Clinton à la Chine

Hillary Clinton a lancé un avertissement aux « personnes » et aux « pays qui lancent des cyberattaques », estimant que ceux-ci « devront en subir les conséquences ». Les États-Unis sont « le berceau » de l’Internet et ont « la responsabilité » de s’assurer de son bon fonctionnement, selon un discours devant être prononcé jeudi 21 janvier et diffusé en avance à la presse. La chef de la diplomatie américaine a par ailleurs annoncé que les États-Unis allaient investir 15 millions de dollars dans la promotion de la liberté sur Internet et de l’accès des femmes au réseau, via des ONG et des projets pilotes.

« Les blogs, les courriels et les messages textes ont créé de nouveaux espaces où échanger des idées, mais constituent aussi de nouvelles cibles pour la censure », a-t-elle expliqué. « Dans un monde interconnecté, une attaque contre le réseau d’un pays peut être une attaque contre tous. En renforçant ce message, nous pouvons créer des règles de conduite pour les États », a-t-elle poursuivi, appelant ainsi à une meilleure coordination internationale. La liberté de se connecter « est identique à la liberté de réunion », a-t-elle insisté. Et, « sur l’Internet, on n’a pas besoin d’être un magnat ou une vedette pour avoir un impact énorme sur la société », a-t-elle ajouté. « En fournissant l’accès à la connaissance et à des marchés potentiels, les réseaux peuvent créer des opportunités là où il n’y en a aucune », a-t-elle encore souligné.

Le message était clairement destiné à la Chine, quelques jours après l’attaque dont a été victime Google . Le géant de la recherche sur Internet a subi des attaques « très organisées » et a envisagé de quitter le marché chinois à la suite de cet incident, qui restera gravé dans les mémoires. Dans le même temps, l’Iran et la Chine semblaient s’affronter sur le réseau. Le 12 janvier, le premier moteur de recherche chinois, Baidu, a été défiguré temporairement par des pirates se prétendant iraniens (Iranian Cyber Army).

Auteur: Guerric Poncet
Source: le point.fr

Réunion de l’Icann: les enjeux de la gouvernance d’Internet

Alors que l’Icann, organisme chargé d’administrer les noms de domaines au niveau mondial, se réunit à Sydney du 21 au 26 juin, retour sur les enjeux de la gouvernance d’Internet avec Loïc Damilaville directeur adjoint de l’AFNIC, l’Association française pour le nommage Internet en coopération, qui gère le « .fr ».

E24: La libéralisation des extensions de noms de domaine (.com, .org,…) est au menu de la réunion de Sydney. Quel en est l’intérêt pour les clients?

Loïc Damilaville: Avec la libéralisation des extensions, nous allons changer d’échelle. Aujourd’hui, il en existe 270, dont 15 extensions génériques. Avec la réforme envisagée, tout le monde pourra déposer un dossier de création d’extension de nom de domaine (.fleur, .alsace, .cocacola, etc.), et en créer un moyennant finance (185.000 dollars à verser à l’Icann). Suivant les projections, nous pourrions nous retrouver avec 500 à 1.000 candidatures.

Aujourd’hui, le choix des extensions est limité pour créer des adresses web. Libéraliser, c’est ouvrir le champ des possibilités pour les clients.

Mais l’intérêt est aussi clairement de relancer le marché des noms de domaine, qui a tendance à s’essouffler. De 2004 à 2008, les bureaux d’enregistrement, des sociétés privées à qui il faut s’adresser pour obtenir une adresse web, ont connu une croissance de 30% par an. Depuis début 2009, le rythme s’est ralenti à 10%, pour un marché global d’environ 4,5 milliards d’euros.

Les entreprises qui détiennent des marques freinent la réforme des quatre fers. Elles craignent que cela n’entraîne des coûts supplémentaires. Depuis 10 ans, elles mènent déjà une stratégie d’achat préventif des noms de domaine afin de protéger leurs marques. Si plus de 1.000 extensions sont créées en quelques mois, alors elles devront multiplier les dépôts défensifs. Elles tentent donc d’imposer un groupe de travail qui déterminerait les personnes physiques ou morales aptes à déposer des noms de marques existantes.

L’Icann dépend du département américain au Commerce. Certains s’en plaignent. Cela va-t-il changer?

Certains, comme l’Union européenne, aimeraient en effet une gouvernance internationale sur les extensions de noms de domaine. En effet, le système des noms de domaine dépend d’une base de données qui recense toutes les extensions. Si le gouvernement américain décide de supprimer le « .fr », il a la capacité de le faire via l’Icann. Même si cela reviendrait à déclarer la guerre à la France.

Outre cette situation extrême, la domiciliation de l’Icann en Californie pose le problème de la gestion des données personnelles qui dépend donc du droit californien. Quand un bureau d’enregistrement vend un nom de domaine à une société hexagonale, celle-ci dépend par capillarité du droit américain.

L’administration Obama va-t-elle changer les choses?

Pour l’instant, elle n’en prend pas le chemin. D’après des rumeurs persistantes, elle envisagerait de nommer prochainement un ancien du département américain à la Sécurité intérieure à la tête de l’Icann. Bref, quelqu’un qui vient d’un monde où la sécurité numérique doit faire l’objet d’un contrôle étroit de la part des Etats-Unis.

Propos recueillis par Guillaume Guichard
source e24.fr

La gendarmerie sur Internet

La gendarmerie lance une offensive sur le plan de la communication alors qu’elle intègre le ministère de l’Intérieur. Le 18 juin, à 20h45, TF1 diffusera une nouvelle série, Claire Brunetti, fiction mettant en scène une jolie capitaine du groupement d’Annecy (Haute-Savoie). Par ailleurs, le nouveau site Internet de la gendarmerie www.gendarmerie.interieur.gouv.fr est lancé officiellement ce jeudi. Ses concepteurs l’ont voulu très visuel, centré sur l’information service. Ils ont par exemple mis en ligne… la carte des radars automatiques. Le GIGN a récemment déposé son « nom de domaine ». Jusqu’à présent, il n’existait qu’un site non officiel reprenant le nom de cette unité emblématique de la gendarmerie nationale.

auteur : Eric Pelletier
source LExpress.fr

Des sites camerounais sont la cible des pirates

Plusieurs sites camerounais ont été victimes ces derniers mois de piratage informatique.

Plusieurs sites camerounais ont été victimes ces derniers mois de piratage informatique.

Depuis quelques mois, ils ont trouvé une nouvelle direction : Le Cameroun. En effet, les sites internet des médias, entreprises et des stars sont piratés sans autre forme de procès. Au mois de d’octobre 2008, le site internet du quotidien camerounais Le Messger (www.lemessager.net) était non fonctionnel. Au départ, les internautes fidèles du quotidien qui fête cette année ses 30 ans, ont cru que c’était de simples contraintes techniques. Que non! C’était plus sérieux. En effet, lorsqu’on se rend sur n’importe quelle page du domaine lemessager.net, on est redirigé vers une page en Anglais composée presque entièrement de publicité, avec la mention  » Under construction « . Et lorsqu’on essayait d’avoir plus d’information, l’on était renvoyé à une galerie de photographies de filles entièrement nues, posant sur plusieurs angles. Après le site de la Nouvelle Expression, Le messager était le deuxième média à être la cible des pirates.Ce n’est pas uniquement une question de médias, le site du Mindaf, celui de Mercuria, entreprise spécialisée dans l’immobilier sur internet à Douala, ont été la cible des pirates au mois de février 2009. Et depuis quelques jours, c’est un site supposé appartenir à Samuel Eto’o, qui a été investit par des filles en petites tenues qui vendent de la lingerie fine et des hommes qui présentent des jeans hyper moulants. Actions malveillantes, erreurs de manipulations, loin d’être des cas isolés, ces sites camerounais disparaissent régulièrement de la toile et parfois pendant plusieurs semaines. D’après Francis Gabou, un expert des Ntic,  » ces sites camerounais sont victimes d’un détournement de Dns, autrement dit d’une tentative de piratage. Pratique qui se résume à accéder aux identifiants de la personne ayant enregistré le domaine, et détourner celui-ci vers un autre serveur où l’on met sur le nouveau site les données que l’on veut « .

Les sites ouverts sur l’Internet s’exposent naturellement à des attaques.  » Elles sont diverses et peuvent être conduites en tirant profit de vulnérabilités dans le code applicatif du site, comme notamment le Cross Site Scripting (Css), l’injection de code Sql ou encore la possibilité de prédire les cookies pour voler la session d’un utilisateur et ainsi usurper une identité et ses droits associés « , décrit Thomas Nguelé, responsable du département veille de sécurité chez Schneider Cameroun. Et pour mettre à jour d’éventuelles vulnérabilités et les corriger, deux approches complémentaires peuvent être adoptées : les tests d’intrusion, qui consistent à répliquer des schémas d’attaque, et l’étude du code source.

Perméabilité de l’hébergeur

Dans le cas des sites camerounais, il faut préciser que beaucoup ne sont pas logé ici.  » C’est un énorme risque car toutes ces attaques ne sont pas le fait des simples internautes. C’est l’affaire des personnes qui ont de solides connaissances en informatique et dans la construction des réseaux internet. Car pour réussir un piratage de site, il faut aller chez l’hébergeur. C’est à partir de la que cette opération peut s’effectuer facilement dans le cas où l’hébergeur n’a pas protégé le site « , explique Francis Gabou. D’où la nécessité de faire le test d’intrusion qui se conduisent au niveau des couches réseau, système et applicative.  » C’est une méthode concrète d’expérimentation et de découverte des failles. On se place dans des conditions réelles d’attaque « , explique Armand Job, webmaster. Ce test permet d’éviter que  » le pirate vienne chez l’hébergeur rediriger le nom du domaine vers un autre site. Ensuite, il faut absolument mettre de Firewall pour protéger les ports connues, qui sont en fait des portes d’accès au site internet « , ajoute Francis Gabou.

Il vaut mieux mettre une protection sur le site lors de sa publication sur la toile, car après avoir été piraté, les pertes sont énormes. Il y’a la perte totale ou partielle des données. Pour restaurer le site, il faut débourser entre 200 et 300 mille francs Cfa. Cependant, il existe plusieurs formes de piraterie. Celui qui est technique fait par les hackeurs comme c’était le cas pour Le Messager, La Nouvelle Expression, Mercuria et le Mindaf. Il y’a une forme moins violentes qui est en fait un  » chantage « . C’est le cas du site de Samuel Eto’o, le triple ballon d’ord Africain et meilleur buteur actuel de la Liga espagnol.

 » Une personne a acheté le nom de domaine de Samuel Eto avant lui à des organismes qui sont chargés de gérer les noms de domaines. Ils ne sont pas censés savoir qui est Samuel Eto’o, son pirate a pris son nom de domaine et affiche des filles en petites tenues ou nues. Il veut inciter Samuel Eto’o à racheté à prix d’or son nom de domaine, car après tout c’est une question d’image aussi « . La priorité pour les entreprises, médias et stars de football comme Samuel Eto’o qui ont des sites sur internet devrait être la sécurité de ce puissant outil de communication. Une précaution précieuse à imposer au webmaster pour éviter d’être référencier site internet  » pornographique  » et perdre son positionnement de site d’information sérieux.

auteur : Marion Obam
source bonaberi.com

Président2012.com: ils y pensent tous!

La bataille pour la prise de l’Élysée a déjà commencé. Plus encore sur le Web où les noms de sites accolant des patronymes d’hommes et de femmes politiques au chiffre 2012 sont légion. Premier volet de cette enquête chez les socialistes où les candidats au poste de Président de la République manquent moins que les idées!

Dominique Strauss-Kahn : Depuis qu’il est entré au FMI, DSK a mis en sommeil son blog. Mais peut-être ne restera-t-il pas inactif sur le Web très longtemps. Les noms de domaines Dsk2012.fr et Dsk2012.com ont été déposés auprès de la même société (1&1). Le premier de façon anonyme. Et le second sous le nom d’un certain Fabrice Jegou. Mais tous deux le même jour, le 19 mai 2008, soit 48 heures après que Dominique Strauss-Kahn eût annoncé lors d’un dîner avec ses proches qu’il se préparait à être candidat en 2012…

Président2012.com: ils y pensent tous! (1/2)

Laurent Fabius : Il est en retrait ces derniers mois. Sans doute un peu trop à son goût. Mais l’ancien Premier ministre est toujours persudadé de faire partie des prétendants socialistes au poste suprême. Et il n’est peut-être pas le seul à y croire : Fabius2012.com a été créé par une personne non-identifiable (Adrole Olima Asega, qui apparaît en tant que « registrant » sur la capture écran ci-dessus, est un ancien ingénieur système de la société Claranet, ndlr). Mais cette personne, quelle qu’elle soit, a eu l’heureuse idée lors de l’enregistrement de donner en guise d’adresse le n°55 de la rue du Faubourg-Saint-Honoré à Paris. Autrement dit : l’adresse de l’Elysée !

Président2012.com: ils y pensent tous! (1/2)

Ségolène Royal : L’ancienne candidate du Parti socialiste est toujours (plus que jamais?) en course pour l’Elysée. Et sur le Net, c’est aussi vrai. Royal2012.fr a été créé par un Niçois près d’une semaine après le second tour de 2007. Pour l’extension « .com », ce n’est pas du côté de la Côte d’Azur qu’il faut regarder mais de… Saint-Louis au Sénégal. C’est un webmaster du nom d’Eddy Graeff qui en serait le propriétaire jusqu’en 2010. Mais il ne s’est pas arrêté en si bon chemin : il a également déposé la version plus « amicale » de Royal2012.com : Segolene2012.com. Et si la Dame du Poitou venait à échouer lors du prochain scrutin présidentiel, un anonyme (bienveillant ?) a prévu le coup : il a déposé, il y a un peu plus d’un mois, Royal2017.fr !
Président2012.com: ils y pensent tous! (1/2)

Bertrand Delanoë : Entre le maire de Paris et les sites estampillés « 2012 », c’est déjà une vieille histoire. L’avocate d’un site Internet d’opposition à Bertrand Delanoë avait créé la polémique en déclarant, quelques mois avant le congrès de Reims, que le nom de domaine Delanoe2012.fr figurait sur une liste de sites réservés « à la demande express » du maire. Dans un communiqué, l’intéressé s’était empressé de démentir.

Mais aujourd’hui, qu’en est-il ? Delanoe2012.fr est entre les mains d’un propriétaire anonyme. En revanche, Delanoe2012.com a été créé en juillet 2007 par un certain Patrick Ulanowska (document ci-dessus). Cet ancien conseiller politique d’Abdou Diouf (ex-Premier ministre du Sénégal et actuel Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie) est du genre peu joignable. Et pour cause : lorsqu’on essaie de l’appeler grâce au numéro de fixe avec lequel a été enregistré le site, on est renvoyé sur le portable de… Thomas Fabius, le fils de Laurent Fabius !

Finalement, c’est au pied de l’immeuble de Patrick Ulanowska qu’on en apprendra un peu plus. L’homme explique avoir enregistré ce nom de domaine sans arrière-pensées politiques ni financières. Il voulait, dit-il, « créer une sorte de site communautaire » lié à Bertrand Delanoë mais a abandonné cette idée lorsque la polémique autour du nom de domaine Delanoe2012.fr a éclaté. Il confie d’ailleurs ne plus être propriétaire de Delanoe2012.com. Si ses coordonnées apparaissent encore derrière le site, c’est que le nom de domaine en question n’aurait pas trouvé nouveau preneur. Quant à Thomas Fabius c’est simplement son « associé ». Ouf, on a échappé à un beau psychodrame familial chez les Fabius…


François Hollande : Depuis qu’il a cédé les clés de Solférino à Martine Aubry, il s’ennuie ferme. Et les chroniques qu’il écrit pour Slate.fr ne doivent pas réussir à l’occuper à plein temps. Du coup, il a tout le loisir de réfléchir à son avenir. Voire de se projeter en 2012. Mais n’y aurait-il que lui pour y croire ? Apparemment, l’UMP trouve également crédible la candidature de François Hollande. Il suffit par exemple de taper Hollande2012.fr pour être immédiatement redirigé vers… Sarkozy.fr ! Mais ce n’est pas le seul cas. Lorsqu’on entre Chirac.com dans sa barre d’url, même punition : on atterrit aussitôt sur le site de son successeur… Quant au nom de domaine Hollande2012.com, il a été déposé par un certain… Patrick Ulanowska (encore lui) !


Martine Aubry : Elle aurait tort de ne pas penser à 2012. Depuis qu’elle s’est emparée de la direction du PS, elle est en bonne place dans la course à l’Elysée. Mais encore faut-il que son mandat de Premier secrétaire se passe sans trop d’encombres… Un certain Kevin Brustis semble vouloir y croire. Cet « administrateur et référenceur de sites web par passion » a déposé dès mai 2008 (soit six mois avant le congrès du PS) le nom de domaine Aubry2012.com. La version « .fr » a quant à elle été enregistrée auprès de la société LWS deux petits mois avant le méli-mélodrame de Reims par un client anonyme…


Président2012.com: ils y pensent tous! (1/2)

Pierre Moscovici : Quand on évoque la prochaine élection présidentielle, personne ne songe à avancer le nom de Pierre Moscovici. Mais il en est un, un anonyme, qui, quelque part en France, a eu cette idée saugrenue. Le 7 mai 2008, Moscovici2012.fr a été enregistré auprès de la société Amen. La preuve que les voies d’Internet et de la politique sont parfois impénétrables…

Ceux qui n’y sont pas (encore ?) : Ça ne saurait tarder mais, pour l’heure, Manuel Valls, Vincent Peillon, Benoît Hamon, Jean-Marc Ayrault, Arnaud Montebourg, Bruno Julliard, Harlem Désir, Jack Lang et… Lionel Jospin ne possèdent pas encore leur nom de domaine en version « 2012 ».

source Marianne2.fr

Le nom de domaine .eus devrait faire une place au basque sur la toile

Le nom de domaine .eus: un nouvel outil mis au service du développement de l’euskera et de la culture basque.

Le nom de domaine .eus servira au service du développement de l’euskera et de la culture basque sur l’Internet et le monde réel.

L’Internet met le multiculturalisme au niveau le plus élevé et, dans cette forme d’universalisme, la langue basque, l’euskera, et la culture basque doivent pouvoir disposer de leur propre dispositif technologique. Aussi, le nom de domaine .eus sera-t-il le nom de la communauté de la langue et de la culture basque sur le net.

Cet élément concret et pratique n’en reste pas moins fortement symbolique. Ce sera un outil pour développer l’euskara et la culture basque et dans ce sens, le domaine .eus sera un outil de normalisation linguistique au niveau de l’espace mondial. Le domaine .eus, à travers l’espace virtuel qu’offre l’Internet, sera un outil concret pour le développement de la langue basque puisqu’il contribuera à lui assurer une place, qui lui garantira ensuite une reconnaissance internationale.

De la même manière, le domaine renforcera et promouvra la nature multiculturelle de l’Internet. En effet, si les communautés linguistiques et culturelles peuvent disposer de leur propre domaine, c’est que l’Internet leur offre un lieu d’expression en devant le réceptacle du multiculturalisme.

Les domaines liés aux langues et aux cultures renforcent à la fois les communautés linguistiques et culturelles, mais aussi l’Internet en tant qu’outil!
L’association .eus qui promeut le domaine s’est constituée en avril 2008 grâce à la volonté de 11 associations et groupes de différents horizons: Euskaltzaindia, le Conseil des organisations sociales de l’Euskara, la Confédération basque et l’association des écrivains basques, la Confédération des Ikastolas du Pays Basque, l’Union des Ikastolas et l’Université du Pays Basque, la Radio Télévision Basque, Internetika, l’association des Ingénieurs de Communication du Pays Basque et le Collège Officiel des Ingénieurs Informatiques d’Euskadi.

source eitb.com