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Archives de mots clés: internet

Internet accueille les premiers noms de domaine non latins

L’Égypte, la Russie, l’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis ont reçu l’autorisation de l’ICANN pour utiliser des noms de domaine nationaux de premier niveau faisant appel à des caractères cyrilliques ou arabes suivant les cas.

L’année dernière, l’ICANN avait voté la création de noms de domaine utilisant des caractères n’appartenant pas à l’alphabet romain (cf. « Internet perd son latin »). Ainsi, les domaines nationaux مصر, рф, السعودية et امارات seront les premiers à être autorisés. Les noms chinois, thaïlandais, jordaniens et sri lankais ne devraient pas tarder non plus. Chaque pays garde tout de même son nom de domaine latin.

Il est intéressant de noter que les noms de domaines internationaux sont stockés en caractères latins. Par exemple, рф est enregistré sur le serveur comme xn--p1ai (ils commencent tous par xn--). C’est le navigateur qui se charge de transcrire ce code dans le bon alphabet.

Source: Infos du net

Email et sécurité : eCert signe avec Yahoo! et Google

La firme eCert, spécialisée dans le courrier électronique sécurisé, annonce un partenariat avec Google et Yahoo! afin de lutter contre les tentatives de fraudes au phishing. eCert possède une base de données répertoriant les serveurs des sociétés partenaires. De cette façon, seuls les messages ayant été envoyés par ces infrastructures certifiées arriveront à destination. Kelly Wanser, PDG de eCert déclare ainsi : « nous sommes désormais en mesure de vérifier le domaine pour un message ».

Aujourd’hui eCert gagne une nouvelle victoire puisque deux gros acteurs sur le marché du courrier électronique joignent leurs efforts dans la lutte contre la fraude. Yahoo! possède 300 millions d’utilisateurs. Pour sa part Gmail aurait 175 millions de comptes. eCert travaille conjointement avec des fournisseurs de services financiers, des plateformes e-commerce ou encore des institutions gouvernementales. Parmi les partenaires de la société nous retrouvons des fournisseurs de courrier électronique mais également des éditeurs de solutions de sécurité ou des FAI.

S’il venait à se déployer à plus grande échelle, le système eCert pourrait alors redorer le blason du courrier électronique en rassurant les internautes avec ce principe de liste blanche. Cependant, comme le souligne le Wall Street Journal il ne sera pas aussi simple d’établir une base de données centrale des serveurs certifiés. En effet, certaines entreprises font appel à des sociétés externes chargée de leur communication électronique.

La lutte contre le phishing à grande échelle n’est certes pas nouvelle. Yahoo! embarque déjà une technologie similaire baptisée DomainKeys et qui permet d’authentifier les DNS rattachées au nom de domaine d’un expéditeur. De son côté Google a récemment introduit une option au sein du Gmail Labs pour ajouter une icône certifiant l’authenticité des messages en provenance de PayPal et eBay.

Source: Clubic.com
Auteur: Guillaume Belfiore

Un même nom de domaine partagé par deux sociétés : oceanet.fr

Je ne savais pas vraiment que ça existait, mais j’ai appris ça en passant sur le site de chauffeurdebuzz que deux sociétés, Oceanet Technology et Oceanet se partagent le nom de domaine oceanet.fr. Bon concrétement, quand on va sur le site, on remarque que ce domaine leurs permet juste de faire une redirection vers leurs sites respectifs en “.com” mais l’anecdote est tout de même amusante.

Source: Evolutivity.fr

Comment les Etats-Unis contrôlent Internet

4 mars 2008, le New York Times a publié un article intitulé : « A Wave of the Watch List, and Speech Disappears ». [1]

Il rapportait les déboires de Steve Marshall, un agent de voyage anglais qui vit en Espagne, et organise des voyages pour les Européens à la recherche de destinations ensoleillées – dont Cuba.

En octobre 2007, environ 80 des sites Webs de Steve Marshall ont été interdits sur ordre du gouvernement des États-Unis ; ces sites, en anglais, français et espagnol, fonctionnaient depuis 1998 ; certains, comme « www.cuba-hemingway.com » étaient littéraires ; d’autres, comme « www.cubahavanacity.com » traitaient de l’histoire et de la culture de Cuba ; d’autres encore, comme « www.bonjourcuba.com », étaient purement commerciaux.

Le département du Trésor des États-Unis les avait placés sur une « liste noire » obligeant le bureau d’enregistrement des noms de domaines – eNom Inc, Bellevue, Washington – a purement et simplement les désactiver.

Steve Marshall a dû reconstruire ses sites avec un nom de domaine délivré par un bureau d’enregistrement européeen.

Une mainmise scandaleuse…

eNom Inc est le plus important bureau d’enregistrement de noms de domaine parmi les quelques 1.000 accrédités par l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers).

L’ICANN est l’organisme international chargé de la régulation des principales fonctions techniques d’Internet ; il gère notamment les extensions des noms de domaines (DNS pour Domain Name System) tels « .com », « .org », « .net », « .fr », etc.

Fondée en 1998, aux Etats-Unis, l’ICANN se présente comme une « société d’utilité publique à but non lucratif » [2] qui exerce une fonction d’organisation de normalisation internationale.

Mais, jusqu’en septembre 2009, l’ICANN était sous le contrôle direct du gouvernement des Etats-Unis auquel l’organisation devait rendre des comptes ; un contrat liait l’ICANN au Département du Commerce (DOC) des Etats-Unis : le Joint Project Agreement (JPA).

C’est devant le Congrès américain que le PDG de l’ICANN a dû expliquer pourquoi son organisation ne souhaitait pas la reconduction du contrat la liant au Département du Commerce ; le contenu général des interventions – plutôt agressives – exprimait « l’envie farouche [des députés et sénateurs américains] de ne rien lâcher sur la gestion de l’Internet ».

Prenant acte de la non-reconduction du JAP, Viviane Reding, commissaire européenne en charge de l’information et des médias, a déclaré que l’ICANN « ne sera plus soumis au contrôle unilatéral du ministère américain du commerce, mais à celui de commissions d’examen nommées par le Governmental Advisory Committee (GAC) de l’ICANN ainsi que par l’ICANN lui-même, avec la participation de gouvernements du monde entier […]. L’ICANN devrait désormais, en théorie, devenir plus indépendant et plus démocratique ».

Il reste que parmi les 18 membres du « staff » politique de l’ICANN, on compte 11 Américains (États-Unis) et 7 Européens (1 Français, 1 Hollandais, 1 Écossais, 1 Belge, 1 Suisse et 2 Polonais) – tous appartenant au monde occidental.

Il reste que l’ICANN – dont le siège est situé à Marina del Rey (Californie) – demeure une société de droit californien.

Red Beckstrom.PNGIl reste qu’en 2009 le conseil d’administration de l’ICANN a élu l’américain Rod Beckstrom (photo ci-contre) au poste de PDG.

« A plus d’un titre cette nomination s’avère surprenante. En effet, l’arrivée d’un américain à la tête de l’ICANN contredit fortement les objectifs de l’organisation et ses désirs d’indépendance vis-à-vis du Département du Commerce des Etats-Unis » a déclaré Stéphane Van Gelder, membre du conseil du GNSO (Generic Names Supporting Organization) de l’ICANN.

D’autant que Rod Beckstrom était précédemment chargé de la cyber-sécurité pour le compte du gouvernement des États-Unis.

A noter également, les relations particulières qui se sont établies entre certains dirigeants de l’ICANN, Google et le gouvernement américain : Andrew McLaughlin, ancien employé de l’ICANN aurait rejoint l’administration de Barack Obama après être passé par Google ; quant à l’ex-président du conseil d’administration de l’ICANN, Vint Cerf, il est aujourd’hui l’un des vice-présidents de Google…

Via l’ICANN et les principaux bureaux d’enregistrements, les États-Unis détiennent un pouvoir démesuré sur Internet.

Ainsi, le 20 janvier dernier, le principal moteur de recherche chinois – Baidu – a déposé plainte devant un tribunal de New-York contre la société Register.com Inc, qui héberge son nom de domaine ; la société Baidu demande des dommages et intérêts pour compenser les pertes qu’elle estime avoir subit lors d’un piratage de son site www.baidu.com. [3]

Le site de Baidu avait été victime d’une attaque pirate qui l’a paralysé pendant plusieurs heures ; les attaquants avaient changé les enregistrements du nom de domaine de Baidu et renvoyé le trafic du moteur de recherche vers un autre site internet.

« La grossière négligence de Register.com Inc. a coûté énormément d’argent à notre compagnie », explique Baidu qui revendique 70% du marché des moteurs de recherche en Chine.

Le New York Times a publié les déclarations de Susan P. Crawford, professeur de droit spécialiste d’Internet ; pour elle, le fait que de nombreux registres de domaines soient résidents aux États-Unis donne à l’OFAC (Office of Foreign Assets Control) – dépendant du Département du Trésor – le pouvoir d’intervenir sur une grande quantité de sites dont plusieurs peuvent ne même pas être aux États-Unis ni se référer aux États-Unis ou entrer en conflit avec les lois des États-Unis.

Or, les États-Unis ne devraient pas avoir autorité sur les sites étrangers qui ne vont pas vers les États-Unis et qui sont légaux au regard des lois étrangères.

La liste noire de l’OFAC comprendrait 557 entreprises dans le monde entier et 3.719 domaines « .com » bloqués sans la moindre notification préalable à leurs propriétaires.

La secrétaire d’état Hilary Clinton a quand même déclaré : « les pays ne respectant pas l’accès libre aux informations ou violant les droits fondamentaux des internautes risquent de se fermer les portes du progrès du prochain siècle ». Ben voyons…

L’ICANN doit s’émanciper de l’emprise des Etats-Unis pour devenir – telle l’Union internationale des télécommunications – une institution spécialisée des Nations unies, indépendante et démocratique, où se retouvent sur un pied d’égalité tous les représentants des gouvernements de la planète.

JPD

[1] « Un signe de la liste de surveillance, et les pages disparaissent », http://www.nytimes.com/2008/03/04/us/04bar.html?_r=1&…

[2] http://www.icann.org/fr/participate/what-icann-do-fr.htm

[3] A noter qu’avec moins de 30% du marché – face à Baidu – Google est en échec commercial en Chine ; sans doute est-ce la raison profonde du conflit que le moteur de recherche américain a ouvert avec les autorités chinoises.

Source: LePetitBlanquiste.com

La justice privée pour les noms de domaine est-elle équitable ?

Internet n’est pas et n’a jamais été, comme on l’entend encore trop souvent, une « zone de non droit ». Au contraire, il y a toujours eu le souci de mettre en place des règles et des procédures pour les faire respecter, à commencer par l’architecture même du réseau. Mais il y a toujours eu aussi la tentation d’éviter les lourdeurs de la justice traditionnelle, jugée trop coûteuse, trop lente et trop incapable de saisir les enjeux techniques à travers leurs décisions juridiques. Il s’est donc développé une sorte de justice privée parallèle, basée sur la négociation et l’arbitrage, dont les noms de domaine sont un parfait exemple.

Lorsqu’une entreprise (ou un particulier) souhaite dénoncer un nom de domaine déposé en violation de ses droits, elle peut s’en remettre à la justice étatique, mais elle est incitée à utiliser la procédure d’arbitrage uniforme baptisée UDRP, dont les règles ont été fixées par l’ICANN et sont imposées depuis 1999 à tous les vendeurs de noms de domaine en .com, .net, .org, .info, .name, et .biz. S’il est avéré que le nom de domaine attaqué a bien été déposé en violation d’une marque commerciale, sans « intérêt légitime » à le posséder, ou « de mauvaise foi », les arbitres saisis peuvent annuler l’octroi du nom de domaine, ou le transférer au plaignant.

La première chose à faire pour le plaignant est de choisir l’organisme d’arbitrage. L’ICANN n’en reconnaît actuellement que quatre : un centre spécialisé qui dispose de plusieurs bureaux en Asie, la Cour d’Arbitrage Tchèque (CAC), l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI), et le Forum National d’Arbitrage (NAF). Tous facturent leurs services aux demandeurs, sauf dans les rares cas où le défendeur souhaite bénéficier d’un collège de 3 arbitres, auquel cas la note est partagée.

La concurrence entre les quatre organisations d’arbitrage se fait d’abord sur le prix, déjà beaucoup plus accessible qu’une procédure judiciaire traditionnelle. Demander à un arbitre de l’OMPI de trancher un litige sur un nom de domaine ne coûte ainsi que 1500 dollars, dont 1000 dollars sont reversés à l’arbitre pour sa rémunération, tandis qu’au NAF le même service coûte 1300 dollars (.pdf). La CAC ne facture que 500 euros l’arbitrage pour le nom de domaine, dont 250 euros vont à l’arbitre. Mais il n’est quasiment jamais choisi par les plaignants. Etrange ?

Malgré le prix le plus élevé, l’OMPI est choisi le plus souvent. Sa réputation d’organisation internationale spécialisée en propriété intellectuelle joue sans doute, s’agissant essentiellement de conflits liés à des marques commerciales. Mais hasard ou coïncidences, l’OMPI est aussi l’organisme qui accède le plus souvent aux demandes des plaignants à l’encontre des noms de domaine attaqués. Sur un peu plus de 16.900 plaintes examinées depuis 1999 au sein de l’OMPI, moins de 1.900 ont été rejetées, et l’énorme majorité (88,8 %) ont au moins partiellement donné satisfaction au plaignant. Dans 63 % des cas, le domaine leur a été transféré.

Au NAF, qui est également beaucoup choisi, sur 12695 décisions prises depuis 1999 88 % donnent raison au demandeur. Or le coût nominal d’une plainte étant négligeable et les enjeux commerciaux parfois considérables, nombre d’entreprises préfèrent s’en remettre aux organismes qui statistiquement leur donnent le plus de chance de victoires. Un peu comme si l’on pouvait choisir en France le tribunal où porter plainte, pour avoir le plus de chance de tomber sur un juge conciliant. Il y a heureusement des règles de compétence qui l’interdisent dans la justice traditionnelle, mais pas pour l’UDRP.

Or il y a matière à s’interroger. Le NAF compte parmi ses rangs 141 arbitres. Mais le cabinet d’avocats Muscovitch a calculé qu’une même arbitre était présente sur environ 10 % des litiges tranchés, et qu’elle était aussi parmi les arbitres qui transféraient le plus souvent les noms de domaine à la demande des plaignants, avec un taux de transfert de 92,7 %.

Un tel constat ne peut, au minimum, que soulever des interrogations sur la capacité des « gouvernants » du web à créer une justice parallèle équitable. Pour mettre fin aux doutes, il serait bon qu’au moins l’ICANN précise dans sa procédure UDRP que les arbitres doivent être nommés au hasard, et non pas sur d’obscures critères internes que seules les organisations d’arbitrage décident, connaissent, contrôlent et appliquent. Et peut-être mettre fin, aussi, à la concurrence entre l’OMPI, le NAF et les quelques autres organismes.

Source: Numerama.com

Comment fonctionne la censure sur internet

Il n’aura pas fallu longtemps à Pekin pour filtrer les réponses du nouveau moteur de recherches proposé par Google depuis Hong Kong. Mais la Chine n’est pas le seul pays expert dans la censure du web. Tour d’horizon de l’arsenal des « ennemis d’internet »… et des façons de les contrer.

Quelques heures après que Google a transféré les requêtes chinoises vers ses serveurs de Hong Kong, la Chine commençait déjà à filtrer l’accès à google.com.hk. Ainsi le « départ de Google », même s’il n’est pas sans conséquence, aurait fait beaucoup de bruit pour rien ? Est-il donc si simple de censurer le web ?

En 2009, une soixantaine de pays ont été concernés par une forme de censure du Web selon Reporters Sans Frontières (RSF), soit deux fois plus que l’année passée. 120 blogueurs, internautes et cyberdissidents sont actuellement derrière les barreaux pour s’être exprimés en ligne.

Les techniques de la censure

Le point unique d’accès au réseau. Pour les pays qui ont établi un point unique d’accès au réseau (Turkmenistan, Cuba en parallèle d’un réseau international), géré par un opérateur télécom en situation de monopole public, la surveillance est facilitée car tout est centralisé. Si l’Etat décide de couper l’accès au réseau, c’est un peu comme si les techniciens n’avaient qu’à mettre un interrupteur en position « off ». L’action est effectuée directement sur le « backbone », qui gère l’accès au Web dans tout le pays. C’est ce vers quoi s’engage la Birmanie, qui est en train de construire son propre réseau télécom, avec l’aide d’Alcatel-Lucent (voir encadré). Le Venezuela serait lui aussi bien parti pour.

La suppression de sites. Lorsque les Etats ont le contrôle des serveurs de noms de domaine, ils peuvent tout simplement « désenregistrer » un domaine pour rendre le contenu du site indisponible. L’autre méthode consiste à demander à l’hébergeur du site d’effacer les données de son serveur.

Le Filtrage par IP et DNS (adresses des ordinateurs et des serveurs). Il est réalisé à l’aide de routeurs, de pare-feu ou de proxys, paramétrés pour filtrer des adresses de machines, des noms de domaine, ou encore des numéros de port. Ce filtrage a pour effet de bloquer l’accès direct aux sites. Il est mis en place au niveau des fournisseurs d’accès, et peut être répété au niveau des entreprises, des bibliothèques… comme c’est le cas pour toutes les techniques exposées.

Le filtrage par mot-clé. Il peut se faire sur les mots-clés présents dans les URL (adresses des sites), ou dans les moteurs de recherche (le site n’est pas bloqué mais il est plus difficile de le trouver). Dans le cas de Google en Chine, le moteur s’était engagé à filtrer lui-même en amont les résultats de recherche sur Google.cn. Maintenant que Google a arrêté cette autocensure, la Chine doit filtrer elle-même les résultats, mais c’est moins efficace.

Le blocage ponctuel de sites. La censure n’est pas forcément constante, elle peut prendre la forme d’une « liberté surveillée ». Des sites habituellement accessibles peuvent alors être rendus impraticables seulement en période de troubles. Par exemple grâce à une attaque par « déni de service » (saturation d’un serveur par l’envoi de requêtes simultanées), ou en diminuant temporairement les débits, comme le font l’Iran ou la Birmanie (il devient alors très difficile de télécharger des photos ou des vidéos, voire d’envoyer des mails).

Disposer d’un seul opérateur télécom (comme en Iran) et d’un seul fournisseur d’accès facilite la censure. Quand il existe plusieurs FAI, c’est à chacun d’appliquer les filtres. Ce qui ne fonctionne pas à tous les coups. En Erythrée par exemple, deux des quatre fournisseurs d’accès ne prennent pas la peine de bloquer les sites de la diaspora, explique Lucie Morillon, du bureau nouveaux médias chez RSF.
Une censure qui coûte cher

Selon RSF, c’est la Chine qui dispose du système de censure le plus sophistiqué. Elle y a mis les moyens. « Plusieurs dizaines de millions de dollars » selon Lucie Morillon, qui précise que « plus on y met d’argent, plus la censure est efficace ». Vouloir museler les internautes tout en développant une infrastructure télécom à même d’assurer un développement économique rapide a aussi un coût humain : 30.000 à 40.000 « cyberpoliciers » chinois seraient en charge d’appliquer la censure. Leur rôle: surveiller, repérer, actualiser le filtrage… C’est que la Chine est le premier pays en nombre d’internautes, et à ce titre c’est la Chine qui emploie le plus de cyberflics. Mais le métier est porteur également en Iran ou en Russie.
Les « Ennemis d’Internet » en 2010

D’autres pays n’ont pas les moyens de leurs ambitions censoriales. Certains, comme la Syrie, hésitent par conséquent à développer leurs infrastructures, de peur de ne pouvoir les contrôler. Quand la censure est techniquement ou financièrement impossible, deux méthodes : empêcher les internautes de surfer (avec des tarifs inabordables comme à Cuba, une infrastructure obsolète rendant les connexions difficiles…), ou encourager l’autocensure grâce à l’intimidation (arrestations au Viet-Nam, contrôle d’identité à l’entrée des cybercafés au Bélarus…).

La liste des ennemis d’Internet établie par Reporters sans frontières réunit cette année l’Arabie saoudite, la Birmanie, la Chine, la Corée du Nord, Cuba, l’Egypte, l’Iran, l’Ouzbékistan, la Syrie, la Tunisie, le Turkménistan, le Viêt-Nam.

Source: l’Expansion.com

Transfert des services Google de Chine à Hong Kong: Pékin minimise

Google a tenté un compromis en Chine. Le groupe a annoncé avoir transféré ses services de recherche chinois vers Hong Kong afin de pouvoir fournir des résultats non censurés. Selon Pékin, la décision de Google ne devrait pas altérer les relations sino-américaines.

Plutôt que de mettre fin à ses activités en Chine continentale, comme il l’avait laissé entendre, le géant américain de l’internet a tenté cette solution médiane. Il est toutefois resté fidèle à son intention de ne plus se plier à la censure.

« Google a violé une promesse écrite qu’il avait faite en arrivant sur le marché chinois en arrêtant de filtrer son moteur de recherche et en insinuant que la Chine est derrière des attaques de pirates informatiques », a déclaré un responsable de l’internet au bureau d’Etat pour l’Information.

Pékin a toutefois ajouté, par la bouche du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, que la décision de Google était un acte isolé, qui serait traité « conformément à la loi ». Les relations sino-américaines ne devraient pas en souffrir, selon lui, à moins qu’il n’existe une volonté de « politiser » le dossier.

La Maison Blanche s’est quant à elle dite « déçue » de l’échec des négociations entre Pékin et Google.

Le premier moteur de recherche mondial sur internet a jugé sa réorientation du trafic comme tout à fait légale. Il a néanmoins admis que le gouvernement chinois pouvait à tout instant bloquer l’accès à ses services.

Google a lancé une page internet, qui sera mise à jour quotidiennement, « pour que chacun puisse voir quels services Google sont disponibles en Chine »: google.com/prc/report. Lundi soir, cette page indiquait que les services Blogger, YouTube et certains site étaient « bloqués ».
(ats / 23 mars 2010 09:17)

Source: Romandie.com

Google met fin à Google.cn et redirige sur la version hong-kongaise non censurée

C’est au minimum un acte symbolique. En fermant Google.cn et en redirigeant les internautes sur la version non-censurée de Google.com.hk (la version hong kongaise du moteur de recherche), la firme de Mountain View adresse un message fort au gouvernement pékinois. Reste à savoir comment l’Empire du Milieu réagira à ce coup d’éclat d’une société étrangère qui défie ouvertement sa censure.

les premières réactions ne se sont pas faites attendre. Selon Le Figaro, les Etats-Unis sont « déçus » par l’échec des discussions entre Google et la Chine, tandis que l’Empire du Milieu a tout de suite critiqué la décision de l’entreprise américaine qui aurait « violé une promesse écrite ». Google a « absolument tort » selon les officiels chinois.

Article original – Finalement, Google sera allé jusqu’au bout. Depuis quelques heures, la firme américaine a mis un terme à son nom de domaine chinois, Google.cn, mettant ainsi à exécution ses menaces de quitter le pays si le gouvernement s’entête à vouloir censurer le web chinois. Désormais, c’est la page hong-kongaise (Google.com.hk) qui est proposée aux internautes qui cherchent à accéder à l’ancienne adresse.

Dans un billet publié aujourd’hui sur le blog officiel, David Drummond (vice-président senior, développement de l’entreprise et direction juridique) explique que la censure sur les différents moteurs de recherche de la firme (Search, News et Images) n’a plus cours. « Les utilisateurs visitant Google.cn sont désormais redirigés vers Google.com.hk, où nous offrons une recherche non-censurée en caractères chinois simplifiés spécifiquement destinée aux utilisateurs de la Chine continentale, via nos serveurs à Hong Kong ».

« Les utilisateurs basés à Hong Kong continueront d’avoir accès aux services de Google de façon non-censurée et proposés avec des sinogrammes traditionnels. En raison de la montée en charge sur nos serveurs à Hong Kong, et dans la mesure où ces changements sont relativement compliqués, les internautes pourront expérimenter des ralentissements ou faire face à des éléments ou services inaccessibles » a poursuivi David Drummond.

Ainsi, les internautes chinois peuvent profiter du moteur de recherche hong-kongais sans le moindre filtrage. Et forcément, lorsque les internautes chinois souhaiteront se renseigner sur Tian’anmen sur Google Images, ils verront des photos à des années-lumières des images touristiques présentes sur la version censurée. Toutefois, il est certain que le gouvernement chinois réagira très vite et censurera le trafic entre la Chine continentale et la petite région administrative spéciale chinoise. Qu’importe le motif.

La décision de fermer le nom de domaine chinois ne fut pas prise de gaieté de coeur. « Il était difficile de trouver un moyen de tenir notre promesse de mettre fin à la censure des résultats. Nous voulons qu’un maximum de gens à travers le monde puisse avoir accès à nos services, et cela concerne les internautes chinois. Mais le gouvernement chinois a été très clair : le principe de l’auto-censure est une exigence non-négociable » a-t-il expliqué. Les négociations n’auront donc rien donné entre Google et Pékin. Mais est-ce vraiment si surprenant ? Maintenant, Google espère que le gouvernement chinois respectera cette décision, mais si l’entreprise « est bien consciente que la Chine peut à tout moment bloquer l’accès à nos services ».

En janvier, Google avait prévenu les autorités chinoises qu’elle n’hésiterait pas à reconsidérer sa présence en Chine si jamais le gouvernement ne changeait pas de comportement. Ce coup d’éclat de la firme de Mountain View faisait suite à la vague de piratage qui a frappé quelques dizaines d’entreprises occidentales en décembre dernier, dont Google. Après avoir cherché dans un premier temps à négocier un compromis permettant à l’entreprise de rester, la firme s’est rendue à l’évidence qu’il n’était pas possible de faire infléchir le gouvernement chinois dans ce domaine.

Enfin, David Drummond rappelle que toutes les décisions à ce sujet ont été prises aux Etats-Unis, par les dirigeants de la société. Le directeur juridique souhaite que le gouvernement chinois ne se retourne pas contre les employés vivant sur place, en les tenant responsable de quoi que ce soit. Gageons que son appel soit entendu. D’autant que cela ne signifie pas la fin de toutes les autres activités de Google en Chine.

Source: Numerama.com
Auteur: Julien L

Le patron de l’Icann prédit l’échec des « Internets parallèles »

Certains pays travaillent dans l’ombre à la création de réseaux Internet alternatifs à des fins politiques, mais ces tentatives devraient échouer, a assuré mercredi Rod Beckstrom, le patron de l’Icann, l’organisme qui gère le Web.

Des informations qui circulent dans la blogosphère affirment que la Russie et la Chine développent de nouvelles manières d’organiser l’Internet afin de s’affranchir de l’Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), organisation indépendante mais que beaucoup jugent trop liée aux Etats-Unis. La Chine, en particulier, dispose de suffisamment de ressources pour créer son propre réseau. Rien n’empêche théoriquement un Etat de s’affranchir de la tutelle de l’Icann, mais le réseau ainsi créé tournerait en circuit fermé. Ce qui pourrait précisément intéresser la Chine, qui pratique déjà un filtrage et une censure à grande échelle du Web.

« On ne va pas spéculer sur le nom de ceux qui font ça, ça ne regarde qu’eux », a dit M. Beckstrom, refusant de nommer les Etats en cause. « Ces gens veulent tester leurs propres aptitudes à faire ce genre de choses et changer leur suffixe national » (l’adresse identifiant un pays à l’image du « .fr » français), ajoute-t-il. « Certain s’inquiètent peut-être pour la sécurité, certains veulent avoir des alternatives au cas où des problèmes régionaux émergeraient, d’autres pourraient avoir des objectifs politiques », a-t-il expliqué.

Soulignant que l’Icann visait à « garder tout le monde autour de la table des discussions », il a souligné qu’un schisme de l’Internet était improbable en raison de la popularité du Web. L’Icann, organisme à but non lucratif mis en place à l’origine par le gouvernement américain, s’est engagé le mois dernier à mieux rendre compte de ses activités, avec un droit de regard accru pour les autorités autres qu’américaines.

Source: Le Monde.fr

Bulgaria Decides to Register Cyrillic Domain ‘.бг’ (‘.bg’)

Bulgaria’s official Cyrillic domain name suffix is to be « .бг » (BG). An application for registration has been submitted to the world body that regulates domain names.

Parvan Rusinov, Deputy Minister of Transport, Communications and Information Technology (MTITC) has announced on Thursday that the application had been sent on February 19 to the Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN). Rusinov said that he expected to receive a response some time in March.

The Deputy Minister commented that, as part of the submitted documention, a report by the Bulgarian Council on Standardization of Geographical Names supported the adoption of « .бг », as the characters are directly associated with the name of the country and with national identity.

« MTITC will act energetically to fit in applying for an accelerated procedure for the internet name in the native alphabet. We hope to be the first with an officially recognized domain in Cyrillic, » said the Deputy Minister.

« We recognize the cultural peculiarities and the benefits for those who communicate primarily in Cyrillic, » he added.

« This might encourage more Bulgarians to become active participants in the Internet and e-governance. In an expression of our desire to identify Bulgaria as a country-oriented towards information technologies, we are strictly complying with the requested action plan, » he commented.

Rusinov explained that this was the first step in adopting the Cyrillic domain name.

« Once we receive a response from ICANN, we should then indicate the organization that will administer the register of the names in that domain, » he explained.

MTITC has now published details of the selection procedure on its website. The administrator will be evaluated in five groups of criteria – administrative capacity; organizational training; technical training; financial stability; and assessment of development.

Applicants will be evaluated by a committee composed of officials from MTITC as well as independent experts who are able to declare a lack of conflict of interests. The administrator may be selected by May, according to the Ministry.

During his presentation, Parvan Rusinov said that MTITC would continue with its policy of social discussion and participation in the process of taking important decisions.

This was a reference to the poll carried out in December 2009 by MTITC, asking the public to submit their favored Cyrillic character combination. In January, the published results showed that one third of all responses supported the adoption of « бг ».

Source: Novinite.com