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L’Icann publie les conditions d’obtention d’une nouvelle extension : 147.000 euros !

L’Icann, l’organisme américain qui gère les noms de domaines de l’Internet, a publié les conditions de création d’une nouvelle extension. Il faudra débourser 147.000 euros, dans un premier temps…

En juin dernier, l’Icann lançait un pavé dans la marre du Web. L’organisme annonçait qu’il donnerait la possibilité aux internautes de créer leur propre extension dès 2009, mais pas à n’importe quel prix. Les avis étaient alors partagés, entre inquiétude et approbation.

L’Icann vient donc de rendre publiques les conditions d’obtention d’une nouvelle extension gTLD. Le coût du dépôt d’un dossier est chiffré à 185.000 dollars, soit environ 147.000 euros ! De quoi refroidir plus d’une entreprise, d’autant plus que les conditions de maintenance par exemple sont plus que drastiques.

De plus, l’Icann indique qu’il percevra des coûts annuels sur les noms de domaine vendus pour chaque gTLD. 75.000 dollars (environ 59.000 euros) de redevance fixe ou 5% du chiffre d’affaires généré par l’enregistrement d’un nom de domaine. C’est le montant le plus important des deux qui sera retenu.

Les futurs candidats peuvent d’ores et déjà télécharger le manuel d’obtention disponible sur le site de l’organisme de gestion. Celui-ci fait une centaine de pages et est décomposé en 6 sections majeures.

Et la France ?

Rappelons que lors de l’annonce du plan France Numérique 2012, Eric Besson expliquait que «la France et l’Europe devront réaffirmer leur présence et leur rôle dans les instances mondiales chargées de la gouvernance de l’Internet».

Le secrétaire d’Etat sous-entendait, à juste titre, que l’Europe avait également un rôle à jouer dans la gouvernance de l’Internet. Et que l’Icann, « sous la tutelle exclusive du département du commerce américain », ne devait pas monopoliser cette gouvernance.

auteur: Emilien Ercolani
source Linformaticien.com

L’Icann à Paris : quatre jours de débats sur le futur d’internet

« à€ partir du 22 juin, l’Icann et les acteurs internationaux de la gestion technique d’internet seront à Paris pour traiter de dossiers sensibles : la gourvernance de l’internet, la création de nouvelles extensions et la migration vers l’IPv6.

Tous les acteurs qui comptent dans le nommage internet et la gestion technique du réseau se retrouveront la semaine prochaine à Paris. L’Icann, l’organisme intenational en charge de la gestion des noms de domaine, y tiendra une réunion publique du 22 au 26 juin.

«La venue de l’Icann à Paris alors même que la France prend la présidence de l’Union européenne est un événement important pour la communauté du numérique. Les questions de nommage sont essentielles pour un bon fonctionnement d’internet qui est devenu une source de compétitivité», souligne Sébastien Bachollet, délégué général de l’Agifem, l’association qui organise l’événement. » …

auteur : Estelle Dumout, ZDNet France

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L’adresse Internet comme revendication identitaire

Depuis 2006, les particuliers peuvent déposer un nom de domaine en .fr , mais ce marché peine à se développer. Un sondage mené à l’initiative de l’Afnic (l’Association française pour le nommage Internet en coopération) révèle que si 70 % des sondés déclarent connaître l’offre, 59 % n’ont jamais déposé de nom de domaine et ne savent pas à quoi cela leur serait utile. Directeur adjoint de l’Afnic, Loïc Damilaville s’explique.

Lepoint.fr : Quel intérêt un particulier a-t-il à déposer un nom de domaine ?

Loïc Damilaville : Cela lui permet de personnaliser son adresse électronique, de bénéficier d’une meilleure visibilité sur le Net et d’être indépendant par rapport à son fournisseur d’accès Internet (FAI). Si je change de FAI, l’adresse e-mail qu’il m’a fournie va disparaître. Déposer un nom de domaine permet d’avoir une adresse pérenne, quel que soit mon FAI. Selon les sondés, c’est aussi un moyen d’affirmer son identité, en l’occurrence liée à la francophonie (59 %), à l’appartenance à la communauté française du Net (28 %) et à la proximité géographique (18 %).

Lepoint.fr : Mais cela s’adresse avant tout aux internautes « actifs » ?

L. D. : Oui, c’est intéressant si vous avez un blog, un site familial… Mais rien ne vous empêche de vous en servir d’abord uniquement comme adresse e-mail puis de créer un blog par la suite.

Lepoint.fr : Comment déposer un nom de domaine ?

L. D. : Il vous suffit de vous adresser à un bureau d’enregistrement, c’est-à-dire des entreprises spécialisées dans la commercialisation des noms de domaine. On en compte près de 1.000 en France [ retrouvez-les sur le site de l’AFNIC ]. L’enregistrement coûte 10 euros par an et par nom de domaine, il doit être renouvelé chaque année.

Lepoint.fr : Les internautes sont-ils limités dans le nombre et dans la dénomination ?

L. D. : Non, vous pouvez déposer autant de noms que vous voulez. En revanche, il ne doit pas s’agir de marques, de noms de commune ni de noms fondamentaux, c’est-à-dire des noms à caractère raciste, injurieux ou qui peuvent porter atteinte à l’ordre public.

Lepoint.fr : Combien de .fr ont été enregistrés ?

L. D. : 1.200.000, dont le tiers déposé par des particuliers. Pour comparaison, le marché allemand est bien plus développé et compte 12 millions de .de .

source LePoint

à€ quelques semaines de la réunion ICANN, l’AFNIC publie un nouveau dossier de fond intitulé « Les acteurs de la gouvernance de l’internet »

Lors de la réunion ICANN qui se tiendra à Paris fin juin en présence de tous les experts internationaux de l’internet, la gouvernance de l’internet sera une thématique sous-jacente récurrente.
Une notion complexe, traduction imparfaite de l’anglais « governance » qui signifie gouvernement mais aussi administration et gestion du réseau, que l’AFNIC a choisi aujourd’hui de clarifier en publiant un dossier intitulé « Les acteurs de la gouvernance de l’internet ». Détails.

  • Après deux précédents dossiers intitulés La lutte contre le slamming et Noms de domaine et référencement, l’AFNIC publie un nouveau dossier de fond baptisé « Les acteurs de la Gouvernance de l’internet ». Un dossier qui présente les principaux acteurs de la gouvernance ainsi que leurs interactions, en se focalisant sur trois univers formés autour de l’ICANN, du FGI (Forum pour la Gouvernance de l’Internet) et de l’ISOC (Internet Society).
  • Composé de représentations graphiques pédagogiques, ce troisième dossier de fond publié par l’AFNIC met notamment en exergue le caractère globalisé de la gouvernance de l’internet, fondé sur une inter-dépendance de tous ses acteurs. Il clarifie notamment les rôles clés qu’occupent aujourd’hui le département du commerce américain et la société Verisign. Un dossier qui permet de mieux comprendre et appréhender la réunion ICANN de Paris.

> Téléchargez le dossier « Les acteurs de la gouvernance de l’internet » (PDF, 832Ko)

Les communes ont les moyens de protéger leur nom sur internet

En réponse à une question écrite du sénateur Jean Louis Masson sur le problème des noms de communes enregistrés en « .com » par des tiers non-autorisés, la ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi vient de rappeler les moyens juridiques dont une commune dispose pour récupérer son nom de domaine. Tout d’abord, une distinction doit être établie entre les noms de domaine nationaux « .fr » et tous les autres noms de domaine. Concernant les premiers, le nouvel article R.20-44-43-II du Code des postes et des communications électroniques (décret 2007-162 du 6 février 2007) dispose que « sauf autorisation de l’assemblée délibérante, le nom d’une collectivité territoriale […], seul ou associé à des mots ou abréviations faisant référence aux institutions locales, peut uniquement être enregistré par cette collectivité [?] comme nom de domaine au sein des domaines de premier niveau correspondant au territoire national ». A cet égard, il peut être également observé que selon la charte de l’Afnic (Association française pour le nommage internet en coopération), office d’enregistrement en charge de la zone de nommage « .fr », les noms des communes françaises dans leur forme canonique (forme minimale réduite) font partie des termes réservés. Leur enregistrement est soumis à des conditions particulières, liées à l’identité, au statut ou à la nature du demandeur. Ces dispositions protectrices ne sont pas applicables aux noms de domaine enregistrés sous d’autres extensions que celle correspondant au territoire national, tel le « .com ».
Pour autant, les collectivités territoriales ne sont pas dépourvues de toute action à l’encontre d’un éventuel usurpateur. Si une collectivité territoriale est titulaire d’une marque, elle peut engager une procédure extra-judiciaire de résolution des conflits devant un centre d’arbitrage compétent, notamment le centre d’arbitrage de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi), sous réserve de respecter les conditions particulières inhérentes à une telle procédure. En l’absence de marque, ou dans le cas où la procédure alternative de résolution des différends ne peut pas être engagée, une collectivité territoriale peut se prévaloir des dispositions de droit commun de la responsabilité civile (art. 1382 du Code civil) et s’appuyer sur l’article L711-4 h) du Code de la propriété intellectuelle. Ce dernier reconnaît un droit au nom pour les communes. Selon la jurisprudence dominante rappelée par la ministre, la collectivité territoriale doit alors démontrer un risque de confusion entre le site exploité sous le nom de domaine contesté et ses propres attributions, ou une atteinte à son image, à sa renommée ou démontrer l’absence de droit ou d’intérêt légitime du tiers non-autorisé. Enfin, il convient de compléter la jurisprudence recensée par la ministre, en ajoutant un arrêt récent de la cour d’appel de Paris rendu le 12 décembre 2007 (ville de Paris c. Stéphane S.). Dans cet arrêt qui intensifie la protection du nom des collectivités territoriales, la cour d’appel considère qu’à l’instar d’une personne physique ou morale, une collectivité territoriale est en droit de protéger et de défendre son nom contre toute exploitation commerciale injustifiée, notamment lorsqu’un tiers, en déposant une marque, sera susceptible de lui causer un préjudice soit en l’empêchant de tirer profit de la commercialisation de son nom, soit en nuisant à son identité, son prestige ou sa renommée.

auteurs : Claudine Salomon, Anne-Sophie Cantreau / Cabinet Alain Bensoussan
Source Localtis

Corée du Nord : ennemis d’Internet

Nom de domaine : .kp
Population : 22 580 000
Internautes : donnée non disponible
Prix moyen d’une heure de connexion dans un cybercafé : environ 6 euros
Salaire mensuel moyen : entre 20 et 35 euros
Nombre de fournisseurs d’accès privés : 0
Nombre de fournisseurs d’accès publics : 1
Nombre de blogueurs emprisonnés : 0

La Corée du Nord ne compte que deux sites Internet enregistrés sous le nom de domaine « .kp », acquis à la fin de 2007 : celui du centre informatique officiel (http://www.kcce.kp), qui sert également d’organe de surveillance du réseau nord-coréen, et celui du portail gouvernemental (http://www.naenara.kp). Le Web est un outil de propagande au service du régime de Kim Jong-il.

Quasiment personne n’a accès à Internet en Corée du Nord. Cette situation n’est pas due au manque de bande passante du Réseau : depuis le mois d’avril 2007, le pays loue sa bande passante excédentaire au site de téléchargement clandestin The Pirate Bay. La Corée s’est engagée à protéger le site de tout problème concernant une violation des droits d’auteur jusqu’en 2011.

à€ la frontière sino-coréenne, les téléphones mobiles chinois et les forfaits qui permettent d’accéder à Internet sont devenus des produits très onéreux au marché noir. Grâce à ces téléphones, les Coréens peuvent accéder à la totalité de l’Internet chinois et sud-coréen, plus libres que le leur.

Pour avoir accès au Réseau, les propriétaires des rares cybercafés du pays doivent obtenir une autorisation du Korean Computer Center (KCC), le centre informatique officiel. Celui-ci contrôle les informations circulant sur Internet et sert également de fournisseur d’accès. Les cybercafés n’autorisent que le chat et l’accès à un réseau restreint. Durant l’été 2007, la police est intervenue plusieurs fois dans des lieux qui offraient un accès plus ouvert.

Depuis 2004, seuls des étrangers et quelques membres du gouvernement peuvent jouir d’un Internet non filtré grâce à une liaison par satellite avec des serveurs Internet basés en Allemagne.

Le régime partout

L’Internet nord-coréen fonctionne comme un Intranet. Disponible depuis 2000, il donne accès à une boîte de réception d’e-mails, un moteur de recherche censuré, un navigateur et quelques sites d’informations soigneusement sélectionnés par le gouvernement. Seules les pages Web validées par les autorités et issues des banques de données des trois plus grandes bibliothèques de la République populaire démocratique (la Grande Maison d’études du peuple et les Universités Kim Il-sung et Kim Chaek) sont disponibles. Les informations ne concernent généralement que la science et ne sont accessibles qu’à des personnes triées sur le volet, comme des universitaires et des hauts fonctionnaires.

Les sites accessibles font, pour la plupart, l’éloge du « cher leader », le tout-puissant Kim Jong-il. Par exemple, le site Internet Uriminzokkiri, disponible en anglais, traite des inaugurations et des cadeaux qu’il reçoit et chante les louanges du « Juche » – l’idéologie nord-coréenne.

Le gouvernement de Pyongyang dispose d’une dizaine de sites officiels, la plupart hébergés en Chine ou au Japon et disponibles en chinois, japonais, anglais et russe. Toujours très soucieux de son image, Kim Jong-il a décidé de créer des sites Internet tout particulièrement destinés aux Sud-Coréens. Le 26 janvier 2008, son gouvernement a même accusé son voisin du Sud de violer le droit à l’information des citoyens car les sites Internet traitant des activités de Kim Jong-il y étaient inaccessibles.

Depuis la signature, en décembre 2007, d’un accord pour une meilleure coopération entre les deux Corée, l’accès au « World Wide Web » est possible, de 7h à 22h, pour les employés sud-coréens du complexe industriel de Kaesung, situé au nord de la zone démilitarisée, et pour ceux du site touristique du Mont Kumgang-san (mont Diamant), à l’est du pays.

source rsf.org

Etat des lieux de l’Internet chinois en 2007

Le nombre des internautes chinois a augmenté de 53,3 % en 2007 pour s’établir à 210 millions de personnes, un chiffre qui place la Chine juste derrière les Etats-Unis à cet égard, selon un rapport publié le 17 janvier par CNNIC (China Internet Network Information Center). Ce dernier a dénombré au terme de sa recherche menée l’année dernière 73 millions de nouveaux internautes, à savoir 200 000 personnes par jour.

Le développement d’Internet en Chine a été notamment alimenté par la croissance de l’économie chinoise, a déclaré Liu Bing, directeur du département de développement et de recherche (D&R) du CNNIC. Cette croissance peut aussi s’expliquer par la fonction prépondérante du divertissement sur Internet qui satisfait aujourd’hui de plus en plus les internautes chinois. De plus, conjuguée à la montée des prix qui s’est produit l’année dernière, le réseau est devenu plus attirant pour les internautes chinois car il permet d’accéder à divers types de modes de consommation bon marché. Le profil de l’internaute lambda se popularise

En Chine, l’usager type d’Internet était toujours un jeune (18-30 ans) disposant d’un diplôme équivalent ou supérieur au baccalauréat chinois. L’internaute lambda 2007 n’est cependant plus tout à fait le même que celui de 2006. D’un coté, ce sont aujourd’hui le nombre des internautes âgés de moins de 18 ans progresse rapidement, grâce à l’accès d’Internet sur les campus. Le nombre des adultes âgés de plus de 30 ans a également connu une croissance rapide. D’un autre coté, la proportion des moins éduqués et des moins riches s’augmente considérablement.

Cependant, la publicité, la recherche, le jeu en ligne et les services mobiles à valeur ajoutée restent les principales sources de revenus, tandis que des domaines pleins d’avenir notamment le commerce électronique et l’enseignement à distance ne connaîtront pas une croissance signifiante dans la proche avenir, a confirmé Liu.

L’accès à Internet s’intensifie dans les régions rurales de Chine

Le nombre des internautes dans les régions rurales s’est hissé à 52,62 millions de personnes, dont 29,17 millions de nouveaux adeptes. Le taux de croissance annuelle des internautes s’est établi à 127,7 % à la campagne, contre 38,2 % en ville.

«Cela a été possible grâce aux soutiens offerts par les différents milieux sociaux chinois», a précisé Liu Bing. Au cours de la période du onzième plan quinquennal, la Chine a débloqué 3 milliards de yuans pour développer le service de communication de ses régions rurales.

Néanmoins, le taux de pénétration avait été mesuré à 7,1 % à la campagne contre 27,3 % en ville. Il existe donc un grand espace à remplir afin de faire progresser la cause de la communication en ligne dans les régions rurales.

La pratique d’Internet reste dans une phase rudimentaire en Chine

Quelles sont les pratiques privilégiées des adeptes chinois d’Internet ? Selon les statistiques du CNNIC, le divertissement reste le premier motif d’utilisation d’Internet par les Chinois en 2007 : au cÅ“ur du sondage concernant les pratiques préférées des internautes chinois sur Internet, l’écoute de la musique en ligne s’est établi à 86,6 % pour figurer à la première place, la messagerie instantanée en ligne occupe désormais la deuxième place (81,4 %), suivie par la diffusion des films en ligne (76,9 %). En conséquence, 94,2 % des Chinois perçoivent Internet comme un levier pour enrichir leur temps libre.

Cependant, ces pratiques distrayantes ne suffisent absolument pas à conférer à Internet une infrastructure fondamentale en Chine, a déclaré Yan Hongqiang, directeur adjoint du Bureau de contrôle de la télécommunication du Ministère de l’industrie d’information.

Le responsable en chef de la surveillance du contenu de la plateforme BlogChina, Kang Guoping a aussi souligné que l’influence d’Internet fait ainsi l’objet d’une remise en question en Chine. «Les Etats-Unis mettent en Å“uvre des outils tels que Mapquest, Google maps et Weather.com pour mieux servir leur peuple. Il est à noter que, à défaut d’être relayée par le service public, notre technologie de large bande est alors réduite à un stade primaire».

«Aux Etats-Unis, Internet est d’ores et déjà devenu un moteur de l’économie nationale, a ajouté Yan, au contraire, la pratique d’Internet en Chine stagne à un niveau primaire de développement. Puisque nous possédons une communauté considérable d’internautes, l’essentiel pour nous, consiste à découvrir davantage la valeur d’Internet et à transformer cet outil en un véritable catalyseur de l’économie nationale».

Téléphonie wifi

Aujourd’hui, la téléphonie wifi n’est plus perçue comme une nouveauté en Chine. Selon les dernières statistiques, on compte en Chine 400 millions d’utilisateurs de téléphones mobiles et 530 millions de cartes SIM en opération. Au cours des six derniers mois, 50,4 millions d’Internautes s’étaient connecté à Internet par le téléphone mobile, soit 24% de la totalité des internautes chinois, ou 12,6 % des abonnés au téléphone mobile.

Kang Guoping lui-même est un utilisateur de la téléphonie wifi et il a affirmé ne l’avoir utilisée que pour feuilleter les nouvelles du pays. «Je connais très bien Internet, mais mon utilisation de téléphonie se restreint aux rudiments en ligne. Je crois que c’est le cas de la plupart des utilisateurs chinois de wifi».

Ce phénomène peut s’expliquer à la fois par le débit réduit et le coût élevé de la téléphonie wifi en Chine. En l’absence de la norme 3G, par rapport à une connexion à partir d’un ordinateur, la téléphonie wifi est moins rapide et plus onéreuse, tandis qu’elle est déjà très répandue chez notre voisine la Corée du sud.

CN : une extension de domaine de plus en plus populaire en Chine

CN est le nom de domaine national le plus important destiné à la République populaire de la Chine. Culturellement, CN est un symbole de l’Etat chinois. Au-delà, il joue un rôle positif dans le renforcement de la sécurité de réseaux et d’informations dans le cadre du développement de l’Internet chinois.

En raison de l’origine américaine du réseau Internes, la plupart des internautes chinois considèrent depuis très longtemps le domaine .com comme synonyme d’Internet. En 2007, cette situation a quelque peu changé. Ayant progressé de 7,82 millions par rapport à la même période en 2006, les sites Internet se chiffrent actuellement à 11,93 millions en Chine. Le taux de croissance s’est établi à 190,4 %. En observant une augmentation de 20 000 nouveaux sites adoptant le nom de domaine .cn par jour, le domaine .cn occupe une place dominante aujourd’hui, 75,4 % – juste derrière le sigle .de réservé à l’Allemagne – contre 20.4 % pour .com. (Traduit par Wu Wenxi)

Source BJInformation

« Cassetoipauvrecon », un nom de domaine très prisé sur internet

PARIS (Reuters) – L’insulte lancée samedi par Nicolas Sarkozy à un visiteur du Salon de l’agriculture a franchi une nouvelle étape dans l’engouement des internautes qui ont réservé en série des noms de domaine « cassetoipauvrecon ».

Les adresses en .com, .net, .org et .fr ont été réservées dimanche et lundi par des internautes, après l’altercation lors de laquelle le président de la République a lâché « Casse-toi alors! Pauvre con » à l’intention d’un homme qui lui disait « Touche-moi pas ! Tu me salis ».

« On s’amusait hier avec ça », a expliqué à Reuters le journaliste de télévision John Paul Lepers, qui a réservé un des noms de domaine. « On va peut-être faire un site là-dessus. »

Un autre site, www.cassetoipauvrecon.com, affiche de son côté un appel aux enchères pour racheter « LE nom de domaine qui déchire le quinquennat ».

auteur : Jean-Baptiste Vey
Source LaTribune