Toute l'actualité des noms de domaine et nouveaux gTLDs

Archives de mots clés: cybersquatting

OMPI : plus de cybersquat en 2008, moins de papier en 2009

L’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) a publié le 16 mars son bilan de l’année 2008, qui fait état d’un nombre record de cas de cybersquat sur les noms de domaine, et révèle les détails d’une nouvelle procédure de saisine entièrement électronique.

Recrudescence du cybersquat

L’OMPI propose depuis 1999 un mode alternatif de règlement des litiges liés aux noms de domaine, dite procédure « UDRP » (Principes directeurs concernant le règlement uniforme des litiges relatifs aux noms de domaine). Cette procédure permet d’éviter le recours à un juge traditionnel et de traiter un contentieux dans des délais plus rapides. Elle concerne l’ensemble des domaines génériques (gTLD) ainsi qu’un certain nombre de domaines nationaux (ccTLD) tels que le .nu, le .tv ou encore le .ws.

Les requêtes reçues par l’OMPI par ce biais peuvent constituer des cas de cybersquat, une pratique consistant à accaparer, en le déposant, un nom de domaine reprenant ou évoquant une marque, un nom commercial, un patronyme ou toute autre dénomination, afin de tirer un profit matériel ou moral de sa notoriété présente ou à venir [1].

L’OMPI annonce dans son bilan un nouveau record pour l’année 2008, puisque le nombre de plaintes déposées s’élève désormais à 2239, soit 8 % de plus qu’en 2007 (2156 plaintes). Cinq ans auparavant, ce nombre s’élevait à 1100 plaintes. Il faut noter que près de 80% des plaintes concernent le domaine .com en 2008, suivis du .net (10 %) puis du .org (4 %).

Les principaux secteurs d’activités touchés par le cybersquat sont les biotechnologies et les produits pharmaceutiques (9.9 % des litiges), la banque et la finance (9.4 %), l’internet et l’informatique (8.8 %) et le commerce de détail (8.1 %).

Inquiétudes concernant les futurs domaines génériques de premier niveau

Le 23 juin 2008, l’ICANN avait annoncé [2] qu’elle comptait ouvrir en 2009 la possibilité pour des organismes publics ou privés de déposer des noms de domaine génériques de premier niveau (par exemple .voiture, .paris, ou encore .musique).

Selon Francis Gurry, directeur général de l’OMPI, « le lancement d’un nombre inconnu et potentiellement élevé de nouveaux TLD génériques soulève des questions majeures pour les titulaires de droits comme pour les utilisateurs de l’internet en général » ; selon lui, « la prolifération des nouveaux domaines de premier niveau sur le marché libre offriront aux cybersquatteurs, si elles ne sont pas correctement encadrées, d’amples possibilités d’étendre leurs activités à de nouveaux domaines ».

L’encadrement et la gestion de ces nouveaux domaines de premier niveau sera confiée aux seuls organismes déposants, qui seront responsables de leur gestion technique, après étude par l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) de la validité technique et financière des demandes. Le niveau de protection offert sur ces nouveaux domaines risque donc d’être très variable, en fonction de la gestion assurée par chaque opérateur.

Pour assurer la protection de ces nouveaux domaines génériques, l’OMPI a travaillé avec l’ICANN et a proposé une double possibilité de recours à la procédure UDRP, soit lors de la phase de dépôt de dossier d’un candidat auprès de l’ICANN, soit après son attribution.

Une nouvelle procédure UDRP entièrement électronique

Afin de simplifier le déroulement des procédures UDRP et de limiter au maximum les échanges papier entre les parties, l’OMPI a proposé à l’ICANN une nouvelle procédure eUDRP [3].

Cette procédure se veut plus rapide, davantage respectueuse de l’environnement, « en évitant l’utilisation de grandes quantités de papier », pour préférer le recours systématique au courrier électronique.

L’OMPI a par ailleurs amélioré le fonctionnement de son moteur de recherche de décisions, lui ajoutant de nouvelles fonctionnalités ainsi que plusieurs catégories supplémentaires concernant les types de litiges : « pages de stationnement/pages d’entrée ; atteinte à la réputation de la marque ; utilisation de fichiers robots.txt ; ajout de noms de domaine ; archives en ligne ; et consentement au transfert du nom de domaine ».

source ForumInternet.org

Les « cybersquatters » franchissent à nouveau des records en 2008

Les plaintes concernant l’usurpation de nom de domaine sur internet par des « cybersquatters » ont atteint un niveau record en 2008, témoignant de la nécessité de renforcer les systèmes de protection, a prévenu lundi l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI).

Les cas d’usurpation dénoncés par les propriétaires de noms « ont continué d’augmenter en 2008 avec un nombre record de plaintes », selon l’agence de l’ONU, qui gère un Centre d’arbitrage et de médiation des noms de domaines.

Le nombre de litiges s’est élevé à 2.329 en 2008, soit 8% de plus qu’en 2007, précise l’OMPI qui s’est vu adresser en dix ans de procédures 14.663 cas au total.

Concernant à 86% des noms de domaines en langue anglaise, ces litiges ont porté sur 26.262 intitulés distincts. Les principaux plaignants ont été les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Suisse et l’Espagne tandis que les accusés ont été majoritairement américains, britanniques, chinois, espagnols et canadiens.

Les plaintes qui concernaient surtout les domaines de la biotechnologie, des produits pharmaceutiques, de la banque, de la finance et de l’internet, ont notamment porté sur des noms tels que Blackberry, Légo, Nestlé, Coca-Cola ou sur des personnalités comme Scarlett Johansson.

L’OMPI s’inquiète de ce nombre grandissant d’usurpations de nom alors que l’Icann, le gestionnaire mondial de l’internet, s’apprête à lancer de nouvelles extensions pour les adresses internet. Il existe aujourd’hui 250 extensions (comme .net, .com, .fr) mais bientôt, tout le monde devrait pouvoir créer sa propre extension, malgré des conditions financières extrêmement sévères.

« Le lancement d’un nombre inconnu et potentiellement élevé » de nouvelles extensions « soulève des questions majeures pour les titulaires de droits comme pour les utilisateurs de l’internet en général », s’est alarmé le directeur général de l’OMPI, Francis Gurry, cité dans un communiqué.

« Le cybersquattage demeure un problème grave pour les propriétaires de marques », a-t-il insisté.

L’OMPI assure avoir travaillé en collaboration avec l’Icann sur la question de la protection afin de mieux protéger le droits des propriétaires de marques mais aussi de garantir « la fiabilité du système d’adressage de l’internet ».

« Si de telles mesures de protection ne sont pas mises en place, les parties prenantes au système de noms de domaine s’exposent à d’interminables procédures judiciaires », a averti M. Gurry.

source AFP

Après faismesdevoirs.com, le site laisse la place à, JEfaismesdevoirs.com

faismesdevoirs.com, JEfaismesdevoirs.com

Vous vous souvenez, très certainement que la semaine dernière le site internet « faismesdevoirs.com », proposait aux lycéens et collégiens de réaliser tous leurs devoirs, exposés, dissertations, devoirs de math, contre rémunération, après le tollé général, ce site internet a ouvert jeudi pour refermer illico presto, le lendemain, vendredi 6.3.2009.

Comme on le voit, très souvent, sur le net, certaines personnes, ont profité du « bazar », qu’avait engendré sur la toile, « faismesdevoirs.com », pour enregistrer un nom de domaine presque identique ! sous le nom de JEfaismesdevoirs.com sur ce site, on peut lire, « site d’entraide scolaire gratuit entre collégiens, lycéens, étudiants avec la participation de professeurs », « entièrement gratuit », dont l’ouverture est programmée au mois d’avril 2009 ! y figure aussi la phrase reprise du Ministre de l’Education Nationale, Xavier Darcos.

Mais a qui était le site, JEfaismesdevoirs.com ? Dimanche 8.3.2009, la situation s’est éclaircie ! ce site appartient non pas, comme on aurait pu le croire, à Stéphane Bourkis, le créateur de « faismesdevoirs.com », qui aurait pu le remanier, mais à d’autres personnes, qui ont profité de la polémique qui a été engendrée et du buzz provoqué, pour prendre le nom de JEfaismesdevoirs.com ! Ce site internet aurait changé de nom, en toute dernière minute, il devait s’appeler Cours.Pro ou Mon-Instit.fr, il a été rebaptisé par ses propriétaires, la société Komodo et Thierry Debarnot d’EfficaWeb, qui créent et gèrent des sites internet pour les étudiants, depuis 2007.
Stéphane Bourkis, le créateur de « faismesdevoirs.com » serait prêt à contre-attaquer contre ces concurrents. Il est en train de réfléchir pour intenter une procédure en justice, contre le site qui utilise notre nom pour se faire une renommée et une notoriété.

C’est devenu comme dans le feuilleton télévisé, Dallas, un monde impitoyable le net, entre plagiat, vols d’idées dans la conception, copiage de site ou d’articles, nom de domaine à une lettre près de différence, etc… Tout se fait ! sans aucune vergogne. Attention toutefois, aux procès qui s’ensuivent ! et qui tombent sur le nez, sans prévenir !

source web-libre.org

L’ICANN repousse les nouvelles extensions web

En juin 2008, L’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), l’organisation chargée de superviser la gestion des suffixes Internet, a annoncé son souhait de libéraliser les extensions de noms de domaine (TLD). Cette initiative a pour but de relancer le marché des noms de domaine en permettant aux entités commerciales de créer elles-mêmes leur(s) extension(s) web pour revendre par la suite les noms de domaine associés.

En décembre dernier, Paul Twomey, PDG de l’ICANN avait annoncé l’introduction des TLD génériques pour l’année 2009 en déclarant : « dès le premier trimestre, les 1,3 milliard d’internautes pourront acquérir des adresses génériques, en déposant des mots courants comme ‘.amour’, ‘.haine’ ou encore des noms propres ». M. Twomey précisait par ailleurs qu’il y aurait entre entre 200 et 800 nouvelles extensions cette année.

Pourtant les choses ne se sont pas tout à fait déroulées comme prévu. En effet, L’ICANN doit désormais faire face à de nombreuses critiques. Karla Valente, directrice des services de communication de l’ICANN explique : « même si le lancement n’aura pas lieu le 30 septembre, comme nous l’avions annoncé lors d’une conférence au Caire, nous continuons de travailler pour une introduction dans le courant de l’année 2009 ».

Chaque nouvelle extension de nom de domaine sera commercialisée 185 000 dollars à la société souhaitant l’acquérir, auxquels viendront s’ajouter 75 000 dollars pour une utilisation annuelle. Autant dire que les pratiques tarifaires de l’ICANN, cette organisation internationale publique à but non lucratif vouée à rendre l’Internet plus sécurisé, plus stable et plus interopérable, sont clairement pointées du doigt.

Du côté technique, certains s’interrogent aussi sur l’effet de déstructuration de la syntaxe du nom de domaine et les conséquences éventuelles en terme de visibilité et d’accessibilité pour l’internaute habitué à se rendre sur un site du type www.dupont.com plutôt que www.site.dupont. A cela s’ajoute aussi le problème du cyber-squatting qui forcera les grandes entités à investir dans ces extensions sous peine de se les faire siffler par un concurrent.

Le retard annoncé par l’ICANN est principalement dû à l’intervention de la chambre de commerce américaine qui, en décembre dernier, soulignait que l’ICANN n’avait pas mis à disposition une documentation précise sur l’impact de cette initiative.

L’ICANN a modifié son étude sur les conséquences techniques et commerciales de l’introduction des nouvelles GTLD et invitent les parties tierces à s’y référer afin d’ouvrir une série de discussions à partir d’avril prochain.

auteur : Guillaume Belfiore
source NetEco.com

Protection de la marque et du nom de domaine, un véritable enjeu

La marque, mais aussi le nom de domaine sont devenus de véritables enjeux commerciaux pour les entreprises, de plus en plus confrontées au cybersquatting. Et ce, alors qu’une nouvelle génération de noms de domaine s’apprête à voir le jour afin de pallier la pénurie d’adresses Internet.

L’affaire avait fait grand bruit en juin dernier : deux jours avant le lancement officiel par Renault de Koleos, son premier 4×4, l’ONG Greenpeace a monté une opération de déstabilisation, avec au premier chef la création d’un blog dédié au SUV (véhicule utilitaire sport) de Renault, et dont l’adresse ressemblait à s’y méprendre à celle d’un blog officiel : « Koleos.tv ». Résultat, il est vite monté dans les premiers résultats sur les moteurs de recherche, grâce à son nom de domaine, et de nombreux relais dans la blogosphère. De fait, le .tv est l’extension locale de l’archipel de Tuvalu, mais a, depuis sa création, été marketé comme l’extension pour les sites aux contenus média. Jolie opération, en tous cas, pour Greenpeace, qui a choisi cette extension pour des raisons de disponibilité, les extensions pertinentes « .fr », « .com », « .net » étant alors déjà prises par les cybersquatteurs.
Même les pouvoirs publics sont parfois négligents en la matière : le gouvernement vient ainsi de lancer un site sans en acheter le nom de domaine. « Ageoutremer.com », c’est son nom, a été lancé le 21 novembre dernier en grande pompe par Yves Jégo, secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-mer.
Il devait être une vitrine pour encourager les voyages en Outre-mer. Sauf que personne n’avait songé à réserver le nom de domaine cité. Résultat : une association de l’île de Saint Barthélemy (Caraïbes, Antilles françaises) vient de le réserver afin de prendre de vitesse les services gouvernementaux. L’association Clash (ou Comité de Liaison et d’Application des Sources Historiques) en profite ainsi pour y diffuser ses propres messages, tirant parti de l’effet communication du gouvernement, et milite pour la création d’une date officielle d’anniversaire pour « l’abolition de l’esclavage dans la collectivité territoriale de Saint-Barthélemy ».

lire la suite sur Echos-Judiciaires.com

Victime de cybersquatting, Verizon obtient 33 millions de dollars

Le jugement est considéré comme l’un des plus importants au monde jamais prononcé en matière de cybersquatting. Le FAI américain Verizon vient de se voir attribuer par une cour de district de Californie pas moins de 33,15 millions de dollars !

C’est OnlineNIC, société qui porte pour le moins bien son nom, qui a été reconnue comme cybersquatteur par la justice américaine. La société spécialisée dans le dépôt de nom de domaine a été jugée coupable d’avoir trompé les clients Verizon en choisissant des noms de domaines générant une confusion avec les intérêts de Verizon.

Pour financer son secteur d’activité, OnlineNIC n’avait rien trouvé de mieux que de déposer 663 noms de domaine jugés ou identiques ou parasitaires avec la marque Verizon. « La cour a estimé ces enregistrements d’Online NIC comme étant de mauvaise foi et a calculé la réparation due à Verizon à 50 000 dollars par nom de domaine » précise le FAI dans un communiqué publié le 24 décembre. « Ni OnlineNIC ni son avocat ne sont apparus durant le procès pour assurer la défense de la société » poursuit-il. Sans difficulté, Verizon voit dans ce procès un message clair et dissuasif adressé aux cyberssquatters pour qu’ils cessent leur petit commerce.

auteur : Marc Rees
source PCInpact.com

La BNP se fait chiper le domaine bnpparibasfortis.be

PARIS, 19 décembre (Reuters) – Le nom de domaine www.bnpparibasfortis.be a été enregistré le 21 septembre 2008 à la barbe de la banque française et ce plus de deux semaines avant l’annonce de l’acquisition des activités belges et luxembourgeoises de la banque belgo-néerlandaise.

L’association belge DNS chargée d’enregistrer les noms de domaines avec la terminaison « .be » indique sur son site que c’est l’agence d’enregistrement de noms de domaines Gandi.net qui a procédé à la réservation de cette adresse.

Personne n’était disponible à l’agence parisienne de Gandi pour dire pour le compte de qui cette réservation avait été effectuée.

« Nous nous en sommes rendu compte vers la mi-octobre quand nous avons essayé de déposer le nom de domaine », indique un porte-parole de la BNP vendredi, ajoutant que la banque se penchera sur d’éventuelles mesures à prendre une fois que la transaction aura été finalisée.

La date de l’enregistrement est pour le moins surprenante car, le 26 septembre, Fortis tentait encore de rassurer ses actionnaires sur sa solidité financière et avait nommé Filip Dierckx comme nouveau directeur général.

C’est le 28 septembre seulement que les Etats du Benelux (Belgique, Pays-Bas et Luxembourg) ont procédé à la nationalisation partielle de Fortis en injectant 11,2 milliards d’euros.

Une première offre de BNP Paribas, candidate à la reprise de la banque, était alors écartée. /JP

auteur : Julien Ponthus
source Reuters.com

Le nouveau site internet du ‘plan d’action pour dynamiser le tourisme outre-mer’ d’Yves Jego fait c-l-a-s-h

Vendredi dernier, dans le cadre d’un plan d’action pour dynamiser le tourisme Outre-Mer, Yves Jégo annonçait la mise en place d’une plate-forme de réservation de billets d’avion spécialisée sur l’outre-mer français, voyageoutremer.com.

Dans leur précipitation les services du ministère qui ont géré ce projet ont omis de réserver ce nom de domaine.

Cela n’a pas échappé aux membres du site www.c-l-a-s-h.info qui ont immédiatement réparé cet oubli… à leur profit. Le nom de domaine appartient donc aux facétieux animateurs du site qui l’ont fait pointer sur une pétition en ligne : « Demande au gouvernement en vue de fixer la date du 9 octobre pour date officielle de commémoration annuelle de l’abolition de l’esclavage dans la collectivité territoriale de Saint-Barthélemy ».

Joli coup de pub généreusement offert par les services de l’état pour une pétition qui avait toutes les chances de passer inaperçue.

source : malango-mayotte.com

Google AdSense source de financement du typosquatting

Une enquête d’un chercheur de Harvard et de McAfee révèle l’ampleur des pratiques de typosquatting consistant à déposer un nom de domaine parasitant une marque. 80% de ces sites sont inscrits à Google AdSense.

Le typosquatting s’apparente au cybersquatting. Il consiste à déposer un nom de domaine très proche d’un autre nom de domaine, de préférence un site à fort trafic et populaire auprès des internautes. L’objectif de ces typosquatteurs est simple : tenter de capter du trafic légitime en comptant sur des fautes de frappe de l’utilisateur qui sera redirigé vers leur domaine. En effet les domaines déposés comportent généralement des fautes, comme des lettres en double ou inversées.

En outre, en activant le serveur mail sur ces domaines parasites, les pirates peuvent également capter les emails adressés à des sites légitimes mais dont l’adresse comportera une erreur. Ainsi, tous les mails « xxx@amzon.com » iront vers le serveur de messagerie du domaine amzon.com et non celui de amazon.com.

La pratique est toutefois moins courante, les typosquatteurs cherchant avant tout à générer du trafic sur leurs sites. Le typosquatting s’avère quoi qu’il en soit très répandu comme en témoigne l’étude réalisée conjointement par un chercheur de la Harvard Business School, Benjamin Edelman, et McAfee. Ainsi les 2000 sites Web américains les plus populaires voient graviter autour d’eux pas moins de 80 000 domaines en typosquatting.

Mais là où le bât blesse c’est dans le mode de rémunération de ces domaines. En effet, l’étude révèle que 80% de ces domaines en typosquatting vivent des recettes versées par Google via son service de publicité en ligne, Google AdSense. Ce fait n’est pas ignoré et a d’ailleurs déjà valu au moteur de recherche un procès en action collective en 2007 (à laquelle s’est joint Benjamin Edelman). Une loi de 1999, l’Anti-Cybersquatting Consumer Protection Act (ACPA), punit la pratique du typosquatting.

Et le typosquatting peut générer d’importantes sommes d’argent comme le démontre la plainte déposée par Dell, citée par The Register, contre 16 propriétaires de domaines. Le tribunal statuant sur l’affaire en octobre 2007 avait imposé de geler sur un compte les sommes des domaines issues de Google. En un mois, ce ne sont pas moins de deux millions de dollars qui sont venus alimenter ce compte.

Pourtant Dell n’est pas le site le plus populaire référencé par l’enquête du chercheur de Harvard et de McAfee. freecreditreport.com compte à lui seul 742 domaines en typosquatting, cartoonnetwork.com 327 et youtube.com 320. Cette pratique est cependant loin de concerner uniquement les Etats-Unis. Dans une précédente étude de McAfee, la France (.fr) comptait 5,4% d’adresses falsifiées. Le site le plus exploité par les typosquatteurs était celui de Youtube, devant Google (aussi victime) et MSN.

En 2007, le groupe 3 suisse avait également assigné l’Afnic en justice, l’autorité de nommage pour les domaines de la zone .fr. L’entreprise avait ainsi pu obtenir la levée de l’anonymat de 26 noms de domaine typosquattant ses marques. Toutefois l’Afnic peut aussi d’elle-même bloquer des domaines pour cause de typosquatting comme elle a pu déjà le faire dans les dossiers EuroDns et Klte Limited.

source JDN

NamebayWatch Report : la réponse contre le cyber squatting

Recherche d’antériorité, surveillance et alerte à la création ou à l’expiration : NamebayWatch Report permet à tous les éditeurs de l’Internet de se prémunir contre les risques liés à l’enregistrement et à l’utilisation des noms de domaine

Monaco, le 7 octobre 2008 – Namebay, registrar à forte valeur ajoutée de noms de domaines, met sur le marché sa nouvelle offre de surveillance et d’alertes contre les risques pour la propriété intellectuelle sur les noms de domaine, NamebayWatch Report.

Concrètement, NamebayWatch Report s’appuie sur la base de données Namebay qui contient les informations de création et de modification que lui adressent les principaux registres des noms de domaines génériques (.com, .net, .info, .biz, .org, .mobi, etc).

Pour le créateur d’un nouveau nom de domaine, NamebayWatch Report permet de s’assurer de l’existence ou non d’antériorité qui pourrait créer des risques de contrefaçon involontaire. Pour les propriétaires de noms de domaine, les surveillances et alertes à la création de Namebay permettent de se tenir informés des dépôts de domaines qui pourraient entrer « en concurrence » avec leurs propres noms de domaine. De même, les surveillances et alertes à l’expiration vont permettre de racheter un nom de domaine qui « faisait de l’ombre » à une marque.

Un paramétrage précis
Selon les besoins, NamebayWatch Report propose plusieurs niveaux d’analyse :
> Niveau 1 : une recherche sur un nom complet inclus dans un autre nom de domaine, telle que « nom » inclus dans « monnom » ou « mon-nom ».
> Niveau 2 : une recherche sur un terme et ses variantes syntaxiques et typographiques, telle que « canal », « canaux » ou encore « cannal ».
> Niveau 3 : une recherche sur des structures syntaxiques complexes telles que « groupedupont, dupontgroup, groupe-dupont-etfils ».

Les résultats sont fournis sous forme de pages HTML, de fichiers de type tableur et expédiés par email.

L’élément le plus visible de la marque
Secondaire il y a encore quelques années, le nom de domaine est aujourd’hui l’un des éléments essentiels, car le plus visible, de la marque déposée. Au même titre que le nom de la marque en lui-même, le nom de domaine est soumis à des risques de contrefaçon ou d’imitation, volontaire ou involontaire, communément appelés le cyber squatting.

Le cas le plus banal est involontaire : le registrant ignore l’existence d’une antériorité et pourra un jour se voir poursuivre en contrefaçon. Mais dans de nombreux cas, il s’agit d’activités frauduleuses ou spéculatives : le cybersquatteur cherche à monnayer un nom de domaine proche d’une marque. Mais aussi de la contrefaçon qui peut avoir pour objectif de détourner du trafic et, dans le pire des cas, détourner de la clientèle et des ventes. Le cybersquatteur peut aussi nuire à l’image de la marque en utilisant sa notoriété pour générer du trafic sur sa propre activité (phishing, spamming, site pornographique, jeux d’argent, etc.)

Dans tous les cas, la surveillance de ses noms de domaine est une initiative dont plus aucun acteur de l’économie ne peut se passer aujourd’hui.

Plus d’informations : www.namebaywatch.com