Toute l'actualité des noms de domaine et nouveaux gTLDs

Archives de mots clés: france

L’Afnic renforce la sécurité du «.fr»

L’association française de nommage Internet déploie le nouveau protocole DNSSEC mieux sécurisé face aux attaques des serveurs DNS par empoisonnement de cache. Reste à convaincre les registrar et utilisateurs de l’adopter.

Comment sécuriser davantage les transactions en ligne? L’une des réponses s’appelle DNSSEC (Domain Name System Security Extensions ) que l’Afnic (Association française pour le nommage Internet en coopération) est en train de déployer dans la zone France (.fr) et Réunion (.re).

Cette nouvelle mesure de protection a été abordée suite à la découverte d’une faille dans le protocole DNS en 2008 par le chercheur en sécurité Dan Kaminsky. La vulnérabilité était susceptible de faire tomber le Web en menant une attaque par empoisonnement de cache. Une menace qui a mobilisé gouvernement et grands groupes à l’époque entraînant une prise de conscience sur la nécessité de déployer le protocole DNSSEC des acteurs de l’Internet (nommage, télécoms, hébergeurs…).

Un déploiement qui concerne en premier lieu les gestionnaires de serveurs DNS, les bureaux d’enregistrement et les FAI. Mais leur volontarisme est inégal, notamment en raison des coûts financiers inhérents. Ce qui est d’autant plus problématique que l’efficacité du protocole ne portera ses fruits qu’à travers une implication et une appropriation globale de tous les acteurs. « Une attaque par empoisonnement de cache est toujours possible. On considère que 20 à 25% des serveurs dans le monde ne bénéficient pas d’une vraie mise à jour de sécurité », Mathieu Weill, directeur général de l’Afnic selon des propos cités par ITespresso.fr.

Rappelons que le DNSSEC n’est pas une nouveauté technique. L’IETF (Internet Engineering Task Force) l’a scruté dès 1995 et la Suède s’est montrée précurseur dans son adoption en 2007. Puis des pays comme la Bulgarie, le Brésil ou le Porto-Rico ont suivi… L’Afnic suit aujourd’hui le mouvement d’adoption devenu «mainstream», selon Mathieu Weill. A ce jour, une quinzaine de registres ont déjà signé leurs zones… « Toutes les extensions nationales devraient signer cette année », estime le directeur. La racine elle-même du DNS (gérée par l’ICANN et VeriSign) a été signée en juillet 2010. L’an prochain, ce sera au tour du plus générique des noms de domaine : «.com» (90 millions dans le domaine) alors que la conversion DNSSEC du «.org» a été effectuée en 2009.

Au tour, donc, de l’Afnic d’agir. Le 14 septembre dernier, le déploiement de DNSSEC en France a débuté avec la signature du «.fr» et du «.re». Prochainement, la clé publique de chiffrement associée au «.fr» sera publiée dans les serveurs racines. Ce qui bouclera la procédure technique. Mais, pour l’association de nommage, le plus gros effort reste à venir : informer le grand public, vulgariser, former les administrateurs de gestion DNS (FAI, hébergeurs, centres de bureau d’enregistrement…). « Ce n’est pas obligatoire de déployer le DNSSEC mais nous estimons que c’est une responsabilité à chaque niveau », précise Mathieu Weill. Pour faciliter l’appréhension, l’organisme proposera bientôt la version 3 de ZoneCheck, son outil de test de configuration DNS (logiciel libre sous licence GPL et gratuit).

Quel sera le coût de déploiement de DNSSEC pour gestionnaire de DNS? « Le budget sera variable. La fourchette de prix variera en fonction du degré de maîtrise escompté, explique Mathieu Weill, à l’Afnic, on ne fera pas payer une empreinte de clé dans notre système. » Les bureaux d’enregistrement de noms de domaine pourront cependant répercuter le coût de mise à jour sur la facture de leurs clients.

Source: Silicon.fr

L’Hadopi réserve le nom de domaine OffresLegales.fr

En prévision de la publication d’une liste d’offres légales qu’elle devra labelliser, l’Hadopi a réservé le nom de domaine OffresLegales.fr.

Alors que son site officiel n’est toujours pas en ligne, et que les premiers messages d’avertissement attendent toujours de sortir des serveurs SMTP, l’Hadopi prépare la seconde phase de sa mission. Comme le remarque sur Twitter le juriste Cedric Manara, l’Hadopi a réservé le nom de domaine OffresLegales.fr, qui n’est pas encore exploité. Il a été acheté le 22 juin 2010.

Vu son nom, le contenu du site fait peu de doute. Il servira à mettre en place l’article L331-23 du code de la propriété intellectuelle, qui confie à l’Hadopi le soin d’attribuer « aux offres proposées par des personnes dont l’activité est d’offrir un service de communication au public en ligne un label permettant aux usagers de ce service d’identifier clairement le caractère légal de ces offres« .

Le même article demande en effet à la Haute Autorité de « veille(r) à la mise en place, à la mise en valeur et à l’actualisation d’un portail de référencement de ces mêmes offres« .

Une mission beaucoup moins simple qu’il n’y paraît, puisque mêmes les maisons de disques n’ont pas confiance dans la capacité de l’administration à cerner le caractère légal ou non d’une offre. Le directeur général de la SCPP Marc Guez expliquait ainsi la semaine dernière qu’un « label ne garantit pas qu’il n’y aura pas des problèmes de droit d’auteur et droit voisin« , puisque « en cette matière les choses sont rarement aussi limpides qu’on le souhaiterait« . Il proposait donc, seigneur, que les ayants droit se chargent eux-mêmes de labelliser…

L’Etat, lui, reste timide sur cet aspect de la loi Hadopi. Comme un signe de la priorité du gouvernement, alors qu’il a fait paraître tous les décrets relatifs à la riposte graduée, le décret d’application de l’article L331-23 n’a toujours pas été publié au Journal Officiel. Sans lui, la labellisation des offres légales restera lettre morte.

Source: Numerama.fr

La plainte contre Facebook classée sans suite

La procureure d’Avignon l’a confirmé à 20minutes.fr…

La plainte n’aboutira pas, finalement. Alors qu’elle l’avait jugée recevable, et avait demandé une enquête, la procureure d’Avignon, Catherine Champrenault, a indiqué ce vendredi à 20minutes.fr que la plainte que Nicolas Canut avait déposé contre Facebook au sujet de plusieurs groupes homophobes a été classée sans suite.

«Malgré tous les efforts de l’Office central de lutte contre le cybercriminalité, il n’a pas été possible d’identifier les représentants légaux de Facebook en France», a expliqué Catherine Champrenault. La justice se retrouve donc dans une impasse, et ne «peut rien faire d’autre en l’état» que de classer la plainte. En effet, sans représentant légal sur le territoire, impossible de demander les adresses IP qui auraient permis d’identifier les créateurs de ces groupes.

Représentants légaux en Irlande

Car, s’il n’a pas de représentant légal en France – seul le nom de domaine est détenu par un cabinet d’avocat – Facebook en a en Irlande, là où sont également basés les 80 modérateurs qui arpentent le réseau pour éviter ce genre de débordements homophobe ou raciste.
Cependant, la bataille n’est pas finie: deux autres plaintes déposées par Nicolas Canut sont encore en cours, et une troisième a été déposée par Alexandre Marcel, contre Facebook, les modérateurs et des groupes homophobes, anti-français et anti-arabes.

«J’espère que ma plainte va remonter jusqu’au Facebook américain», souhaite Alexandre Marcel. Malheureusement pour lui, il semble qu’aucun dispositif légal ne puisse répondre à ce genre de requête. Pourtant, selon Nicolas Canut, Facebook a pourtant bien été condamné dans une autre affaire par le tribunal de grande instance de Saint-Quentin, dans l’Aisne: «Il y a  bien un nom de domaine français Facebook.fr et deux lois – sur la confiance en l’économie numérique et les discriminations – devraient permettre de le condamner à nouveau!»

Source: 20minutes.fr


La présidentielle 2012 alimente le marché des sites web

Internet est devenu un moteur primordial des campagnes, développant un business florissant autour des noms de domaines liés aux candidats.

En attendant 2012, la course à la présidentielle se joue déjà sur Internet pour déposer les noms des sites de campagne. De Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal en passant par DSK, Dominique de Villepin ou François Bayrou, pratiquement tous les noms de domaine portant le patronyme des potentiels candidats sont déjà achetés.

Toutefois, seuls quelques-uns sont acquis par les intéressés comme Joly2012.fr déposé par Les Verts ou Borloo2012.fr réservé par une conseillère du ministre de l’Ecologie. La plupart des noms de domaines sont achetés par d’illustres inconnus, parfois loin de la politique comme Christian Costeaux, propriétaire de Royal2012.com. Il détaille à Nouvelobs.com un véritable business d’achats en gros de noms de domaines pour les revendre ensuite.

Des sites revendus 5.000 à 20.000 euros

« C’est un énorme business qui consiste à acheter des noms de domaine qui peuvent potentiellement intéresser quelqu’un », explique-t-il. Chaque site représente un coût moyen de 5 euros par mois, et peut être revendu 5.000 à 20.000 euros.

« Par exemple, le mois dernier s’est créée la compagnie aérienne Sénégal Airlines, dont je suis propriétaire du nom de domaine et de la marque. Là je pense que cela va se négocier entre 20.000 et 40.000 euros », raconte Christian Costeaux enthousiaste. « Pour un investissement minime, cela peut rapporter gros. C’est une activité sans risque », poursuit-il.

Même réalité pour Quentin Decourtilloles qui avait mis aux enchères, sans succès, le site Bayrou2012.fr à partir de 200.000 euros. Il expliquait à Marianne2 sa volonté de « gagner de l’argent« .

« Anticiper »

« C’est un vrai travail créatif, il faut anticiper », estime Christian Costeaux. « Anticiper », le maître mot de ce business. Dès septembre 2004, Christian Perbet, responsable d’une agence de communication a déposé les noms de domaines Sarkozy2012.fr, Sarkozy2012.com et Sarkozy2012.net.

« L’avantage d’un site comme Royal2012.com », explique son propriétaire, « c’est que même s’il n’est pas vendu, il suffira de publier une page d’actualité au contenu automatique pour générer beaucoup de trafic et donc de la publicité ».

Reste enfin la possibilité pour des militants d’acheter le nom de domaine du candidat adverse. C’est le cas par exemple de Fillon2012.fr, acquis par César Lesage, un militant de Philippe de Villiers. Le jeune homme confiait toutefois à Slate « espérer en tirer un peu d’argent« .

Sont déjà réservés :

A gauche :

– Royal2012
– Aubry2012
– DSK2012
– StraussKahn2012
– Hollande2012
– Fabius 2012
– Delanoe2012
– Peillon2012
– Montebourg2012
– Valls2012
– Besancenot2012
– Melenchon2012
– Joly2012
– Duflot2012
– Chevenement2012

Au centre :

– Baryou2012

A droite :

– Sarkozy2012
– Fillon2012
– Borloo2012
– Villepin2012
– Cope2012
– Morin2012
– Alliot-Marie2012
– Boutin2012
– LePen2012
– MarineLePen2012
– DeVilliers2012
– Villiers2012

Source: NouvelObs

France.fr, le récit d’une débâcle

Une « relance opérationnelle dans la deuxième quinzaine du mois d’août » : c’est l’objectif que s’est fixé le Service d’information du gouvernement (SIG) pour le site France.fr, en panne depuis son lancement officiel le 14 juillet.

Ce « portail de la France » a été présenté la semaine dernière comme un point d’entrée en cinq langues à destination des touristes, investisseurs étrangers ou expatriés, et doit proposer également des liens vers différents services publics. Mais quelques heures à peine après sa mise en service, le site, « réalisé en douze mois grâce au travail et à l’enthousiasme de PME françaises jeunes et innovantes » (PDF), tombait en panne. La faute, expliquait alors Thierry Saussez, le chef du SIG, à une trop forte fréquentation sur le site, avec 25 000 connexions.

Une explication qui fait sourire Yoran Brault, développeur spécialiste de Drupal, le CMS (système de gestion de site) utilisé par France.fr. « Un site de cette nature qui ‘tombe’ avec seulement 25 000 connexions, c’est très peu. Même avec le double de visites, cela n’expliquerait pas une telle panne. » Drupal est utilisé par plusieurs sites à fort trafic, dont, en France, les sites d’information Rue89 et Mediapart, pour lequel Yoran Brault développe des optimisations.

« Mediapart comme Rue89 utilisent quatre serveurs chacun et fonctionnent très bien avec plusieurs dizaines de milliers de visiteurs chaque jour. Surtout, ce type de problème est relativement rapide à corriger : lorsque Mediapart a connu un pic de fréquentation avec les révélations sur l’affaire Bettencourt [le site avait été inaccessible quelques heures, NDLR], nous avons pu corriger le problème assez vite », explique Yoran Brault.

Lorsqu’un internaute se connecte à un site, son ordinateur envoie une demande d’information à l’ordinateur qui héberge le site, ou serveur. Pour traiter cette demande – et générer la page demandée – le serveur consomme de l’énergie et de la capacité de calcul. Si le nombre de connexions est trop important par rapport aux capacités de traitement du serveur, il tombe en panne et le site devient inaccessible. C’est pourquoi les sites Internet à fort trafic utilisent un système appelé le « cache » : ils enregistrent une version « statique » des pages du site, pour épargner au serveur la nécessité de recalculer son contenu. C’est en utilisant une page de ce type que Mediapart a pu rendre son site à nouveau accessible lors des forts pics de connexion.

CHANGEMENT D’HÉBERGEUR

Pour le SIG, le problème que rencontre France.fr vient des serveurs, et donc de son hébergeur, Vert2all, une filiale de l’entreprise Cyberscope spécialisée dans l’informatique « verte », disposant d’un centre de données labellisé dans un « bunker en béton troglodytique semi-enterré sécurisé », selon la description qu’en fait le SIG. Après avoir lancé un audit et annoncé un doublement du nombre de machines dédiées au site, le SIG a annoncé jeudi qu’il « est probable [qu’il devra], malgré la période estivale et en tenant compte des contraintes administratives et réglementaires propres aux marchés publics, changer d’hébergeur ».

Doté d’un budget d’ensemble de 1,6 million d’euros, le site avait fait l’objet d’un appel d’offres. Le gouvernement peut-il changer soudainement d’hébergeur ? Oui, explique Marc Richer, avocat spécialiste des marchés publics. « La personne publique peut toujours résilier un marché public pour faute », détaille-t-il. « Dans le cas d’un site ayant fait l’objet d’une importante campagne de promotion, une procédure accélérée pour la passation d’un nouveau marché public est envisageable, mais il faudra tout de même compter deux semaines. »

Un délai auquel il faudra ajouter le temps de la transmission du nom de domaine et du site, des optimisations et des tests dits « de montée en charge », pour vérifier que le site sera capable de supporter des pics de fréquentation importants. Si l’hébergeur estime qu’il n’était pas en tort, il pourra ensuite contester cette décision auprès du tribunal administratif et demander des dommages et intérêts. Contacté, Cyberscope n’a pas donné suite aux sollicitations du Monde.fr.

UNE DEUXIÈME VERSION EN NOVEMBRE

Le projet France.fr n’en est encore qu’à ses débuts. Sur le budget de 1,6 million d’euros, seule la moitié des fonds a pour l’instant été utilisée pour la conception et les frais techniques. Les contenus (articles, vidéos) du site sont soit produits directement par le SIG, comme les vidéos du « fil gouv », soit fournis par des partenaires (France 24, Télérama, Marmiton, Météo France…), qui échangent gratuitement leurs articles contre la visibilité procurée par le portail.

Le reste du budget doit être utilisé pour développer une deuxième version du site, prévue pour novembre, qui intègrera une dimension participative, avec la possibilité pour les internautes de publier leurs commentaires et contributions. Cette deuxième version sera par nature plus sensible aux problèmes de trafic, l’envoi d’un commentaire nécessitant une communication directe entre l’ordinateur de l’internaute et le serveur – ce qui limite l’efficacité des systèmes de cache.

« Nous prendrons également en compte, dans [le] redéploiement sécurisé, la gestion prévisionnelle de la version 2″, assure le SIG. Après la douche froide du lancement, le Service d’information du gouvernement veut à tout prix éviter un nouveau fiasco de communication et les moqueries de la presse étrangère. « Il est évidemment hors de question de rouvrir sans certitude », promet le service, directement rattaché à Matignon. En attendant, les moteurs de recherche ont enregistré comme description du site le message d’erreur présent depuis plus d’une semaine sur la page d’accueil.

Damien Leloup

Source: LeMonde.fr

France.fr : Le nouveau site représentant la France.

À l’occasion de la fête nationale du 14 juillet 2010, le site france.fr devrait ouvrir ses portes. Ce nouveau site Web de la France devrait en effet promouvoir le pays pour les touristes souhaitant le découvrir. Le nom de domaine déposé il y a environ deux ans et demi, mais avait été laissé à l’abandon. C’est pour célébrer la fête nationale que le site sera enfin opérationnel.

En effet, avec 74 millions de touristes étrangers au cours de l’année 2009, l’hexagone est la première destination touristique au monde. Cependant, contrairement à l’Allemagne, l’Espagne ou encore à l’Italie, la France ne disposait pas encore de site internet. Il semblerait d’après LePoint que le portail recensera un nombre important de liens et diverses informations pratiques et historiques sur le pays. Il devrait s’enrichir au fil des mois afin de devenir un atout dans le but de favoriser le tourisme des étrangers.

C’est ainsi que la France, avec son site france.fr, rattrape son retard face à ses voisins déjà présents sur la toile.

Source: Sur-La-Toile.com

Hacker-Croll, celui qui a piraté le compte Twitter d’Obama

François C. est un jeune Auvergnat de 23 ans, titulaire d’un BEP d’électrotechnique. Sur Internet, il s’appelle Hacker-Croll, et il est accusé d’avoir infiltré des comptes du réseau social Twitter. Son tableau de chasse comporte notamment les noms du président américain Barack Obama, de la chanteuse Britney Spears ou encore d’Evan Williams, l’un des fondateurs de Twitter. Traqué par le FBI et l’OCLCTIC (Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication), il a été interpellé le 24 mars par les cyberpoliciers français et américains, avant d’être relâché au terme de sa garde à vue. Il devait comparaître libre jeudi 24 juin devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand, et encourt jusqu’à deux ans de prison pour « intrusion dans un système de données ».

L’histoire est rocambolesque. Hacker-Croll n’a eu besoin que de quelques clics et d’un peu de chance pour accéder au compte e-mail d’un employé de Twitter, qui avait sécurisé son mot de passe avec une question secrète : « Quelle est votre ville de naissance ? » En allant visiter le blog de l’employé, François C. a immédiatement trouvé la réponse : Saint-Louis. Cela s’appelle l’ingénierie sociale : plutôt que de forcer une sécurité informatique, il est souvent plus simple d’utiliser les failles humaines. Une fois entré dans la boîte de réception, il lui a suffi de chercher le mot de passe de l’interface d’administration de Twitter.

Jackpot stratégique

Non seulement François C. a pu consulter et modifier n’importe quel compte Twitter, mais il a eu accès à de nombreuses informations confidentielles de Twitter : contrats secrets, comptes rendus de réunions stratégiques, agendas, liste complète des employés de Twitter avec leurs coordonnées, leurs numéros de carte bancaire ou encore leurs préférences alimentaires, CV de candidats, etc. S’il l’avait voulu, il aurait aussi pu modifier la destination du nom de domaine twitter.com, en renvoyant vers n’importe quel site. Hacker-Croll n’a donc rien d’un méchant pirate : alors qu’il aurait pu détruire ou détourner Twitter pendant quelques heures, voire même quelques jours, il n’en a rien fait. « J’aurais pu le faire, mais ce n’est pas mon éthique », expliquait-il en juin 2009 au site Zataz. Certes, il a divulgué de nombreuses informations stratégiques, mais il ne les a pas monnayées. Pourtant, Facebook aurait payé très, très cher pour obtenir ces informations.

Avant même son interpellation, François C. avait expliqué qu’il souhaitait démontrer que les grandes sociétés « ne sont pas plus en sécurité que n’importe quel internaute ». « Anxieux » à l’approche de son procès, il « regrette d’avoir agi ainsi », selon son avocat, Me Jean-François Canis, pour qui l’affaire est « sans gravité particulière » puisqu’il n’y a pas eu de « réel préjudice » ni d' »escroquerie ». Ni Twitter, qui avait déposé la plainte, ni les autorités américaines, ni les propriétaires des comptes piratés ne se sont constitués parties civiles. Finalement, tout le monde s’accorde à dire que l’affaire n’est pas si grave, même le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Jean-Yves Coquillat, qui a estimé que par défi, François C. était juste « entré dans une maison dont la porte était restée ouverte ». La clémence devrait donc être au rendez-vous.
Source: LePoint.fr

160 noms de domaines en .re crée chaque mois depuis Juin 2009

Au 1er juin de l’année dernière, en 2009, l’AFNIC recensait 2 927 noms de domaines en .re. En un an, il y a eu 1904 ndd supplémentaire soit près de 160 ndd en .re chaque mois. Cela nous emmène à 4831 noms de domaines en .re au 01 Juin 2010.
Sur la même période entre juillet 2008 et 2009 il y a eu 864 noms de domaine en .re crée.

En parallèle plusieurs acteurs et professionnels de l’internet à l’ile de la réunion se sont posé la question sur la « libération des noms de domaines en .re ». Cette libéralisation, comme pour les .fr, permettrait entre autres aux particuliers qui le souhaite d’avoir leur mel ou site en .re.

Association à but non lucratif, l’Association Française pour le Nommage Internet en Coopération est le gestionnaire (aussi appelé registre ou registry) de la base de données des noms de domaine géographiques .fr (France) et .re (Île de la Réunion). L’AFNIC n’est pas un bureau de vente de noms de domaine (aussi appelé registrar) mais un centre de gestion et d’information neutre.

Source: i974.com

Publicité personnelle des avocats : l’art.10 du Règlement Intérieur National (RIN) de la profession d’avocat modifié

Le Conseil National a adopté lors de son assemblée générale du 8 mai dernier, et après concertation de la profession, une décision à caractère normatif n° 2010-002 portant réforme des dispositions de l’art. 10 du RIN sur les règles de publicité personnelle des avocats qui repose sur une conception modernisée alliant information du public et respect des principes essentiels de la profession.

Les principaux points de la réforme

Publicité des mentions de spécialisation et domaines d’activité
Démarchage
Papier à lettre
Communications préalables à l’Ordre
Règlementation des noms de domaines

Prenant en compte les évolutions déjà admises par certains barreaux et reconnues par la jurisprudence ( CA Toulouse 15 févr. 2001 ), l’assemblée générale s’est prononcée en faveur de l’interdiction d’utilisation de nom générique (en ce compris le mot avocat) à titre exclusif comme nom de domaine d’un cabinet d’avocat.

● Le nom de domaine devra ainsi comporter le nom de l’avocat ou la dénomination exacte du cabinet, qui peut être suivi ou précédé du mot « avocat », et l’utilisation de noms de domaine évoquant de façon générique le titre d’avocat ou un titre pouvant prêter à confusion, un domaine du droit ou une activité relevant de celles de l’avocat, sera interdite.

● Il est en effet apparu qu’était contraire aux principes essentiels de la profession, et notamment à l’exigence de loyauté et de délicatesse, le fait de s’approprier directement ou indirectement un domaine du droit ou une activité décrite en termes juridiques.

Conditions d’entrée en application

● En application des dispositions de l’article 38-1 du décret n° 91-1197 du 27 novembre 1991 modifié, la présente décision normative sera notifiée au Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, pour publication au Journal Officiel de la République française et au conseil de l’Ordre de chacun des barreaux.

● Les nouvelles dispositions de l’article 10 du RIN entreront en vigueur dès la parution au JO de cette décision à caractère normatif.

Noms de domaine: l’Afnic ouvre le ‘.fr’ à l’Europe

L’Afnic entend également mieux sécuriser les noms de domaines à l’aide du protocole DNSSEC dès 2010.

Récemment reconduite dans ses fonctions de gestionnaire des noms de domaine français, l’Afnic (l’Association française pour le nommage Internet en coopération) dévoile aujourd’hui le plan de ses actions pour les années à venir.

L’association compte tout d’abord renforcer la sécurité des noms de domaine en chiffrant les transactions et informations à l’aide du protocole DNSSEC. La plupart des gestionnaires de noms de domaine comptent adopter cette technologie d’ici 2012. L’Afnic propose toutefois un calendrier plus agressif, puisque les zones ‘.fr’ et ‘.re’ seront signées par le biais de DNSSEC dès le 14 septembre 2010. Plus de détails sur ce projet sont disponibles sur cette page web.

Autre action, l’Afnic va ouvrir les noms de domaine en ‘.fr’ aux particuliers de l’étranger et professionnels européens d’ici mars 2012. L’association reviendra sur ce sujet stratégique en avril prochain. Par la suite, une consultation publique permettra de définir les modalités d’application de cette mesure.

Enfin, les bureaux d’enregistrement de noms de domaine seront mieux mis en valeur et leurs offres respectives seront plus transparentes et plus faciles à comparer. À cet effet, l’Afnic mettra en place un observatoire de la qualité de service des bureaux d’enregistrement début 2011. Une initiative bienvenue, car l’offre actuelle manque cruellement de lisibilité.

Source: Silicon.fr
Auteur: David Feugey