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Archives de mots clés: france

Nom de domaine en « .fr » : ce qui va changer

C’est l’AFNIC qui a été désigné par Christian Estrosi, Ministre de l’Industrie, comme Office d’enregistrement de l’extension « .fr ». Et ce, pour une durée de 7 ans.

Cette désignation s’accompagne de plusieurs changements concernant les modalités d’enregistrement des noms de domaine portant cette extension.

Ainsi, le « .fr » sera désormais ouvert aux français résidant à l’étranger (sous 15 jours), sans avoir à justifier d’une adresse en France. Il devrait également être accessible aux particuliers et aux structures domiciliés au sein de l’Union Européenne dans un délai de deux ans.

Des efforts seront, par ailleurs, consentis en termes de « transparence et de lisibilité des offres auprès de l’utilisateur final » via la mise en place d’un statut spécial pour les bureaux d’enregistrement et d’un Observatoire chargé de veiller sur la qualité de service et les tarifs proposés par ces bureaux.

L’AFNIC consacrera au moins un tiers de ses dépenses R&D et une partie de son résultat net à des partenariats R&D, à des actions de transfert de connaissance et à la mise en place d’un prix AFNIC de l’innovation.

Enfin, l’AFNIC utilisera une partie de son chiffre d’affaires pour investir en matériels et logiciels de sécurité (nuage anycast propre, séquestre de données sur un site sécurisé en France, mise en place d’un Plan de Continuité d’Activité…).

Source: ITRmobiles.com

A qui appartiennent les noms de domaine génériques en .fr ?

Détenir un nom de domaine générique est un gage de bon référencement naturel, pour qui veut faire du page parking. Ou un gage de communication simplifiée, pour qui veut développer son activité. Bref, un nom de domaine générique procure un avantage

Credit.fr, Sante.fr, France.fr, Sexe.fr… Qui détient ces noms de domaine génériques et comment gagnent-ils de l’argent avec ? Voici la réponse.

Le nom de domaine mutuelle.fr a été racheté en octobre 2009 par le courtier en ligne Cmonassurance pour la somme de 78 000 euros, soit largement au dessus du prix moyen pour un .fr, estimé à 2 400 euros. Il s’agit du record de l’année concernant une vente de nom de domaine.Cmonassurance est en fait une filiale d’Alptis Assurances, qui propose un site de comparaison d’assurances et se rémunère en tant qu’apporteur d’affaires. Pour le moment, le site Mutuelle.fr est inactif. Son propriétaire travaille peut-être à développer un comparateur, mais cette fois de mutuelle.

Pour la modique somme de 30 000 euros, la société Red Media s’est offert le nom de domaine explicite porn.fr sur la plate-forme d’achat/vente de noms de domaine Sedo.com.Red Media est une entreprise toulousaine, composée de six personnes, qui possède plusieurs portails destinés au grand public ou juste aux adultes.Avec Porn.fr, on reste toutefois loin des sommes astronomiques dépensées pour l’achat de Porn.com, vendu en 2007 pour 9,5 millions de dollars. Mais l’association du terme en anglais et le suffixe en français a effectivement moins de valeur.

Le site de France.fr appartient à l’Etat, et plus précisément au Ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi.Ce site devrait voir le jour au cours de l’année 2010 afin de devenir le portail officiel de la France. Il est pour le moment encore en construction, chapeauté par la société Modedemploi et présentera des technologies de pointe civiles et militaires, le patrimoine touristique et culturel, le système éducatif… Le tout sera disponible en anglais, allemand, espagnol et italien.

Automobile.fr est un nom de domaine détenu par eBay France, la filiale du site de ventes aux enchères du géant américain.Il est opéré par la société allemande Mobile.international créée en 1996 en Allemagne, qui propose une place de marché en ligne de véhicules.
Les services de la société sont destinés aux concessionnaires automobiles et aux clients privés. Automobile.fr ne fait que le lien entre le vendeur et l’acheteur.

Credit.fr est tout simplement le record de vente d’un nom de domaine en .fr. En ce début d’année 2010, il a trouvé preneur pour 587 000 euros, du fait de son excellente place dans le référencement naturel sur Google. L’affaire réalisée contraste avec Kredit.de, son homologue allemand revendu pour 900 000 euros malgré un référencement naturel de moins bonne qualité. Ce qui illustre la faible valeur du .fr vis à vis des .com, .de ou .uk.Le nom de domaine qui vient d’être vendu est en cours de transfert vers son nouveau propriétaire et est enregistré auprès de la société EuroDNS, un bureau d’enregistrement de noms de domaines.

Le nom de domaine Poker.fr appartient à Sargon Petros, directeur de la société à actions simplifiée Poker, et journaliste spécialisé dans le domaine.Outre le jeu en ligne, ce site propose plusieurs services allant de l’apprentissage en ligne des règles du poker à l’organisation de tournoi.Dernièrement, le nom de domaine Poker.org a été racheté 1 million de dollars par le réseau d’affiliation américain PokercCompany.com.

Le nom de domaine Sexe.fr est l’exemple (délibéré?) d’une non optimisation d’un nom de domaine pourtant très vendeur. En effet, tandis que son alter ego sex.com a été vendu 14 millions de dollars (mais jamais payé par son acheteur) aux Etats-Unis, le site français présente seulement un jeu en flash. Sexe.fr ne fait en effet pas la fortune de son propriétaire. Il ne propose aucune lien sponsorisé ou bannière qui permettrait de le monétiser.Le nom de domaine est géré par Quad Logic, une société de création de site et d’hébergement Internet fondée en 1996.

Immobilier.fr est un site comme son nom l’indique de vente et de location de biens immobiliers pour les particuliers. La société propriétaire Boutik Immo est située en Martinique, à Fort-de-France. L’exemple même du nom de domain collant parfaitement aux contenus qui y sont associés. Pourtant, le référencement n’est pas optimisé, car en tapant « immobilier » dans Google, ce site n’apparait pas dans la première page de résultats, mais à la dernière place de la seconde page.

Sante.fr appartient au Ministère de l’Emploi, du Travail et de la cohésion sociale. Le nom générique est en possession de l’Etat, au même titre que France.fr, Emploi.fr, etc.
Ce site est un service destiné aux internautes, s’autoproclame portail des agences sanitaires, et il est piloté par la Direction Générale de la Santé.
Il a notamment pour mission de valoriser les informations de santé publique

Le nom de domaine telephone.fr correspond à un site simple et épuré d’un vendeur de matériel de télécommunications en ligne. Compte tenu de l’essor de la téléphonie mobile, cela étonne.D’autant plus qu’il ne présente aucun lien sponsorisé, et des publicités dans le bas de la page, qui ne sont pas mises en valeur. La société détentrice du nom de domaine est basée dans le sud de la France.

Source: Journal du Net

Des noms de domaine pour le VIN : Un projet culturel français ?

Pour rappel, le projet dotVinum propose de créer l’identité du vin sur Internet en autorisant la commercialisation des noms de domaine du type www.marque-abc.VIN (.wine et .vino) au lieu des traditionnels www.marque-abc.FR, .COM et autres extensions internet…

Un projet culturel français vous dites ?

Pas si le dossier de candidature est déposé par un autre pays – les Etats-Unis par exemple ou l’Australie – dans quel cas… la culture française du vin la communauté francophone du vin devra solliciter l’enregistrement de ses noms de domaine à un pays étranger.
Et il s’agit bien de sollicitation car pour enregistrer un nom de domaine, il faut être éligible et remplir les conditions d’enregistrement du nom de domaine rédigées par le porteur du projet.

Imaginons que les vins de pays, les AOC, les cépages et autres appellations ne bénéficient pas d’une protection suffisante dans les conditions d’enregistrement des noms de domaine .VIN .WINE et .VINO ? Imaginons que les autres termes français du vin puissent être enregistrés n’importe où et par n’importe qui ? Le nom de domaine «beaujolais.vin» pourrait tout à fait pointer vers un site Internet écrit en anglais et qui présente un Cabernet-Sauvignon australien.

Qui pourra prétendre à un nom de domaine tel que merlot.vin, bordeaux.vino ou encore chardonnay.wine : sur la base de quel droit antérieur pourra t-on revendiquer son nom de domaine ?

Une seule structure recevra l’autorisation de commercialiser ces noms de domaine et devra pour cela déposer un dossier de candidature à l’ICANN pour chaque extension de nom de domaine. «Etre le seul» à recevoir cette accréditation signifie aussi «pas de concurrence» et à un niveau «international» : un argument important de ce projet.

«Culture du vin», «Histoire» et «Droit» sont autant de thèmes qui sont impactés par ce projet, faisons en sorte que celui-ci voit le jour en France et reste entre nos mains.

Auteur: Jean Guillon
Source: BlogDotVinum