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90% de part de marché pour le serveur Apache en France

La part de marché du serveur Web Open Source demeure écrasante en France. Sur 5 mois, Apache enregistre plus de 60 000 noms de domaine supplémentaires en .fr.

Publié le 15/02/2011, 16h57

Selon le spécialiste de la supervision Web Security Space, Apache héberge près de 600 000 noms de domaine en .fr au 1er février 2011, contre 35 000 pour le serveur Web de Microsoft (Windows Server / IIS). Comparé à août 2010, le serveur Web Open Source compte 65 000 noms de domaine supplémentaires sur cette zone. Sa part de marché passe dans le même temps de 84,5% à 90,31%.

De son côté, Microsoft se maintient au dessus des 5% de part de marché au profit d’un accroissement de son parc installé de plus de 1500 sites Web français. Les autres serveurs Web utilisés dans l’Hexagone demeurent très minoritaires, d’après Security Space.

Part de marché des principaux serveurs Web en France en février 2011
Nombre de serveurs Web en février 2011 Part de marché en février 2011 Nombre de serveurs Web en août 2010 Part de marché en août 2010
Apache 598,917 90.31% 534,024 84.58%
Microsoft 35,390 5.34% 33,592 5.32%
Autres 275 0,05% 305 0,05%
Source : Security Space 2011

Source: Journal du Net

Procédures alternatives et noms de domaine – Tendances 2010 à l’OMPI

En 2010, le nombre de procédures arbitrales traitées par l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle en matière de noms de domaine a augmenté de plus de 20% par rapport à l’année précédente (source OMPI).

Les chiffres révèlent d’autres tendances :

Les procédures alternatives soumises en 2010 portent en moyenne sur un plus faible nombre de noms qu’en 2009

Comment expliquer cette tendance ?

Les plus optimistes y verront peut-être la marque d’efforts accrus des titulaires qui multiplient les procédures pour défendre leurs marques (ce qui a été le cas pour Lego, Moncler, Banco Intesa et Christian Louboutin).

Les plus alarmistes redouteront de nouvelles manœuvres des cybersquatteurs qui enregistrent des noms de domaine sous de multiples identités afin de compliquer la tâche des titulaires de marques.

Evolution volumétrique des procédures arbitrale devant l'OMPI (2000-2010)

Les procédures soumises en 2010 confirment l’explosion du cybersquatting en Chine

Le nombre de procédures alternatives dans lesquelles le défendeur est localisé en Chine a plus que doublé (+ 106 %) par rapport à 2009. Jusque là, le taux de croissance du cybersquatting chinois se situait à une moyenne de 26% par an.

Evolution des procédures ventilées par pays de localisation du défendeur

En Europe, le cybersquatting néerlandais enregistre une forte progression

Avec une augmentation de plus de 40% du nombre de défendeurs hollandais impliqués dans des procédures en 2010, la Hollande attire l’attention de l’Europe.

La virulence du phénomène est confirmée par les statistiques portant sur l’extension « .NL ».  Le Centre d’Arbitrage et de Médiation de l’OMPI constate en effet une hausse de 43,7 % du nombre de noms en « .NL » contestés (soit 4,45% du total des procédures de l’année 2010).statistiques détaillées UDRP 2000-2010

Avec 125 noms de domaine en disputés en 2010, l’extension hollandaise reste en tête des procédures nationales gérées par l’OMPI, loin devant l’Espagne (69), la France (61) et la Colombie (59). Le phénomène s’explique manifestement par la popularité de l’extension sur le marché local.

Taux de croissance de l'extension .nlSource SIDN Annual Report 2009

Un iceberg sous la glace ?

Les statistiques de l’OMPI ne révèlent qu’une partie de l’étendue du cybersquatting. Par exemple, les statistiques liées aux extensions nationales sont largement occultées par les particularismes locaux en matière de gestion des litiges.

Rappelons que l’Allemagne et la Russie ne proposent toujours pas de règlement alternatif en matière de noms de domaine. Dans cette configuration, faute de résolution amiable, l’intervention par voie judiciaire sera un passage obligé.

Les chiffres ne révèlent pas non plus l’ampleur du cybersquatting implanté, dans les cas où les titulaires de marques ignorent son existence ou se résolvent à le supporter. Nous rappelons que ces situations sont rarement une fatalité, compte tenu de l’accessibilité et de l’efficacité des procédures alternatives (UDRP, PARL, CNDRP, DRS etc.).


Les analyses en question sont fondées sur des données qui concernent uniquement les défendeurs. Ces chiffres ne sont pas mis en corrélation systématique avec l’issue des décisions. Cependant, compte tenu du taux de procédures qui ont donné gain de cause au demandeur en 2010 ( 84,44 %), le degré de précision de notre étude reste néanmoins élevé.

Source : VOXpi

Les avancées de la nouvelle loi sur les noms de domaine

L’Assemblée nationale a adopté en première lecture une loi visant à définir le nouveau contexte juridique des extensions correspondant au territoire national. Eclairage sur ce nouveau texte comprenant quelques changements et suscitant deux interrogations

Courir un cent mètre en neuf secondes… avec un sac de pierres sur le dos. Voilà le défi que le Conseil Constitutionnel offrait au Législateur en octobre dernier dans sa décision n°2010-45 QPC sur les noms de domaine.

Neuf mois seulement pour rétablir un cadre juridique, c’est en effet déjà court, surtout sur un sujet qui ne présente pas d’enjeu politique majeur. Et le sac de pierres ? Il tenait dans ces deux mots exposant le motif de la décision du Conseil : « incompétence négative ». Le texte existant était jugé insuffisant, n’abordant pas des questions essentielles comme l’équilibre entre la liberté de communiquer, la liberté d’entreprendre et les droits de propriété intellectuelle. La tâche du Législateur n’était donc pas seulement de modifier un texte à la marge mais bien d’en inventer un nouveau, à partir de bien peu de choses.

A mi-parcours, force est de constater que le Législateur est dans les temps.

Un nouveau texte clair, lisible et complet
Grâce à l’intervention de deux députés en pointe sur les technologies de l’information, Mme Laure de la Raudière et M. Lionel Tardy, l’Assemblée Nationale a en effet voté le 14 janvier, en première lecture, un article du projet de Loi portant diverses dispositions d’adaptation de la législation au droit de l’Union européenne en matière de santé, de travail et de communications électroniques qui propose un nouveau cadre législatif des noms de domaine. Le projet est déjà l’ordre du jour du Sénat pour le 10 février prochain.

Le texte proposé est, en outre, clair, lisible et complet. D’une part il répond aux exigences du Conseil Constitutionnel en rappelant le nécessaire respect des libertés fondamentales, et d’autre part il apparaît tout à fait applicable au quotidien, en clarifiant de nombreux aspects sur lesquels la jurisprudence tergiversait.

Ainsi, ces neuf nouveaux articles (L.45 à L.45-8) reprennent et consolident des principes fondateurs de la gestion des noms de domaine : le principe du premier arrivé premier servi par exemple, ou encore la responsabilité du choix du nom de domaine qui incombe au demandeur. Ce dernier point est particulièrement important pour ne pas conduire au retour des enregistrements « papier ».

Le nouveau texte clarifie également les conditions dans lesquelles seront gérés les litiges sur les noms de domaine, toujours nombreux tant chacun est attentif, légitimement, à la protection de son identité et de ses droits sur Internet. L’expérience ayant montré à quels point ces litiges sont souvent complexes (par exemple avec des noms de commune comme Bio, Vittel ou Lanquetot), le nouveau texte améliore l’équilibre entre protection des marques, des noms de collectivités et l’intérêt légitime des titulaires.

Quelques changements et deux interrogations
L’adoption du texte apportera aussi son lot de changements même s’ils ne sont pas fondamentaux. Les personnes physiques de moins de 18 ans pourront ainsi enregistrer des noms de domaine. La liste des nouveaux enregistrements de noms de domaine devrait être rendue accessible, même s’il reste à déterminer dans quelles conditions. Les procédures pour réclamer le transfert ou la suppression d’un nom de domaine devront désormais être homologuées par le Ministre.

C’est donc un texte déjà bien avancé qui sera examiné prochainement par le Sénat. Deux questions demeurent cependant ouvertes sur le champ d’application de cette Loi, et la réponse à ces questions pourrait avoir de sérieuses conséquences.

Tout d’abord la Loi  s’appliquera-t-elle directement aux domaines de premier niveau dits « ultramarins », c’est-à-dire le .re pour la Réunion, le .mq pour la Martinique, et la demi-douzaine d’autres codes qui attendent depuis 2004 la désignation officielle d’un office d’enregistrement ? Si la réponse est positive, on pourrait voir une ouverture de ces domaines de premier niveau, pour l’instant confidentiels, voire gelés depuis des années, aux entreprises et particuliers européens d’ici à la fin de l’année 2011.

La seconde interrogation est un risque d’interprétation. En l’état du texte, certains pourraient considérer qu’il s’applique aux futurs domaines de premier niveau créés auprès de l’Icann, l’organisme de coordination des noms de domaine au niveau mondial, par des collectivités françaises, comme .paris ou .bzh. S’ajouterait alors à la lourdeur du processus de sélection par l’Icann la nécessité d’une désignation, sans doute par mise en concurrence, par le Ministre français. Un bel imbroglio juridique en perspective, qui paralyserait certainement ces projets. Il faut espérer que le Sénat lèvera cette incertitude en clarifiant la rédaction.

On le voit, le Législateur a lancé en un temps record un travail salutaire de clarification du cadre législatif des noms de domaine. Il reste encore de nombreuses étapes à franchir mais on peut désormais sérieusement espérer que les conséquences de la censure du Conseil Constitutionnel, qui avait suscité beaucoup de craintes, soient positives au global pour l’ensemble du secteur des noms de domaine en France.

Mathieu WEILL

Le Cyberespace : Un espace géopolitique

Le terme cyberespace est né dans une nouvelle de William Gibson intitulée Gravé sur chrome (Burning Chrome – 1982).
Le terme est reprit dans le Neuromancien (Neuromancer – 1984) où il en explicite le concept.Il s’agit d’« une hallucination consensuelle vécue quotidiennement en toute légalité par des dizaines de millions d’opérateurs, dans tous les pays, par des enfants à qui des concepts mathématiques sont ainsi enseignés… Une représentation graphique de données extraites des mémoires de tous les ordinateurs du système humain ». Devenu un mot à la mode à la fin des années 1980, il a fini par désigné le réseau internet dans son ensemble.
Un espace virtuel …Internet est à l’origine le rassemblement de tous les réseaux informatiques mondiaux. Ces valeurs sont celles d’un libre échange des informations entre pairs et non structuré. Tous les contenues, tous les utilisateurs sont égaux quelque soit leur nationalité, pays de résidence, croyance politique etc. C’est ce qu’on appelle la neutralité du réseau.D’ailleurs la gouvernance mondiale de l’internet est confiée au Forum sur la gouvernance de l’internet qui est sous l’égide des Nations Unies.Le cyberespace est donc a priori un espace libre sans frontière et sans autre idéologie politique que l’accès égalitaire pour tous.
… contraint par la géographie …Mais la théorie qui fonctionnait tant que le réseau était limité, géographiquement aux USA et à l’Europe, sociologiquement, aux chercheurs et leur étudiants à été mise à mal lors de la démocratisation de l’internet. En effet, la première barrière à laquelle le réseau s’est heurté est la barrière de la langue.

Top 10 des langues sur Internet

La montée du nombre d’ordinateurs à contraint à une organisation pyramidale des autorités de désignation des adresses IP (numéro unique pour chaque ordinateur) et des noms de domaines.Les noms de domaines sont tous gérés officiellement par l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers, en français : Société pour l’attribution des noms de domaine et des numéros sur Internet), société de droit californien et dépendante du département américain du Commerce mais celui-ci délègue à des instances nationales le rôle de gérer leur propre nom de domaine. En France, l’AFNIC (Association française pour le nommage Internet en coopération) est responsable du .fr est lié par une convention à Bercy.
Les adresses IP sont gérées selon une structure pyramidale classique.L’autorité suprême est l’IANA (Internet Assigned Numbers Authority qui est une composante de l’ICANN) mais celle-ci délègue son pouvoir décisionnaire à cinq registres régionaux (RIR)

  • RIPE-NCC (Réseaux IP Européens) pour l’Europe et le Moyen-Orient ;
  • ARIN (American Registry for Internet Numbers) pour l’Amérique du Nord ;
  • APNIC (Asia Pacific Network Information Center) pour l’Asie et le Pacifique ;
  • LACNIC (Latin American and Caribbean IP address Regional Registry) pour l’Amérique latine et les îles des Caraïbes ;
  • AfriNIC (African Network Information Center) pour l’Afrique.
Aires des registres internet régionaux

Dans le cas de LACNIC et de l’APNIC des registres subrégionaux existent et gère à leur tour une partie des adresses attribuée par les RIR.
Ainsi l’internationalisation du réseau l’a rendu dépendant de la géographie mais également des États.

… d’où des enjeux politiquesLa diffusion de l’information et son contrôle sont un enjeu politique pour tous les Etats comme on en a la démonstration avec l’affaire WikiLeaks. En effet, le principe d’internet d’échange d’information entre tous les internautes sans aucune contrainte n’est compatible avec toutes les valeurs nationales de tous les pays du monde. Internet et perçu comme l’instrument qui amène les valeurs occidentales dans tous les foyers équipés. Certains pays, au premier rang desquels la Chine, ont mis en place de censure de l’information.

Ennemis d’internet et pays sous surveillance selon RSF

Le cinquième territoireLa nouvelle doctrine défense des Etats-Unis considère le cyberespace comme le cinquième territoire, après la terre, la mer, les airs et l’espace.En effet, on a vu depuis le début des années 2000 que l’internet peut être un territoire de guerre entre Etats ou entre groupes.La première preuve est venue le 11 septembre 2001, lorsque les services de renseignements se sont aperçus qu’Al Qaida avait utilisé les services proposé gratuitement sur internet pour organiser et planifié les attentats de New York et Washington.La deuxième preuve est double. Il s’agit des cyber-attaques contre l’Estonie en 2007 et lors du conflit entre la Russie et la Géorgie en 2008. Ces attaques attribuées à des hackers nationalistes russes ont mis les USA face à une nouvelle faiblesse celle de leur système informationnel.
De nouveaux enjeuxPour finir rappelons qu’en 2008, on estimait le nombre d’internautes à 1,4 milliard soit 22% de la population et que ce nombre double chaque année. La croissance devrait se poursuivre notamment grâce à la Russie, au Brésil, à la Chine et l’Inde pays dont la forte population est encore peu connectée.

Internautes par pays
Nombres d’internautes pour 1000 habitants

Il ne fait aucun doute que la modification de l’équilibre démographique des internautes va modifier l’équilibre politique dans la gouvernance de l’internet.

Enfin n’oublions pas le rôle des entreprises privées. Facebook avec plus de 500 millions d’adhérant (ce qui en ferait le troisième pays au monde en terme de population) n’est pas encore accessible en Chine.

Source: Global AnalysisFrance

Internet : 8,8 noms de domaine pour 1000 habitants en Haute Garonne

Depuis le 20 juin 2006, chacun peut donner libre court à son imagination et déposer, à titre privé, le nom de domaine qui lui ressemble. Les internautes français se sont rués sur les noms de domaine et la moyenne nationale est aujourd’hui de 7,6 noms de domaine pour 1 000 habitants.

Logiquement, les départements les plus peuplés et urbanisés comptent le plus de noms de domaine.

Les départements franciliens tiennent bien entendu le haut du pavé avec une moyenne de 8,8 noms de domaine déposés par des particuliers pour 1 000 habitants. A eux seuls, les huit départements d’Ile de France concentrent 38% des noms de domaine déposés en France par des particuliers. Le département de Paris représente plus de 16% des titulaires particuliers de noms de domaine.fr. Il en va de même pour la région Rhône-Alpes et la région PACA, avec des taux très élevés notamment pour les départements du Rhône (69), de l’Isère (38), Bouches-du-Rhône (13), Var (83), Alpes Maritimes (06) où les infrastructures et l’accès au haut débit sont favorisés.

La présence de grandes métropoles dans certains départements favorise une moyenne élevée, par rapport à un taux inférieur sur la région en général.

La Haute-Garonne (31) affiche une moyenne de 8,8 noms de domaine pour 1 000 habitants alors que ses voisins comme l’Ariège (09), le Tarn-et-Garonne (82), le Gers (32),… en comptent moins de 6 pour 1 000.

Même constat pour les Pays-de-la-Loire et la Bretagne qui voient les départements de Loire Atlantique (44) et d’Ille-et-Vilaine (35) se hisser dans la moyenne haute par rapport aux autres départements limitrophes.

Même phénomène en Alsace avec un département du Bas-Rhin (67) très fort.

Là aussi, les infrastructures et l’accès au haut débit sont le reflet d’un développement économique certain.

Quelques exceptions qui affichent des moyennes hautes au regard de leur densité de population.

Les départements de Charente-Maritime (17), Dordogne (24), Savoie (73), Drôme (26), Vaucluse (84) font aujourd’hui leur apparition dans le peloton de tête. En effet, ce sont des départements moins urbains mais où les noms de domaines .fr ont été fortement demandés par des particuliers.

La France des noms de domaine apparait ici comme un baromètre extrêmement pertinent du développement et de l’accès à l’Internet en France. Les départements bénéficiant d’un développement économique fort ont des infrastructures et un accès au haut débit qui favorisent les usages de l’Internet pour tous.

Source: toulouse7.com

Les députés adoptent une nouvelle loi sur les noms de domaine

L’Assemblée nationale a adopté la nouvelle loi sur l’attribution des noms de domaine en .fr, gérée par l’AFNIC. Elle fait suite à la récente annulation de la loi de 2004 par le Conseil Constitutionnel.

Le 13 janvier, l’Assemblée nationale a adopté la nouvelle loi permettant de définir l’encadrement concernant l’attribution des noms de domaine sur Internet, tel que le prévoit l’article L.45 du Code des Postes et des Communications Electroniques (CPCE).

Ce texte, qui sera examiné par le Sénat dans quelques semaines, a été élaboré suite à l’annulation, en octobre dernier par le Conseil Constitutionnel, de la loi de 2004 régissant l’attribution des noms de domaine en .fr, gérée par l’AFNIC (Association Française pour le Nommage Internet en Coopération).

Les Sages avaient alors estimé  que cette loi encadrant l’attribution n’était pas complète et suffisante compte tenu du développement des communications en ligne.

Ainsi, le Conseil Constitutionnel avait souligné qu’elle n’offrait alors, en aucun cas, de cadre législatif satisfaisant. Le mode de fonctionnement de l’AFNIC avait été remis en question.

Cette nouvelle loi sur les noms de domaine adoptée par les députés représente « une avancée significative et nécessaire », souligne l’AFNIC, et prend en compte les principales remarques faites par le Conseil Constitutionnel.

Cette loi fait ainsi clairement mention « des droits constitutionnels que sont la liberté de communication et d’entreprendre », souligne l’AFNIC dans un communiqué. Quelques principes ont aussi été réitérés, comme la règle du « premier arrivé, premier servi », ou encore « la responsabilisation des demandeurs de noms de domaine à l’égard des droits des tiers ».

Source: ITespresso

Nouvelle loi sur le .FR : du difficile équilibre entre droit des marques et droit des noms de domaine

Le futur texte de loi sur les noms de domaine en .FR, actuellement soumis aux parlementaires, illustre la difficile association entre droit des marques et droit des noms de domaine. Il soulève, dans sa rédaction provisoire, un certain nombre de difficultés risquant de porter atteinte à la cohérence du droit des marques, qui doit absolument être préservée.

Le futur texte de loi sur les noms de domaine en .FR, actuellement soumis aux parlementaires, illustre la difficile association entre droit des marques et droit des noms de domaine.

Suite à la décision du Conseil constitutionnel du 6 octobre 2010, un nouveau texte de loi devra remplacer au 1er juillet 2011 l’actuel article L. 45 du Code des Postes et Communications Electroniques (CPCE). Le texte proposé à la discussion est issu de l’amendement Tardy au projet de loi N° 3036 sur l’adaptation de la législation au droit de l’Union Européenne en matière de santé, de travail et de communications électroniques. Il soulève, dans sa rédaction provisoire, un certain nombre de difficultés risquant de porter atteinte à la cohérence du droit des marques, qui doit absolument être préservée.

Quelle  mission pour le  législateur ?

En demandant au législateur de définir les règles d’attribution, de retrait et de renouvellement des noms de domaine en .FR, le Conseil constitutionnel a défini l’objectif de la loi. L’amendement Tardy regroupe les textes d’ores et déjà en vigueur, pour la plupart intégrés dans la partie règlementaire du CPCE. Cette méthode a pour avantage d’être cohérente avec le système actuel et, en particulier, avec la charte de nommage du .FR, qui a été la première norme applicable au .FR.

Le législateur pourrait aller plus loin, notamment car une partie de ces textes date du projet de loi sur la société de l’information de 2001 (Projet n° 528 du 15 janvier 2003, article 5) et que l’occasion lui est aujourd’hui donnée de tenir compte des évolutions et de l’expérience acquise ces dernières années.

Le mode de règlement des différends : les critères retenus

Le texte en projet introduit une procédure inspirée de l’opposition existant en droit des marques, qui permet aux titulaires de droits de s’opposer à un nouvel enregistrement. La difficulté réside dans les critères prévus pour analyser et régler les conflits « Sous réserve du principe de spécialité, un nom identique ou susceptible d’être confondu avec un nom sur lequel est conféré un droit de propriété intellectuelle par les règles nationales ou européennes ne peut être choisi pour nom de domaine, sauf si le demandeur a un droit ou un intérêt légitime à faire valoir sur ce nom et agit de bonne foi ». Cette rédaction reprend le texte de l’actuel article R. 20-44-45 du CPCE, dont la rédaction était déjà critiquable, en y ajoutant « Sous réserve du principe de spécialité ». S’il est vrai que cet ajout a certainement pour objectif de clarifier le texte actuel, en réalité, il persiste à associer droit des marques et droit des noms de domaine, au risque de dénaturer le concept de contrefaçon de marque.

L’article R. 20-44-45 du CPCE a conduit à la création de la procédure PREDEC (Procédure de résolution des cas de violation manifeste des dispositions du décret du 6 février 2007), critiquée car jugée trop peu transparente. Cet article  a également été invoqué par des demandeurs devant les tribunaux, avec l’exemple de l’affaire Sunshine.fr, qui a abouti à un arrêt de cassation du 9 juin 2009 et qui a ouvert le débat sur la discordance entre droit des marques et droit des noms de domaine.

L’exception de bonne foi n’existe pas en droit des marques

Le texte proposé continue à associer le raisonnement sur la contrefaçon de marque au concept d’enregistrement de nom de domaine spéculatif et abusif issu des règles UDRP (Uniform Domain Name Dispute Resolution Policy). Il s’agit des règles créées à l’initiative de l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) pour régler les litiges internationaux entre marques et noms de domaine, qui ont été reprises par la plupart des procédures extrajudiciaires destinées à régler les litiges entre marques et noms de domaine.

Résultat,  le demandeur titulaire de droits doit prouver l’atteinte à ses droits, selon les critères classiques de la contrefaçon de marque, tandis que le titulaire du nom de domaine peut contester et faire échec à cette action en invoquant son droit ou intérêt légitime sur le nom de domaine, ainsi que sa bonne foi. Il s’agit donc d’une exception à la contrefaçon de marque, puisque la bonne foi est inopérante en matière de contrefaçon de marque. Le droit des marques comporte déjà des exceptions à la contrefaçon de marque. S’il doit être créé une exception, c’est dans l’article L. 713-5 du Code de la Propriété Intellectuelle (CPI) qui y est consacré, qu’elle trouverait sa place.

Le risque de perte de cohérence du droit des marques

Le droit des noms de domaine ne peut exister isolément du droit des marques, au risque  de négliger les titulaires de marques et de créer des procédures pour les noms de domaine à partir de critères compliqués, difficiles à appliquer et donc peu sécurisants. Plutôt que d’associer des mécanismes fondamentalement différents, pourquoi , par exemple, ne pas reprendre le grief d’atteinte à un droit de propriété intellectuelle, en faisant référence aux règles définies par le Code de la Propriété Intellectuelle et ajouter un fondement, distinct et autonome, qui reprenne les règles issues de la procédure UDRP, destinée à sanctionner les pratiques de piratage ?

La cohérence du droit des marques doit absolument être préservée : il s’agit du droit le plus fort et le plus établi, tant au niveau national qu’international. Le droit des marques a, en effet, donné lieu très tôt à la négociation d’accords internationaux et est harmonisé, depuis une vingtaine d’années, au sein de l’Union Européenne. C’est un facteur de cohésion et d’intégration qu’il faut préserver.

Marie-Emmanuelle Haas

Source: Journal du Net

Bientôt 2 millions de .fr

Selon l’Afnic, l’extension .fr a su faire face à la crise économique. L’extension .fr, pour laquelle l’enregistrement d’un nouveau nom de domaine coûte en moyenne 12 € ( HT ), a réussi à maintenir sa croissance annuelle 10 points ou plus au-dessus de la moyenne des extensions génériques et nationales.  Avec une progression de près de 300 000 noms de domaine par an, le .fr affiche ainsi 1,87 million de noms de domaine.

Au niveau mondial, le .fr pointe à la 15e place d’un classement dominé par l’extension .com avec 85 millions de noms de domaine enregistrés. Du côté des extensions nationales en Europe, le .fr reste par ailleurs loin derrière le .de de l’Allemagne avec près de 14 millions de noms enregistrés.

En proportion, le .fr séduit plus les personnes morales ( entreprises, associations, organismes publics… ) que les personnes physiques ( particuliers ). Au cours du premier semestre 2010, 62 % des noms de domaine .fr ont été enregistrés par des personnes morales contre 38 % par des personnes physiques.

Si le tarif médian de l’enregistrement d’un nom de domaine .fr est de 12 € HT, sur le second marché, le rachat d’un nom de domaine .fr déjà pris se négocie en moyenne à 650 €. Début 2010, la revente de credit.fr a toutefois atteint 600 000 euros. Les trois autres transactions les plus élevées ont varié entre 17 500 € et 50 000 € ( lundi.fr, grattage.fr, everest.fr ).

Alors que la pénurie d’adresses IPv4 guette, l’Observatoire souligne par ailleurs le déploiement modeste d’IPv6 pour les serveurs.  » Si 6 % des serveurs DNS des noms de domaine sont compatibles IPv6, ce ratio n’est que de 1 % pour les serveurs Web et encore moins pour les serveurs de messagerie « .

Source: GNT

Noms de domaine “.fr”: un petit effort pour atteindre la barre des deux millions

Dans son Observatoire 2010, l’AFNIC, en charge de la gestion de l’extension nationale, recense presque 1,9 million de noms de domaine déposés en « .fr » (+300 000 sur un an, 21%). L’année 2011 sera chargée.

Le “.fr” serait relativement épargné par la crise, selon l’AFNIC.

La quatrième édition de l’Observatoire du marché des noms de domaine, publié par l’association en charge de la gestion de cette extension, en recense 1,9 million en circulation (1 870 000 pour être précis).

On arrive presque à la barre des 2 millions (pour rappel, le premier million avait été atteint mi-2008).

C’est une progression de 21% en un an (correspondant à un volume global de 300 000 dépôts).

En France, un nom de domaine sur trois est déposé sous l’extension nationale (33%), derrière le .com (43%).

“Le .fr conserve une avance de 10 points par rapport à la moyenne des extensions”, commente l’AFNIC.

Une manière de présenter un certain dynamisme de l’activité mais on reste très loin des performances de notre voisin allemand (13,6 millions de noms de domaines en “.de”).

“Nous avions observé un ralentissement assez marqué de la croissance en 2009 (seulement +10%). Mais nous revenons à un niveau de 20% que nous avons connu auparavant”, commente Patrick Maigron, enseignant-chercheur à Telecom Sud Paris en présentant l’Observatoire au nom de l’AFNIC.

Qui dépose les noms de domaine en France ? Depuis la libéralisation du “.fr” survenue en juin 2006, les particuliers ont pris du poids (40%) et la vague des auto-entrepreneurs pousserait dans ce sens.

Au niveau professionnel, plus de trois quart des entreprises et des marques françaises disposent d’un nom de domaine en .fr.

C’est un bon réflexe mais comment capitaliser sur cet actif ? De source Eurostat, la France bien placée pour l’accès haut débit  en entreprise (+10 point par rapport à la moyenne européenne).

Mais, à l’inverse, nous avons 10 points de retard par rapport à la moyennne de l’UE en ce qui concerne la création de sites professionnels voire BtoB (transactionnels).

D’un point de vue géographique, on observe une corrélation entre zones urbaines (source d’activité économique dense) et dépôts de noms de domaine. Ainsi, Paris intra muros concentre 20% des dépôts noms de domaines (40% pour l’Ile-de-France).

Sur l’année écoulée, on recense 21 000 “.fr” déposés depuis les pays étrangers (essentiellement des entreprises). Depuis mars 2010, les Français résidant à l’étranger peuvent accéder à un “.fr”.

L’AFNIC recense 800 bureaux d’enregistrement proposant le dépôt de noms de domaine en “.fr”.

Cela représente une baisse de 8% par rapport à l’année dernière.

15% d’entre sont localisés à l’étranger (principalement dans l’UE).

“Le nombre de bureaux d’enregistrement diminue mais cela ne veut pas dire forcément qu’il y a eu une faillite de la société”, nuance Loïc Damilaville, Directeur général adjoint de l’AFNIC. “Certains prestataires de services Internet préfèrent sous-traiter le dépôt de noms de domaine et mutualiser les ventes.”

Le tarif médian d’un nom de domaine reste stable : 12 euros HT. Mais il existe une énorme amplitude de marché en fonction des prestations et des segments de marché visés (de 5 à 160 euros HT).

En termes de perspectives et de structuration de marché en France, le cadre juridique des noms de domaine va probablement bouger d’ici mi-2011, prévient Mathieu Weill, Directeur général de l’AFNIC.

Un grand pas a été effectué en mars 2010 avec la désignation officielle de l’AFNIC comme office d’enregistrement (registry) de l’extension du .fr pour une durée de sept ans.

Mais une récente décision du Conseil Constitutionnel bouleverse la donne. L’article L.45 du Code des postes et télécommunications, portant sur le cadre légal des noms de domaine, a été déclaré inconstitutionnel.

Le Parlement est invité à remodeler ce texte d’ici juillet 2011 “afin qu’il prenne en compte la liberté d’expression et d’entreprendre”.

Autre modification non négligeable d’ici fin 2011: il est prévu de libéraliser le “.fr” à un niveau européen et d’élargir le spectre géographique des dépôts à l’ensemble des registrars présents dans les 27 pays membres de l’UE.

Parallèlement, l’ICANN, structure de droit californien pour la gouvernance Internet dans le monde, poursuivra son processus d’ouverture à de nouvelles extensions.

Le premier jet de dépôts de dossiers est attendu dans le courant du deuxième semestre 2011. Le projet .Paris, soutenu par la Mairie de Paris (avec l’AFNIC comme prestataire technique), devrait en faire partie.

Mais il faudra prévoir un budget d’un million de dollars pour qu’il se concrétise (rien que les frais initiaux de dossiers ICANN s’élèvent à 185 000 dollars).

Source: IT espresso

Le « .fr » gagne du terrain sur le web

Les noms de domaine se terminant par « .fr » ne sont plus très loin du seuil des 2 millions après une solide croissance de 21% sur un an. Cette extension figure désormais au quinzième rang mondial.

1,87 million de sites Internet se terminent par « .fr », rapporte ce mercredi l’Observatoire 2010 de l’Association française pour le nommage internet en coopération (Afnic) et l’école Télécom SudParis. La majorité d’entre eux (62%) sont pris par des personnes morales (entreprises, associations, organismes publics) tandis que les noms enregistrés par des particuliers représentent 38%.

En outre, souligne ce rapport, le rythme de croissance des « .fr » dépasse celui des autres noms de domaine. lLa France a enregistré une augmentation de 21% sur un an alors que « l’ensemble des extensions, hors Chine, renoue avec une croissance à deux chiffres, de 10% en glissement annuel en juin 2010 », a expliqué à l’Agence France Presse Mathieu Weill, directeur général de l’Afnic.  « Le .fr a très bien résisté à la crise et le marché a continué à se développer, nous sommes même situés 10% au-dessus des autres extensions au niveau mondial » a-t-il ajouté.

Seule l’extension chinoise, le « .cn » régresse avec un repli de 40% du nombre de noms de domaine. Un recul que l’Afnic impute aux nouvelles conditions d’enregistrement très restrictives mises en place par le registre chinois.

Au total, c’est le « .com » qui remporte tous les suffrages avec 85 millions de noms enregistrés, suivis en deuxième place ex-aequo par « .de » correspondant à l’Allemagne et par « .net » (générique).

Prix stable, législation en mouvement

Côté tarif, le prix du « .fr » n’a pas bougé. Enregistrer un nom de domaine coûte 12 euros en moyenne hors taxe, sauf si le nom existe déjà, auquel cas, le prix passe à 650 euros.

En revanche, la loi de 2004 encadrant l’attribution des noms de domaine sur internet, censurée en octobre dernier par le Conseil Constitutionnel, devrait connaître quelques modifications. La haute juridiction reproche au texte actuellement en vigueur de déléguer « entièrement le pouvoir d’encadrer les conditions dans lesquelles les noms de domaine sont attribués, renouvelés, refusés » et « aucune autre disposition législative n’institue les garanties permettant qu’il ne soit porté atteinte à la liberté d’entreprendre ainsi qu’à la liberté de communication ». Elle a chargé le Parlement de plancher sur un nouveau texte d’ici neuf mois, période pendant laquelle l’Afnic continuera de gérer les noms de domaine en « .fr » selon la loi de 2004.

Source: La Tribune.fr