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Archives de mots clés: vente

Sexe.org s’adjuge à une start-up française pour 151 000 dollars

La start-up française GN Multimédia a annoncé avoir acheté le nom de domaine Sexe.org pour un montant de 151 400 dollars, ce qu’elle présente comme une somme record pour la vente d’un nom de domaine en .org. Créée en 2006, cette entreprise grenobloise s’est aujourd’hui spécialisée dans l’achat de noms de domaine. GN Multimédia, qui se définit comme un des plus gros propriétaires de noms de domaine en France, possède déjà quelques terrains virtuels comme Rencontre.net, Voyance.org ou Immobilier.org. Dans un communiqué, elle indique vouloir se spécialiser dans les noms de domaines rattachés à l’industrie pornographique et au marché de l’immobilier.

source journaldunet.com

Mettre en valeur son fonds de commerce électronique

Pour évaluer un fonds de commerce électronique doivent être retenus l’ensemble des éléments composant l’activité sur internet, le matériel informatique mais aussi les droits de propriété intellectuelle, les contrats. Ou encore l’accès des clients au site et les obligations envers la Cnil.

On ne peut plus contester que le fonds de commerce électronique constitue un véritable fonds de commerce, puisque les différents éléments qui le composent permettent d’attirer le chaland. L’élément principal d’un fonds de commerce réside, en effet, dans sa clientèle, selon une jurisprudence constante de la Cour de Cassation depuis un arrêt du 15 février 1937. Le raccourci est souvent fait de considérer que fonds de commerce électronique et site Internet ne constituent qu’un seul et même élément. Or, il est nécessaire de rappeler que le fonds de commerce électronique est bien plus large que le site Internet. Il peut en effet regrouper des éléments matériels, tels que des stocks, du matériel informatique. Et surtout comprendre d’autres éléments incorporels, comme des droits de propriété intellectuelle et des contrats.
Que l’on analyse un site de vente entre professionnels ou un site de vente au consommateur, la réflexion sera identique. Pour évaluer un fonds de commerce électronique, doivent être pris en considération l’ensemble des éléments composant l’activité sur Internet. A ce titre, doivent être examinés, outre les éléments corporels et incorporels le constituant, les intervenants, personnes physiques ou personnes morales, de cette activité.

Auteur : Blandine Poidevin

lire la suite sur Echos-judiciaires.com

Estimé à plus de 7 millions de dollars, le nom de domaine « america.com » va être mis aux enchères

Le nom de domaine « america.com » va être mis aux enchères sur internet du 22 au 29 mai. Ce nom a été évalué entre 3,5 et 7,3 millions de dollars, note lundi Internet Media Consultants SA à Nyon. Active dans la gestion de portefeuilles de noms de domaines, la société met en vente ce nom pour un client qui le possède depuis le milieu des années 1990. « America.com » n’a jamais véritablement été utilisé comme un site internet. Plusieurs noms de domaines ont déjà atteint des sommes de plusieurs millions de francs lors de ventes ces dernières années. Les enchères auront lieu sur les sites greatdomains.com et sedo.com. (SWISS TXT)

source tsr.ch

Investir dans des noms de domaine peut rapporter gros

Investir dans des noms de domaine est une activité très lucrative. En ces temps de cours boursiers dans le rouge et de prix de l’immobilier en chute, ce genre d’investissement peut s’avérer une bonne alternative. La semaine dernière, le nom de domaine pizza.com s’est vendu à 1,65 millions d’euros.

(m24) – « Investir dans des noms de domaine est plus lucratif que la Bourse ou l’immobilier » affirme Combell, un fournisseur de services internet. Naturellement, sa vision des choses n’est pas très objective, étant donné qu’il y gagne également en vendant des noms de domaine.

Le plus rare

Mais Combell avance des arguments assez valables. Les noms de domaine étant uniques, ils deviennent de plus en plus rares et leur prix ne fait que monter en cas de revente.

Avant décembre 2000, on ne pouvait enregistrer qu’un seul nom de domaine en Belgique, qui correspondait au nom de l’entreprise. Le fabricant de mobilier Janssens S.A. ne pouvait donc acheter que le nom de domaine janssens.be et pas tabledesalon.be, chaise.be ou meubles.be.

Depuis environ 7 ans, cette possibilité existe en Belgique (cela était déjà possible auparavant aux Pays-Bas). En ce moment, il existe 760.000 noms de domaine .be et 2.800.000 noms de domaine .nl, ce qui laisse en Belgique de nombreuses combinaisons intéressantes.

Ne vous limitez pas à votre propre pays

Ne vous limitez pas à votre propre pays pour le choix de l’extension du nom de domaine. En tant que Belge, vous pouvez parfaitement enregistrer un nom de domaine .nl ou n’importe quelle autre extension. De plus, certaines extensions offrent des possibilités bien intéressantes :

• La République Démocratique du Congo dispose de l’extension .cd. Cela peut s’avérer intéressant si vous travaillez dans le domaine de la musique: pensez à saintnicolas.cd, musique.cd ou oeuvre.cd.
• La petite île Tuvalu possède l’extension .tv. Cela peut être intéressant d’enregistrer des noms de domaine tels que guide.tv, ma.tv ou information.tv.
• L’Italie s’est vu attribuer l’extension .it, ce qui peut intéresser les entreprises actives dans le secteur IT. Un petit problème tout de même: les noms de domaine ne peuvent être enregistrés que par un Italien ou par une filiale de la société en Italie.
• Les extensions génériques telles que .biz, .info, .com, .net, .org, ou .name offrent également de nombreuses possibilités. Pensez à automobile.biz, garage.biz, dupond.name,…

10 euros par nom de domaine

Vous pouvez déjà faire enregistrer un nouveau nom de domaine pour 10 euros chez certains fournisseurs, TVA comprise. Imaginez que vous investissiez 25.000 euros par an, vous auriez alors plus de 2.500 noms de domaine en portefeuille.

Pour des simples noms de domaine bien choisis – ceux que vous devrez sans doute racheter d’un actuel propriétaire – le prix variera entre 500 et 1.500 euros.

Pour des noms de domaine plus demandés, le prix s’envolera à des milliers, voire des dizaines de milliers d’euros. Chez le fournisseur de noms de domaines SEDO, le prix moyen est de 1.500 euros.

Marché libre

Le commerce des noms de domaines n’est autorisé que depuis peu. Lors de la libéralisation en 2000 des noms de domaines .be, il était interdit d’en faire commerce : le propriétaire d’un nom de domaine ne pouvait pas changer pendant toute la durée du contrat. Peu à peu, les fournisseurs se sont rendu compte que le principe de libre marché devait, là aussi, pouvoir s’appliquer. Le commerce des noms de domaines est alors devenu officiellement et légalement permis.

source m24.be

Le jackpot des noms de domaines

Il est de plus en plus rare d’entendre parler de ce genre d’histoires, mais elles existent encore, parfois. Un Américain de 43 vient de devenir millionnaire en revendant un nom de domaine acheté voilà 13 ans, en 1995.

Chris Clark avait déposé, à l’époque des balbutiements du web grand public, pizza.com. Il s’en est servi pour créer un annuaire de services de livraisons de pizzas qui suivait son petit bonhomme de chemin, avant d’avoir l’illumination. Fin mars dernier, il se dit : «pourquoi ne pas vendre le nom de domaine ?». Il le met donc aux enchères sur le site spécialisé sedo.com. Mise à prix : 100 dollars.

Le résultat va dépasser ses espérances. En quelques jours, pizza.com monte à 500.000 dollars. Puis à 2 millions. Il finit par trouver preneur pour 2,6 millions de dollars, et la famille Clark se retrouve à l’abri du besoin.

L’histoire n’est pas si rare. Beaucoup de petits malins qui avaient investi dans des noms très génériques dans les lointaines années 1990-1995 ont pu se faire un joli paquet d’argent en les revendant. Palme du genre : sex.com, acheté 47.000 dollars en 1997, et vendu 12 millions l’an dernier. Il suffisait d’être le premier sur le coup.

Mais plus récemment, certains groupes qu’on imaginerait à l’abri de ce genre de tracas font l’erreur de ne pas anticiper et en sont pour leurs frais. C’est ce qui est arrivé l’an dernier à Apple, qui a dû payer un million de dollars pour racheter le nom de domaine iphone.com à une compagnie de téléphonie qui s’en servait depuis quelques années. On ne peut pas penser à tout …

source LeFigaro.fr

2,6 millions $ pour pizza.com

Il y a 14 ans, Chris Clark enregistrait un nom de domaine -un geste plutôt anodin. Et aujourd’hui, ce nom de domaine, pizza.com, l’a rendu multimillionnaire.

Le 3 avril, au terme d’enchères s’étant déroulées sur une semaine, Clark obtenait 2,6 millions de dollars américains pour les droits sur sa propriété.

Il y a quelques années, Clark avait utilisé le nom de domaine pour mettre sur pied un répertoire de services de livraison. Puis, inspiré par la vente de Vodka.com, il décida de tenter sa chance et de le revendre -à son grand profit.

La vente sera conclue dans les prochains jours. Le service de courtier Sedo, qui sert d’intermédiaire à la vente de 2500 à 3000 domaines par mois, a été retenu pour effectuer la transaction, en échange d’une commission de 10%.

S’il n’a présentement aucun projet, il a un regret: ne pas avoir enregistré plus de noms de domaines, au début des années 90, alors que plusieurs des noms de domaines les plus prisés, des domaines génériques tels que pizza.com, étaient toujours disponibles.

source Branchez-vous.com

Une pizza vendue pour 2,6 millions de dollars

L’Américain Chris Clark avait payé le nom de domaine pizza.com 20 dollars en 1994. Il vient de le vendre aux enchères pour 2,6 millions de dollars… Voici les autres noms de domaine les plus chers de l’histoire.

L’Américain Chris Clark a vendu aux enchères pour 2,6 millions de dollars le nom de domaine pizza.com. Il avait payé l’adresse 20 dollars en 1994, selon le New York Post.

Chris Clark et sa famille ont célébré la vente en… mangeant une pizza. Selon le quotidien, il pourrait acheter 1,3 millions portions de pizzas.

Chris Clark voulait réaliser un site pour un livreur de pizza mais le contrat n’est jamais tombé. Puis, après l’annonce de la vente du site vodka.com pour près de 3 millions, il a eu l’idée de mettre le nom de domaine pizza.com aux enchères sur le site Sedo.

Voici les autres noms de domaine les plus chers de l’histoire

1.- Sex.com Vendu pour 11 – 14 millions de dollars le 19 janvier 2006. Acheté par Escom LLC

2.- Porn.com Vendu pour 9.5 millions de dollars en 2007

3.- Business.com
Vendu pour 7.5 millions de dollars en 1999

4.- Diamonds.com Vendu pour 7.5 millions de dollars

5.- Beer.com
Vendu pour 7 millions de dollars

6.- AsSeenOnTv.com
Vendu pour 5,1 millions de dollars en janvier 2000

7.- Shop.com
Vendu pour 3.5 millions de dollars

8.- Wine.com Vendu pour 2.9 millions de dollars en septembre 1999

9.- CreditCards.com Vendu pour 2.75 millions de dollars en juillet 2004. Acheté par Austin

10.- VIP.com Vendu pour 1.4 millions de dollars en septembre 2005. Acheté par Leisure and Gaming

source eitb24.com

Clek Media Inc. Brokers World-Record $10 Million Domain Sale

Clek Media Inc. (« Clek ») today announced that it has brokered the world-record sale of the domain FUND.COM for US$9,999,950 in an all-cash transaction. Clek, a media consulting firm, represented the seller of the domain, assisting in both the negotiation and closing of the transaction. The buyer is Fund.com Inc. (OTCBB: FNDM), a New York firm previously named Meade Technologies Inc. To date the buyer has revealed their plans for the domain mostly in filings with the US Securities and Exchange Commission.

Clek believes that the nearly $10 million purchase price for FUND.COM represents the highest price ever paid for an Internet domain. The purchase price tops what the Guinness World Records books report as the highest previous price, the memorable BUSINESS.COM purchase. Ex-Disney executive, Jake Winebaum of eCompanies Ventures, acquired BUSINESS.COM for $7.5 million in 1999, which created some public media controversy at that time for the seemingly high price. However, in July 2007 BUSINESS.COM was sold to yellow pages publisher, RH Donnelly, for $345 million, 47 times the purchase price of the domain.

Business and Wall Street investors continue to assign higher values to internet domains. According to MSNBC, the domain CREDITCARDS.COM was acquired for $2.75 million all-cash and SEC filings reveal that the $20 billion hedge fund, American Capital Strategies, and Austin Ventures invested $135 million in CREDITCARDS.COM. Regarding the CREDITCARDS.COM sale, MSNBC quoted ClickSuccess CEO Dan Smith, « It’s like prime real estate, there’s only so much of this real estate to go around. I feel like we bought a slice of Park Avenue. »

source CNN

Conflit sur eBay pour casse-toi-pauvre-con.com

La semaine dernière, un étudiant décide de mettre en vente sur eBay le nom de domaine casse-toi-pauvre-con.com, en référence au dérapage pas tout à fait contrôlé de notre président de la République Nicolas Sarkozy, le week-end dernier au salon de l’agriculture.

La plaisanterie est habituelle, et l’objet n’enfreint visiblement pas les conditions de vente du site, la vente de nom de domaine étant autorisée. Mais alors que l’enchère devait prendre fin aujourd’hui, eBay a décidé de la supprimer de ses pages. Explications.

eBay retire l’annonce

«Certains nombres d’objets sont interdits à la vente sur eBay dont le matériel qui contient des diffamations ou injures», s’est justifié eBay. La vente a été retirée ce dimanche, alors qu’elle avait atteint la somme de 3500 euros. «Quand une annonce n’est pas conforme à ce règlement, elle est supprimée», poursuit le site de vente aux enchères. C’est donc le règlement qui a fait retirer cette annonce des pages du site.

Le vendeur du nom de domaine, quant à lui, ne s’est pas laissé démonter, puisqu’il a mis en ligne une nouvelle vente de ce même nom de domaine. Lors de la première vente, il proposait à l’acheteur de reverser 10% du prix à une association caritative de son choix. Cette fois, c’est la totalité des gains qui seront reversés de cette manière. L’enchère court donc jusqu’au mardi 4 mars, si toutefois eBay ne décide pas sa suppression une nouvelle fois.

source infos-du-net

ASHLEY SADDUL : Reussite.com

Il a fallu de l’intelligence, de l’esprit d’entreprise et du flair. Coup de bol pour Ashley Saddul: il possède les trois. C’est ce qui l’a poussé à devenir entrepreneur sur internet. Particulièrement dans le courtage de noms de domaines – Des exemples de noms de domaine sont lexpress.mu, linux.org ou encore youtube.com – Un métier très avantageux pour qui sait s’y prendre. D’où un article sur le jeune homme le mois dernier dans le magazine d’affaires américain, Condé Nast Portfolio dans la rubrique métier du mois.

Fort de plus de dix ans d’expérience dans tout ce qui touche à la technologie informatique et à l’internet, Ashley Saddul a fondé officiellement Impressive Domains.com depuis 2004. Une plate-forme pour les acheteurs et les vendeurs de noms de domaines.

C’est en 2003 que l’idée lui trotte dans la tête. Il entend parler d’un étudiant qui se faisait suffisamment d’argent grâce à un nom de domaine d’un site de jeu de hasard pour payer l’hypothèque sur sa maison. «Cet homme avait seulement quelques liens publicitaires sur une page internet, et encaissait des revenus à travers ceux qui cliquaient sur ces liens. Sans bouger le petit doigt!» Ashley Saddul tente alors de faire pareil. Sans succès. Faute de s’y être pris à temps. «J’entrais quelques années trop tard dans le jeu. Les noms des domaines sont uniques. Une fois que vous en enregistrez un, c’est pris pour toujours. A moins que vous le vendiez.» C’est avec cette idée en tête qu’il fonde sa compagnie. Quelques mois plus tard, il vend le site wallpapers.com pour environ Rs 8 millions. Une des plus grosses ventes dans l’industrie en 2004.

Peu après, il quitte son poste à la Fleet Bank, la cinquième plus grande banque du pays. Il y dirigeait le département de technologie depuis 2002.

«à‡a m’amuse de penser que j’étais assez bon pour l’Amérique, mais pas assez bon pour Maurice. Eux avaient vu mon potentiel et étaient prêts à parrainer quelqu’un qui vivait à l’autre bout du monde.»

Quatre ans après la création de sa compagnie, Ashley Saddul n’est pas peu fier de son parcours. Remarquez qu’il n’y a pas de raison pour que ce soit autrement. «Toute entreprise en ligne commence avec un nom de domaine. Si vous êtes propriétaire des meilleurs noms de domaine, l’Internet vous appartient presque», raconte-t-il avec enthousiasme. «Selon moi, c’est l’industrie la plus lucrative que l’histoire ait connue. Où ailleurs peut-on voir un investissement de Rs 300 par an se vendre à près de Rs 15 millions quelques années plus tard ? Certains noms de domaine sont de vraies mines d’or. D’autres noms peuvent faire seulement Rs 600 de profit par mois. Mais qu’en serait-il si vous en aviez 1 000 comme ça…»

Comment ce Mauricien a-t-il réussi d’avoir autant de succès dans un pays tel que les Etats-Unis? Après ses études secondaires au Mahatma Gandhi Institute, il obtient une bourse australienne. Il poursuit alors ses études au Murdoch University à Perth. Il obtient son diplôme en informatique et en mathématiques. De retour à Maurice, il peine à trouver du travail. «J’ai passé des entrevues dans presque toutes les boîtes informatiques de Maurice sans succès. Je ne pouvais même pas donner un cours d’introduction de Word Perfect payé Rs 100 l’heure ! C’était très frustrant. J’ai su dès lors qu’à Maurice ce serait l’impasse pour moi.»

Il parviendra à trouver un poste à temps partiel au Mauritius Institute of Education où il est amené à donner des cours en informatique à des enseignants du secondaire. Il y reste jusqu’à ce qu’une occasion se présente à Singapour. Il saute dessus. Mais, la vie y était très dure ; il travaille douze heures par jour, six heures par semaine, et gagne très peu. En 1994, il débarque aux Etats-Unis avec un visa touriste pour six mois et quelques Rs 25 000 en poche. «Je ne sais toujours pas ce qui m’avait attiré vers l’Amérique. Peut-être l’envie de vouloir être aussi loin de Maurice que possible… On me disait toujours qu’un visa américain était hors de portée d’un Mauricien, sans parler d’y trouver un travail. Je voulais leur montrer qu’ils avaient tort.» A force d’envoyer des douzaines de CV chaque semaine, il est embauché comme ingénieur en informatique par la compagnie American Power Conversion où il passe cinq ans. «Aujourd’hui, ça m’amuse de penser que j’étais assez bon pour l’Amérique, mais pas assez bon pour Maurice. Eux avaient vu mon potentiel et étaient prêts à parrainer quelqu’un qui vivait à l’autre bout du monde. Tandis que le pays qui avait investi dans mon développement ne trouvait aucune valeur en moi. C’est pour moi la mère de toute ironie.»

Est-ce que ces mésaventures ont définitivement entamé une quelconque envie de revenir à Maurice ? «Je ne peux pas abandonner Maurice. Mais pour le moment, le paysage est prohibitif à tous les niveaux.» Ashley Saddul raconte qu’il avait monté une entreprise à Flic-en-Flac, mais il a dû abandonner parce que la connexion internet était «7 % de ce que je payais en terme de vitesse, en plus d’être vingt fois plus cher qu’aux Etats-Unis.» Il soutient également avoir voulu faire partie de la Cyberîle. Mais, a abandonné l’idée voyant là une rhétorique vide. Il y a là-bas une concentration de centres d’appel, des services d’externalisation… Il n’y a rien de cyber avec ces services-là… Nous pouvons construire le bâtiment le plus intelligent du monde, mais nous ne pourrons jamais rivaliser avec les économies d’échelle de l’Inde en termes de coût de main-d’Å“uvre. Il ne faut plus croire que ceux du secteur vont courir vers Maurice parce qu’on est bilingue. Les Indiens sont assez intelligents pour apprendre le français. Tout comme les Français le sont aussi suffisamment pour apprendre l’anglais et ainsi éliminer un intermédiaire qui a peu de valeur ajoutée dans le processus.»

Aujourd’hui, à 37 ans, Ashley Saddul a envie d’ouvrir un magasin d’épées, de couteaux et d’armures. Il y voit là une façon d’accaparer une riche clientèle. Qui plus est, il possède déjà le nom de domaine Swords.com. Cela facilite les choses.
Fort de son éclatant succès, un conseil de sa part ne serait pas de trop. Il fait ainsi un appel à la majorité des adolescents de Maurice pour trouver ce qu’ils sont dans la vie et à poursuivre leurs rêves, sans laisser quiconque, même leurs parents, les dévier du but fixé. «Ne vous contentez pas de vous enfermer dans une chambre à ingurgiter des théories qui ne vous serviront à rien. Nous avons un des pires et un des plus archaïques systèmes d’éducation au monde… Je suis spécialiste en informatique. Et jusqu’aujourd’hui, je n’ai pas encore compris pourquoi j’ai perdu mon temps à apprendre la chimie et la physique à l’école… Et après ça, on se demande comment des gamins américains de vingt ans deviennent des milliardaires et comment des Mauriciens de 20 ans sont fiers de pouvoir réciter la loi de Boyle» ?

Auteur : Corinne MINERVE

Source lexpress.mu