Toute l'actualité des noms de domaine et nouveaux gTLDs

Archives de mots clés: usa

Le gouvernement américain planifie un putsch sur internet

Le ministère américain du commerce entend exercer un contrôle plus strict sur le système des noms de domaine (DNS) sur internet. S’il arrive à ses fins, les gouvernements pourront bloquer les nouveaux domaines, ce qui entraînera à son tour une menace de censure.

L’Icann, l’organisation qui gère le système mondial des noms de domaine, va se réunir les lundi 28 février et mardi 1er mars à Bruxelles pour ce qui pourrait être une rencontre ultra-importante.

Le GAC (l’organe-conseil au sein de l’Icann, où siègent les différentes autorités) va formuler toute une série de réflexions quant au projet d’introduire de nouvelles extensions internet (‘top level domains’). C’est surtout le ministère américain du commerce qui est demandeur de cette confrontation, puisque cette instance exige en effet un ‘veto’ vis-à-vis des nouveaux suffixes.

Si les Américains obtiennent gain de cause, ce seront les autorités nationales qui décideront bientôt quels domaines peuvent être encore ajoutés sur internet, nonobstant tous les accords conclus précédemment. Les autorités demanderaient de pouvoir enrayer à leur guise les extensions internet, par exemple si elles jugent une idée ou une personne inopportune.

Aujourd’hui, l’introduction de ce genre de veto est en totale contradiction avec l’approche ascendante (‘bottom-up’) préconisée par l’Icann dans la gestion du DNS. Si le projet devient réalité, l’on risque en d’autres mots d’évoluer d’un modèle ascendant dirigé par plusieurs parties prenantes vers un modèle descendant (‘top-down’) dominé par les autorités nationales.

“Heureusement, plusieurs voix se font entendre au sein du GAC”, déclare Hans Seeuws, un spécialiste de l’entreprise de services Sensirius, “et ce n’est pas parce que l’organe-conseil entend redéfinir les règles que l’Icann y adhérera automatiquement. L’influence des autorités américaines au sein de l’Icann a nettement diminué ces dernières années. Et c’est assurément là l’un des derniers soubresauts. La véritable question est donc de connaître le poids que représente encore le ministère américain du commerce dans l’Icann. Et si celle-ci a les reins assez solides pour s’y opposer.”

Source: DataNews

Nom de domaine : la gouvernance sous bannière américaine remise en question

La désactivation de noms de domaine ordonnée par la justice américaine a fait apparaître des carences dans la gestion « neutre » de l’Internet par des organismes américains.

Les autorités américaines ont pris la mesure du défi qui s’imposaient à elles pour débarrasser Internet de sites hébergeant des contenus illicites ou réalisant des actes de spamming.

Cette traque a conduit la justice américaine à exiger récemment le blocage de dix noms de domaines. Dans la liste figurait Mooo.com, un service géré par FreeDNS, qui permet aux utilisateurs de choisir un sous-domaine et de le faire pointer où bon leur semble.

En désactivant le domaine lié à ce service, ce sont pas moins de 84 000 noms de domaines qui ont été rendus inaccessibles durant plusieurs jours après que les autorités américaines se sont rendues compte de l’erreur.

La majeure partie n’avait strictement rien à voir avec la décision de justice qui entrainera à coup sûr des dégâts préjudiciables pour la réputation de ces sites parfaitement légaux.

Pour Stéphane Van Gelder, premier Français élu à la tête de l’instance internationale GNSO (Generic Names Supporting Organization) qui participe aux décisions de l’ICANN, « la gouvernance de l’Internet est menacée par la pression des autorités américaines qui procèdent à des désactivations unilatérales de sites, passant outre les structures mondialement reconnues. »

« Depuis un an, les agences de lutte contre la criminalité – que ce soit le FBI, Interpol ou les polices d’État – viennent à l’Icann et au GNSO avec des demandes concernant la désactivation de sites et de noms de domaine », et que l’instance repousse, indique-t-il lors d’un entretien à l’AFP.

Cette affaire marque le pas concernant la gestion d’Internet par des agences ou sociétés comme Verisign (qui gère l’extension « .com ») établies aux États-Unis et donc soumises au droit américain.

Elle fait apparaître le besoin de rendre la gestion d’Internet et des noms de domaines plus transparente.

Une première étape a été franchie lorsque l’ICANN dont la création remonte à 1996 sous l’ère Clinton, est devenue une autorité indépendante du gouvernement américain en 2009.

Si beaucoup de lobbies aimeraient que les États-Unis en reprennent le contrôle, bon nombre de voix s’élèvent pour réclamer son placement sous la tutelle d’un organisme neutre comme l’ONU. Nul doute qu’une telle décision semble pour l’instant peu envisageable…

Source: ITespresso

Protect Our Children : 84 000 sites saisis par erreur !

Couac dans l’opération Protect Our Children menée par le gouvernement US afin de fermer des sites liés à la pédopornographie. Durant près de trois jours, 84 000 sites ont été fermés par erreur.

L’administration Obama fait la chasse à la contrefaçon sur Internet. Depuis l’été dernier, l’opération baptisée In Our Sites ratisse large pour fermer avec l’aval de l’autorité judiciaire des sites impliqués dans la contrefaçon de vêtements, sacs à main, montres, copie illégale de DVD, téléchargement illégal de fichiers musicaux ou encore de logiciels.

Cette opération a aussi un pendant pour lutter contre les sites impliqués dans la pédopornographie : Protect Our Children. Hier, le département américain de la sécurité intérieure a par exemple annoncé la récente saisie de dix nouveaux noms de domaine. Pas un mot par contre au sujet d’une erreur qui a vu la fermeture malencontreuse pendant près de trois jours de 84 000 sites. Ces derniers ont alors pointé vers une bannière ( voir ci-dessus ) les inculpant à tort.

Le site TorrentFreak rapporte ce couac, sans toutefois être en mesure de savoir où l’erreur a été commise. C’est le domaine mooo.com qui a été saisi et avec lui les 84 000 sous-domaines liés. Le domaine mooo.com appartient au fournisseur de DNS gratuit Free DNS. La plupart des sites impactés par cette erreur sont des sites personnels et de petites entreprises, et l’on imagine aisément qu’il a été plus que pénible pour leurs propriétaires de se voir ainsi pointés du doigt.

Une telle erreur pourrait aussi avoir des conséquences économiques graves si elle était commise avec des sites de grande envergure. De quoi donner matière à réflexion. Et dire qu’avec la Loppsi 2, il n’y a même pas l’aval du juge.

Source : GNT

Contrefaçon : les États-Unis saisissent de nouveaux noms de domaine

Les douanes américaines et le département de la justice ont obtenu la fermeture de 18 nouveaux sites accusés de favoriser le piratage et la contrefaçon de biens manufacturés. Les autorités américaines ont profité de leur compétence sur les domaines de premier niveau pour faciliter la fermeture de ces sites. Une compétence qui pose question, après la saisie du nom de domaine d’un site jugé légal en Espagne.

Depuis l’an dernier, les États-Unis ont nettement musclé leur politique contre le piratage et la contrefaçon. Ce durcissement s’est essentiellement traduit par le déclenchement de l’opération In Our Sites. Menée par le département de la justice et les douanes américaines (Immigration and Customs Enforcement), elle vise à obtenir la fermeture des noms de domaine de sites web jugés illicites outre-Atlantique.

Et ça marche. Depuis le déclenchement de l’opération In Our Sites, au moins 119 noms de domaine ont été confisqués par les autorités américaines, qui ratissent large. En effet, celles-ci s’attaquent non seulement aux sites de liens BitTorrent et aux contenus en streaming, mais aussi aux sites proposant des produits manufacturés contrefaits.

La quatrième phase de l’opération In Our Sites a d’ailleurs mis l’accent sur la contrefaçon de biens. À l’occasion de la Saint Valentin, les autorités ont obtenu une ordonnance judiciaire leur permettant de saisir par moins de 18 noms de domaine proposant des produits contrefaits. Ces sites, dont l’extension était .com ou .net, affichent désormais un large encart de l’Immigration and Customs Enforcement.

Selon le communiqué publié par les autorités américaines, ces 18 noms de domaine proposaient des contrefaçons de montres, de chaussures et de vêtements. Les quatorze marques impactées étaient les suivantes :  Breitling, Burberry, Chanel, Coach, Dolce & Gabbana, Gucci, Louis Vuitton, Nike, Omega, Patek Philippe, Prada, Rolex, Tiffany & Co et Timberland.

Pour saisir facilement ces 18 noms de domaine, les autorités américaines ont profité de leur compétence sur les domaines de premier niveau génériques. En effet, les organismes de gestion sont situés aux États-Unis. C’est le cas de VeriSign en Virginie (.com, .net et .biz), d’Afilias en Pennsylvanie (.info) et Public Interest Registry en Virginie (.org).

Au-delà de la nécessaire lutte contre les produits contrefaits, la capacité d’intervention des États-Unis sur ces domaines de premier niveau pose question. Même si les douanes américaines s’appuient sur une décision judiciaire, elles peuvent obtenir la fermeture d’un site jugé légal dans un autre pays. C’est typiquement ce qu’il s’est produit avec Rojadirecta, un site espagnol spécialisé dans la diffusion de matches de sport en streaming.

Certes, Rojadirecta est depuis revenu en ligne en achetant de nouveaux noms de domaine qui ne peuvent pas être saisis facilement par l’Immigration and Customs Enforcement. Mais cela soulève une problématique de fond. Cela signifie que tout site en .com est potentiellement concerné, même s’il est hébergé hors des États-Unis (comme c’était le cas pour une partie des sites saisis au cours de l’opération In Our Sites).

Car à chaque fois se pose la question d’une éventuelle dérive. S’ils commencent avec la contrefaçon ou le piratage, jusqu’où cela peut-il aller ?

Source: Numerama

FAI, publicitaires et services de paiement bientôt engagés dans la lutte contre le téléchargement illégal ?

Juridique – Filtrage, saisies de noms de domaine, blocage des transactions financières, retrait de la publicité… un projet de loi de lutte contre le téléchargement illégal et la contrefaçon sur Internet revient au Congrès américain. Le sénateur démocrate Patrick Leahy cherche à présent le consensus.

Fin 2010, un sénateur américain a déposé une proposition de loi devant le Congrès américain. En raison des élections de mi-mandat, son examen avait toutefois été différé. Le COICA ou Combating Online Infringement and Counterfeits Act, comme son nom l’indique, porte sur la lutte contre les infractions et les contrefaçons sur Internet.

Dans le collimateur de ce projet de loi : les sites, hébergés aux Etats-Unis ou hors de ses frontières, suspectés de contribuer à la diffusion des contenus piratés, comme des films, de la musique ou des logiciels.

Des auditions devant le Congrès prévues le 16 février

La nouvelle législation promue par le sénateur démocrate du Vermont, Patrick Leahy, avait suscité la controverse. Pour lutter contre le téléchargement illégal et la contrefaçon, elle proposait notamment, lorsqu’un site est basé à l’étranger, d’engager la responsabilité d’un tiers : FAI, fournisseur d’une solution de paiement, régie publicitaire, etc.

Le COICA revient dans les débats au Congrès. En amont de cette discussion prévue le 16 février, Patrick Leahy tente une nouvelle approche et essaye de rallier les acteurs du numérique à son projet de loi.

Selon Cnet.com, le sénateur a organisé des rencontres avec des représentants de plusieurs sociétés du Web parmi lesquelles Verizon, Visa et Google. Ces acteurs (hormis Google) devraient également participer à des auditions au Congrès le 16 février.

Mesure envisageable : bloquer les transactions à destination de certains sites

Plutôt que de se risquer à un passage en force, Patrick Leahy chercherait désormais le consensus. Grâce à ces auditions, le politique américain devrait pouvoir ainsi évaluer le degré d’opposition à sa loi et les concessions à accorder afin d’obtenir une participation des entreprises de l’Internet à la lutte contre le téléchargement illégal.

Le COICA, en cas de vote favorable, autoriserait le ministère de la justice à ordonner la saisie d’un domaine Internet afin de fermer un site. Pour les sites basés hors du territoire, le législateur se doterait de la possibilité d’exiger à des sociétés de paiement comme Visa ou MasterCard de bloquer les transactions (une mesure de rétorsion exercée notamment contre Wikileaks).

Le projet de loi bénéficie d’ores et déjà de différents soutiens dans les secteurs du logiciel, du cinéma, de la musique et des jeux vidéo. Selon l’ONG Electronic Frontier Foundation, il s’agit surtout d’un texte répressif et favorable à la censure.

Source: ZDnet.fr

Noms de domaine : un « droit de veto » sur les extensions ?

Un Etat pourra-t-il bloquer la création d’une extension de noms de domaine en .xxx, ou en .gay ? D’après un article du site Internet Cnet, daté du lundi 7 février, l’administration Obama vient de faire de nouvelles propositions qui, en substance, aboutissent à créer un « droit de veto » pour la validation de nouvelles extensions, de même niveau que le .com ou le .net.

Pour le département des télécommunications et de l’information américain, qui a répondu au site spécialisé, cette nouvelle procédure aurait le mérite de « diminuer le potentiel de blocage des noms de domaines considérés comme inacceptables par les gouvernements ».

UN PROCESSUS DÉJÀ COMPLEXE

Avant d’être officiellement intégrées, les demandes d’extension font l’objet d’un processus complexe, chapeauté par l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (Icann), une association de droit privée à but non lucratif, basée en Californie. Le nouveau suffixe doit aussi obtenir l’aval du Governmental Advisory Committee (GAC), qui se veut l’organe de la représentation internationale.

C’est précisément au sein du GAC que les Etats-Unis voudraient renforcer le droit de veto des Etats membres. Dans cette configuration, chaque membre serait en droit d’« émettre une objection », et ce « qu’elle qu’en soit la raison ». Et si cette position fait consensus, l’Icann « devrait rejeter » la demande concernée. Dans la configuration actuelle, les Etats représentés au sein du GAC donnent un avis, mais c’est le bureau de l’Icann qui a finalement le dernier mot.

POSITION AMBIGUË DES ÉTATS-UNIS

Il est aisé d’imaginer que certaines extensions feront difficilement « consensus ». C’est notamment le cas du .xxx. Au mois de décembre, l’Icann a reporté la création d’un nom de domaine spécifique pour les contenus pornographiques. Parmi les raisons invoquées, la presse spécialisée note des « désaccords entre l’Icann et le Governmental Advisory Committee ». Les mêmes blocages pourraient intervenir pour la création d’une extension en .gay, alors que certaines associations militent en sa faveur.

Les propositions de l’administration Obama tranchent avec les engagements des Etats-Unis en ce qui concerne la gouvernance d’Internet. Subissant les critiques de plusieurs pays, notamment de la Chine, qui revendique plus de 450 millions d’internautes, le gouvernement américain a présenté, en octobre 2009, un nouveau document mettant fin au contrôle unilatéral des Américains sur l’Icann, lui octroyant, théoriquement, une plus grande indépendance.

Les annonces américaines interviennent aussi alors que la création de plusieurs extensions, comme le .car, .movie ou .web, devraient être examinées lors d’une réunion de l’Icann, qui se tient à la mi-mars à San Francisco.

Laurent Checola

Source: Le Monde.fr

Internet arrive à court d’adresses IP

Si la création de la page Facebook de votre grand-mère n’était pas un indice suffisant à vous faire réaliser que l‘Internet commençait à dater un peu, voici un élément qui sera peut-être un peu plus parlant.

Selon des estimations, à la fin de cette semaine, Internet sera venu à bout de l’ensemble des possibilités laissées par l’utilisation des adresses IPv4, et passera progressivement à la génération suivante : l’IPv6.Pour celles et ceux qui ne sont pas familiers avec l’utilité des adresses IP, sachez qu’elles servent à la navigation sur Internet de plusieurs façons.

Ainsi lorsque vous tapez une adresse ou un nom de domaine pour visiter un site, ce site est attaché à une adresse IP qui lui est propre et qui permet de réaliser la connexion entre votre poste et le site.

L’adressage permet ainsi d’aboutir à des endroits précis du serveur sur lequel est stocké le site consulté.

Les adresses IPv4 utilisées aux débuts d’Internet proposent en théorie entre 4 et 12 chiffres, sont codées en  32-bits, et offrent donc  4 294 967 296 de possibilités.  Un exemple d’adresse IPv4 peut se matérialiser ainsi : 68.127.78.247 , ou http://68.127.78.247 en l’insérant dans un navigateur internet.

L’expansion d’Internet se faisant, l’ensemble des solutions de ce système arrive à saturation, et le système d’IPv6 développé il y a déjà quelques années va progressivement se mettre en place.

Les IPv6 sont elles codées en 128-bits et proposent une séquence de 32 chiffres, cependant la notation décimale employée pour les IPv4 n’est pas conservée, au profit d’un affichage hexadécimal.

Offrant d’avantage de combinaisons uniques, ces Ip prendront une forme semblable à celle-ci :  2001:0db8:85a3:0000:0000:8a2e:0370:7334 , ou http://[2001:0db8:85a3:0000:0000:8a2e:0370:7334 en l’insérant dans un navigateur.

Sans entrer dans les spécificités d’Internet et du fonctionnement des adresses IP qui restent complexes et peu accessibles aux non-initiés,  deux choses sont désormais certaines :

D’une part, ce passage est un tournant historique d’Internet, puisqu’il montre l’arrivée aux limites de ce qui avait été prévu lors de la conception du réseau.

D’autre part, pour les utilisateurs d’adresse IPv4 un peu expérimentés, habitués à se connecter à des serveurs fétiches pour du jeu, de la VoiP ou autre, il va devenir difficile de retenir des adresses sur 32 caractères aussi facilement que les 12 habituelles…

Quoiqu’il en soit, le développement des IPv6 devrait se faire progressivement, les adresses IPv4 n’étant plus utilisées seront recyclées pour les particuliers.

Une opération simultanée prévue en Juin devrait permettre aux géants de l’Internet tels que Google, Facebook , Yahoo et autres de basculer vers des serveurs compatibles IPv6 pour tester le nouveau protocole et isoler d’éventuelles défaillances.

En attendant, pas d’affolement, ce changement n’affectera en rien les habitudes de millions d’utilisateurs…  [WSJ]

Source: 20minutes.fr et Gizmodo

Du porno pour une communauté de communes

Les dérives du numérique… Voici une communauté de communes qui découvre que son site propose du porno.


Cela concerne la communauté de communes de Haute-Cornouaille, en Bretagne.

Depuis 2006, cette communauté de communes n’avait plus l’usage de l’ancien nom de domaine pays-de-chateauneuf.com. La collectivité pensait toutefois que le site abritait toujours des informations pratiques.

Finalement, ce sont des clichés pornographiques en provenance des Etats-Unis qui se sont retrouvés sur le site.

Un site américain a tout simplement acheté le nom de domaine.

La communauté de communes a été contrainte de migrer vers un blog.

Cette mésaventure illustre la nécessité pour tous de bien veiller à protéger ses noms de domaine et à renouveler l’achat de son nom de domaine.

Source: E-Alsace

Le Cyberespace : Un espace géopolitique

Le terme cyberespace est né dans une nouvelle de William Gibson intitulée Gravé sur chrome (Burning Chrome – 1982).
Le terme est reprit dans le Neuromancien (Neuromancer – 1984) où il en explicite le concept.Il s’agit d’« une hallucination consensuelle vécue quotidiennement en toute légalité par des dizaines de millions d’opérateurs, dans tous les pays, par des enfants à qui des concepts mathématiques sont ainsi enseignés… Une représentation graphique de données extraites des mémoires de tous les ordinateurs du système humain ». Devenu un mot à la mode à la fin des années 1980, il a fini par désigné le réseau internet dans son ensemble.
Un espace virtuel …Internet est à l’origine le rassemblement de tous les réseaux informatiques mondiaux. Ces valeurs sont celles d’un libre échange des informations entre pairs et non structuré. Tous les contenues, tous les utilisateurs sont égaux quelque soit leur nationalité, pays de résidence, croyance politique etc. C’est ce qu’on appelle la neutralité du réseau.D’ailleurs la gouvernance mondiale de l’internet est confiée au Forum sur la gouvernance de l’internet qui est sous l’égide des Nations Unies.Le cyberespace est donc a priori un espace libre sans frontière et sans autre idéologie politique que l’accès égalitaire pour tous.
… contraint par la géographie …Mais la théorie qui fonctionnait tant que le réseau était limité, géographiquement aux USA et à l’Europe, sociologiquement, aux chercheurs et leur étudiants à été mise à mal lors de la démocratisation de l’internet. En effet, la première barrière à laquelle le réseau s’est heurté est la barrière de la langue.

Top 10 des langues sur Internet

La montée du nombre d’ordinateurs à contraint à une organisation pyramidale des autorités de désignation des adresses IP (numéro unique pour chaque ordinateur) et des noms de domaines.Les noms de domaines sont tous gérés officiellement par l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers, en français : Société pour l’attribution des noms de domaine et des numéros sur Internet), société de droit californien et dépendante du département américain du Commerce mais celui-ci délègue à des instances nationales le rôle de gérer leur propre nom de domaine. En France, l’AFNIC (Association française pour le nommage Internet en coopération) est responsable du .fr est lié par une convention à Bercy.
Les adresses IP sont gérées selon une structure pyramidale classique.L’autorité suprême est l’IANA (Internet Assigned Numbers Authority qui est une composante de l’ICANN) mais celle-ci délègue son pouvoir décisionnaire à cinq registres régionaux (RIR)

  • RIPE-NCC (Réseaux IP Européens) pour l’Europe et le Moyen-Orient ;
  • ARIN (American Registry for Internet Numbers) pour l’Amérique du Nord ;
  • APNIC (Asia Pacific Network Information Center) pour l’Asie et le Pacifique ;
  • LACNIC (Latin American and Caribbean IP address Regional Registry) pour l’Amérique latine et les îles des Caraïbes ;
  • AfriNIC (African Network Information Center) pour l’Afrique.
Aires des registres internet régionaux

Dans le cas de LACNIC et de l’APNIC des registres subrégionaux existent et gère à leur tour une partie des adresses attribuée par les RIR.
Ainsi l’internationalisation du réseau l’a rendu dépendant de la géographie mais également des États.

… d’où des enjeux politiquesLa diffusion de l’information et son contrôle sont un enjeu politique pour tous les Etats comme on en a la démonstration avec l’affaire WikiLeaks. En effet, le principe d’internet d’échange d’information entre tous les internautes sans aucune contrainte n’est compatible avec toutes les valeurs nationales de tous les pays du monde. Internet et perçu comme l’instrument qui amène les valeurs occidentales dans tous les foyers équipés. Certains pays, au premier rang desquels la Chine, ont mis en place de censure de l’information.

Ennemis d’internet et pays sous surveillance selon RSF

Le cinquième territoireLa nouvelle doctrine défense des Etats-Unis considère le cyberespace comme le cinquième territoire, après la terre, la mer, les airs et l’espace.En effet, on a vu depuis le début des années 2000 que l’internet peut être un territoire de guerre entre Etats ou entre groupes.La première preuve est venue le 11 septembre 2001, lorsque les services de renseignements se sont aperçus qu’Al Qaida avait utilisé les services proposé gratuitement sur internet pour organiser et planifié les attentats de New York et Washington.La deuxième preuve est double. Il s’agit des cyber-attaques contre l’Estonie en 2007 et lors du conflit entre la Russie et la Géorgie en 2008. Ces attaques attribuées à des hackers nationalistes russes ont mis les USA face à une nouvelle faiblesse celle de leur système informationnel.
De nouveaux enjeuxPour finir rappelons qu’en 2008, on estimait le nombre d’internautes à 1,4 milliard soit 22% de la population et que ce nombre double chaque année. La croissance devrait se poursuivre notamment grâce à la Russie, au Brésil, à la Chine et l’Inde pays dont la forte population est encore peu connectée.

Internautes par pays
Nombres d’internautes pour 1000 habitants

Il ne fait aucun doute que la modification de l’équilibre démographique des internautes va modifier l’équilibre politique dans la gouvernance de l’internet.

Enfin n’oublions pas le rôle des entreprises privées. Facebook avec plus de 500 millions d’adhérant (ce qui en ferait le troisième pays au monde en terme de population) n’est pas encore accessible en Chine.

Source: Global AnalysisFrance

Wikileaks : une banque achète des domaines par centaines pour se protéger

Voilà une forme originale de cybersquatting défensif. Redoutant que ses dirigeants soient moqués voire conspués par les internautes, suite à des révélations promises par Wikileaks sur le secteur bancaire, la Banque of America a acheté des centaines de noms de domaine insultant ses cadres.

Le 29 novembre dernier, lorsque le monde entier s’intéressait encore aux câbles diplomatiques révélés par Wikileaks, son fondateur Julian Assange avait dévoilé son intention de « faire tomber » une banque américaine en révélant un « écosystème de corruption ». « Cela donnera un aperçu vrai et représentatif de la façon dont se comportent les banques au niveau de leurs dirigeants d’une manière qui provoquera des enquêtes et des réformes, je suppose« , avait prévenu Assange, parlant de « pratiques contraires à l’éthique« .

Très vite, le Huffington Post avait désigné la Bank of America, en rappelant qu’Assange lui-même avait dit en octobre 2009 dans une interview être en possession de 5Go de données provenant d’un dirigeant de cette banque américaine.

Dans un article publié dimanche, le New York Times raconte les opérations de « contrespionnage » menées par la BoA, qui a inspecté des milliers de documents internes, préparé la réplique médiatique dans le cas où certaines informations seraient rendues publiques, consulté des batteries d’avocats pour peser les risques de possibles révélations, … mais comme le note ActicePolitic, le plus drôle est une réaction très inattendue de la part de la banque.

Le site Domain Name Wire a en effet révélé le mois dernier que Bank of America a enregistré d’un seul coup des centaines de noms de domaine, composés des noms de ses administrateurs et de ses cadres supérieurs, suivis des mots « sucks » et « blows » (« est naze », en français). Par exemple pour le président de la banque Brian T. Moynihan, la BoA a enregistré BrianMoynihanBlows.com, BrianMoynihanSucks.com, BrianTMoynihanBlows.com, BrianTMoynihanSucks.com, et toutes leurs versions en .net et .org.

La banque semble croire qu’en possédant les noms de domaine que pourraient vouloir exploiter ses détracteurs, la critique se fera moins sentir. Mais c’est mal connaître l’imagination des internautes, dont certains risquent au contraire de trouver qu’il s’agit là d’une provocation, voire d’un défi…

Source: Numerama