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L’INPI défend son nom de domaine e-soleau.org

Le 28 février 2008, le Centre d’arbitrage de l’OMPI a rendu une décision particulièrement intéressante dans le cadre du litige opposant la société Idées & Patentes (requérant) à l’INPI (défendeur) au sujet du nom de domaine «e-soleau.org», dénomination sur laquelle la société prétendait avoir un droit de marque.

Après avoir rappelé les principes qui déterminent le champ d’application de la charte UDRP, les experts ont rendu une décision riche d’enseignements notamment sur les conditions d’opposabilité d’une marque et la reconnaissance d’un droit sur une marque d’usage notoire.

Application de la Charte UDRP à une personne morale de droit public ?

A titre liminaire, l’INPI a soulevé l’incompétence de la Commission administrative pour trancher le litige. En effet, l’INPI, invoquant les dispositions du Code Civil et les principes généraux du droit français, estimait comme toute personne morale de droit public ne pas pouvoir «se soustraire aux règles qui déterminent la compétence des juridictions nationales en remettant à la décision d’un arbitre la solution» du litige.

à€ ce sujet, les experts rappellent que, d’une part, le système de résolution des litiges UDRP ne constitue pas un arbitrage au sens des dispositions françaises invoquées. Quant à l’obligation de participer à cette procédure d’autre part, elle est de nature purement contractuelle. En effet, tout titulaire de nom de domaine générique s’engage, en cas de litige, à se soumettre aux règles de la procédure UDRP par simple acceptation de son contrat d’enregistrement. Par conséquent, les experts concluent que «la Commission (…) ne peut pas se déclarer incompétente sur le fondement d’une règle juridique interne».

Titularité et opposabilité de la marque e-soleau

La société Idées & Patentes considère que l’enregistrement et l’utilisation du nom de domaine , dont l’INPI est titulaire, porte atteinte aux droits qu’elle détient sur la marque «e-soleau», initialement enregistrée au nom de son gérant et cédée à son profit par acte sous seing privé.

Les experts ont au contraire estimé que la société requérante ne pouvait invoquer de droit sur cette marque, l’acte de cession intervenu entre son gérant et elle-même ne respectant pas les dispositions impératives de l’article 714-7 du CPI selon lesquelles «toute transmission ou modification des droits attachés à une marque enregistrée doit, pour être opposable aux tiers, être inscrite au registre national des marques.».

En conséquence, la demande de la société a été déclarée irrecevable et la plainte rejetée.

L’examen des arguments des parties aurait pu s’en tenir là. En effet, pour fonder une plainte, les Principes Directeurs UDRP imposent la réunion de trois conditions cumulatives : (1) l’identité ou la similitude au point de créer une confusion du nom de domaine avec une marque, (2) l’absence de droit ou d’intérêt légitime sur le nom de domaine, et (3) l’enregistrement et l’utilisation de mauvaise foi du nom de domaine.

La société Idées & Patentes n’ayant aucun droit opposable sur la marque invoquée, la première condition ne pouvait plus être remplie. Les experts ont néanmoins pris le soin d’étudier les conditions (2) et (3) afin d’apporter des précisions intéressantes.

«Enveloppe Soleau» – une marque d’usage ?

S’il est surprenant de constater que l’INPI n’a jamais déposé la dénomination «Enveloppe Soleau» à titre de marque, il invoquait en réponse, pour faire échec aux prétentions de la société requérante, un droit à titre de marque d’usage notoire au sens de l’article 6 bis de la Convention de Paris du 20 mars 1883. Or, en France, à la différence des pays de Common Law, le droit sur une marque s’acquiert presque exclusivement par son enregistrement… à l’INPI.

Les experts ont pourtant retenu cet argument. En effet, au regard de l’ancienneté, la durée de l’usage et de la diffusion massive du service de l’Enveloppe Soleau par l’INPI, ils ont considéré que «le Défendeur dispose à tout le moins d’un intérêt légitime sinon d’une marque notoire sur cette dénomination»

La prudence observée par les experts dans cette formulation s’explique notamment par le fait que la reconnaissance de l’existence d’une marque notoire au sens de l’article 6 bis relève de la compétence exclusive de l’autorité du pays dans lequel le signe est exploité… Or, la Commission administrative n’est manifestement pas celle-là.

Par Miroslav Kurdov, stagiaire au Département Multimédia du cabinet Meyer & Partenaires, Conseils en Propriété Industrielle.

source VoxPI

Internet : la liste noire est brandie et la liberté d’expression disparaît

Steve Marshall tient une agence de voyage britannique. Il habite en Espagne et il vend des voyages aux Européens à la recherche de soleil, y compris Cuba. Au mois d’Octobre, environ 80 de ses sites Internet ont cessé de fonctionner, grâce au gouvernement des Etats-Unis.

Ces sites, en anglais, français et espagnol, étaient en ligne depuis 1998. Certains, comme www.cuba-hemingway.com , étaient des sites littéraires. D’autres, comme www.cuba-havanacity.com traitaient de l’histoire et de la culture cubaines. D’autres encore – www.ciaocuba.com et www.bonjourcuba.com – étaient des sites purement commerciaux destinés aux touristes Italiens et Français.

« Je suis arrivé au travail un matin, et nous n’avions aucune réservation, » raconte M. Marshall lors d’un entretien téléphonique depuis les îles Canaries. « Nous pensions à un problème technique ».

En réalité, les sites Internet de M. Marshall venaient d’être placés dans la liste noire du Département du Trésor (US) et, comme conséquence, son hébergeur de nom de domaine, eNom Inc, les avait désactivés. M. Marshall a dit que eNom a raconté l’avoir fait après avoir reçu un coup de fil du Département du Trésor ; la compagnie, basée à Bellevue, Washington, a dit qu’elle a appris que les sites étaient sur une liste noire en consultant un blog.

Quoiqu’il en soit, il ne fait aucun doute que eNom a fermé les sites de M. Marshall s’en l’avertir et refuse de lui rendre les noms de domaine. De fait, dit M. Marshall, eNom a pris possession de ses noms et a interféré avec ses affaires. Il a graduellement reconstruit son affaire sur le réseau au cours des derniers mois, et à présent de nombreux sites fonctionnement avec le suffixe .net au lieu de .com, via un hébergeur Européen. Ses serveurs, dit-il, ont toujours été situés aux Bahamas.

M. Marshall a dit qu’il ne comprenait pas « comment des sites appartenant à un citoyen Britannique opérant à travers une agence de voyage espagnole puisse être affectés par une loi états-unienne. » Pire, dit-il, « désormais, il n’y a même plus besoin d’un juge pour que le gouvernement US censure des sites. »

Un porte-parole du Département du Trésor, John Rankin, a répondu en faisant référence à un communiqué de presse publié en décembre 2004, presque trois ans avant l’action de eNom. Il a dit que la société de M. Marshall avait aidé des citoyens états-uniens à contourner les limitations imposées aux voyages à Cuba et constituait « un générateur de ressources que le régime cubain emploie pour opprimer son peuple ». Il ajouta que les compagnies états-uniennes doivent non seulement cesser toute activité commerciale avec cette société mais aussi geler ses avoirs, ce qui signifie que eNom a fait exactement ce qu’elle était censée faire.

M. Marshall a dit que les touristes états-uniens ne l’intéressaient pas. « De toute façon, ils ne peuvent pas y aller » dit-il.

Peter L. Fitzgerald, professeur de droit à l’université de Stetson en Floride, a étudié la liste noire – que le Département du Trésor appelle une liste « de citoyens nommément désignés » – et dit que son fonctionnement était mystérieux. « Il n’y a pas vraiment d’explication ou de règle » dit-il, « pour justifier la présence d’un nom sur la liste. »

Susan Crawford, professeur de droit à Yale et spécialiste des questions juridiques relatives à l’Internet, a dit que le fait que de nombreux hébergeurs de noms de domaine soient basés aux Etats-Unis donne à l’OFAC (Office of Foreign Assets Control, bureau de contrôle du Département du Trésor US – NDT) un contrôle « sur de grandes quantités d’expressions – dont une partie n’est même pas hébergée aux Etats-Unis, ne concerne pas les Etats-Unis ou n’entre pas en conflit avec les intérêts des Etats-Unis ».

« Apparemment, OFAC a le pouvoir de faire taire ces voix », dit-elle.

La loi sous laquelle le Département du Trésor agit prévoit des exemptions, définies par l’Amendement Berman, et destinées à protéger « du matériel informationnel ». Les sites de M. Marshall, bien que commerciaux en dernier ressort, semblent obéir à cette définition et il n’est pas clair pourquoi ils ont été intégrés dans la liste. A la différence des Etats-Uniens, qui sont confrontés à des restrictions pour voyager à Cuba, les Européens sont libres d’y aller, et beaucoup le font. Charles S. Sils, un avocat chez Proskauer Rose à New York, a dit que le Département du Trésor a peut-être été trop loin dans le cas de M. Marshall.

« Les Etats-Unis peuvent certainement criminaliser une dépense d’argent effectuée par un citoyen US à Cuba, » dit M. Sims, « mais ils n’ont pas à proprement parler une juridiction sur des sites étrangers qui ne visent pas les Etats-Unis et sont légaux dans leurs pays. »

M. Rankin, le porte-parole du Département du Trésor, a dit que M. Marshall pouvait demander une révision de son cas. « S’il veut être retiré de la liste, » dit M. Rankin, « il doit nous contacter pour nous soumettre son cas. »

Le système n’est pas simple, dit le professeur Fitzgerald. « Pour être retiré de la liste,  » dit-il, « il faut retourner voir les mêmes bureaucrates qui vous y ont placé ».

Au mois de mars dernier, le Commission des Avocats pour les Droits Civiques a publié un rapport troubalnt sur la liste de l’OFAC. Le rapport est sous-titré « Comment la liste des terroristes du Département du Trésor englobe de simples consommateurs ».

Le rapport, signé Shirin Sinnar, révèle que 6400 noms figurent sur la liste et, à l’instar des listes établis dans les aéroports, donne lieu à d’interminables erreurs et confusions sur les identités.

« Des établissements financiers, des bureaux de crédit, des organisations caritatives, des vendeurs de voitures, des compagnies d’assurances de santé, des propriétaires de logements et des employeurs, » indique le rapport « consultent à présent la liste avant d’ouvrir un compte, de conclure une vente, de louer un appartement ou d’offrir un emploi. »

Mais le cas de M. Marshall ne semble pas être le fruit d’un erreur d’identité. Le gouvernement US avait clairement l’intention d’interférer dans ses affaires.

Selon le professeur Crawford, c’est un scandale. « Aujourd’hui nous communiquons par de biais de noms de domaine, et le Département du Trésor ne devrait pas interférer avec les noms de domaines tout comme il n’interfère pas avec les lignes de téléphone. »

Curieusement, le Département du Trésor n’a pas fermé tous les sites de M. Marshall. Aux dernières nouvelles, vous pouviez toujours accéder à www.cuba-guantanamo.com .

Par ADAM LIPTAK 4 mars 2008

NEW YORK TIMES

http://www.nytimes.com/2008/03/04/us/04bar.html ?_r=1&bl&ex=1204779600&en=fbfa2e2586c552a8&ei=5087&oref=slogin

Traduction Cuba Solidarity Project

source LeGrandSoir

.Asia Landrush Closing

This is to inform you that the .Asia Landrush period has closed on March 13 at 01:00:00 UTC. The Registry System will now enter a Quiet Period until Friday March 14 2008 21:00 UTC.

During this period, you may expect the following:

SRS: Not Available
Web Based Administrative Interface: Not Available
DNS: Available; names will continue to resolve normally.
WHOIS: Available
OT&E: Available
.Asia Application Verification Tracking Tool: Available

Clek Media Inc. Brokers World-Record $10 Million Domain Sale

Clek Media Inc. (« Clek ») today announced that it has brokered the world-record sale of the domain FUND.COM for US$9,999,950 in an all-cash transaction. Clek, a media consulting firm, represented the seller of the domain, assisting in both the negotiation and closing of the transaction. The buyer is Fund.com Inc. (OTCBB: FNDM), a New York firm previously named Meade Technologies Inc. To date the buyer has revealed their plans for the domain mostly in filings with the US Securities and Exchange Commission.

Clek believes that the nearly $10 million purchase price for FUND.COM represents the highest price ever paid for an Internet domain. The purchase price tops what the Guinness World Records books report as the highest previous price, the memorable BUSINESS.COM purchase. Ex-Disney executive, Jake Winebaum of eCompanies Ventures, acquired BUSINESS.COM for $7.5 million in 1999, which created some public media controversy at that time for the seemingly high price. However, in July 2007 BUSINESS.COM was sold to yellow pages publisher, RH Donnelly, for $345 million, 47 times the purchase price of the domain.

Business and Wall Street investors continue to assign higher values to internet domains. According to MSNBC, the domain CREDITCARDS.COM was acquired for $2.75 million all-cash and SEC filings reveal that the $20 billion hedge fund, American Capital Strategies, and Austin Ventures invested $135 million in CREDITCARDS.COM. Regarding the CREDITCARDS.COM sale, MSNBC quoted ClickSuccess CEO Dan Smith, « It’s like prime real estate, there’s only so much of this real estate to go around. I feel like we bought a slice of Park Avenue. »

source CNN

La propriété intellectuelle pour museler les fans du FC Nantes

Une fois n’est pas coutume, parlons football. Le site FCNantais.com, tenu par des passionnés et amoureux du Football Club de Nantes depuis neuf ans, est attaqué en justice par la nouvelle direction du club qui poursuit à la fois pour diffamation et pour contrefaçon le site de supporters. Ou comment exploiter la propriété intellectuelle dans le seul but de museler des fans un peu trop critiques aux yeux de la nouvelle direction du club…

Depuis la fin de l’ère Coco Suaudeau, le FC Nantes va de mal en pis dans le championnat de France de football. La relégation en Ligue 2 cette saison devait mettre un terme au cycle d’une descente aux enfers en permettant au club de rebondir vers, peut-être, de nouveaux sommets. Mais pour avoir un peu trop ouvertement émis des doutes sur la stratégie suivie et sur l’avenir du club sous l’influence de sa nouvelle direction, l’un des plus grands sites de supporters du FC Nantes se retrouve menacé de fermeture.

Dans un article publié le 5 février, le site tenu en partie par des journalistes locaux critiquait la direction du club qui chercherait à « faire du commerce d’abord, du foot, éventuellement, après ». Une phrase de trop pour le nouveau directeur technique du FC Nantes Christian Larièpe qui, débarqué de Marseille, ne supporte pas de voir les fans attachés aux valeurs traditionnels du club lui dire comment faire son travail. FCNantais.com est appelé deux fois devant les tribunaux. Une fois pour diffamation, une autre pour contrefaçon.

Jeudi 10 mars, le juge des référés de Nantes devra ainsi déterminer si le nom de domaine FCNantais.com contrefait la marque « FC Nantes » dont le club est propriétaire. S’il juge que oui, malgré ses deux années d’existence paisible (auparavant le site s’appelait FCNantes.com, qui était clairement contrefaisant), le site devra disparaître. Et le FC Nantes pourra récupérer le nom de domaine pour le rediriger vers le site officiel du club, où il est certain qu’aucun mot de travers à l’endroit de la direction ne sera publié. Car c’est bien sûr le but poursuivi par le club, qui n’apprécie pas les critiques parfois acerbes émises par les journalistes supporters, et qui voudrait les réduire au silence.

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Etat des lieux de l’Internet chinois en 2007

Le nombre des internautes chinois a augmenté de 53,3 % en 2007 pour s’établir à 210 millions de personnes, un chiffre qui place la Chine juste derrière les Etats-Unis à cet égard, selon un rapport publié le 17 janvier par CNNIC (China Internet Network Information Center). Ce dernier a dénombré au terme de sa recherche menée l’année dernière 73 millions de nouveaux internautes, à savoir 200 000 personnes par jour.

Le développement d’Internet en Chine a été notamment alimenté par la croissance de l’économie chinoise, a déclaré Liu Bing, directeur du département de développement et de recherche (D&R) du CNNIC. Cette croissance peut aussi s’expliquer par la fonction prépondérante du divertissement sur Internet qui satisfait aujourd’hui de plus en plus les internautes chinois. De plus, conjuguée à la montée des prix qui s’est produit l’année dernière, le réseau est devenu plus attirant pour les internautes chinois car il permet d’accéder à divers types de modes de consommation bon marché. Le profil de l’internaute lambda se popularise

En Chine, l’usager type d’Internet était toujours un jeune (18-30 ans) disposant d’un diplôme équivalent ou supérieur au baccalauréat chinois. L’internaute lambda 2007 n’est cependant plus tout à fait le même que celui de 2006. D’un coté, ce sont aujourd’hui le nombre des internautes âgés de moins de 18 ans progresse rapidement, grâce à l’accès d’Internet sur les campus. Le nombre des adultes âgés de plus de 30 ans a également connu une croissance rapide. D’un autre coté, la proportion des moins éduqués et des moins riches s’augmente considérablement.

Cependant, la publicité, la recherche, le jeu en ligne et les services mobiles à valeur ajoutée restent les principales sources de revenus, tandis que des domaines pleins d’avenir notamment le commerce électronique et l’enseignement à distance ne connaîtront pas une croissance signifiante dans la proche avenir, a confirmé Liu.

L’accès à Internet s’intensifie dans les régions rurales de Chine

Le nombre des internautes dans les régions rurales s’est hissé à 52,62 millions de personnes, dont 29,17 millions de nouveaux adeptes. Le taux de croissance annuelle des internautes s’est établi à 127,7 % à la campagne, contre 38,2 % en ville.

«Cela a été possible grâce aux soutiens offerts par les différents milieux sociaux chinois», a précisé Liu Bing. Au cours de la période du onzième plan quinquennal, la Chine a débloqué 3 milliards de yuans pour développer le service de communication de ses régions rurales.

Néanmoins, le taux de pénétration avait été mesuré à 7,1 % à la campagne contre 27,3 % en ville. Il existe donc un grand espace à remplir afin de faire progresser la cause de la communication en ligne dans les régions rurales.

La pratique d’Internet reste dans une phase rudimentaire en Chine

Quelles sont les pratiques privilégiées des adeptes chinois d’Internet ? Selon les statistiques du CNNIC, le divertissement reste le premier motif d’utilisation d’Internet par les Chinois en 2007 : au cÅ“ur du sondage concernant les pratiques préférées des internautes chinois sur Internet, l’écoute de la musique en ligne s’est établi à 86,6 % pour figurer à la première place, la messagerie instantanée en ligne occupe désormais la deuxième place (81,4 %), suivie par la diffusion des films en ligne (76,9 %). En conséquence, 94,2 % des Chinois perçoivent Internet comme un levier pour enrichir leur temps libre.

Cependant, ces pratiques distrayantes ne suffisent absolument pas à conférer à Internet une infrastructure fondamentale en Chine, a déclaré Yan Hongqiang, directeur adjoint du Bureau de contrôle de la télécommunication du Ministère de l’industrie d’information.

Le responsable en chef de la surveillance du contenu de la plateforme BlogChina, Kang Guoping a aussi souligné que l’influence d’Internet fait ainsi l’objet d’une remise en question en Chine. «Les Etats-Unis mettent en Å“uvre des outils tels que Mapquest, Google maps et Weather.com pour mieux servir leur peuple. Il est à noter que, à défaut d’être relayée par le service public, notre technologie de large bande est alors réduite à un stade primaire».

«Aux Etats-Unis, Internet est d’ores et déjà devenu un moteur de l’économie nationale, a ajouté Yan, au contraire, la pratique d’Internet en Chine stagne à un niveau primaire de développement. Puisque nous possédons une communauté considérable d’internautes, l’essentiel pour nous, consiste à découvrir davantage la valeur d’Internet et à transformer cet outil en un véritable catalyseur de l’économie nationale».

Téléphonie wifi

Aujourd’hui, la téléphonie wifi n’est plus perçue comme une nouveauté en Chine. Selon les dernières statistiques, on compte en Chine 400 millions d’utilisateurs de téléphones mobiles et 530 millions de cartes SIM en opération. Au cours des six derniers mois, 50,4 millions d’Internautes s’étaient connecté à Internet par le téléphone mobile, soit 24% de la totalité des internautes chinois, ou 12,6 % des abonnés au téléphone mobile.

Kang Guoping lui-même est un utilisateur de la téléphonie wifi et il a affirmé ne l’avoir utilisée que pour feuilleter les nouvelles du pays. «Je connais très bien Internet, mais mon utilisation de téléphonie se restreint aux rudiments en ligne. Je crois que c’est le cas de la plupart des utilisateurs chinois de wifi».

Ce phénomène peut s’expliquer à la fois par le débit réduit et le coût élevé de la téléphonie wifi en Chine. En l’absence de la norme 3G, par rapport à une connexion à partir d’un ordinateur, la téléphonie wifi est moins rapide et plus onéreuse, tandis qu’elle est déjà très répandue chez notre voisine la Corée du sud.

CN : une extension de domaine de plus en plus populaire en Chine

CN est le nom de domaine national le plus important destiné à la République populaire de la Chine. Culturellement, CN est un symbole de l’Etat chinois. Au-delà, il joue un rôle positif dans le renforcement de la sécurité de réseaux et d’informations dans le cadre du développement de l’Internet chinois.

En raison de l’origine américaine du réseau Internes, la plupart des internautes chinois considèrent depuis très longtemps le domaine .com comme synonyme d’Internet. En 2007, cette situation a quelque peu changé. Ayant progressé de 7,82 millions par rapport à la même période en 2006, les sites Internet se chiffrent actuellement à 11,93 millions en Chine. Le taux de croissance s’est établi à 190,4 %. En observant une augmentation de 20 000 nouveaux sites adoptant le nom de domaine .cn par jour, le domaine .cn occupe une place dominante aujourd’hui, 75,4 % – juste derrière le sigle .de réservé à l’Allemagne – contre 20.4 % pour .com. (Traduit par Wu Wenxi)

Source BJInformation

Affaire WebRankInfo, une fin heureuse après un piratage de domaine

Olivier Duffez, l’administrateur du site WebRankInfo est revenu sur le piratage de son nom de domaine. Tout a débuté par une attaque de son compte Gmail.

Nous vous parlions, il y a quelques jours, d’un probable 0dayz (faille non rendue publique) visant le service webmail de Google, Gmail. Olivier Duffez, le fondateur du site WebRankInfo semble avoir été touché par ce type de piratage visant le service de courrier électronique.

Olivier Duffez revient sur sa folle semaine et le détournement de son nom de domaine : « Mon nom de domaine webrankinfo.com m’a été volé la semaine dernière par un pirate qui a exploité une faille de Gmail pour accéder au compte qui était associé à ce nom de domaine. Une fois qu’il s’est emparé de ce compte mail, il a pu demander à mon registrar OVH de lui envoyer les codes d’accès. Dès lors, il était facile de demander un transfert vers un autre registrar, puisqu’il pouvait lui-même confirmer par mail les demandes de confirmation envoyées par OVH. Quelques jours après sa demande, le transfert fut effectif et c’est ainsi que mardi 4 mars vers 22h les DNS pointaient vers un serveur de parking de nom de domaine. A cet instant précis, alors même que j’étais encore connecté à Gmail, le pirate a modifié le mot de passe Gmail, ce qui m’a déconnecté et m’a fait perdre le contrôle. Il a aussi modifié la question secrète ainsi que l’adresse secondaire associée au compte Gmail, m’empêchant de le récupérer.

J’ai eu immédiatement un soutien incroyable de nombreux contacts, au premier rang desquels les modérateurs du forum WebRankInfo qui m’ont contacté quelques minutes après (merci Denis pour ton coup de fil !). Je tiens à leur témoigner ici mes sincères remerciements. Depuis, de très nombreux habitués du site et du forum se demandent légitimement ce qui se passe. Cette affaire commençant à faire grand bruit sur le net francophone, j’ai eu des encouragements innombrables par mail, skype (jusqu’à 1h du matin avec mes modérateurs dévoués, encore merci à eux), téléphone. Je ne peux les citer tous tellement il y en a mais je vous remercie tous.

Parmi ces personnes qui m’ont apporté de l’aide, je remercie particulièrement Jeremie qui m’a épaulé dans cette affaire. Grâce à lui j’ai pu récupérer très rapidement le contrôle de mon compte Gmail. Je remercie aussi toutes les personnes de Google en Europe et aux Etats-Unis que j’ai pu contacter et qui m’ont aidé (il est clair que sans eux il m’était impossible de reprendre le contrôle de mon compte Gmail et par la suite de tous mes autres noms de domaine…). Merci aussi Christophe pour avoir fait bouger les choses à Mountain View…

Aujourd’hui, j’ai confiance en l’issue positive de cette affaire mais tant que je n’ai pas récupéré ce nom de domaine, il faut être prudent.

J’ai conscience de ne pas être le seul touché dans cette affaire : je suis vraiment désolé pour tous les WRInautes qui sont également victimes de ce vol. Je tiens aussi à les rassurer : le site WebRankInfo lui-même n’a pas été piraté. Vous retrouverez bientôt le forum et tous vos messages privés ! »

Source Zataz

BlogBang victime d’une attaque de serveurs DNS

Plate-forme publicitaire soutenue par le groupe Publicis, BlogBang aurait été victime d’une attaque utilisant des serveurs DNS (Domain Name System) externes. Mercredi 5 mars 2008, le domaine blogbang.com était redirigé vers une adresse tierce. Pire, des sites web hébergeant des publicités Blogbang étaient également redirigés vers une autre adresse. Blogbang a envoyé mercredi soir le message suivant à ses utilisateurs :

« Depuis une heure environ certains d’entre vous ne sont plus redirigés correctement sur le domaine blogbang.com. Il peut s’agir d’une attaque dirigée notamment contre nous sur des serveurs DNS externes et indépendants de BlogBang. Nos propres serveurs ne sont pas touchés. Nous mettons tout en Å“uvre pour résoudre le problème. »

Ce jeudi matin, les choses s’améliorent. Qui est à l’origine de cette attaque ? Les adeptes de la régie ‘2.0’ vont-ils demander réparation ? Le site BlogBang va-t-il perdre sa crédibilité ? L’équipe BlogBang indique : « Suite à notre précédent message, nous vous confirmons que BlogBang a été victime d’un problème de ‘peering’ sur des serveurs DNS externes, dont nous ne sommes pas responsables et qui a touché 20% des internautes français. Ce type d’incident est extrêmement rare, de plus BlogBang n’est pas le seul site à avoir été affecté. Les choses ont été réparées et le routage devrait revenir à la normale dans les prochaines heures. »

source Neteco.com