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Google achète le nom de domaine g.co pour chapeauter ses sites

Le groupe internet américain Google a annoncé lundi qu’il avait acheté le nom de domaine g.co, destiné à raccourcir les adresses internet de tous ses produits.

«Nous n’utiliserons g.co que pour vous envoyer vers des pages internet qui appartiennent à Google, et nous sommes les seuls à pouvoir créer des raccourcis en g.co», a précisé le vice-président du marketing de Google, Gary Briggs, sur le blogue du groupe. «Cela signifie qu’on peut aller sur un lien raccourci en g.co en étant sûr de toujours atterrir sur une page d’un produit ou d’un service de Google».

Selon le site d’informations spécialisées TechCrunch, l’acquisition d’un nom de domaine composé d’une seule lettre et du suffixe .co coûte plus de 1,5 million de dollars. Google n’a pas indiqué combien il avait déboursé pour acheter ce nom de domaine à la société .co Internet SAS, qui gère les noms de domaine dotés du suffixe .co, basée en Colombie.

Un tel nom de domaine raccourci est notamment prisé des sites internet ayant vocation à être mentionnés sur Twitter, où les messages doivent compter un maximum de 140 caractères.

Source: Technaute Cyberpresse Canada

Lutte contre le piratage : Google s’opposera au blocage de sites

La guerre contre le téléchargement illégal, sous toutes ses formes, est loin d’être terminée. Aux États-Unis et au Royaume-Uni, des lois sont en préparation et visent une solution souvent décriée : le blocage complet des noms de domaine. Pour Eric Schmidt, ex-PDG et actuel président exécutif de Google, de telles dispositions sont impensables. Google pourrait même aller jusqu’aux tribunaux s’il le faut.

Eric SchmidtSi à ce jour, certains sites « illégaux » ont déjà perdu leur nom de domaine, pour très souvent réapparaitre quelque temps plus tard sur un autre domaine, il semble qu’une accélération du phénomène est à venir. ThePirateBay, Newzbin(2), Movieberry, Free Movies Online 4 You, et bien d’autres plateformes sont ainsi en tête de liste des sites à abattre.

Tout a sérieusement débuté en mars dernier, outre-Manche, quand les représentants des ayants droit ont demandé à British Telecom, équivalent anglais de France Télécom, de bloquer Newzbin à tous ses abonnés. Un FAI aurait ainsi glissé au Guardian que c’est à la justice de trancher, notamment sur le côté technique.

Quelques mois plus tôt, fin 2010, toujours au Royaume-Uni, la MPA (Motion Picture Association) était justement déjà allée devant la justice pour s’attaquer directement à Newzbin. Le but de la MPA était de supprimer l’indexation des contenus portant atteinte au droit d’auteur. Le juge anglais a cependant limité l’injonction aux contenus du Royaume-Uni, refusant d’aller plus loin.

Ne pas ressembler à la Chine

Ce même Guardian fait ainsi état des dernières déclarations d’Eric Schmidt sur le sujet, prononcées hier à Londres. Pour le dirigeant de Google, bloquer l’accès à ces sites de partage serait « un précédent désastreux » pour la liberté d’expression.

C’est bien simple, à ses yeux, bloquer ces sites serait mettre sur le même plan les USA et la Chine. Bien évidemment, derrière la lutte contre le « piratage », la crainte d’une censure plus grande plane toujours.

« S’il y a une loi qui exige les DNS pour faire X (ndlr : pour bloquer, etc.) et qu’elle est adoptée par les deux chambres du Congrès et signée par le président des États-Unis, nous serons en désaccord avec elle et nous la combattrons. » Et si les ayants droit ne passent pas par loi, mais juste par une simple demande, Google se montre inflexible : « nous ne le ferons pas ».

Enfin, The Guardian rappelle que l’Ofcom, l’équivalent de l’Arcep outre-Manche, doit présenter d’ici quelques semaines un rapport sur la faisabilité des mesures de blocage des sites. Quant au ministre de la Culture anglais, Jeremy Hunt, il a avoué que le « défi » est surtout de décider quels sites sont bloqués. Effectivement…

Le cas français

Si on peut remarquer qu’au Royaume-Uni ou aux États-Unis, leurs problèmes (et leurs solutions) sont finalement similaires à la France, rappelons qu’en début de mois, la Cour d’Appel de Paris est allée à l’encontre du SNEP, qui souhaitait que Google supprime les mots Torrent, Megaupload et RapidShare de son outil Google Suggest.

La Cour d’appel a finalement estimé que la suppression de ces trois termes était inutile puisque le contenu litigieux serait accessible malgré tout.

Derrière toutes ces histoires de mots et de blocage, reste comme toujours l’utilisation licite ou non de tel outil. Le problème n°1, est que ce soit sur The Pirate Bay, Newzbin , MegaUpload, YouTube ou tout simplement n’importe quel moteur de recherche, il est possible d’y trouver directement ou indirectement du contenu légal comme du contenu illégal.

Comment à ce moment-là décider si un site, voire tout simplement un protocole, doit être bloqué ou non ? Pourquoi Newzbin serait-il bloqué et pas YouTube, où l’on retrouve tout de même des séries et mêmes des films sans qu’aucun droit ne soit payé. La plupart de ces plateformes servent de plus de simples moteurs de recherches de fichiers. Pourquoi Google échapperait-il à un blocage dans ce cas ?

Le problème est finalement toujours le même. Un véhicule ou un couteau peuvent tuer. Ils ne sont pas interdits pour autant.

Source: PC Impact

Google arrive en Irak et en Tunisie

Le moteur de recherche Google a annoncé son arrivée dans deux nouveaux pays : l’Irak et la Tunisie. Le géant américain est désormais présent dans 184 pays.

Google  a annoncé le lancement de deux nouveaux noms de domaine : google.iq pour l'Irak et google.tn pour la Tunisie. DRGoogle a annoncé le lancement de deux nouveaux noms de domaine : google.iq pour l’Irak et google.tn pour la Tunisie. DR

Le règne de Google dans le monde continue. Quelques semaines après les dernières révolutions dans le monde arabe, le plus célèbre des moteurs de recherche a annoncé le lancement de deux nouveaux noms de domaine : google.iq pour l’Irak et google.tn pour la Tunisie.

Google disponible en Kurde !

Concrètement, cela signifie que les habitants de ces deux nations pourront avoir accès à des recherches adaptées à leurs pays. « Les nouveaux domaines aideront les gens en Irak et en Tunisie à trouver localement des informations pertinentes et cela de manière plus rapide » explique Google sur son blog. En effet, une même recherche dans deux pays différents peut donner des résultats distincts. Tel est le cas de deux restaurants au même nom, situés chacun sur deux continents différents. Google précise également que ces deux noms de domaines sont accessibles dans la langue locale (le kurde, l’arabe et le français).

Google devrait prochainement arriver dans de nouveaux pays. Objectif déclaré du groupe : être accessible pour les 99 % des internautes du monde entier.

Source: Tous les Clics

Recherche : Google permet aux internautes de créer des listes noires

Le moteur va permettre aux internautes d’interdire l’affichage des sites qu’ils jugent choquants ou décevants dans les résultats de recherche.

Google offre désormais la possibilité aux internautes américains de bloquer l’affichage de certains sites dans les résultats de ses recherches. Le moteur a annoncé jeudi 10 mars avoir intégré un lien permettant de supprimer l’affichage des pages d’un nom de domaine donné. Ce service ne s’affiche que lorsqu’un internaute clique sur un résultat de recherche depuis Google et revient sur le moteur directement après avoir visité le site en question (la liste des sites bloqués peut par la suite être modifiée). Cette fonctionnalité sera prochainement lancée dans d’autres pays.

Google indique vouloir ainsi redonner davantage de contrôle à l’internaute concernant l’affichage de résultats qu’il estime ou non pertinents, voire choquants. Le moteur de recherche offrait déjà la possibilité aux titulaires d’un compte Google de marquer d’une étoile leurs sites favoris pour les faire remonter dans ses résultats. Ce nouveau service intervient également alors que Google a appliqué plusieurs modifications de son algorithme destinées à limiter la remontée des fermes de contenus dans ses résultats, remettant notamment en question la neutralité du moteur dans le traitement des sites qu’il indexe.

Source: Journal du Net

Cuisiner.com : d’une page Facebook à un site Web

La page Facebook J’aime cuisiner va devenir un site Web à part entière. Son fondateur mise beaucoup sur le référencement.

Le site Web après Facebook. En décidant d’ouvrir un site propre après avoir débuté son activité sur le célèbre réseau social, Benjamin Moreau va à contre-courant. Il y a deux ans, ce passionné de cuisine crée une page sur Facebook appelée J’aime cuisiner. Des internautes y partagent recettes, conseils et photos. Aujourd’hui, cette page compte près de 25 000 « fans », dont 15 000 publient des contenus, selon le créateur de la page.

Pour aller plus loin, l’entrepreneur va lancer un réseau social thématique à part entière, qui ouvrira le 4 avril. « Cela permettra de toucher un plus large public, à commencer par les internautes qui ne sont pas sur Facebook », explique Benjamin Moreau. Cet ancien pompier professionnel finalise les démarches pour créer son entreprise bordelaise, financée sur fonds propres.

Au centre de la stratégie de l’entrepreneur, le référencement. Le nom de domaine Jaimecuisiner.com était déjà pris, mais il a mis la main sur un nom plus intéressant encore. Il a déboursé 13 000 euros pour Cuisiner.com et 4 050 euros pour Cuisiner.fr.

Deux noms achetés sur la plateforme Sedo auprès de sociétés titulaires de portefeuilles de noms de domaine. « Je voulais m’assurer de ressortir en premier quand les gens tapent « cuisiner » dans un moteur de recherche », explique Benjamin Moreau, possède également quatre autres extensions pour « cuisiner » : .co.uk, .it, .es et .lu.

Source:  Journal du Net

« Pour certains jeunes, internet, c’est Facebook »

L’ensemble des noms de domaine en .fr, ce sont eux qui le gèrent. L’Association française pour le nommage Internet en coopération (Afnic) n’est pas l’organisme le plus connu mais son discours sur l’évolution du web mérite d’être entendu. « Le Point » a publié le 14 février une interview de son directeur général, Matthieu Weil, qui explique que « pour certains jeunes, internet, aujourd’hui, c’est Facebook ». Weil prononce cette phrase lorsqu’on lui demande s’il faut réinventer le web. Il répond que cela pourrait passer par la prise de pouvoir d’un groupe sectoriel, et évoque deux hypothèses : « Les opérateurs télécoms ont plus d’abonnés à l’internet mobile qu’à l’internet classique et peuvent donc modeler l’internet mobile pour transformer tout internet. Autre possibilité : des géants comme Facebook, Google ou Baidu pourraient décider d’enfermer l’utilisateur dans un environnement propriétaire. C’est un peu le cas de certains jeunes aujourd’hui, pour qui Internet, c’est Facebook. » Un exemple : Les jeunes Américains surfent désormais plus sur les réseaux sociaux qu’ils n’envoient de mails.

Par ailleurs, Matthieu Weil avoue craindre une défaillance du réseau, qui aurait de nombreuses répercussions. « Notre cauchemar, c’est une défaillance de notre réseau, un bug logiciel qui corromprait la liste des noms de domaine en .fr. En plus de perturber les internautes français, cela impacterait réellement l’internet mondial. Le réseau français est très interconnecté, contrairement aux réseaux tunisien et égyptien, qui peuvent être coupés sans grande conséquence technique pour les internautes à l’extérieur. »

Source: Touslesclics

Google Chrome : une extension pour bloquer les noms de domaine

SI vous êtes de ceux agacés par la fâcheuse tendance de Google à afficher lors de résultats de recherche les content farms (vous savez, ces sites hyper bien référencés mais offrant au choix un contenu copié/collé d’un autre site, un lien vers un site développant un thème, ect.), sachez que le géant du web vient tout juste de lâcher une extension pour Google Chrome vous permettant de bloquer l’affichage de certains noms de domaines (et donc des domaines de ces mêmes content farms). Et l’extension en question est disponible en Français

Source:  journal du geek

Votre vie numérique, effacée d’un coup de balai de Google!

Dure histoire qui a été la réalité de nombreux internautes dans le monde, peut-être vous, un jour.

Le géant de l’internet peut, sans vous prévenir au préalable, supprimer votre compte Google et toutes les données qui s’y trouvent : e-mails, documents, photos, carnet d’adresses, bookmarks, …

Tous ces services stockent aussi bien des informations essentielles : fiches de salaires, mots de passe, e-mails professionnels, des conversations plus sentimentales ou encore des années de travail comme ce fut le cas ce jeudi pour Antoine, un blogueur français, utilisateur actif des services de Google, il a perdu également des années de blogging (sur blogger), de nombreuses vidéos sur YouTube, sa liste de veille…

Le problème, aujourd’hui, c’est que nous nous sommes habitués au «cloud computing», la solution de Google permettant de disposer ses données accessibles partout, aussi bien sur PC, Mac, mobile ou tablette est un large avantage par rapport aux solutions concurrentes, et nous laissons la gestion de ces données hyper importantes, à une société pour laquelle nous ne sommes qu’un chiffre et qui s’octroie le droit de tout supprimer pour des raisons qui peuvent être simplement techniques.

Il est vrai que chez Google, pour un usage classique, tout est gratuit et forcément, même les professionnels peuvent y voir un moyen de gagner de l’efficacité tout en gagnant de l’argent, mais le risque de tout perdre existe!

Antoine disait «pourquoi moi? Je ne suis pas un hackeur?», effectivement, mais il n’est pas nécessaire de posséder le compte e-mail pour envoyer un mail depuis celui-ci. Il suffit simplement d’un script de quelques lignes, en php, par exemple, pour créer un robot qui va spammer des milliers de boites mails existantes en votre nom. C’est déjà ce que font des sites sociaux tels que Badoo avec nos adresses e-mail.

De là, pourrait s’enchainer la suppression de votre compte chez Google. D’autres raisons sont possibles, on sait que Google supprime régulièrement des blogs sur blogger parce qu’ils sont jugés comme diffamatoire, suppriment-ils également le compte Google lié?

Les raisons qui poussent Google à supprimer votre compte ne sont pas souvent connues, mais qu’importe, dès lors que vous avez accepté les conditions d’utilisation (que vous n’avez pas lues), vous n’êtes pas en position de réclamer un dédommagement.

Que faire?

Je ne vous dirai pas de ne pas utiliser les services de Google, au contraire, c’est une véritable révolution numérique, mais que ce soit sur Mobile Me d’Apple, Microsoft, Google ou encore Box.net, vos données ne sont pas sécurisées à 100%, il faut donc recourir régulièrement aux bonnes vieilles méthodes de backup.

Pour vos mails, de nombreux clients PC et Mac feront l’affaire. Pour vos autres fichiers, une sauvegarde régulière vaut la peine. J’aime beaucoup DropBox comme solution de stockage de données en ligne, car il peut se synchroniser en temps réel avec un dossier de votre ordinateur.

En ce qui concerne les services pros Adsense ou Analytic, utilisez de préférence un autre compte e-mail que celui que vous utilisez pour vos mails et vous inscrire sur des sites web 2.0.

Pour votre blog, j’ai toujours pensé que bloguer sur Thumblr ou Blogger, c’est une véritable bêtise. En effet, le minimum, lorsque l’on écrit sur le web, c’est être propriétaire de son site! Au prix des hébergements actuels, ça n’a plus de sens de ne pas disposer de son propre nom de domaine et puis, installer un WP, c’est un jeu d’enfant.

Même si le cloud computing semble être l’avenir de l’informatique, un nuage, ça s’évapore, pensez-y!

Source: Techtrends

Sites à part pour trouver l’âme sœur

N. s’est remariée cet été. Lorsqu’il y a quatre ans, elle avait quitté son mari imam, elle avait commencé par enlever le niqab, le voile intégral, qui l’empêchait de trouver un travail puis, après avoir suivi une formation, elle avait trouvé à s’employer auprès des personnes âgées. Dans le modeste appartement de la cité de banlieue où elle habite avec ses quatre enfants, elle avait rapporté un téléviseur et un ordinateur. C’est grâce à lui que N. a retrouvé un époux.

« C’est terrible de vivre seule et pas seulement d’un point de vue matériel. Je voudrais rencontrer un homme. Pratiquant, mais pas comme j’ai connu… » C’était au printemps. Elle racontait en riant comment elle s’était inscrite sur un site de rencontres réservé aux musulmans, Mektoube.fr – « mon Meetic à moi » –, où elle cherchait chaussure à son pied sans trop y croire : « Soit ils sont déjà mariés – et je suis contre la polygamie, c’est pour ça que j’ai divorcé –, soit ils sont étrangers et veulent des papiers… Mais qui sait, il y aura peut-être un jour un bon candidat ? «  Au mois d’août, N. s’est remariée.

Mektoube.fr, « numéro 1 de la rencontre musulmane et maghrébine ». Le design est moderne, le discours simple : vade retro dragueur impénitent, pilier de bar, ici, tu entres dans la famille !

Politesse, bonne tenue, amour et valeurs de l’islam de rigueur. Une fois inscrit, vous préciserez, comme sur n’importe quel site de rencontres, vos désirs, vos envies… mais aussi votre rapport à la religion : rigoriste, modéré, islam moderne ? Et ça marche : 1,5 million de personnes inscrites sur le site, dont 400 000 membres actifs. Une paille à côté de Meetic – 42 millions d’inscrits en Europe –, mais pas si mal pour un site de niche. Alors, Internet plus efficace que la mosquée comme point de rassemblement d’une communauté ? Intéressant d’aller voir.

Les deux fondateurs de Mektoube.fr ont choisi la tour Pleyel à Saint-Denis, dans la proche banlieue nord de Paris, pour installer leur QG – cinq postes d’ordinateurs et une machine à café dans deux pièces au vingt-deuxième étage. Pas pour la vue mais parce que c’est sécurisé et pas cher.

Laouari Medjebeur et Thomas Nomaksteinsky, ont associé les initiales de leurs prénoms pour créer LT services, la société qui diffuse Mektoube.fr. Ils reçoivent un peu inquiets : « Ce n’est pas un site estampillé islam ou halal. Nous n’avons jamais été orientés religieux. Pas plus qu’on ne se veut haut-parleur ou porte-drapeau de qui que ce soit. Est-ce que chercher des gens de sa communauté, c’est être communautariste ? Mektoube, ce n’est pas du communautarisme, c’est du marketing. Un cadre ne va pas chercher une boulangère ! Je ne voudrais pas ressortir Bourdieu, mais tout de même… « 

Laouari, grand et costaud, BTS d’informatique, a grandi à Meaux avec quatre sœurs : « C’est ma mère qui a trouvé le nom. Elle n’a que ce mot à la bouche : maktoub, ou mektoub, cela veut dire « destin », du genre « Dieu l’a voulu ». Mais le nom de domaine était pris, alors on a rajouté un « e » à la fin : Mektoube. « 

L’histoire de ce drôle de baptême n’est pas qu’anecdotique. Elle traduit bien le mélange de respect de la tradition et de prise de liberté qui caractérise cette nouvelle génération de Maghrébins qui aspirent à la reconnaissance de leurs valeurs et de leurs identités.

Laouari et son copain franco-argentin Thomas sont des enfants de la banlieue et des réseaux sociaux. Ils se sont construits et rencontrés dans des start-up avant de se lancer, il y a quatre ans, sur un double constat : « 1 : sur les sites de rencontres, vous ne trouvez pas la personne que vous cherchez. 2 : ces sites gardent – ou du moins gardaient – une réputation sulfureuse. Alors on a joué la rigueur et le sérieux. On a évité le fantasme de la fille orientale et les clichés : le chameau, le palmier, la chicha ; on a fait de la pédagogie en expliquant à nos inscrits comment rédiger leurs e-mails et on a supprimé les profils fantaisistes avec photo de chien ou de Zidane. Le bouche-à-oreille a fait le reste. »

Le samedi 29 avril 2006 à minuit tapant, dans le petit deux-pièces de Laouari, ils mettent en ligne la première version de Mektoube.fr. « On se demandait ce que cela allait donner, raconte Laouari. C’était étrange toutes ces semaines passées à travailler sur le site et puis, d’un coup, l’épreuve de vérité. On attendait. A 4 heures du matin, on a eu notre premier inscrit – nom de code : Scarface, je m’en souviens encore. On s’est arrêtés à 5 heures… C’est le meilleur investissement qu’on ait fait : depuis quatre ans, le nombre de connexions ne fait que grimper. Aujourd’hui, on a parfois 3 500 personnes connectées en même temps. Il a même fallu stabiliser les serveurs ! »

Alors qu’au départ ils avaient pensé Mektoube comme un site de rencontres maghrébines, nos deux compères se rendent vite compte que parmi les mots de recherche utilisés pour les trouver sur la Toile, « rencontres musulmanes » est l’occurrence la plus fréquente. Qu’à cela ne tienne : va pour musulmane ! « L’image des sites de rencontres a évolué. C’est entré dans les mœurs. En 2006, on avait très peu d’images de femmes sur le site, maintenant il y en a autant que de photos d’hommes… On commence à bien connaître cette communauté et ses comportements. Le but n’est pas de garder une personne le plus longtemps possible sur le site mais de l’amener à conclure une rencontre rapidement, à faire un beau mariage. Parce que, alors, elle en parlera aux cousins, aux amis. Et ça va générer un nouveau trafic « , explique Thomas.

NON AU MARIAGE ARRANGÉ

Le succès de Mektoube a fait des émules. Brun, chemise noire à rayures blanches, Salim Bouiche donne rendez-vous à Neuilly-sur-Seine dans les locaux d’une société de services informatiques pour lesquels il travaille encore en free-lance, mais c’est dans sa petite maison de Saint-Denis qu’il a créé Meetarabic.com. « J’ai hésité entre Meetarabic et Meetislamic mais le second m’a semblé trop fort. On fait des sites qui nous ressemblent. Porter une grande barbe ne me correspondait pas. » Salim Bouiche sourit timidement : « Vous savez, nous cherchons juste à répondre à une demande. Dans la religion musulmane, avoir des relations hors mariage est interdit. Du coup, pour les jeunes, fonder une famille, est un passage obligé. Notre objectif est de les y aider. »

Salim Bouiche a l’air mélancolique et triste. Est-ce parce que, comme nombre de Maghrébins qui viennent sur ces sites, il a divorcé après deux ans de mariage ? Ou parce qu’il vient de perdre un coûteux procès contre Mektoube pour avoir utilisé le terme – faute d’orthographe comprise – dans sa page d’accueil ou ses tags ?

« Je suis jeune, maghrébin et à l’aise dans mes baskets », dit-il. Salim Bouiche ressemble à sa génération : ingénieuse et téméraire, opportuniste et moderne, bien décidée à gagner sa place au soleil sans pour autant couper les ponts avec la génération précédente.

« En quoi est-ce que le mariage religieux empêche la modernité ? s’interroge le psychanalyste Serge Tisseron. On remarque qu’il est d’une grande importance chez les jeunes d’aujourd’hui de trouver des rituels. Mais comment concilier rituel et liberté ? Pour les chrétiens, c’est un droit depuis un demi-siècle. Mais chaque culture va à son rythme. Internet permet d’introduire un peu de jeu dans les traditions, sans rompre complètement : « Je veux bien le mariage, mais pas arrangé. » C’est sacrément subversif de se marier religieusement avec quelqu’un qu’on a choisi. « 

Il y aurait deux façons, tout aussi fausses l’une que l’autre, de considérer l’émergence de ces sites islamophiles : la première serait de n’y voir que du prosélytisme caché, d’un repli sur soi insidieux ; la seconde, de stigmatiser un mercantilisme cynique faisant de l’islam non plus une communauté, une religion ou une culture, mais une cible marketing…

La vérité est autre : le monde bouge et Internet est devenu un moteur de ce mouvement. « L’être humain est partagé entre un désir de réciprocité, de communication, et un désir d’emprise, de contrôle, explique Serge Tisseron. Si on se sent en sécurité, on recherche l’échange. Si, au contraire, comme en ce moment, on se sent en insécurité, le besoin d’emprise prend le dessus. Or sur Internet, on est soumis à une énorme somme de propositions. Outil de liberté ? Certes, mais la liberté est très insécurisante… Alors l’être humain va succomber au désir d’emprise et se chercher des lieux rassurants, une communauté… »

Ce tropisme communautaire n’a pas échappé aux malins du Web. La société Phoenix Corp – dont l’adresse est celle du groupe Easyflirt.com – a ainsi lancé tout un tas de sites aux intitulés aussi drôles qu’inquiétants : Droite-rencontre.com (sous-titré : « On est déjà d’accord sur un point », avec une Marianne sexy mise en avant), même site en regard pour la France de gauche. Et leurs sous-groupes : Gay-droite.com, Gay-gauche.com… Puis, tant qu’on y est, outre la filière musulmane (Amourmaghreb.com), il y a les rencontres échangistes, les admirateurs des grosses, etc. Sans grand succès. C’est une notion de base : le communautarisme repose sur une communauté, pas seulement sur une idée marketing.

Aux Etats-Unis, le site Jdate (décliné en Jdate.fr en France) marche très fort avec la communauté juive. Jdream.fr, Leakir.fr ou Feujworld cherchent à lui emboîter le pas. En revanche, les tentatives de lancer des sites pour la population originaire d’Afrique noire se sont révélées des échecs en France. « Pour faire un site, il faut trouver un axe de rassemblement, un point de ralliement. Pour les musulmans, le lien c’est le mariage, et il faut que celui-ci ait lieu avec un musulman. Les Blacks, ils s’en foutent de se marier entre Blacks ! », décrypte avec enthousiasme Hatem Ahmed, le patron d’Inchallah.com, le petit dernier mais pas le moins gourmand des sites de rencontres entre musulmans. « Et il n’y a quasiment pas de sites catho ! Parce que pour les chrétiens aujourd’hui, le plus important ce n’est pas de se marier, c’est de ne pas être seul. »

Rond, brun, et heureux de vivre, Hatem Ahmed est né à Aubervilliers. Père électricien, mère couturière, il roule en BMW et a installé son équipe d’une douzaine de personnes dans de jolis locaux à Levallois, dans la « banlieue biz » au nord-ouest de Paris. « Ah, vous avez vu Salim, de Meetarabic ? On se connaît bien. On était au collège ensemble, on a fait maths sup et maths spé ensemble, et on s’est retrouvé à l’Ecole centrale… Mais Salim est devenu ingénieur télécoms et moi j’ai fait du e-commerce… C’est marrant qu’on se retrouve aujourd’hui sur le même marché. »

UN TOUT PETIT MONDE

C’est à se demander pourquoi un site de rencontres leur a paru nécessaire ! Tous partagent la même envie d’ascension sociale, le mythe du self-made-man, avec ordinateur portable et belle voiture. Marc Simoncini, le fondateur de Meetic, est leur héros.

 » Au bout de trois mois, Inchallah.com fait 20 000 visites jour, 13 000 visiteurs uniques, ce qui est excellent ! «  annonce Hatem Ahmed, en faisant basculer son siège en arrière d’un petit geste satisfait. « J’ai un fonds d’investissement qui me soutient, un fonds familial qui a gagné de l’argent dans l’immobilier, et qui me fait confiance pour le Net. Le calcul est assez simple : il y a plus de 5 millions de musulmans en France, et 50 % d’entre eux ont moins de 24 ans… Donc susceptibles d’avoir envie de se marier. C’est un vrai marché. Parmi eux, une grosse partie hypermoderne, bien intégrée, mais pour laquelle fonder un foyer dans le cadre de l’islam est non négociable. Tu fais des études sympas, des boulots modernes, mais après, tu te maries dans ta communauté. «  Comme lui.

Parce qu’ils ne jugent pas, parce que – intérêts marchands obligent – ils ne plaident ni pour l’idéal républicain ni pour un particularisme religieux, les sites de rencontres racontent la société maghrébine française telle qu’elle est. « Une double culture, entre modernité et tradition, qui est notre vraie particularité », résume Hatem en lissant ses cheveux noirs brillants.

Car tout businessmen qu’ils sont, soucieux de ne pas donner une image publique qui pourrait nuire à leurs affaires, nos masters du Web redeviennent, sitôt la parole libérée, les traducteurs empathiques d’une société en mutation, la leur. « L’autre jour j’ai entendu une femme chef d’entreprise dire à la radio : “Pour mettre le niqab, il faut être simple d’esprit”, s’agace Hatem. C’est incroyable de dire des choses pareilles. On peut ne pas être d’accord, mais on ne peut pas dire ça ! Du coup, les musulmans se sentent attaqués, voient le discrédit jeté sur eux alors qu’ils bossent comme tout le monde et vivent leur foi chez eux. Ils ont envie de se retrouver entre eux et de se dire salam aleikoum sans qu’on les regarde de travers. « 

Du haut de leur vingt-deuxième étage de la tour Pleyel, Laouari et Thomas se marrent. Pour leur nouveau slogan, ils ont détourné une déclaration de Brice Hortefeux : « Quand il y en a un, ça va. Quand il y en a 400 000, c’est mieux ! »

En chiffres

4,9 millions de Français se connecteraient chaque mois sur un site de rencontres en ligne. (Source : Guide-sites-rencontres.fr) 290000 visiteurs uniques par mois surfent sur Mektoube.fr. Ils sont 160 000 sur Inchallah.com et 44 000 sur Meetarabic.com. Jdate.fr rassemble 29 000 célibataires juifs par mois.
Loin devant ces sites communautaires, Meetic.fr attire 3,5 millions de visiteurs uniques par mois. (Estimation ; source : Doubleclick Ad Planner by Google.).

Source: Le Monde.fr

Google Instant Preview – Affichez l’aperçu d’un site web

Après la proposition de résultats instantanés dans les recherches de Google sans avoir à faire « entrée » qui se nomme Google Instant, Google rajoute une nouvelle fonctionnalité qui permet d’avoir un aperçu visuel du site sans se rendre sur celui-ci : Google Instant Preview.

Comment ça se passe ?

Pour avoir un aperçu de Google Instant Preview, il faut lancer une recherche et une fois que vous obtenez les différents résultats, vous cliquez sur la loupe qui se positionne à droite du nom de domaine. En ce qui me concerne j’arrive à accéder à cette option que depuis Google Experimental Labs et pas le Google français c’est donc bel et bien en cours de déploiement.

Même si cela reste un gadget, il faut le temps qu’on s’habitue à cette nouvelle option est que ça devienne un automatisme. Mais le gain de temps peut être intéressant surtout quand on connait l’apparence du site mais pas forcement le nom précisément.

Avez vous testé Google Instant Preview ?
Source: Accessoweb