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Depuis son existence, Internet a souvent changé en termes de structure, contenu et organisation. Cette évolution constante avait pour objectif de coller aux besoins des utilisateurs et ceux qui les exploitent pour leurs affaires. Et c’est sûrement dans ce cadre que s’illustre la demi-journée qui a eu lieu le mardi dernier au sein des locaux du Centre des promotions des exportations (CEPEX). Une demi-journée sous le signe des «Noms de domaines Internet» et qui avait pour but d’annoncer les nouveaux changements à prévoir dans ce domaine.

gTLD au menu
Et ce sont les domaines génériques de premier niveau, dits gTLD, qui étaient au menu des annonces à faire. Ces derniers représentent une sorte d’extension Internet au sommet de la hiérarchie des domaines. Les plus connus d’entre eux sont bien sûr le .com, .org ou bien le .net. A l’heure actuelle, il n’existe qu’une vingtaine de gTLD. Souvent soumise à des restrictions assez sévères, l’acquisition d’un nom de domaines n’était pas une procédure sans difficulté.

Et c’est afin de faciliter cette procédure et de rendre l’achat des noms de domaines plus accessible à tous que l’ICANN (Internet Corporation for assigned names and numbers), organisation à but non lucratif chargée de la gestion des adresses IP et des noms de domaines, a décidé de modifier quelques règles. Elle annonce un nouveau programme dans lequel elle ouvre la porte aux différents utilisateurs d’Internet tels que les entrepreneurs, gouvernements, communautés et entreprises en leur permettant de définir et d’utiliser des domaines génériques de premier niveau, de leur choix.

Organisée par la Fédération méditerranéenne des Associations de l’Internet (FMAI) et inaugurée par le PDG de CEPEX, cette journée a noté la présence de plusieurs acteurs imminents tels que Moez Chakchouk, PDG de l’ATI (Agence Tunisienne d’Internet) ou encore Sébastien Bachollet, membre du conseil d’administration de l’ICANN. Elle a donné ainsi l’occasion à ce dernier de détailler le programme des nouveaux gTLD, en citant ses avantages pour les investisseurs et les différentes étapes à faire pour y postuler.

Une facture bien salée !
Dans sa présentation, Bachollet a commencé par un petit historique sur l’Internet suivi d’une classification des noms de domaines existants. Par la suite il a clarifié le rôle de l’ICANN en tant qu’autorité de régulation de l’Internet et société de droit californien à but non lucratif contrôlant l’accès à tout domaine virtuel, qu’il soit générique ou national. Il a conclu par une petite présentation des acteurs de ce nouveau programme: les registrars (ceux qui vendent les noms de domaines génériques) et les registries (ceux qui postulent pour la candidature d’un gTLD).

L’exposé de Sébastien Bachollet a été très attentivement suivi et a soulevé des questions de la part des invités qui ont demandé des éclaircissements sur quelques points sur lesquels l’intervenant est passé rapidement.

Mais c’est en fait le dernier «slide» sur le prix à payer pour la candidature à un gTLD qui a secoué les présents : 185.000 USD comme frais préliminaires, 5.000 USD à payer en acompte au premier coup !

Une facture bien salée ! Et les réactions ne se sont pas faite attendre. Ces chiffres ont été contestés par les présents : chefs d’entreprises, secrétaires généraux d’associations tunisiennes et professionnelles dans le marché privé. Ils étaient tous partagés entre un effet de surprise et un sentiment de refus qui se manifestait par des interventions multiples dénonçant cette somme «inaccessible» disaient-ils, pour les entreprises et les sociétés privées non seulement en Tunisie, mais, aussi, dans tous les autres pays d’Afrique.

La réponse de M. Bachollet, soutenu par m. Tijani Ben Jemaa, membre de l’ALAC, s’est s’appuyée sur le fait que l’ICANN a travaillé durement pour la mise en place de ce programme et qu’elle a investi des sommes énormes dans ce travail. L’organisme voulait couvrir ses dépenses d’ici le 12 avril 2012. Il a aussi précisé que les risques de non-respect du «guide» (cahier de charge, a expliqué m.Tijani) pouvaient générer des poursuites judiciaires et que la somme versée par les candidats n’est qu’une partie de l’argent qui pourrait être mise à disposition pour ce genre d’incidents.

Avancement de la réforme réglementaire de l’espace de nommage
La deuxième session a accueilli Asma Messaoudi, de l’INT (Instance Nationale des Télécommunications), Tarek Ghodbani, Malek Ben Nedjma, de NIC-LIR et le PDG de l’ATI, et avait pour objectif la présentation de la situation actuelle de la Tunisie par rapport au programme en question, avec la mobilisation de ses organismes publics concernés par le sujet tels que l’ATI et l’INT, et la sensibilisation des différentes classes professionnelles à l’importance du sujet débattu. Asma Messaoudi a pris la parole et a expliqué l’avancement de la réforme réglementaire de l’espace de nommage «.tn» et .« تونس ». Ensuite Tarek Ghodbani a enchaîné avec les plateformes d’enregistrement en ligne des noms de domaine Internet «.tn» et .« تونس ».

A ce stade de la journée, les invités avaient encore du souffle pour bien suivre et pour poser des problématiques assez intéressantes, à l’instar de l’intervention de l’un des présents qui cita le problème du droit de choix des noms de domaines. En effet, si les conditions financières sont disponibles pour un individu ou une société quelconque dans le monde, personne ne pourrait l’empêcher de choisir un nom de domaine .«تونس » ou .tunis d’autant plus que par exemple aux USA il existe vraiment une ville portant le nom de «Tunis». La sonnette d’alarme devait être tirée sur ce point pour ne pas retrouver des domaines avec un contenu n’ayant rien à voir avec le nom du site, alors que des centaines de milliers de dollars auraient été versés pour acheter ce nom de domaine.

Finalement, la session s’est terminée avec un nouveau sentiment de responsabilité partagé entre tous : hommes d’affaires, directeurs d’entreprises et hauts responsables. Responsabilité d’être présents et vigilants d’une part, et d’être solidaires d’autre part, s’entraider pour pouvoir affronter la rude et impitoyable concurrence du monde extérieur et rivaliser avec les puissances même par une simple présence.

auteur : Aymen Drira
Source Webdo.tn

Google s’offre le nom de domaine Youtube.xxx

Le moteur de recherche a récupéré une grande partie des noms de domaines en .xxx correspondant à ses marques.

L’ouverture le 6 décembre dernier du domaine .xxx pousse certaines entreprises à sécuriser leurs marques en déposant leurs propres noms de domaines utilisant cette extension pour éviter toute récupération abusive par un tiers. Ainsi, Google a réservé les domaines correspondant à la plupart de ses produits, à commencer par sa plate-forme vidéo Youtube, dont le détournement par un acteur de l’industrie pornographique aurait pu se révéler gênant pour le moteur. Google a également déposé les domaines Google.xxx, Gmail.xxx, Picasa.xxx, Orkut.xxx, Adwords.xxx, Adsense.xxx ou Doubleclick.xxx. Certaines marques du groupe comme Blogger.xxx sont cependant encore à vendre.

L’extension réservée à l’industrie pornographique a été ouverte à la vente le 7 septembre dernier par son gestionnaire le registar ICM Registry. Avant le 6 décembre dernier, seuls les propriétaires de marques déposées étaient autorisés à acheter le nom en .xxx correspondant (période de sunrise). 500 000 noms de domaines pourraient être enregistrés pour cette extension avant la fin de l’année, selon les estimations.

auteur : Benoît Méli, Journal du Net
source JournalDuNet.com

Des universités américaines réservent des sites.xxx

Soucieuses de leur image, deux universités ont déjà acheté des noms de domaine de ce type, normalement réservés aux sites pornographiques.

La page du site uchicago.xxx (Capture d'écran)
La page du site uchicago.xxx (Capture d’écran)

A peine disponibles à la vente, les adresses web en .xxx n’ont pas été longtemps l’apanage des seuls sites pornographiques.En effet, les universités de Chicago et de North Western (Illinois) ont déjà acheté leur nom de domaine en .xxx. L’objectif étant d’éviter d’être victime de « cyber-squatting ».

« Nous avons le devoir de protéger l’intégrité de nos étudiants et notre image, » a justifié une porte-parole de l’université de Chicago dans le « Chicago Tribune« .

De nombreuses entreprises ou entités, soucieux de leur image, ne devraient pas tarder à suivre le modèle des universités américaines et réserver leur nom de domaine.

source : NouvelObs.com

Plus de 2 millions de sites web en .fr

Les adresses web en .fr envahissent la toile. Après avoir bondi de 21% en 2010, leur nombre a encore progressé de 17% au premier semestre de cette année. Il existe désormais plus de 2 millions de sites dotés de cette extension (2,05 millions au 1er juillet), selon le rapport de l’Afnic, l’association chargée par l’Etat de gérer les noms de domaine en .fr.

Les entreprises détiennent 60% de ces adresses. Parmi les 1.000 plus grandes sociétés françaises en termes de chiffre d’affaires, 8 sur 10 possèdent leur nom de domaine en .fr, dont l’intégralité des groupes du CAC 40. Les firmes étrangères ne sont pas en reste : la moitié des 500 plus importantes possèdent cette extension.

Proposées à un prix médian de 12 euros par les hébergeurs, les adresses en .fr peuvent se monnayer cher en cas de revente (très rares). En 2010, les 360 adresses revendues sur la plate-forme Sedo se sont négociées à 5.000 euros en moyenne, contre 1.700 euros toutes extensions confondues. Un succès dû en partie au rachat de credit.fr, pour près de 600.000 euros. Les noms de domaine en .com concentrent toutefois les ventes les plus spectaculaires, à l’image du record établi l’an dernier par sex.com (13 millions de dollars).

source Capital.fr

Les sites en «.fr» se revendent cher

Au total, 2,15 millions de sites Internet terminent en «.fr», selon le cinquième observatoire des noms de domaines publié jeudi par l’Afnic (Association française pour le nommage Internet en coopération) en partenariat avec Télécom Sud Paris.

Les sites Internet qui terminent en «.fr» ont augmenté au rythme de 300.000 cette année, pour atteindre 2,15 millions d’unités, estime l’Afnic (Association française pour le nommage Internet en coopération) dans son cinquième observatoire publié aujourd’hui en coopération avec Télécom Sud Paris. Ils affichent une hausse de 17 % et représentent un tiers des noms de domaines enregistrés en France. Car de nombreux autres sites, qui ont pour suffixe «.com» et «.net», sont déposés.

«Il existe une forte corrélation du nombre de dépôts de noms de domaine en «.fr» et le nombre de créations d’entreprise», estime Patrick Maigron, chercheur à Télécom Sud Paris. Et de préciser que si plus de 60% des sites sont détenus par des entreprises, la moitié sont protégés par des particuliers. Mais entreprises et particuliers se partagent à peu près à parts égales le nombre de nouveaux dépôts.

Le «.fr», l’un des plus cher à la revente

Depuis 2006, les particuliers français peuvent protéger leurs propres noms de domaine, sans forcément déposer leur propre patronyme. Et depuis le 16 mars 2010, les Français qui habitent l’étranger peuvent également enregistrer des noms de domaines en «.fr». La proportion de particuliers pourrait encore augmenter. À partir du 6 décembre, tous les Européens auront la possibilité de créer leurs propres sites en «.fr».

Ils risquent d’être de plus en plus nombreux. Car « en moyenne, sur le marché secondaire des noms de domaine, un site qui termine en «.fr» est, à la revente, l’un des plus chers au monde, avec un prix médian autour de 1400 euros par nom de domaine», précise Loïc Damilaville, responsable de la stratégie à l’Afnic. La plate-forme sedo classe le prix moyen des ventes des noms de domaine, selon leur suffixe. Le site tada.fr et son nom de domaine ont été revendus à 20.000 euros. C’est loin du récent record de social.com qui a été négocié à 2,6 millions de dollars. Mais tout de même les bureaux d’enregistrement devraient enregistrer davantage de demandes.

12,7 signes en moyenne

Le marché se concentre. À eux seuls, les quatre premiers bureaux d’enregistrement de nom de domaine pour les sites qui terminent en «.fr» détiennent à eux seuls 60% du marché.

Cependant, les bonnes affaires risquent de se faire plus rares. Le nom d’un site, en nombre de signes, augmente «de 0,4 caractère par an», précise l’Afnic. Les sites avec peu de lettres ont déjà été déposés. La longueur moyenne d’un nom de domaine était de 12,7 signes en 2011. Et sa taille maximum autorisée est de 63 caractères.

Par ailleurs, les grandes villes sont de plus en plus enclines à avoir leur propre nom de domaine. Car si 38% des communes en France ont un site en «.fr», elles sont 95% parmi les communes de plus de 10.000 habitants.

Auteur : Marc Cherki
Source : LeFigaro.fr

Les noms de domaine en .fr ont augmenté de 17% en un an

PARIS — Les noms de domaine internet se terminant en .fr atteignent désormais 2,1 millions, grâce à une augmentation de 17% en un an, quasi double de celle enregistrée au niveau mondial, selon l’Association française pour le nommage internet en coopération (Afnic).

A l’échelle mondiale, l’ensemble des extensions – hors Chine – affichent ainsi un taux de croissance annuelle de 9%, contre 10% l’année dernière, selon l’Observatoire 2011 des noms de domaine rendu public jeudi par l’Afnic.

« Si le niveau de croissance global se maintient, il est cependant loin des niveaux records qu’il affichait jusqu’en 2008 (20% par an et plus) », souligne l’Afnic qui a publié jeudi son Observatoire 2011 des noms de domaine.

Dans le monde, l’extension générique .com reste très largement en tête du classement, avec plus de 95 millions de noms de domaine enregistrés.

Loin derrière, deux extensions dépassent les 10 millions de noms: l’extension allemande .de et l’extension générique .net. Deux autres s’en approchent, .uk pour le Royaume-Uni et le générique .org.

« L’extension chinoise .cn continue sa chute liée aux conditions d’enregistrement très restrictives mises en place par le registre d’extension » chinois: « après avoir été brièvement la deuxième extension mondiale en 2009 avec 13 millions de noms de domaine, elle occupe désormais la huitième place avec 3,4 millions de noms seulement », relève l’Observatoire.

L’extension .fr, qui fête cette année ses 25 ans et occupe la 16e place de ce classement, « conserve un niveau de croissance absolu élevé, de l’ordre de 17% sur un an », précise le rapport.

« Le nombre de noms de domaine enregistrés par habitant a fortement augmenté, passant de 1,2 pour mille en 2007 à 3,1 pour mille en 2011, mais il reste encore très largement inférieur à celui d’autres pays comparables, comme l’Allemagne qui compte 18 noms de domaine par habitant », est-il souligné.

Parmi les titulaires des noms de domaine en .fr, 39,5% sont des personnes physiques et 60,5% des personnes morales.

« Près de 40% des noms de domaine en .fr sont désormais compatibles » avec les nouveaux standards internet IPv6, qui doivent prendre le relai de l’actuel IPv4, qui permet l’existence de « seulement » 4 milliards d’adresses et qui sont presque toutes distribuées.

Le tarif médian pour créer un nom de domaine reste estimé à 12 euros hors taxe en France, stable par rapport aux années précédentes.

Source AFP

Le .FR et l’exception française, de quoi s’agit-il ?

Depuis le 21 novembre 2011, les litiges relatifs aux noms de domaine « .fr » créés ou renouvelés après le 1er juillet 2011 peuvent être résolus dans le cadre de la nouvelle procédure Syreli.

Le .FR avait été précurseur en 2004 lorsqu’il avait confié la gestion de sa procédure extrajudiciaire à l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI). Il continue, car son propre registre statue désormais sur les plaintes des tiers, notamment des titulaires de droits de propriété intellectuelle, pour se prononcer sur une demande de transmission ou de suppression d’un nom de domaine en .FR. Ce n’est le cas d’aucune autre extension nationale.

La sanction de la violation des conditions de validité des noms de domaine en .FR
Le règlement du système de résolution des litiges (Syreli), est entré en vigueur le 21 novembre 2011, suite à l’arrêté ministériel du 21 octobre 2011. Il s’applique aux noms de domaine créés ou renouvelés après le 1er juillet 2011. Le demandeur à la procédure doit prouver son intérêt légitime à agir et le non-respect des conditions de validité des noms de domaine en .FR, soit (art. L. 45-2 du Code des Postes et Communications électroniques ou CP&CE) :

la violation de l’ordre public et des bonnes mœurs ou l’atteinte à des droits garantis par la Constitution ou par la loi.
l’atteinte à des droits de propriété intellectuelle ou de la personnalité, sauf preuve apportée par le demandeur d’un intérêt légitime de sa bonne foi.
l’atteinte au nom de la République Française, d’une collectivité territoriale ou d’un groupement de collectivités territoriales ou d’une institution ou service public national ou local, sauf preuve par le titulaire mis en cause de son intérêt légitime et de sa bonne foi.
S’agissant des critères de l’intérêt légitime et de la mauvaise foi, le décret donne des exemples, sans que la liste soit pour autant exhaustive (art. R. 20-44-43 du CP&CE). La méthode adoptée reprend celle déjà appliquée depuis la création de la procédure UDRP (Uniform Domain Name Dispute Resolution Policy) par l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) en 1998.
Les frais de la procédure sont de 250 € HT, à la charge du demandeur, et le nom de domaine est suspendu dès que la procédure est engagée, pour empêcher son transfert à un tiers, tout usage restant possible. La procédure dure deux mois, elle est contradictoire.

La procédure Syreli et l’exception française
Chaque affaire est confiée à « un rapporteur au sein de l’AFNIC qui présente les compétences et expériences nécessaires pour garantir la bonne exécution de son intervention » (Règlement du système de résolution de litige, art. II ii). Les trois membres sont le Directeur général de l’AFNIC, en qualité de Président, et deux membres titulaires nommés par le Directeur général de l’AFNIC parmi les collaborateurs de l’AFNIC, en raison de leurs compétences juridiques (Règlement du système de résolution des litiges, art. VI a). Les décisions sont prises à la majorité des membres et sont rendues par le Directeur général, au nom de l’AFNIC, sur la seule base des arguments et pièces communiquées par les parties.
La décision peut être contestée dans les quinze jours, sous la forme d’une action en justice en première instance. A défaut de contestation et de demande d’exécution de la décision par l’une des parties dans les soixante jours, l’AFNIC se réserve le droit de supprimer le nom de domaine objet du litige.
La procédure judiciaire reste pertinente, après une décision de l’AFNIC favorable au titulaire de droit, pour demander une condamnation indemnitaire et une interdiction, ou encore lorsque le litige est complexe et doit être réglé globalement, sans isoler la question du nom de domaine. Bien entendu, la médiation amiable ou judiciaire reste possible, sur accord des parties. Elle est rare.

La procédure Syreli et le nouveau régime juridique du .FR
Rappelons que l’ancien article R. 20-44-45 du Code des Postes et Communications Electroniques (CP&CE) avait conduit à la création de la procédure PREDEC (Procédure de résolution des cas de violation manifeste des dispositions du décret du 6 février 2007), critiquée car jugée trop peu transparente.
La décision du Conseil constitutionnel en date du 6 octobre 2011 avait abrogé ce dispositif, pour inconstitutionnalité (voir « Nouvelle loi sur le .FR : du difficile équilibre entre droit des marques et droit des noms de domaine », Journal du Net du 4 janvier 2011, M-E Haas). Du fait de cette abrogation, il n’a pas été possible de mettre en cause les droits sur un nom de domaine en .FR selon une procédure extrajudiciaire, entre le 15 avril et le 21 novembre 2011, d’où l’intérêt de la procédure Syreli.
Le .FR est désormais régi par la loi n° 2011-302 du 22 mars 2011
(articles L. 45 à L. 45-8 du CP&CE) entrée en vigueur le 30 juin 2011 et par le décret no 2011-926 du 1er août 2011 (articles R. 20-44-34 à R. 20-44-44 et R. 20-44-50 du CP&CE).

Encore des questions en suspens…
Toutes les questions ne sont pas réglées.
Notamment, les interrogations suivantes demeurent : A quelle date doit-on apprécier la bonne foi et l’intérêt légitime : à la date de création du nom de domaine ou, par la suite, à chaque date de renouvellement ? Pourquoi avoir limité la procédure aux droits de propriété intellectuelle, sans y inclure les droits sur une dénomination sociale, un nom commercial, une enseigne ou un nom de domaine ? En cas de recours, quelle loi le juge va-t-il appliquer ? Les conflits entre marques et noms de domaine vont-ils être réglés uniquement sur le fondement du CP &CE, en excluant les règles du droit des marques ?
Enfin, une autre procédure extrajudiciaire va-t-elle être créée et confiée à l’OMPI ? A ce jour, cela n’est pas prévu.

Auteur : Marie-Emmanuelle Haas

Source : JournalDuNet.com

Plus de 150 nouveaux noms de domaine saisis par les Etats-Unis

Nouvelle vague de saisie de noms de domaine effectuée par les douanes américaines. Un an après le début de l’opération In Our Sites, les États-Unis ont saisi plus de 150 nouveaux noms de domaine en rapport avec la contrefaçon de biens manufacturés. Il s’agit de la huitième intervention de ce type menée par les autorités.

À l’approche des fêtes de fin d’année, période faste pour le commerce, les autorités américaines s’efforcent d’empêcher les sites spécialisés dans la contrefaçon de biens manufacturés d’arnaquer les consommateurs. Cette année, les États-Unis ont frappé un grand coup puisque plus de 150 noms de domaine ont été saisis il y a quelques jours, dans le cadre de l’opération In Our Sites.

D’après la liste (.pdf) fournie par les douanes américaines, il s’agit pour l’essentiel de noms de domaine en rapport avec des sites proposant des contrefaçons de grandes marques, comme Louis Vuitton (cheap-louisvuitton-replica.com, louisvuitton-bags-forcheap.com, lvsalehandbags.com et louisvuittonun.com), ou de marques de sport, comme Puma, (officialpumashop.com, pumabig.com, pumaoutlets.net, pumashoesoutlet.net et pumashoesoutlet.net).

Contrairement aux précédentes opérations, les douanes américaines (U.S. Immigration and Customs Enforcement) n’ont pas attrapé beaucoup de domaines liés au piratage de films ou de musique. Citons toutefois la présence de dvdshopdvd.com, autocd.com et de shauntinsanitydvd.com. Il s’agit de la huitième action de ce genre, la première ayant eu lieu à la fin du mois de juin 2010.

Comme à chaque fois, les douanes, en coopération avec le département de la justice des États-Unis, ont fermé l’accès aux sites saisis. En lieu et place se trouve un avertissement précisant les risques encourus sur le plan pénal pour ceux qui s’adonnent à la contrefaçon de biens manufacturés ou au piratage de contenus culturels. Selon les cas, cela peut se traduire par une peine pouvant atteindre jusqu’à 10 ans de prison et 2 millions de dollars d’amende.

L’efficacité de la procédure reste toutefois limitée aux noms de domaine de premier niveau gérés par des organismes de gestion situés sur le territoire américain. Les sites hébergés à l’étranger avec des noms de domaine plus inhabituels sont beaucoup moins exposés et peuvent poursuivre leurs activités en ligne. La saisie des serveurs ou le blocage du nom de domaine est en conséquence plus compliquée.

La dernière opération conduite par le département de la justice et les douanes des États-Unis survient au moment où un nouvel arsenal législatif est en train d’être discuté par le comité judiciaire de la Chambre des représentants. Baptisée SOPA (Stop Online Piracy Act), le texte de loi – très contesté outre-Atlantique – offre de nouveaux moyens aux autorités pour lutter contre la contrefaçon sur Internet.

auteur : Julien L.
source Numerama

Présidentielle : le squat des noms de domaine fait fureur

A l’approche de l’élection présidentielle, le cybersquatting se développe : Morin2012.fr renvoie vers un blog caustique et francoisfillon.fr vers le site de campagne de François Hollande.

«J’essuie, j’existe». Ce n’est pas le slogan de campagne du centriste Hervé Morin mais l’accroche du site vers lequel renvoient les noms de domaine Morin2012.fr et Morin2012.com. A l’approche de la présidentielle, de plus en plus d’internautes squattent les noms de domaine des candidats. On appelle cela le cybersquatting.

Les motivations de ces internautes sont variées: gêner la stratégie de communication numérique du candidat, faire le buzz sur son site personnel ou parfois essayer de monnayer la cession du nom de domaine. Deux jours après son entrée en campagne, Hervé Morin n’a pas de site officiel et les internautes qui tapent «Morin 2012» sur un moteur de recherche se retrouvent sur un blog sarcastique qui débat de sujet aussi variés que «le caca», «le grand espoir de 2012» ou encore «la parole de l’ivrogne». On peut rêver meilleure entrée en campagne sur le web.

D’autres noms de domaines stratégiques sont également squattés et pourraient donner du fil à retrordre aux équipes de campagne. La liste est longue. Nicolassarkozy2012.fr renvoie vers le site d’une femme qui a un salon de tatouage et qui défend le caractère artistique de son métier. Sur la homepage de son site, on peut lire : «Un combat, une vie, 15 ans». Le site sarkozy-2012.info.fr est également squatté mais par des opposants à la politique conduite par le chef de l’Etat. Le bandeau de homepage vend ainsi le site comme «Une source d’information sur Nicolas sarkozy, son gouvernement et l’UMP», mais le libellé des onglets en dit long sur la teneur des articles: «Sarkodégage», «Sarkozynade».

«francoisfillon.fr» renvoie vers le site de Hollande

Hollande2012.fr renvoie sur le site Lolitique.com, «petites phrases assassines entre amis de la politique», un blog qui recense les promesses des candidats ou leurs petites phrases. «Sarkozy: ‘J’ai pas été élu pour augmenter les impôts !’ ou encore «Nadine Morano : ‘Hollande président ? C’est la ruine du pays’».

Le nom de domaine du candidat socialiste a fait l’objet d’une véritable bataille. Son nom de domaine a été squatté par un chômeur qui a donné un coup de pub à sa recherche d’emploi dans le domaine du marketing et de la communication. Courant octobre, l’adresse «hollande2012.fr» a également momentanément redirigé vers le site internet de l’UMP, avant de mener vers un graphique chiffrant le coût de la primaire socialiste. La réponse du camp d’en face ne s’est pas fait attendre: «francoisfillon.fr» renvoyait lundi matin vers le site officiel de campagne de François Hollande.

La campagne présidentielle va de plus en plus se jouer sur le net et les noms de domaine sont devenus un véritable enjeu pour les candidats.En septembre dernier, c’est Jean-Louis Borloo qui a dû batailler pour récupérer son site borloo2012.com. En 2007, Bertrand Delanoë avait dû en passer par la justice pour récupérer delanoe2008.com, utilisé par ses opposants. Les élus obtiennent systématiquement gain de gause car ils ont la loi avec eux: si l’achat de nom de domaine est libre, leur utilisation est très réglementée notamment pour les élus.

Un texte de mars 2011 dispose ainsi que «l’enregistrement des noms de domaine peut être refusé lorsque celui-ci est susceptible de porter atteinte à des droits de propriété intellectuelle ou de la personnalité, sauf si le demandeur justifie d’un intérêt légitime et agit de bonne foi.».

Auteur : Fabrice Amedeo
Source LeFigaro.fr