Toute l'actualité des noms de domaine et nouveaux gTLDs

Archives de mots clés: whois

RegistryPro Server Upgrade Notice

On Tuesday, September 2nd at 4:00pm Central US (21:00 GMT), RegistryPro will be performing a server upgrade. This upgrade will result in a temporary suspension of access to the following components of the .Pro TLD for approximately 30 minutes:

EPP
ProControl
WHOIS lookups
AV data submission

DNS resolution will not be impacted and all resolving and redirecting .Pro domains will continue to function normally.

Protection accrue pour les noms de domaine point-ca

‘Autorité canadienne pour les enregistrements Internet (ACEI) annonce le lancement d’une nouvelle politique de protection des renseignements personnels et d’un outil de recherche WHOIS dans le but de protéger la vie privée des détenteurs de noms de domaine point-ca. La nouvelle politique restreint l’accès aux renseignements personnels à l’exception de circonstances extraordinaires ou du consentement explicite du détenteur.

L’Autorité canadienne pour les enregistrements Internet (ACEI) est une organisation sans but lucratif dirigée par ses membres qui gère le registre de noms de domaine point-ca du pays. L’ACEI développe et met en oeuvre des politiques qui soutiennent la communauté Internet du Canada et représente aussi le registre point-ca sur le plan international. L’ACEI est responsable de l’outil WHOIS pour les noms de domaine point-ca.

WHOIS est un terme générique qui décrit un service d’annuaire en ligne qui permet aux gens d’obtenir des renseignements au sujet des noms de domaine Internet. Le WHOIS qui s’applique aux noms de domaine point-ca traite plus d’un million de requêtes par jour et permet aux utilisateurs de déterminer rapidement si un nom de domaine point-ca est disponible ou d’obtenir de l’information sur une inscription.

Renseignements protégés

En vertu de la nouvelle politique, les renseignements personnels tirés de l’enregistrement des détenteurs d’un nom de domaine individuel comme le nom du détenteur, l’adresse de résidence, le numéro de téléphone et l’adresse électronique seront désormais protégés à titre de renseignements confidentiels. Les renseignements d’un enregistrement complet pour les détenteurs de noms de domaine d’entreprise continueront à être accessibles et les individus détenteurs de noms de domaine pourront décider de rendre accessible ou non leurs renseignements.

Dans l’éventualité de circonstances particulières et isolées, les renseignements personnels de certains titulaires peuvent être divulgués lors de situations découlant d’infractions où des enfants sont mis en danger, des conflits relativement à la propriété intellectuelle (ex.: cybersquattage), de menaces sur Internet et de vols d’identité.

«La politique WHOIS de protection des renseignements personnels pour les noms de domaine point-ca met les détenteurs à l’avant-plan en minimisant l’accès aux renseignements d’ordre privé de domaines point-ca individuels tout en mettant en oeuvre des mécanismes en temps opportun pour des demandes de renseignements justifiées», explique, dans un communiqué, Byron Holland, président-directeur général de l’Autorité canadienne pour les enregistrements Internet.

source canoe.com

Avec NamebayWatch, Namebay automatise l’analyse des noms de domaines

Avec NamebayWatch, Namebay automatise l’analyse des noms de domaines afin de prévenir les tentatives de contrefaçon ou de détournement.

Monaco, le 03 juin 2008 – Namebay, gestionnaire de noms de domaines à forte valeur ajoutée, dévoile sa nouvelle gamme NamebayWatch, d’outils d’intelligence économique et d’aide à la protection de la propriété intellectuelle et industrielle. NamebayWatch apporte aux entreprises de toutes tailles une visibilité en temps réel sur l’activité de création, d’expiration ou de modifications des noms de domaines, afin de prévenir les tentatives de contrefaçon ou de détournement de la notoriété ou d’y réagir.

Une combinaison unique de technologies

NamebayWatch combine de façon unique les principaux outils techniques de datamining, gestion des DNS et indexation des sites Web. Résultat de plus de 2 ans de R&D, NamebayWatch relie ces informations entre elles pour proposer une solution complète et automatisée de recherche d’antériorité et d’analyse du cyber squatting. NamebayWatch permet notamment aux entreprises d’être informées en temps quasi réel des tentatives de détournement de trafic fondées sur des constructions syntaxiques approchantes ou des différences typographiques, par exemple namebai pour Namebay. La gamme Namebaywatch convient à toute forme de complexité de recherche :
– sur un nom propre ou commun, et ses variantes
– sur une expression contenant ou non un nom propre ou commun avec des qualificatifs quels que soient leur position
– sur un fragment de phrase

Un outil de productivité

La plateforme NamebayWatch permet aussi de réaliser rapidement les enquêtes approfondies indispensables avant la création d’un nouveau nom de domaine à forte valeur commerciale ou pour récolter les informations utiles à une action juridique contre un tiers. La solution répond ainsi aussi bien aux besoins des services juridiques des entreprises qu’à ceux des cabinets de conseil spécialisés dans la protection des marques sur Internet. Véritable outil de productivité, Namebaywatch évite au chargé de l’enquête de collecter et de corréler à la main les informations du Whois, des DNS, du web, de diverses bases de données ainsi que les extensions ccTLDs.

Résultat d’une expertise avancée

Avec NamebayWatch, Namebay confirme sa vocation de gestionnaire de noms de domaine à forte valeur ajoutée. La solution s’appuie sur une expertise technique approfondie de l’interrogation et de l’analyse des données de noms de domaines à l’échelle mondiale. La base de données de la plateforme NamebayWatch analyse régulièrement plus de 120 millions d’enregistrements (plateforme SQL Server 2005 sur Windows 2008 installée sur un serveur Dell R900 quadri-processeurs à quatre coeurs). Registrar acrédité par l’Icann, Namebay s’affirme comme un partenaire technique au service de la performance et de la simplification de la gestion des noms de domaine. Ses solutions permettent aux entreprises d’augmenter leur autonomie et leur productivité dans la gestion de leurs noms de domaines et de protéger efficacement leurs marques contre les tentatives de contrefaçon (cybersquatting, phishing), de détournement de notoriété voire de concurrence.

auteur : Sophie Terrien

Les données personnelles ne seront plus librement accessibles dans internet (Canada)

VANCOUVER — Les changements qui se préparent dans l’univers d’internet au Canada placeront le pays à l’avant-garde en matière de sécurité de la vie privée.

L’Autorité canadienne pour les enregistrements internet (ACEI) mettra en place, à partir du 10 juin, de nouvelles règles sur la protection de la vie privée qui permettront de soustraire les informations personnelles du regard des fouineurs informatiques.

Cette mesure concerne 600 000 Canadiens et résidents canadiens dont les données personnelles sont actuellement disponibles dans internet.

Les bureaux d’enregistrement de noms de domaines ont l’habitude de fournir les informations détaillées de tous les individus qui détiennent un site internet.

Ces informations sont accessibles au moyen d’un outil de recherche appelé « Whois » et qui constitue notamment une mine d’or pour les polluposteurs.

« Il s’agit là de l’un des plus vastes annuaires de données personnelles gratuitement mis en ligne dans le pays », estime Michael Geist, professeur de droit à l’Université d’Ottawa.

Mais à partir du 10 juin, le fonctionnement du « Whois » sera soumis aux dispositions de la Loi de 2004 sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques.

Ce n’était pas le cas auparavant, puisque cette loi n’existait pas à l’époque où le premier nom de domaine canadien a été déposé, en 1988. Il s’agissait de « upei.ca », enregistré par l’Université de l’Ile-du-Prince-Edouard.

La loi de 2004 réglemente la façon dont les entreprises collectent, utilisent et rendent publiques les informations personnelles dans le cadre d’activités commerciales.

« Cela va nous placer aux avant-postes de la protection de données personnelles », s’est félicité Byron Holland, le président de l’ACEI.

Les changements ne concernent que les personnes privées détenant un nom de domaine se terminant par « .ca ». Seules les résidents canadiens peuvent déposer un nom de domaine utilisant cette extension, ce qui permettra d’éviter que l’internet canadien devienne le refuge de tous les internautes de la planète aspirant à plus d’anonymat.

Les personnes ayant déposé un nom de domaine avant le 10 juin ne pourront pas bénéficier de cette nouvelle protection. Les renseignements les concernant disponibles sur « Whois » ont en effet été repris et mis en ligne par d’autres sites internet.

Il faudra qu’ils mettent à jour et modifient ces informations à partir du 10 juin s’ils souhaitent retourner dans l’anonymat.

Les changements annoncés par l’ACEI ne font pas la joie de tous. Ils ont notamment provoqué l’ire des forces de polices ou encore, des avocats spécialisés dans le droit d’auteur. Ils perdent là un précieux outil de recherche pour traquer les prédateurs sexuels ou pour repérer les infractions aux droits d’auteur.

« Ils ont cherché à maintenir le statu quo bien qu’on puisse soutenir que cela viole la législation sur la vie privée », a expliqué Michael Geist.

Le nombre de noms de domaine canadiens a atteint le million en avril dernier et depuis cette date, on enregistre 650 nouveaux noms chaque jour. Près de 70 pour cent des propriétaires, soit environ 600 000, sont des citoyens canadiens, selon l’ACEI.

source LaPresseCanadienne

Noms de domaine et pratiques douteuses

Vous avez acheté un jour une adresse Internet ou, plus précisément, un nom de domaine pour votre entreprise, votre association ou à titre personnel. Et voilà que vous recevez, quelques mois avant l’échéance, un courrier officiel avec en-tête « Domain Registry of America » vous invitant à renouveler votre nom de domaine avant qu’il n’expire. Une technique douteuse baptisée « slamming ».

Pseudo-officiel

Il ne s’agit pas à proprement parler d’une escroquerie puisque l’argent versé vous permettra effectivement de renouveler votre nom de domaine. Mais, en utilisant les couleurs du drapeau américain ou canadien, en recourant à une appellation (Domain Registry of America, Domain Registry of Canada, Domain Registry of Europe) et une phraséologie de type officiel, ces sociétés abusent le consommateur qui croit devoir répondre positivement à ce « Domain Name Expiration Notice » (avis d’expiration de nom de domaine).

Il s’agit pourtant purement et simplement (c’est indiqué dans les conditions générales, en tout petit) d’un transfert de nom de domaine. En réalité, il vous sera sans doute plus simple et certainement beaucoup moins coûteux de renouveler votre nom de domaine auprès de son « domain registrar » (« registraire » comme disent les Québécois).

Déloyal

Cette pratique douteuse du slamming est extrêmement facile à mettre en oeuvre. En effet, chacun peut connaître les titulaires d’un nom de domaine en utilisant la base de données WHOIS. Facile alors d’envoyer un bel imprimé sous enveloppe Registration Services Incorporated (même si l’envoi du courrier via les Philippines peut intriguer le destinataire). Résultat : ces sociétés captent ainsi la clientèle de sociétés en place qui offrent pourtant un meilleur service pour un moindre coût.

Cette pratique déloyale inquiète les sociétés sérieuses victimes d’un véritable détournement de clientèle. Domain Registry of America a pourtant déjà été condamné aux USA suite à une plainte de Register.com et Internet Registry of Canada – une autre société de ce type – a été amenée à verser une amende de 40.000 dollars canadiens (environ 25.000 euros) après une enquête menée par le Bureau de la concurrence canadien.

auteur : Philippe Allard
source Vivat.be

NOM DE DOMAINE INTERNET, MARQUE ET INTELLIGENCE ECONOMIQUE

la revue des marques avril 2008

Noms de domaine et marques

La conception et la protection des marques sont des compétences bien établies qui reposent sur une certaine éducation des entreprises. Successivement passé d’une longue période de conception, du début des années 70 au milieu des années 90, à une popularisation rapide jusqu’en 2000, puis à une accélération commerciale, le développement de l’Internet a des conséquences sur les marques qui sont souvent sous-estimées, voire ignorées par les entreprises.
Un constat s’impose, la communication relative à une marque est facilitée par les services du web et des moteurs de recherche.
L’accès au site web d’une marque dépend de l’enregistrement d’un nom de domaine. Saisi dans un navigateur (Internet Explorer, Firefox, …), il permettra d’afficher le site web. Le nom de domaine devient donc une composante de cette marque. Son enregistrement est alors indissociable du processus de création d’une marque. Oublier ce principe expose à des nuisances ou des préjudices sans rapport avec le prix du nom de domaine. Mais on va voir qu’un nom de domaine ne va jamais seul.

Quelques rappels utiles

Le principe du nom de domaine a été arrêté en 1983, avec la première spécification des DNS (Domain Name Server). Les DNS sont presque à la localisation sur Internet ce que le GPS est à la géo localisation.
Le rôle d’un DNS est de convertir le nom de domaine saisi par un internaute dans son navigateur en adresse physique sur le réseau (dite adresse IP). Internet est rempli de DNS qui communiquent entre eux, presque instantanément, pour trouver celui qui contient cette adresse IP.
Jusqu’en 1995, les noms de domaines étaient limités à quelques extensions (.com, .edu, .mil, etc…) dont la plupart étaient inaccessibles aux entreprises, et les autres difficilement accessibles. A partir de 1995, il y a eu un mouvement de libéralisation et d’élargissement de ces extensions dites génériques com, net, org, biz, info,…
En 1998, ce microcosme grandissant s’est donné des moyens de gouvernance par la création de l’ICANN.
Les extensions pays se sont ensuite développées (fr, de, it, be …). Les extensions génériques se sont élargies ( coop, travel, jobs, mobi) avec les extensions dites génériques sponsorisées, conçues pour une communauté professionnelle.
Les génériques de communauté culturelle, linguistique et géographique sont apparus avec le .cat (Catalogne) et le .asia et d’autres candidats piaffent d’impatience (bzh, gallice, pays de galle, paris, berlin, …)
On recense environ 250 extensions, dont beaucoup ne sont pas encore opérationnelles.
Cette prolifération répond à un triple besoin, le libéralisme commercial, l’élargissement de l’espace d’adressage qui peut se saturer et le besoin d’identification communautaire.
De façon surprenante, il y a aujourd’hui une sorte d’obligation de réserver ses noms de domaine sur un maximum d’extensions pour protéger une marque, alors que ces extensions semblaient avoir une vocation sectorielle. Cela provient des pratiques délictueuses, concurrentielles, spéculatives ou simplement protectionnistes qui s’intensifient.

De l’internaute à l’éditeur d’un site

Identifier ces pratiques suppose de bien comprendre comment un internaute est mis en relation avec le contenu d’un éditeur de site web.
Il a 3 possibilités à partir de son navigateur internet :
• En cliquant sur une adresse enregistrée dans ses favoris ou dans un répertoire
• En cliquant sur un lien rendu par un moteur de recherche
• En saisissant l’adresse dans la barre du navigateur (navigation directe).
La navigation directe repose sur la mémoire de l’internaute ou sur son instinct qui l’amène à essayer une adresse web construite avec le ou les mots qui constituent son intérêt du moment. Ainsi, un internaute en recherche de bonnes affaires sera tenté de saisir bonnesaffaires.fr par exemple pour voir si cela aboutit quelque part. De mémoire ou d’instinct, le résultat de sa saisie peut contenir des fautes ou variantes d’orthographe et des séparateurs. Il risque alors de ne rien obtenir, sauf si ces formes syntaxiques ont été réservées par quelqu’un, titulaire ou non d’une marque.
Quant aux moteurs de recherche, beaucoup ont remarqué que leur usage est gratuit mais qu’ils se rémunèrent par des liens payants placés en évidence sur les pages rendues selon les mots clés cherchés. Ils ont, donc, contribué à motiver des annonceurs qui paient leur publicité selon le mode du «PayPerClick». Dès lors, ces annonceurs ont intérêt à ce que leurs liens figurent non seulement sur les pages résultats des moteurs de recherche, mais aussi sur tout site à fort trafic de visiteurs, dont le propriétaire recevra une partie de cette rémunération «au clic».
Les sites destinés exclusivement à ce mode de rémunération ont proliféré. Ils ne contiennent que des liens commerciaux fournis par les régies publicitaires des moteurs de recherche où ils sont hébergés en «pages parking» par un hébergeur qui fournit sa propre régie publicitaire.
On notera au passage que l’exploitant de pages parking propose souvent la revente aux enchères de noms de domaines utilisés sur ces pages parking.
Ces pratiques constituent paradoxalement un piège ou une opportunité pour les marques. C’est un piège si un nom de domaine contrefait comme évoqué ci-dessus attire et détourne du trafic, et peut être des ventes, qui devaient aboutir à la marque. C’est une opportunité si le titulaire d’un domaine non contrefait en parking a développé un fort trafic pour le vendre ensuite à une marque qui en bénéficiera.
Il existe, ainsi, deux marchés pour les noms de domaines. Le premier est le marché de l’enregistrement pour donner l’accès à un contenu d’éditeur, généralement titulaire des droits d’une marque. Le second est celui de l’enregistrement dans un but spéculatif de génération de revenus par les annonceurs puis de la revente.
Cela amène les titulaires d’une marque à devenir des acheteurs du second marché dans une démarche protectionniste (tel domaine détourne du trafic de visiteurs de la marque) ou expansionniste (tel domaine ramènerait du trafic supplémentaire à la marque).

Les pratiques nuisibles

Il existe, hélas, des pratiques délibérément nuisibles qui motivent des enregistrements de noms de domaines.
Ainsi, un spammeur ou un phisheur déposera un nom de domaine qui servira dans ses campagnes d’emailing à déjouer l’attention du destinataire pour l’amener à ouvrir l’email. Dans ce cas, le titulaire d’une marque contrefaite par un spammeur ou un phisheur va subir un préjudice d’image si ce n’est pire.
Un cyber-squatteur qui réserve un nom de domaine en contrefaisant une marque veut en tirer profit par la rémunération publicitaire. Outre le détournement possible d’une intention d’achat vis-à-vis d’une marque, cette rémunération publicitaire peut aussi provenir de concurrents de la marque. Elle subit alors un double préjudice, la perte d’une vente et la réalisation d’une vente au profit d’un concurrent.
Dans certains cas de similitude de noms de marque, les variantes syntaxiques ou l’usage des séparateurs peuvent permettre un détournement délibéré de trafic, d’autant plus durable que la marque n’aura pas été suffisamment protégée par les moyens traditionnels pour faire valoir ses droits sur le nom de domaine.

Les ripostes possibles

Ces pratiques ne sont pas immédiatement détectables. Pourtant, il existe des outils pour surveiller la base de données mondiale des noms de domaines et mettre en évidence des constructions syntaxiques qui peuvent correspondre à des contrefaçons.
Dès lors qu’on a détecté un tel nom de domaine, on peut analyser les raisons de son dépôt, la nature du préjudice qu’il représente et envisager l’action la plus appropriée.
Il y a 3 actions ou ripostes possibles selon la certitude ou non de contrefaçon
• Engager une procédure administrative auprès de l’organisation appropriée pour faire valoir ses droits sur le domaine
• Tenter une négociation amiable ou aux enchères en vue du rachat si la procédure administrative n’est pas garantie de succès
• Attendre l’expiration éventuelle du nom de domaine pour tenter son rachat en utilisant des outils de surveillance spécialisés pour cela.
Souvent, il ne sera pas possible d’agir voire inutile.

L’intelligence économique par les noms de domaine

Tout comme les entreprises ont appris à surveiller leurs concurrents ou les éventuels contrefacteurs qui opèrent autour de leurs marques, il est opportun qu’elles mettent en place les moyens de surveiller l’activité autour de leurs noms de domaines Internet.
Les noms de domaines sont consignés dans les bases de données des registres (accessibles par les whois), des DNS, des opérateurs anti-spammeurs, des moteurs de recherche, des hébergeurs de pages parking (en fait leurs DNS), etc…
Des techniques de data mining appliquées à ces bases de données permettent de surveiller, et de renseigner sur les éventuelles contrefaçons, leurs auteurs, leurs motivations, l’audience qu’ils suscitent, la nature des préjudices qu’ils peuvent commettre.
Bien que peu pratiquées aujourd’hui, ces techniques permettraient aussi de surveiller des concurrents et de comprendre un peu mieux leur stratégie sur le net. Ainsi, il est assez aisé de reconstituer le parc de noms de domaines d’un concurrent, de surveiller sa communication de marques, sa stratégie d’optimisation de son audience par les noms de domaines.
Tout cela relève de l’intelligence économique pour laquelle il faut disposer des outils appropriés et de l’expertise nécessaire pour ne pas passer des lustres à étudier le contenu des sites web. L’analyse experte des dépôts et modifications des caractéristiques opérationnelles des noms de domaines permet, en effet, une évaluation rapide.

L’effet boomerang sur la création des marques

S’il est possible de surveiller les agissements sur Internet autour de ses propres marques ou de celles de ses concurrents, il est aussi tout à fait possible d’intercepter des informations relatives à la création de nouvelles marques. Des précautions sont prises par les titulaires, mais elles sont souvent insuffisantes. A titre d’exemple, l’utilisation d’un registrant professionnel mandaté pour garder l’anonymat peut être une incitation à aller regarder de plus près. Les DNS peuvent alors révéler des choses qu’il était souhaitable de conserver cachées jusqu’au lancement.

Les acteurs

Les nuisances pour les marques sont généralement occasionnées par des individualités. Les cyber-squatteurs déposent des noms de domaine similaires ou identiques à des marques pour en retirer du profit, certains avec des intentions très malveillantes. Il ne faut pas les confondre avec les «domainers» spéculant sur des noms de domaine génériques à fort trafic. Parfois, les domainers deviennent des entreprises. Il existe des places de marché pour les domainers. Les registres ont des politiques très variables pour protéger les titulaires de marques. Les instances de gouvernance font évoluer la réglementation, mais sans pouvoir maîtriser tous les appétits et tous les comportements. Les entreprises ont d’autant plus intérêt à développer leur compétence pour observer les agissements sur leurs marques que le marché est en forte croissance et pour longtemps.

auteur : Dominique Morvan ©NAMEBAY 2008
article publié dans « La Revue des Marques n°62 – avril 2008 »
source NAMEBAY

Olivier Duffez publie son retour d’expérience

Après s’être fait voler son nom de domaine et avoir vu son site squatté pendant plus d’une semaine, Olivier Duffez, responsable de webrankinfo.com publie un article sur comment éviter de se faire voler un nom de domaine.

On retrouve parmi ces conseils :

* Verrouiller un nom de domaine pour éviter le transfert
* Masquer l’adresse email dans le WHOIS
* Utiliser une adresse email sûre
* Renouveler le nom de domaine pour une grande durée
* Que faire en cas de vol de nom de domaine ?
o Contactez immédiatement le service juridique de votre registrar
o Contactez immédiatement le support du registrar vers lequel votre nom de domaine a été transféré
o Sécurisez votre compte de gestion des noms de domaine
o Contactez un avocat spécialisé dans le droit sur Internet

Cet article était assez prévisible et il est fort possible qu’on entende parler de formations professionnelles webrankinfo suite à cet affaire.

Lire la suite sur Miwim.fr