Toute l'actualité des noms de domaine et nouveaux gTLDs

Archives de mots clés: noms de domaine

Les domaines en .xxx finalement validés

Après des années de débats et de polémiques, l’ICANN a finalement approuvé l’extension de nom de domaine .xxx en fin de semaine dernière. Une décision qui réjouit plus ICM Registry que l’industrie du porno elle-même.

L’extension .xxx est ainsi passée en TLD (Top level domain name) et peut donc désormais être utilisée dans le cadre de sites à caractère pornographique, plus de 8 mois après sa validation auprès de l’ICANN. Seule condition : passer par ICM Registry, seul registrar à avoir l’autorisation de commercialiser les domaines dotés de la fameuse extension. Et pour cause, l’entreprise, basée en Floride, est celle qui a demandé il y a 7 ans la création de ce type de domaine. « ICM devra surveiller les sites pour s’assurer qu’ils interdisent le spam, les virus et tout autre comportement illicite. Il devra également utiliser une partie des frais d’inscription pour financer une fondation affiliée destinée à promouvoir la liberté d’expression et la lutte contre la pédopornographie » annonce le communiqué de presse de l’ICANN. Financièrement parlant, chaque domaine sera facturé environ 70 dollars à l’année. 200.000 domaines ont déjà été réservés.

Si IMC Registry peut se réjouir de cette nouvelle, l’industrie du X, de son côté, appelle toujours au boycott de ce qu’elle considère comme un danger, en grande partie en raison des possibilités de censure et de blocage automatique des domaines très ciblés. Plusieurs acteurs du secteur ont d’ailleurs manifesté comme prévu leur mécontentement à San Francisco la semaine dernière, alors même que l’ICANN validait définitivement l’extension. Gageons que les domaines en .xxx n’ont pas fini de faire parler d’eux.

Source: Clubic

L’Icann et les gouvernements s’opposent aux nouvelles extensions

Les gouvernements veulent avoir leur mot à dire dans le choix des nouvelles extensions attendues cette année.

Publié le 09/03/2011, 16h13

Dernier obstacle au lancement des nouvelles extensions, l’opposition des gouvernements avec l’Icann, l’organisme en charge des noms de domaine dans le monde, perdure. Réunies à Bruxelles la semaine dernière, les deux parties n’ont semble-t-il pas beaucoup avancé concernant le processus d’attribution des nouvelles extensions.

L’Icann l’a confirmé il y a quelques jours, en publiant sur son site 23 points de désaccords. La plupart de ces points relèvent de la question du poids des gouvernements. Ceux-ci voudraient avoir leur mot à dire pour éventuellement refuser certaines candidatures. Ils souhaitent également que les marques puissent aussi s’opposer facilement. Des demandes refusées jusqu’à présent par l’Icann, qui veut maintenir le système actuel. L’ensemble de la communauté du nommage se retrouvera à San Francisco dès le 13 mars.

Source:  Journal du Net

La lutte anti-piratage des Etats-Unis menace la gouvernance de l’Internet

En charge de la régulation des noms de domaine sur Internet, l’ICANN s’agace des pressions des États-Unis en matière de lutte contre la contrefaçon et le piratage. Le directeur du GNSO, une instance décisionnelle de l’ICANN, estime ces déconnexions unilatérales remettent en cause la gouvernance internationale de l’Internet.

Les décisions unilatérales des États-Unis en matière de lutte contre la contrefaçon et le piratage sur Internet agacent passablement l’ICANN, l’instance internationale chargée de réguler l’accès aux noms de domaine. Selon l’un des responsables de l’organisation, les pressions politiques exercées par les États-Unis risquent de remettre en cause durablement le modèle actuel de gouvernance de l’Internet.

« Depuis un an, les agences de lutte contre la criminalité – que ce soit le FBI, Interpol ou les polices d’État – viennent à l’ICANN et au GNSO avec des demandes concernant la désactivation de sites et de noms de domaine » a expliqué cette semaine Stéphane Van Gelder, le directeur du Generic Names Supporting Organization et premier français à occuper ce poste.

« Nous avons déjà été convoqués à deux reprises à la Maison Blanche sur le sujet de la lutte contre la contrefaçon, et le but était de nous demander comment on agissait contre ce phénomène, et c’était fait de manière assez agressive. Il y a de vraies pressions, de véritables actions de lobbying, pour qu’on lutte contre ces phénomènes » a-t-il poursuivi.

Les autorités américaines ont accentué ces derniers temps leurs efforts contre la contrefaçon et le piratage. L’été dernier, le gouvernement avait présenté sa nouvelle stratégie dans ce domaine. Six mois auparavant, le vice-président Joe Biden, connu pour sa proximité avec les industries culturelles, avait organisé une table ronde sur le piratage entre les ayants droit et les services de sécurité du pays.

Le directeur du GNSO a notamment pointé du doigt les « déconnexions unilatérales » de sites  décidées par les États-Unis. « C’est de la prise en otage de noms de domaine par les autorités américaines, une telle intervention des États n’est pas souhaitable. C’est une nouvelle tendance, mais une tendance de fond, il n’y a plus de discussion, seulement des décisions unilatérales de désactivation« .

Récemment, les autorités américaines ont voulu intervenir contre sites accusés de favoriser la distribution de contenus pédo-pornographiques. Au cours de la saisie des noms de domaine, une erreur a conduit au blocage de 84 000 sites qui n’avaient absolument rien à voir avec l’objectif poursuivi. Une situation à laquelle les autorités ont cru bon de ne pas présenter d’excuses.

« Le modèle n’est pas parfait mais tous les utilisateurs d’internet y sont représentés, à la différence de l’ONU qui est complètement fermée en comparaison, on ne peut pas appliquer la gouvernance étatique traditionnelle à Internet » a-t-il ajouté, appelant les États à utiliser les structures existantes et à ne pas passer outre systématiquement.

Malgré ses liens avec le département du commerce américain, l’ICANN essaie de préserver sa nécessaire indépendance. S’exprimant sur les noms de domaine « pirates » saisis par les autorités américaines, le directeur Rod Beckstrom a expliqué que son organisation n’avait pas l’autorité technique ou légale pour obtenir la fermeture de sites problématiques.

Sur l’affaire Wikileaks en particulier, l’ICANN avait assuré que sa politique s’appliquait à tous les sites web, même ceux posant un problème manifeste au gouvernement américain. De toute manière, une éventuelle intervention risquerait surtout de produire l’inverse de l’effet recherché. En tentant d’étouffer Wikileaks, les Etats-Unis vont surtout inciter de nombreux internautes à installer de nombreux sites miroirs.

Source: Numerama

Agence Tunisienne d’Internet : Les noms de domaine en .tn s’exportent désormais à l’international

Les noms de domaine en .tn sont désormais exportables à l’étranger après décision du secrétariat d’Etat chargé des TIC auprès du ministre de l’industrie et de la technologie le 25 janvier dernier. Toute personne ou société voulant créer un site avec un nom de domaine avec l’extension nationale a désormais la possibilité de l’héberger sur des serveurs étrangers aussi. C’est l’avant dernière étape de la libération totale du Top Level Domain (TLD) .tn entrepris par l’ATI depuis Mars 2009. Les noms de domaines sous ce TLD étaient en effet obligés à être hébérgé sur le réseau Internet Tunisien et à travers les Fournisseurs d’Accès Internet.

Depuis le début du processus de libération du .tn, l’ATI a enregistré une augmentation moyenne de +150% dans les réservations des noms de domaine avec le TLD tunisien. L’ATI a déclaré à la rédaction de THD que l’agence a délégué l’entière gestion des noms de domaines sous ce TLD aux bureaux d’enregistrement tunisiens, nos fournisseurs d’accès en l’occurrence, afin de mieux servir leurs clients.

Ces derniers sont donc appelés à créer les outils nécessaires qui vont permettre aux webmasters de gérer, par exemple, le pointage de l’URL en .tn vers n’importe quelle adresse IP du serveur d’hébergement. Les webmaster ne seront donc plus obligés de se déplacer chez un FAI pour réserver ou modifier l’IP sur lequel devra pointer l’URL avec une pile de paperasse. Le tout se fera donc en ligne, en toute simplicité et en toute transparence.

Avec cette délégation, l’ATI continuera à assurer la bonne gestion, la sécurité et la stabilité des serveurs racines du .tn, «Mais notre travail pour la promotion du .tn n’est pas encore terminé», déclare le responsable des noms de domaine chez l’ATI. «Nous sommes en cours d’élaboration d’un cahier des charges qui va permettre à d’autres bureaux d’enregistrement outre que les fournisseurs d’accès Internet de vendre le .tn».

Source: Tunisie Haut Débit

Que se passe-t-il au Ministère du Tourisme tunisien ?

peu près un mois après la révolution tunisienne, le Ministère du Commerce  et du Tourisme ne semble pas ménager ses efforts pour exploiter au mieux la saison touristique qui commence sous peu.

Très vite, une campagne Internet a vu le jour, notamment via la mise en ligne des sites ilovetunisia.org et ministere-tourisme.org, l’enregistrement de plusieurs noms de domaine dérivés et la diffusion en masse du logo I love Tunisia,  «the place to be now ».

Certes, la réactivité du ministère est appréciable au vu de la nécessité urgente de remettre le secteur touristique à flot. Ce secteur, qui représente 7% du PIB est extrêmement vital pour notre pays de par les précieuses devises qu’il injecte dans les caisses de l’état et les milliers d’emplois qu’il génère. Cependant, les circonstances et les modalités entourant cette campagne suscitent un certain malaise au sein du secteur des TIC tunisien.

En effet, il se trouve que les noms de domaine déposés, ont été commandés auprès d’un fournisseur français pour le compte d’un certain Nicolas Chadeville, collaborateur de la société Bygmalion, spécialisée dans la communication politique et proche de l’UMP. Le contenu lui à été développé et hébergé en France.

Pourquoi donc a-t-il fallu que le Ministère du Commerce  et du Tourisme se tourne vers la France pour sa communication ? Sachant  que la Tunisie exporte aujourd’hui son savoir faire en matière de développement et d’externalisation et qu’elle compte parmi ses jeunes entreprises des gens diplômés et extrêmement compétents. Ajoutez à cela la qualité exécrable des sites en question qui emploient des chartes graphiques (templates) standards et pas très adaptées à la nature des sites.

Au moment où le pays a besoin de consolider son économie et ses emplois, Ce ministère semble privilégier l’emploi français et octroie des marchés à des agences françaises sans même prendre la peine de lancer un appel d’offres local. Cette démarche est pour le moins qu’on puisse dire intrigante.

source: Espace Manager.com

La Libye tente de couper l’accès à Internet

Les autorités libyennes ont coupé l’accès à Internet du pays, dans la nuit de vendredi à samedi, d’après les mesures effectuées par les entreprises Arbor Networks et Renesys. Peu avant la coupure, les autorités avaient bloqué l’accès à plusieurs sites Internet, dont le réseau social Facebook ou le site de la chaîne d’information Al-Jazeera. Samedi matin, l’accès au réseau semblait partiellement rétabli, certains points d’accès répondant à nouveau, mais l’accès aux sites libyens restait très fortement perturbé.

Le blocage rappelle très nettement celui pratiqué par les autorités égyptiennes fin janvier. Sur le plan technique, la Libye a, comme l’Egypte, coupé les protocoles Border Gateway Protocol (BGP, qui permet aux sites Web d’indiquer leur position sur le réseau) et Domain Name Server (DNS, qui permet aux internautes de s’orienter). L’accès est donc coupé pour les internautes libyens, mais également pour les internautes étrangers qui souhaitent consulter un site libyen.

Comme l’Egypte, la Libye n’a pas eu besoin de recourir à des subterfuges poussés pour contraindre les opérateurs à couper le réseau : le directeur de l’opérateur télécom national et principal fournisseur d’accès à Internet n’est autre que Moahmmed Al-Kadhafi, le propre fils et successeur désigné de Mouammar Kadhafi.

Le rétablissement, tôt samedi matin, des principaux points d’accès au Web ne signifie pas que l’accès à Internet est redevenu normal en Libye. Lors de coupures des principaux protocoles Internet, plusieurs heures, ou même plusieurs jours, peuvent être nécessaires avant un rétablissement complet. La coupure pratiquée au cours de la nuit a également pu servir de test avant d’autres restrictions d’accès. Plusieurs fournisseurs d’accès à Internet étrangers, dont le français FDN, ont mis en place des numéros d’accès pour l’Internet à bas débit, qui permettent de contourner ce type de blocage tant que les lignes fixes fonctionnent.

La coupure de l’accès en Libye a également provoqué des remous dans la Sillicon Valley : de nombreux services, et notamment les raccourcisseurs d’URL comme bit.ly, utilisent des noms de domaines libyens, le « ly » permettant toutes sortes de jeux de mots en anglais. Une partie des serveurs centraux gérant ce nom de domaine étant situés aux Etats-Unis, la coupure ne devrait cependant pas avoir d’impact sur les sites en .ly qui ne sont pas hébergés en Libye.

Damien Leloup

Source: Le Monde

Procédures alternatives et noms de domaine – Tendances 2010 à l’OMPI

En 2010, le nombre de procédures arbitrales traitées par l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle en matière de noms de domaine a augmenté de plus de 20% par rapport à l’année précédente (source OMPI).

Les chiffres révèlent d’autres tendances :

Les procédures alternatives soumises en 2010 portent en moyenne sur un plus faible nombre de noms qu’en 2009

Comment expliquer cette tendance ?

Les plus optimistes y verront peut-être la marque d’efforts accrus des titulaires qui multiplient les procédures pour défendre leurs marques (ce qui a été le cas pour Lego, Moncler, Banco Intesa et Christian Louboutin).

Les plus alarmistes redouteront de nouvelles manœuvres des cybersquatteurs qui enregistrent des noms de domaine sous de multiples identités afin de compliquer la tâche des titulaires de marques.

Evolution volumétrique des procédures arbitrale devant l'OMPI (2000-2010)

Les procédures soumises en 2010 confirment l’explosion du cybersquatting en Chine

Le nombre de procédures alternatives dans lesquelles le défendeur est localisé en Chine a plus que doublé (+ 106 %) par rapport à 2009. Jusque là, le taux de croissance du cybersquatting chinois se situait à une moyenne de 26% par an.

Evolution des procédures ventilées par pays de localisation du défendeur

En Europe, le cybersquatting néerlandais enregistre une forte progression

Avec une augmentation de plus de 40% du nombre de défendeurs hollandais impliqués dans des procédures en 2010, la Hollande attire l’attention de l’Europe.

La virulence du phénomène est confirmée par les statistiques portant sur l’extension « .NL ».  Le Centre d’Arbitrage et de Médiation de l’OMPI constate en effet une hausse de 43,7 % du nombre de noms en « .NL » contestés (soit 4,45% du total des procédures de l’année 2010).statistiques détaillées UDRP 2000-2010

Avec 125 noms de domaine en disputés en 2010, l’extension hollandaise reste en tête des procédures nationales gérées par l’OMPI, loin devant l’Espagne (69), la France (61) et la Colombie (59). Le phénomène s’explique manifestement par la popularité de l’extension sur le marché local.

Taux de croissance de l'extension .nlSource SIDN Annual Report 2009

Un iceberg sous la glace ?

Les statistiques de l’OMPI ne révèlent qu’une partie de l’étendue du cybersquatting. Par exemple, les statistiques liées aux extensions nationales sont largement occultées par les particularismes locaux en matière de gestion des litiges.

Rappelons que l’Allemagne et la Russie ne proposent toujours pas de règlement alternatif en matière de noms de domaine. Dans cette configuration, faute de résolution amiable, l’intervention par voie judiciaire sera un passage obligé.

Les chiffres ne révèlent pas non plus l’ampleur du cybersquatting implanté, dans les cas où les titulaires de marques ignorent son existence ou se résolvent à le supporter. Nous rappelons que ces situations sont rarement une fatalité, compte tenu de l’accessibilité et de l’efficacité des procédures alternatives (UDRP, PARL, CNDRP, DRS etc.).


Les analyses en question sont fondées sur des données qui concernent uniquement les défendeurs. Ces chiffres ne sont pas mis en corrélation systématique avec l’issue des décisions. Cependant, compte tenu du taux de procédures qui ont donné gain de cause au demandeur en 2010 ( 84,44 %), le degré de précision de notre étude reste néanmoins élevé.

Source : VOXpi

Google Chrome : une extension pour bloquer les noms de domaine

SI vous êtes de ceux agacés par la fâcheuse tendance de Google à afficher lors de résultats de recherche les content farms (vous savez, ces sites hyper bien référencés mais offrant au choix un contenu copié/collé d’un autre site, un lien vers un site développant un thème, ect.), sachez que le géant du web vient tout juste de lâcher une extension pour Google Chrome vous permettant de bloquer l’affichage de certains noms de domaines (et donc des domaines de ces mêmes content farms). Et l’extension en question est disponible en Français

Source:  journal du geek

FAI, publicitaires et services de paiement bientôt engagés dans la lutte contre le téléchargement illégal ?

Juridique – Filtrage, saisies de noms de domaine, blocage des transactions financières, retrait de la publicité… un projet de loi de lutte contre le téléchargement illégal et la contrefaçon sur Internet revient au Congrès américain. Le sénateur démocrate Patrick Leahy cherche à présent le consensus.

Fin 2010, un sénateur américain a déposé une proposition de loi devant le Congrès américain. En raison des élections de mi-mandat, son examen avait toutefois été différé. Le COICA ou Combating Online Infringement and Counterfeits Act, comme son nom l’indique, porte sur la lutte contre les infractions et les contrefaçons sur Internet.

Dans le collimateur de ce projet de loi : les sites, hébergés aux Etats-Unis ou hors de ses frontières, suspectés de contribuer à la diffusion des contenus piratés, comme des films, de la musique ou des logiciels.

Des auditions devant le Congrès prévues le 16 février

La nouvelle législation promue par le sénateur démocrate du Vermont, Patrick Leahy, avait suscité la controverse. Pour lutter contre le téléchargement illégal et la contrefaçon, elle proposait notamment, lorsqu’un site est basé à l’étranger, d’engager la responsabilité d’un tiers : FAI, fournisseur d’une solution de paiement, régie publicitaire, etc.

Le COICA revient dans les débats au Congrès. En amont de cette discussion prévue le 16 février, Patrick Leahy tente une nouvelle approche et essaye de rallier les acteurs du numérique à son projet de loi.

Selon Cnet.com, le sénateur a organisé des rencontres avec des représentants de plusieurs sociétés du Web parmi lesquelles Verizon, Visa et Google. Ces acteurs (hormis Google) devraient également participer à des auditions au Congrès le 16 février.

Mesure envisageable : bloquer les transactions à destination de certains sites

Plutôt que de se risquer à un passage en force, Patrick Leahy chercherait désormais le consensus. Grâce à ces auditions, le politique américain devrait pouvoir ainsi évaluer le degré d’opposition à sa loi et les concessions à accorder afin d’obtenir une participation des entreprises de l’Internet à la lutte contre le téléchargement illégal.

Le COICA, en cas de vote favorable, autoriserait le ministère de la justice à ordonner la saisie d’un domaine Internet afin de fermer un site. Pour les sites basés hors du territoire, le législateur se doterait de la possibilité d’exiger à des sociétés de paiement comme Visa ou MasterCard de bloquer les transactions (une mesure de rétorsion exercée notamment contre Wikileaks).

Le projet de loi bénéficie d’ores et déjà de différents soutiens dans les secteurs du logiciel, du cinéma, de la musique et des jeux vidéo. Selon l’ONG Electronic Frontier Foundation, il s’agit surtout d’un texte répressif et favorable à la censure.

Source: ZDnet.fr

Noms de domaine : un « droit de veto » sur les extensions ?

Un Etat pourra-t-il bloquer la création d’une extension de noms de domaine en .xxx, ou en .gay ? D’après un article du site Internet Cnet, daté du lundi 7 février, l’administration Obama vient de faire de nouvelles propositions qui, en substance, aboutissent à créer un « droit de veto » pour la validation de nouvelles extensions, de même niveau que le .com ou le .net.

Pour le département des télécommunications et de l’information américain, qui a répondu au site spécialisé, cette nouvelle procédure aurait le mérite de « diminuer le potentiel de blocage des noms de domaines considérés comme inacceptables par les gouvernements ».

UN PROCESSUS DÉJÀ COMPLEXE

Avant d’être officiellement intégrées, les demandes d’extension font l’objet d’un processus complexe, chapeauté par l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (Icann), une association de droit privée à but non lucratif, basée en Californie. Le nouveau suffixe doit aussi obtenir l’aval du Governmental Advisory Committee (GAC), qui se veut l’organe de la représentation internationale.

C’est précisément au sein du GAC que les Etats-Unis voudraient renforcer le droit de veto des Etats membres. Dans cette configuration, chaque membre serait en droit d’« émettre une objection », et ce « qu’elle qu’en soit la raison ». Et si cette position fait consensus, l’Icann « devrait rejeter » la demande concernée. Dans la configuration actuelle, les Etats représentés au sein du GAC donnent un avis, mais c’est le bureau de l’Icann qui a finalement le dernier mot.

POSITION AMBIGUË DES ÉTATS-UNIS

Il est aisé d’imaginer que certaines extensions feront difficilement « consensus ». C’est notamment le cas du .xxx. Au mois de décembre, l’Icann a reporté la création d’un nom de domaine spécifique pour les contenus pornographiques. Parmi les raisons invoquées, la presse spécialisée note des « désaccords entre l’Icann et le Governmental Advisory Committee ». Les mêmes blocages pourraient intervenir pour la création d’une extension en .gay, alors que certaines associations militent en sa faveur.

Les propositions de l’administration Obama tranchent avec les engagements des Etats-Unis en ce qui concerne la gouvernance d’Internet. Subissant les critiques de plusieurs pays, notamment de la Chine, qui revendique plus de 450 millions d’internautes, le gouvernement américain a présenté, en octobre 2009, un nouveau document mettant fin au contrôle unilatéral des Américains sur l’Icann, lui octroyant, théoriquement, une plus grande indépendance.

Les annonces américaines interviennent aussi alors que la création de plusieurs extensions, comme le .car, .movie ou .web, devraient être examinées lors d’une réunion de l’Icann, qui se tient à la mi-mars à San Francisco.

Laurent Checola

Source: Le Monde.fr