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Sony est devancé pour PlayStation4.com !

Tout comme Microsoft et son Xbox720.com il y a peu*, Sony se voit doublé pour le nom de domaine PlayStation4.com. Un individu a déposé le nom de ce site et il se trouve qu’il est déjà opérationnel et bien aménagé. On peut le visiter ici : http://www.psxextreme.com/

Lorsque l’on tape PlayStation4.com, on retombe donc sur le site nommé PSXExtreme, sur lequel on peut trouver des news, des cheats et tout un tas d’autres informations sur les différentes consoles de Sony. Si on peut douter du bon goût de cette histoire il faut néanmoins reconnaître que le responsable de ce « vol » a fait les choses correctement.

Maintenant on peut se poser cette question : Pourquoi Sony n’a-t-il pas déjà déposé le nom de domaine PlayStation4.com ? Le géant nippon se serait-il vu pris au piège du petit jeu qu’il joue avec Microsoft pour savoir qui annoncera  le plus tard possible mais en exclusivité la sortie de sa console next-gen ? A défaut de pouvoir l’affirmer on peut au moins se le demander.
En tout cas, on peut dire que les problèmes s’enchaînent pour Sony. Souhaitons au polyvalent japonais que l’affaire du PlayStation4.com ne soit pas  le premier d’une longue liste à suivre.
*En tapant xbox720.com, on retombe sur ce site : http://egusta.com/tech/. L’hôte nous révèle tout en haut que si on se retrouve ici, c’est parce qu’il a détourné l’adresse afin qu’elle soit dirigée vers le site officiel PlayStation Américain.

Source : PlayerOne.tv

L’Union africaine choisit UniForum pour administrer le domaine .africa

UniForum, la compagnie qui administre le domaine sud-africain .za, sera l’opérateur du prochain nom de domaine .africa. La décision a été prise par l’UA après examen des propositions soumises, en décembre 2011, par divers candidats.

Le nom de domaine .africa fait partie de ceux dont l’approbation définitive par l’ICANN – l’organisation d’attribution des noms de domaine et des numéros sur Internet – est prévue pour l’année prochaine, en 2013.

Selon un responsable d’UniForm, Nell Dundas, la décision de l’Union africaine « constitue une importante étape pour les organisations et les individus intéressés à l’acquisition d’une identité africaine en ligne, car le domaine .africa apportera davantage de visibilité et contribuera à une meilleure identité pour les opérations dans la région ». Quant à Abulkhirat Esam, un représentant de l’Union africaine, il a soutenu que l’organisation « travaillera avec l’opérateur choisi pour établir les voies et moyens de promouvoir le domaine .africa. Parmi les résultats spécifiques de sa mise en œuvre, il faudra inclure l’accroissement des contenus en ligne, l’établissement de politiques et règlements sur les enregistrements, la propriété intellectuelle et la résolution de conflits, ainsi que la promotion des usages des TIC en Afrique ».

Le projet .africa est appuyé par l’Union africaine à travers l’Organisation panafricaine des domaines de haut niveau (AfTLD, Africa Top Level Domain Organisation). Avant avril 2012, UniForm, futur gestionnaire du .africa, devra soumettre sa candidature à l’ICANN.

Source AgenceEcoFin.com

Typosquatting : la fin de Twtter et Wikapedia

Les Typosquatters ne pourront plus profiter de la popularité d’un site pour se faire de l’argent, du moins c’est le cas des sites Twtter et Wikapedia condamnés par la justice à verser 156 000$ chacun et à dire au revoir à leur site.

Le Typosquatting
Le Typosquatting consiste à prendre volontairement un nom de domaine qui se rapproche du nom de domaine d’un autre site, visant à détourner un utilisateur qui pourrait faire une faute de frappe en tapant l’adresse un peu trop rapidement. Lorsqu’il s’agit de gros sites comme Wikipedia ou Twitter vous imaginez bien le trafic que ça peut emmener et les bénéfices à en tirer. Dans le cas des sites frauduleux comme twtter.com et wikapedia.com, le vice était poussé encore plus loin, puisque les deux sites reprenaient l’apparence exacte des sites officiels, agrémentés bien entendu de nombreuses publicités. L’Internaute un peu naïf pouvait donc se laisser prendre au piège en pensant avoir gagné un iPad sur Wikipédia/Wikapedia (NDLR : bah voyons) et qu’il suffisait d’envoyer un sms (1,50£/sms) pour poursuivre sur le site et réclamer son lot…

Cette forme de piratage s’étend malheureusement à de nombreux sites populaires qui pourront saisir la justice pour s’en protéger, mais attention, il faudra que le nom de domaine soit enregistré sous la forme d’une marque pour cela.

typosquat lists active percentages Typosquatting : la fin de Twtter et Wikapedia

Auteur : Chrystelle
Source : JournalDuGeek.com

Scheduled .com/.net Production Maintenance

The .com/.net Production environment will be taken offline on Saturday, February 25, 2012 EST (Sunday, February 26, 2012 UTC) for a scheduled maintenance.

Date: Saturday, February 25, 2012 EST (Sunday, February 26, 2012 UTC)

Time: 2000 hrs – 2045 hrs EST (0100 hrs – 0145 hrs UTC)

Duration: 45 minutes

Purpose: Routine Maintenance

Environment: .com/.net Production EPP

Noms de domaine : le typosquatting sévèrement sanctionné par la Cour d’appel de Paris

Un arrêt du 30 novembre 2011 de la Cour d’appel de Paris a sanctionné une société pour typosquatting en raison de l’atteinte au nom commercial et au nom de domaine de la société « typosquattée » ainsi que pour contrefaçon de marque et de droit d’auteur.

· En quoi consiste le typosquatting ?

Le nom de domaine, moyen de localisation et d’accès à l’information sur le web, constitue une ressource économique non négligeable pour les entreprises. Or de nombreux sites sont sujets à des détournements de leurs noms de domaine, l’utilisation à grande échelle d’Internet faisant de ce média une proie facile.

Le typosquatting, pratique de plus en plus fréquente consistant à déposer volontairement un nom de domaine proche de celui d’une marque connue, est une forme particulière de cybersquatting. L’intérêt de ce genre d’agissements est multiple pour le pirate à qui il suffit de déposer une variante du nom commercial (faute de frappe ou d’orthographe, inversion des touches contiguës, TLD erronés, erreurs phonétiques…) pour nuire au site officiel. Rappelons d’ailleurs que l’utilisation d’un nom de domaine ne nécessite que des démarches administratives simples et rapides auprès des organismes compétents.

Le typosquatting permet d’abord de détourner une partie des internautes du site officiel en anticipant une erreur des internautes dans la saisie de l’adresse du nom de domaine notoire, ce qui augmente ainsi considérablement le trafic sur la page Internet du pirate.

L’avantage pour ce dernier est alors d’augmenter ses recettes publicitaires ou encore de rediriger les internautes vers un site concurrent qui se chargera de rémunérer le typosquatteur en conséquence.

En outre, le recours à cette pratique est tout aussi nocif lorsqu’il s’agit d’espionner la correspondance du nom de domaine notoire. Or, cette possibilité est à la portée de tout le monde : par l’activation et le paramétrage des serveurs de messagerie MX (Mail eXchange), le pirate pourra facilement accéder à tous les mails involontairement envoyés sur le nom de domaine typosquatté, quelque soit l’adresse de base indiquée.

Même si ces cas restent marginaux, cette pratique peut s’avérer très dangereuse, essentiellement quand les informations envoyées sont des données confidentielles et que les sites pirates usurpent également l’apparence du site initial (banques notamment).

· Comment s’en prémunir ?

Les éditeurs de nom de domaine peuvent avoir recours à la justice pour faire entendre leurs droits et réparer le préjudice commercial subi du fait de ce piratage. Dans ce cas, les victimes pourront obtenir réparation de leur préjudice principalement des faits d’atteintes au nom de domaine et au nom commercial (concurrence déloyale), de contrefaçon de marque et le cas échéant de droit d’auteur à condition que l’éditeur du site litigieux soit de mauvaise foi.

Cependant, il faut savoir que l’utilisation d’un nom de domaine n’équivaut pas à une protection de celui-ci. Pour en bénéficier, il sera nécessaire d’enregistrer ledit nom de domaine sous la forme d’une marque.

A défaut, seule l’action en concurrence déloyale et non celle en contrefaçon de marque sera possible sachant que le cumul des deux ne sera admis que si la sanction vise des agissements fautifs indépendamment des faits constitutifs de contrefaçon.

Ainsi, face à ces cas de typosquatting, la jurisprudence a déjà eu l’occasion de se prononcer sur la réparation du préjudice subi du fait de ces agissements, notamment :

Pour l’exploitation contrefaisante des noms de domaine www.rueducommerc.com et www.rueducommrece.com (TGI, ordonnance de référé 10 avril 2006, N°06/53067)

Pour la concurrence déloyale réalisée par la société exploitant les noms de domaine www.pneuonline.com, www.pneusonline.com et www.pneu-online.com de mauvaise foi, ce qui a fait perdre au site officiel www.pneus-online.com une chance de conquérir une part plus importante du marché de la vente en ligne de pneus (Cour d’appel de Lyon, Chambre 3, Section B 31 Janvier 2008, N° 06/05922)

· L’apport de la Cour d’appel de Paris dans son arrêt du 30 novembre 2011

La Cour d’appel de Paris vient de se montrer particulièrement sévère avec cette pratique.

Elle sanctionne la société Web Vision alors qu’elle organisait, par l’intermédiaire d’un site typosquatté, la redirection des internautes sur le site officiel du demandeur à l’instance (2xmoinscher.com).

La société Web Vision n’exploitait donc pas un site concurrent mais effectuait une redirection vers le site officiel moyennant une rémunération pour chaque visite du site. Cette somme était indirectement versée par l’entreprise Trokers, ces sociétés étant respectivement affilié et annonceur de la société Cibleclick, organisateur de ce type d’actions publicitaires.

La Cour d’appel alourdit nettement les sanctions prononcées par le Tribunal de Grande Instance de Paris dans cette même affaire (TGI de Paris, 3ème chambre, 4ème section, 2 avril 2009).

contrefaçon par imitation de marque

Les juges de première instance avaient refusé de caractériser l’existence d’une contrefaçon par imitation de marque, celle-ci n’étant réalisée que « lorsque la dénomination litigieuse sert à désigner un produit ou un service identique ou similaire aux produits et services désignés par la marque imitée et crée un risque de confusion avec ces derniers ».

Pourtant, ce n’est pas la solution adoptée par la Cour d’appel qui sanctionne beaucoup plus sévèrement cette pratique. Elle considère que « ces imitations ont été conçues précisément pour être confondues avec celles de la société Trokers au point que le public ne se rende pas compte qu’elle le conduisent à son insu par une chemin détournée, en tirant profit d’erreurs de saisie, vers les produits ou services désignés par les marques imitées ».

Ainsi, pour la Cour, « un tel usage d’imitations de marques, même s’il n’a pas pour objet d’attirer finalement le public vers des produits concurrents de ceux couverts par les marques légitimes – ce qui est le cas en l’espèce puisque la société Web Vision n’exerce aucune activité d’intermédiaire dans les ventes à distance de produits neufs ou d’occasion – mais au contraire de le diriger vers les produits et services qui sont ceux de l’entreprise titulaire des marques imitées, caractérise néanmoins une contrefaçon de ces marques dès lors qu’il concourt à désigner, ainsi que le prévoit l’article L.713-3, b, du code de la propriété intellectuelle « des produits ou services identiques ou similaires à ceux désignés dans l’enregistrement » »

En définitive, même si les sites litigieux renvoyaient bien les internautes vers le site officiel et non vers des produits de sites concurrents, le grief de contrefaçon a bien été retenu.

Il n’est pas inutile de rappelé que depuis 2003, la Cour de Justice des Communautés Européennes (désormais Cour de Justice de l’Union Européenne) considère également qu’il est possible de sanctionner ce type d’agissement sur le fondement de la contrefaçon par reproduction à l’identique lorsque les différences sont « si insignifiantes qu’elles peuvent passer inaperçues aux yeux d’un consommateur moyen ». (CJCE, 20 mars 2003, affaire Arthur et Félicie).

contrefaçon de droit d’auteur

En outre, elle se montre tout aussi intransigeante en admettant l’atteinte au droit d’auteur sur le fondement de l’article L.122-4 du Code de la propriété intellectuelle. Même si aucun acte de reproduction n’est caractérisé, la Cour d’appel de Paris sanctionne la société Web Vision pour représentation illicite du site car la société éditrice du site officiel :

« considérant, pour autant, qu’en redirigeant automatiquement certains internautes vers le site de la société Trokers par l’exploitation parasitaire d’adresses par elle volontairement altérées constituant par ailleurs, comme dit précédemment, une atteinte aux droits de la société Trokers, la société Web Vision a communiqué ce site au public par un moyen non autorisé et ainsi procédé à une exploitation de ce site distincte de celle initialement souhaitée par son titulaire, ce qui caractérise la représentation illicite au sens des dispositions ci-dessus rappelées de l’article L. 122-4 du code de la propriété intellectuelle »

atteinte au nom de domaine et au nom commercial

Enfin, la Cour d’appel confirme sans surprise l’atteinte au nom de domaine et au nom commercial de la société Trokers du fait de l’exploitation déloyale et à but lucratif de ceux-ci.

Ainsi, force est de constater que les juges du fond souhaitent sanctionner de façon exemplaire ces détournements de noms de domaine, qui touchent d’ailleurs l’ensemble du réseau Internet.

auteur : Ilana SOSKIN
Source JournalDuNet.com

.music : l’industrie musicale demande à l’Icann un domaine régulé

Stratégie – L’industrie musicale souhaite obtenir la propriété de l’extension de domaine .music, et imposer ainsi aux sites une politique très stricte de protection de la propriété intellectuelle.

Dans le cadre de l’extension des noms de domaines génériques, ou gTLD, l’industrie musicale, regroupée notamment derrière la RIAA (Recording Industry Association of America) a fait une demande de nom de domaine à l’Icann.

Les acteurs de la musique souhaitent ainsi obtenir le domaine .music. Ce domaine serait très réglementé, puisque seuls les membres accrédités par les associations de cette industrie seront autorisés à disposer d’un site en .music – si le projet est validé par l’Icann.

Bras de fer annoncé pour le .music

Outre l’adhésion à une organisation de l’industrie musicale, comme l’IFPI ou la RIAA, le postulant devra s’engager à une stricte protection de la propriété intellectuelle, rapporte The Register.

« Nous nous réservons le droit de conduire des recherches. Si nous trouvons des preuves d’activités violant la propriété intellectuelle, nous accorderons l’opportunité de corriger cette erreur, ou nous déconnecteront le site » prévient ainsi John Styll, patron de Far Further, candidat au gTLD .music.

Far Further n’est toutefois pas la seule société à prétendre à cette nouvelle extension. L’homme d’affaire Constantine Roussos est aussi en lice et fait campagne pour le .music depuis maintenant plusieurs années. Il se dit prêt à faire monter les enchères.

Source ZDnet.fr

Cameroun: progression de la cybercriminalité

(Agence Ecofin) – Dans un rapport publié en 2011, la société de sécurité informatique McAfee indique que l’extension de nom de domaine « .cm » (extension nationale du Cameroun) fait partie des cinq noms de domaine les plus « risqués » de la planète (aux côtés de .com, .cn, .ws et .info). Son taux de risque serait de 36,7%, sur environ 27 millions de noms de domaines analysés.

Un rapport, présenté en novembre 2011 par le ministre des Postes et des Télécommunications, fait état de quelques données sur la cybercriminalité au Cameroun. Ainsi, depuis 2009, celle-ci a connu une flambée. Plusieurs sites ont été piratés; c’est le cas du site officiel du Premier ministre, ainsi d’autres sites parmi lesquels ceux de la douane, du ministère des Domaines et des Affaires Foncières (2008), de l’Université de Yaoundé, des quotidiens la Nouvelle Expression (2009), et Cameroun Tribune (2011) et du Parti des démocrates camerounais (2011). Diverses activités cybercriminelles ont aussi été constatées dans les cybercafés.

Le rapport du ministre des Postes et des Télécommunications indique note également la disparition régulière de crédits de communication, la perte de sommes d’argent, la réception de SMS faisant miroiter des choses illusoires, etc. Le ministère dit être régulièrement interpellé, sur l’ampleur du phénomène de la cybercriminalité, par des opérateurs économiques, des représentations diplomatiques et des citoyens.

Source AgenceEcoFin.com

Des caractères spéciaux dans les noms de domaine en .fr

Dès le 3 mai, les éditeurs de sites internet pourront acheter des noms de domaines comprenant des accents ou des caractères spéciaux.

Le 3 février, l’Afnic, l’association en charge de la gestion des noms de domaine français a annoncé la prise en charge des caractères spéciaux dans les noms de domaine français en .fr, .re (Réunion), .tf (Terres Australes et Antarctiques Françaises), .wf (Wallis et Futuna), .pm (Saint-Pierre et Miquelon) et .yt (Mayotte).

Seront ainsi admis la plupart des accents, mais également certains caractères spéciaux comme æ, ç ou œ. Au total, trente nouveaux caractères devraient être admis dans les adresses prises en charge par l’Afnic. Jusque là, seuls les chiffres et les lettres latines non accentuées étaient pris en compte.

La procédure mise en place pour permettre aux sites internet d’accéder à une adresse avec ces caractères se fera en deux temps. Du 3 mai au 3 juillet 2012, les titulaires d’un nom de domaine pourront acheter prioritairement les différentes versions de ce nom, avec accent. Le site spécialisé domainesinfo prend ainsi l’exemple du titulaire du nom societe.fr qui sera le seul habilité à racheter société.fr. Par la suite, dès le 3 juillet 2012, l’achat de ces noms de domaine sera ouvert à tous, aucun privilège n’étant plus accordé au titulaire d’un nom de domaine équivalent. La règle qui s’appliquera sera alors celle déjà en vigueur: le nom de domaine sera vendu au premier candidat souhaitant l’acheter.

Comme le souligne le site spécialisé Numerama, sous couvert d’internationaliser internet et les adresses des sites web, jusqu’ici essentiellement anglo-saxonnes, cette mise en place pourrait causer d’importants contentieux juridiques. Afin de prévenir le cybersquatting, pratique qui consiste à acheter un nom de domaine dans le seul but de le revendre à un prix exorbitant, les éditeurs de sites internet devront «réserver toujours davantage de noms de domaine, qu’ils doivent renouveler chaque année». Ainsi, dans l’exemple du site societe.fr, le titulaire du nom de domaine ne devra pas acheter une seule adresse, mais deux, renouvelables tous les ans. Un cas qui se complique encore davantage avec l’exemple de peche.fr, qui devra être acheté sous les noms péché.fr et pêche.fr, mais également pêchê.fr ou pêché.fr. De quoi augmenter substantiellement les revenus de l’Afnic.

auteur : Geoffroy Husson
source LeFigaro.fr

Des débuts tumultueux pour les noms de domaine en.xxx

Des grands noms de l’industrie pornographique américaine dont youporn, playboy et digital playground ont déposé plainte le 16 novembre 2011 contre l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) et ICM registry.

Leurs griefs : les pratiques anti-concurrentielles liées à la gestion des noms de domaines en .xxx (1).

Certes aucune obligation formelle n’a été faite aux marques de l’industrie pornographique de déposer leur nom de domaine en .xxx. En théorie, les acteurs de l’industrie pornographique peuvent très bien garder leurs anciens noms de domaine en .com ou autres. Mais en pratique, le dépôt de ces nouveaux noms de domaines est la seule manière de lutter efficacement contre les cybersquatteurs.

Depuis le 6 décembre 2011 tout un chacun peut s’offrir un nom de domaine en .xxx. Il n’est pas difficile d’imaginer le préjudice que pourraient subir les grandes marques de l’industrie pornographique si un tiers s’offrait « leur » nom de domaine en .xxx.

Dans leur plainte, les éditeurs prennent l’exemple du nom de domaine « youporn ». Si un tiers dépose « youporn.xxx », le manque à gagner, ainsi que l’atteinte à la réputation de youporn ne font aucun doute.

La liberté de choix de ces marques semble assez limitée, et certains estiment qu’il s’agit d’une obligation « déguisée » d’achat.

Les éditeurs considèrent qu’étant donnée la position dominante de l’ICANN et ICM registry sur le marché des noms de domaines, leur comportement s’apparente à un abus, prohibé par le Sherman Antitrus act (2).

Les gestionnaires se défendent de ces accusations, arguant qu’ils ont tout fait pour que l’industrie pornographique conserve sa liberté de choix.

Autre critique faite à cette extension : la facilitation de mise en place de filtrages. L’extension en .xxx va agir comme un marquage qui va permettre à certains pays de bloquer tout contenu pornographique (4).

Cette plainte n’est pas la bienvenue pour l’ICANN qui a admis en juin 2011, le lancement de nouvelles extensions pour les adresses Web.

Cette évolution va permettre l’apparition de nombreux noms de domaines génériques. Si les juges se rangent du côté de l’industrie pornographique, cela pourra inciter les futurs concernés par des noms de domaine génériques à déposer plainte à leur tour.

Enfin faut-il rappeler que le système des nouveaux suffixes, censé attiré les grandes marques, est extrêmement coûteux. Cela peut revenir en tout, adhésion, coûts réels et coûts annuels compris, à près de 600 000 euros. Les marques restent assez dubitatives sur l’intérêt d’un tel investissement lorsqu’elles possèdent déjà un nom de domaine en .com. Et encore une fois, la crainte de l’explosion des fraudes et des cybersquatteurs est présente dans tous les esprits (3).

Auteur : Ninon Camax
Source Juriscom.net

Les noms de domaine de sites de streaming saisis

Deux semaines après la fermeture de Megaupload, les autorités américaines ont de nouveau eu recours à la procédure de saisie du nom de domaine pour faire fermer trois cent sept sites liés au Superbowl, dont seize sites de vidéo en continu (streaming). Outre des sites diffusant des matchs de football américain sans autorisation, comme Firstrowsports.tv ou Soccertvlive.net, les autorités ont bloqué plus de deux cents sites vendant des articles contrefaits aux couleurs des deux équipes finalistes, les Patriots et les Giants.

L’an dernier, des saisies de noms de domaine avaient déjà eu lieu à la même époque : à une semaine du Superbowl, qui a lieu dimanche aux Etats-Unis, le FBI avait fait fermer plusieurs sites de streaming. L’opération avait été modérément couronnée de succès : les serveurs des sites n’ayant pas été saisis, les sites visés avaient rouvert rapidement, à d’autres adresses, rappelle le site spécialisé TorrentFreak. Certains des sites fermés vendredi 3 février étaient de nouvelles versions des sites déjà bloqués l’an dernier.

Le département de la sécurité intérieure (Department of Homeland Security) a également annoncé qu’il avait interpellé un homme de 28 ans, suspecté d’être l’administrateur des seize sites de streaming fermés vendredi.

Source LeMonde.fr