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Archives de mots clés: cybersquatting

Comment détourner le site Hollande2012.fr pour trouver un emploi

La personne qui avait détourné le nom de domaine hollande2012.fr s’est finalement démasquée. Il s’agit d’un demandeur d’emploi qui cherchait à attirer l’attention. Jusqu’à aujourd’hui, l’adresse hollande2012.fr conduisait tout droit sur le site officiel de l’UMP, ce qui n’avait pas manqué d’interloquer plusieurs internautes.

C’est un tweet de « Humour de droite » qui avait levé le lièvre, repris par Toulouse7.com. « Mauvais point pour les organisateurs de la campagne Web de François Hollande, notait Toulouse7.com. Le site hollande2012.fr éventuellement utilisable dans les prochains mois renvoie aujourd’hui sur le site de l’UMP ! Le nom de domaine a-t-il été acheté par un membre de l’UMP ou par le webmaster d’un autre parti pour décrédibiliser la campagne de Hollande ? »

Un Tweet de Humour de droite

En effet, comme le souligne Arrêt sur images (ASI), la personne ayant acheté le nom de domaine était restée anonyme. Lors de la primaire socialiste, François Hollande utilisait le nom de domaine www.françoishollande.fr.

L’auteur du détournement a finalement redirigé l’adresse Hollande2012.fr vers une autre destination, où il explique sa démarche : au chômage, il cherche un emploi dans le marketing, la communication, l’analyse technique et graphique. « Peut-être qu’avec les mesures qui sont promises par la gauche, et mises en place par la droite, je serais en mesure de trouver un travail ? », souligne-t-il avec malice.

« Evidemment pour ne pas gêner le débat politique des présidentielles 2012, ce nom de domaine sera libéré et remis à M. Francois Hollande. Qui sait, peut-être a-t-il un emploi à me proposer ? », poursuit-il.

Un lecteur attentif nous signale par ailleurs un autre lien intéressant : www.nicolassarkozy2012.fr.

Source LeMonde.fr

Le créateur de la Kalashnikov canarde en justice un distributeur de boissons

Mikhaïl Timofeievitch Kalashnikov, le créateur du fusil d’assaut éponyme, a remporté récemment le procès engagé à Paris contre une société qui avait eu l’audace de subtiliser son célèbre patronyme pour distribuer en France des boissons énergétiques. ( © AFP Dima Korotayev)

PARIS (AFP) – Mikhaïl Timofeievitch Kalashnikov, le créateur du fusil d’assaut éponyme, a remporté récemment le procès engagé à Paris contre une société qui avait eu l’audace de subtiliser son célèbre patronyme pour distribuer en France des boissons énergétiques.

Selon un jugement consulté vendredi par l’AFP, en 2009, M. Timofeievitch Kalashnikov, un nonagénaire russe qui durant la Seconde Guerre mondiale a inventé le premier fusil AK-47, a appris qu’une société de droit suisse, Vinista, s’apprêtait à lancer en France une boisson énergétique sous le nom Kalaschnikow.

La distribution devait être effectuée par la société Hexis Energy, située dans l’Hérault.

Dans la foulée, Vinista avait réservé le nom de domaine kalaschnikow-energy.com, tandis que Hexis Energy avait posé une option sur le nom de domaine kalaschnikow-energy.fr.

Sur les différentes pages du site faisant la promotion de cette boisson étaient représentées des cartouches du fusil d’assaut, du sang, ainsi que des allusions directes à la puissance, à l’armée et à l’étoile rouges soviétiques.

M. Timofeievitch Kalashnikov a bien concédé le droit d’exploiter son nom patronymique pour désigner divers produits, dont des boissons énergétiques, mais à une toute autre société du nom de Cybergun.

Estimant que Vinista et Hexis Energy se faisaient de l’argent sur son dos, le ressortissant russe a décidé de les assigner en contrefaçon.

Dans un jugement du 9 septembre, la 3e chambre civile du tribunal de grande instance de Paris lui a donné raison, estimant que les sociétés Vinista et Hexis Energy avaient « utilisé sans autorisation la notoriété attachée à la personne du demandeur et à son nom à des fins commerciales, dans le but exclusif de s’attacher le public le plus large ».

Vinista et Hexis Energy ont été condamnées à cesser la distribution des boissons litigieuses et devront verser 10.000 euros de dommages et intérêts à M. Timofeievitch Kalashnikov, ainsi que 3.000 euros au titre des frais de justice.

Les noms de domaine réservés « en fraude » devront en outre être transférés au demandeur.

Source Liberation.fr

Essor des arnaques aux noms de domaine sur Internet

Capture d'écran du site du Godai Group.

Une petite société américaine de conseil en sécurité informatique créée en 2010, et baptisée Godai Group, s’est livrée à une expérience qui a duré six mois. Au printemps 2011, elle a acheté des dizaines de noms de domaines dits « doppelgangers », c’est-à-dire des faux jumeaux, très proches de noms existants, appartenant à de grandes entreprises.

Un exemple fictif : n’importe qui peut acheter « frjones.com », adresse pouvant facilement être confondue avec « fr.jones.com », adresse de la filiale française de la société américaine Jones.

Puis Godai Group a créé des serveurs de courrier électronique correspondant à ces nouvelles adresses, et elle a attendu, patiemment. En six mois, elle a reçu près de 120 000 messages, envoyés par des internautes inattentifs qui avaient oublié un point ou ajouté un tiret en tapant l’adresse.

Parmi eux des employés, des clients et des fournisseurs de ces entreprises, dont les messages contenaient, parfois, des informations sensibles : numéros de cartes de crédit, mots de passe, factures, devis, plans de réseaux informatiques, description de brevets industriels, contrats, CV…

En général, les entreprises tentent de se prémunir contre ce danger en achetant, à titre préventif, leurs principaux « doppelgangers ». Mais il est très difficile de couvrir toutes les fautes de frappe imaginables.

Parallèlement, Godai Group a fait une autre découverte : ces dernières années, des dizaines de « doppelgangers » de grandes sociétés américaines ont été achetées par des personnes basées en Chine. Ainsi « seibm.com » (proche de « se. ibm. com », la filiale suédoise d’IBM), appartient à M. Jialiang Wu, habitant Fuzhou, dans la province de Fujian.

ENTREPRISES VULNÉRABLES

Sur Internet, impossible de vérifier si les noms, adresses et numéros de téléphone et de fax indiqués dans le registre officiel sont authentiques. En théorie, on pourrait retrouver l’acheteur réel, grâce au moyen de paiement utilisé, mais de telles enquêtes ne peuvent être menées qu’avec la coopération des autorités locales.

Rien ne permet d’affirmer qu’il s’agit d’espionnage industriel, mais Godai Group a publié, début septembre, une longue liste d’entreprises jugées vulnérables, car elles n’ont pas acheté les principaux « doppelgangers » correspondant à leurs adresses.

Godai rappelle aussi que la captation « passive » de courrier n’est qu’une première étape : dans un second temps, le cyber-espion peut répondre à ses correspondants en se faisant passer pour l’entreprise, et se lancer dans toutes sortes d’escroqueries.

A noter que Godai Group est elle-même assez mystérieuse. Selon la presse professionnelle américaine, elle est basée à San Francisco, mais elle n’est listée nulle part, n’a pas de numéro de téléphone public, et son site Web ne mentionne aucune adresse physique.

En consultant les registres Internet, on apprend que le nom « Godaigroup.net » appartient à un M .Wong, domicilié à San Ramos (Californie), et que son site Web est hébergé sur un serveur situé à Los Angeles.

Attention: à ne pas confondre avec un autre Godai Group, plus ancien, une société italienne fabriquant des tissus de luxe – qui reçoit peut-être par erreur des messages destinés à M. Wong.

Auteur : Yves Eudes
Source LeMonde.fr

Activision récupère le nom de domaine ModernWarfare3.com par la force

Il y a quelques semaines, les joueurs qui voulaient se rendre sur le site modernwarfare3.com ne tombaient pas sur le site officiel du prochain Call of Duty, mais sur un site qui vantait les mérites de Battlefield 3, expliquant que c’était le seul et unique jeu de guerre qui valait le coup….

Activision a moyennement aimé la blague et décidé d’attaquer le fanboy d’Electronic Arts pour récupérer le nom de domaine.

La Justice leur a finalement donné raison. La NAF (National Arbitration Forum) en charge de régler ce genre de problèmes aux USA, a confirmé que le site en question était un piratage de l’image du jeu Call of Duty. Même si le détenteur du nom de domaine se défendait sur le fait que le terme « guerre moderne » (modern warfare) est générique, il a été conclu que son but était clairement de promouvoir un jeu concurrent au détriment de celui-là, et que le nom de domaine avait donc été enregistré et utilisé avec de mauvaises intentions.

Source Gamalive.com

iTunes.com : Apple achète 16 erreurs de frappe

Apple vient de faire l’acquisition de 16 noms de domaine constituant des variantes d’iTunes.com.

Apple_logoApple vient de porter intérêt à plusieurs noms de domaine créés en 2004 et qui jusqu’à fin août étaient encore la propriété d’Acebo Enterprises. La firme à la pomme a mis la main dessus selon une information repérée par MacRumors, et on comprend aisément pourquoi au regard de cette liste des seize.

On trouve ainsi : irtunes.com, itiunes.com, itrunes.com, itubnes.com, itumnes.com, itunbes.com, ituneas.com, ituneds.com, itunesa.com, itunesl.com, itunres.com, itunwes.com, ituynes.com, iutunes.com, iytunes.com, oitunes.com.

Dorénavant, ces domaines redirigent tous vers… itunes.com. Apple s’assure donc que les plus étourdis qui ont du mal à saisir correctement itunes atterrissent à bon port. Une erreur de frappe est si vite arrivée !

L’erreur de frappe peut être exploitée afin de mettre en place un site parking, soit une page foisonnant de liens sponsorisés et de profiter alors d’une audience sur un nom de domaine évocateur. Le typosquatting se base aussi sur le principe de la faute de frappe pour attirer l’internaute.

Reste que si Apple veut s’accaparer toutes les  » variantes  » d’itunes.com sur la Toile, il y a encore du pain sur la planche, à commencer par itune.com.

source Generation-NT.com

Amy Winehouse hackée par des web-squatteurs

Cela fait aujourd’hui un mois qu’Amy Winehouse a été retrouvée morte dans sa maison de Camden Square à Londres et des personnes malveillantes continuent à profiter de sa notoriété.

C’est le cas de nombreux pirates sur la toile qui se sont empressés de réserver des noms de domaine aux patronymes de la chanteuse défunte pour les vendre aux plus offrants. Il est effectivement courant qu’après le décès d’une célébrité, une association ou une fondation à son nom soit créée et l’on peut ici penser que des pirates aient anticipé cette situation…

Ainsi, quand Mitch Winehouse a décidé de monter une fondation au nom de sa fille pour venir en aide aux personnes sujettes aux dépendances en tous genres, il n’a pas pu lancer son site faute de nom de domaine. Tous ceux auxquels il a pensé ayant déjà été inventés. Alors à moins d’en acheter un à un prix exorbitant, le père d’Amy devra se résoudre à rendre les chèques des dons qui lui ont été envoyés en attendant de trouver une solution. C’est d’ailleurs ce qu’il a instamment fait, bien qu’indigné par le comportement de ces web-usurpateurs qui l’ont empêché de distribuer les dons aux nécessiteux.

Mitch Winehouse a d’ailleurs lancé un appel planétaire pour leur mettre la pression à travers les tabloïds. En attendant de régler cette question des noms de domaine, les pirates quant à eux tentent toujours de vendre leurs sites en contactant les proches de la chanteuse qui sont susceptibles d’être intéressés, notamment son ex-mari Black Fielder-Civil…
Source Trenditude.fr

Le créateur de Cydia veut récupérer Cydia.com

Le créateur de Cydia est prêt à aller en justice pour récupérer le contrôle du domaine Cydia.com.

Saurik

Nos confrères de Mac4Ever nous apprennent, via DomainNameWire, que Jay « Saurik » Freeman, l’illustre créateur de Cydia, va avoir recours à la justice pour faire valoir ses droits sur le nom de domaine Cydia.com. Il souhaite récupérer ce nom de domaine et est prêt à aller devant un juge pour ce faire.

Rappelons qu’en début d’année, en mars précisément, Saurik s’était vu rejeté une première demande. Il estime que le détenteur du nom de domaine Cydia.com a sciemment modifié le contenu de son site pour profiter de la notoriété de Cydia.

En effet, Cydia.com héberge désormais des forums liés aux produits Apple. Et le site n’est la plupart du temps pas accessible, victime de nombreuses attaques de type DoS (Denial of Service). Reste à voir si la justice américaine entendra la requête de Saurik et lui offrira le contrôle du domaine Cydia.com dont il pourrait se servir pour promouvoir son service pour terminaux iOS jailbreakés.

Source : MacWorld.fr

Google Wants to Take Down Goggle.com Web Site

Google goes after another “survey” site.

Google has filed a complaint with National Arbitration forum to get a hold of Goggle.com, Goggle.net, and Goggle.org.

While the domain names could be considered “generic” for the term Google, it’s the use of the domain names that has the company up in arms.

Similar to another recent complaint over YouTube.ph, these domains forward to a survey page that then entices users to complete a number of offers.

The current page doesn’t imitate Google’s logo, but that wasn’t always the case. The site used to have a logo with a similar font to Google (courtesy DomainTools historical thumbnails):

Source DomainNameWire.com

Les plaintes mondiales pour cybersquattage atteignent un nouveau record

L’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi) a enregistré une hausse de 29% de plaintes, mais portant sur moins de noms de domaine.

2010 a été une année record pour le cybersquattage. L’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi) indique avoir reçu l’année dernière 2 696 plaintes en la matière déposées par des propriétaires de marques. Il s’agit d’une augmentation de 29 % en un an, et de 16 % par rapport à 2008, année du précédent record de litiges. Ces plaintes plus nombreuses portent cependant sur moins de noms de domaine. Ceux-ci sont an baisse de 7 % sur un an, à 4 688. Soit une moyenne de 1,6 nom de domaine par litige.

Les plaignants viennent d’abord des secteurs du commerce de détail (9,67 %), de la banque / finance (9,31 %) et des biotechnologies et produits pharmaceutiques (9,26 %). Le secteur « Internet et informatique » vient ensuite, représentant 8,23 % des plaintes. Parmi les plaignants se trouvent Facebook, GoDaddy, Google, Twitter et Wikimedia. La part des marques du secteur de l’électronique atteint 4,38 % et celle des télécoms 4,22 %.

L’Ompi reçoit depuis 1999 les plaintes autour de noms de domaine ayants des extensions génériques ou géographiques. En 2010, 82 % des cas concernaient un « .com » et  provenaient de 57 pays. Neuf fois sur dix, le demandeur a obtenu gain de cause.

Baptiste Rubat du Mérac,

DSK évitera-t-il le cybersquatting?

Si Dominique Strauss-Kahn est finalement candidat à l’investiture socialiste, il devra trouver un nom de domaine pour son site de campagne puis s’occuper de le récupérer. Et, selon le site Politique.net, il va y avoir «des affaires à faire» pour les petits malins. L’adresse www.dsk2012.fr a ainsi été mise en vente 5.000 euros «par un particulier qui l’a réservée depuis mai 2008». «Pour DSK.fr, c’est pire, l’adresse est en vente mais les enchères ne sont pas plafonnées (attention à l’inflation)», ajoute le site.

Deux autres noms de domaines possibles sont eux déjà occupés par des sites actifs. Quand on va sur DSK.com, on tombe sur le «Directory for Sports in Kent», un répertoire de clubs de sport et de remise en forme dans la région britannique éponyme: «Maillots de bains et boxer moulant avec haltères sont […] de rigueur», écrit Politique.net. En ce qui concerne l’ancien blog de DSK, il est aujourd’hui occupé par un site de finance allemand dont le titre promet du «financement facile».

Cette dernière information avait déjà été notée il y a un an par le blog Tubbydev, qui pointait à l’époque que «le blog de DSK et ses archives existent toujours sur typepad à l’adresse http://dsk.typepad.com». Aujourd’hui, quand on clique sur l’adresse en question, elle est protégée par mot de passe.

Ces dernières années, plusieurs personnalités ou partis politiques ont été victimes de «cybersquatting», cette pratique consistant à réserver des noms de domaine susceptibles d’être utiles à un autre internaute. En décembre dernier, cela a par exemple été le cas du site parodique de l’UMP TheSolferishow.fr, comme l’expliquait à l’époque Le Monde. En 2008, l’adresse du blog de Jack Lang avait été récupérée par un site russe pour adultes, forçant l’ancien ministre de la Culture à «déménager». Le maire de Paris Bertrand Delanoë avait lui obtenu la fermeture du site Delanoe2008.com, dont le but était d’évaluer son action.

Deux ans avant, pendant la pré-campagne présidentielle, le Forum des droits sur internet avait fait part, comme l’expliquait ZDNet, de «pratiques contestables» concernant les réservations de noms de domaine.

Photo: Dominique Strauss-Kahn. World Economic Forum via Flickr CC License by.

Source: Slate.fr