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Un nom de domaine en .BZH ?

Tout comme la Catalogne qui a obtenu depuis quelques années la terminaison .CAT, l’association pointBZH demande la création de la terminaison .bzh pour les domaines liés à la Bretagne.

Cette association a quatre objectifs :
• faire la promotion du .bzh auprès des Internautes et les sensibiliser à l’utilité pour la Bretagne de disposer de sa propre extension Internet dédiée à sa langue et sa culture.
• demander la création du .bzh à l’ICANN (Internet Corporation For Assigned Names and Numbers), organisme international chargé de la délivrance et la régulation des extensions Internet.
• aider à collecter les fonds nécessaires au dépôt d’un dossier auprès de l’ICANN pour la création du .bzh.
• demander aux élus bretons de soutenir la démarche de création du .bzh et de l’appuyer auprès des autorités compétentes.

Près de 20.000 bretons ont déjà signé la pétition destinée à l’ICANN, l’organisme mondial qui gère les noms de domaine. Cela étant dit, l’ICANN propose désormais une procédure de création de nouvelle extension très facile, dont nous parlons ICI. Très facile certes, mais très couteuse. Pour résumer, si les bretons veulent leur extension, il leur faudra payer. Et sans l’aide des collectivités territoriales ou une mobilisation financière sans précédent, aucune chance de voir l’extension .BZH apparaitre sur la toile.

En attendant, les bretons peuvent toujours utiliser les services du service de redirection BZH.BZ. Il permet depuis 2002 aux bretons de bénéficier d’une redirection de site internet évoquant leur magnifique région.

Pour signer la pétition, rendez vous sur le site http://www.pointbzh.com.

Source: Hebergement1.com

Opération .kab : Ferhat écrit à l’ICANN

Les Catalans et les Catalanes ont réussi à obtenir le droit d’enregistrer un nom de domaine avec l’extension nationale «.CAT» pour «CATALUNYA». Ainsi, l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) a approuvé en septembre 2006 la demande de la Fundacio puntCAT, qui avait été établie pour servir les besoins de la communauté linguistique et culturelle catalane sur le web. Aujourd’hui, cette fondation Domini.cat qui fait figure d’exemple (http://www.puntcat.cat/) attribue des adresses électroniques avec l’extension nationale «.CAT».

Compte tenu du précédent de la Catalogne, le temps est venu de revendiquer pour les Kabyles comme pour les Québequois et les Bretons… le droit à une identité propre et une présence visible en tant qu’identité nationale. L’Opération POINT-KAB vise à formuler une telle revendication.

On pourrait aussi envisager une opération POINT-TMZ à l’échelle de Tamazgha ouvert sur la langue berbère.

Une telle action s’est traduite pour les catalans par une structuration du marché avec la création d’un organisme privé régulateur en mesure d’appliquer une charte de valeurs. D’ailleurs Domini.cat est appuyé par une réseau associatif assez conséquent.

Les enjeux technologiques pour tamazight et la Kabylie ne peuvent se réduirent au web comme non plus à la seule attribution des noms de domaine en .kab en raison de la prédominance du .com, de la croissance exponentielle de son TLD (le nombre total de noms de domaine) et des nouvelles extensions pour les professionnels comme le .travel. Cette nouvelle extension exclusivement réservée à l’industrie du voyage et du tourisme www.iru.org (400€ par an pour un nom de domaine) fait partie de celles qui ont connu la plus forte croissance des noms de domaine cette année.

Néanmoins, la conquête du .kab en vue d’une autonomie culturelle est un objectif minimal la portée du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie. Le rêve est d’autant plus accessible que des actions similaires ont abouties et sont dans l’ère du temps avec une relative saturation des noms de domaine et la venue de l’IPv6. Le .cat toujours en croissance à enregistré un volume de 27.000 dépôts en deux ans. En comparaison, l’extension française vient de fêter ses 1 million de noms de domaine (observatoire de l’AFNIC). Les données ne sont par ouvertes pour le CERIS qui attribue le .dz.

Bien plus qu’un symbole qui permettrait de renforcer la reconnaissance d’une identité kabyle sur internet, le .kab dont l’idée ne date pas d’hier, représenterait pour le MAK un outil politique et économique d’un nouvel ordre. Il lui conférerait un rôle de contrôle pour la diffusion culturelle amazighe kabyle où l’on pourra mieux apprécier ses capacités de conciliation avec les structures kabyles existentes. Jusqu’ici l’ICANN n’a attribué des noms de domaine qu’à des identités nationales. Le peuple catalan se reconnaisant comme une Nation, le MAK emboîtera-t il le pas en se déclarant le garant institutionnel de la Nation kabyle, en mouvement de libération nationale, rien n’est moins sûr.

auteur : Stéphane ARRAMI MERABET
source kabyle.com

Un député veut des adresses .QC

J’apprenais cette semaine que le député de Mercier à l’Assemblée nationale du Québec inaugurait son nouveau site Web. Et dans le cadre de cet exercice, Daniel Turp a découvert qu’il n’était pas possible d’obtenir un nom de domaine qui se termine par les lettres .QC. Après avoir fait des recherches, le député de la région montréalaise a cependant découvert que les Catalans ont réussi à obtenir le droit d’enregistrer un nom de domaine avec les lettres .CAT pour Catalunya. Selon ses recherches, l’ICANN aurait approuvé la demande en septembre 2006. Une demande effectuée sur la base des besoins linguistiques et culturels du peuple catalan.

Fort de cette recherche, Daniel Turp croit aujourd’hui que les Québécois pourraient obtenir leur identité propre sur internet et pour ce faire, il lance une grande pétition en ligne pour obtenir l’appui des internautes québécois et sympathisants de cette requête. Pour plus de renseignements sur cette démarche, il est possible de consulter le site de l’Opération POINT-QC.

Mais revenons au nouveau site

Maintenant, permettez-moi de revenir sur le nouveau site du député, car malgré toute la bonne volonté du député, le travail des «spécialistes» laisse à désirer. Généralement, je ne commente pas les sites Web, mais lorsqu’on m’envoie deux courriels pour m’annoncer en grande pompe un nouveau site pour « marquer le cinquième anniversaire de mon élection » et qu’on y mentionne «au cours des derniers mois, j’ai travaillé avec des spécialistes», je me permets une visite critique des lieux.

Et le résultat de cette visite est peu reluisant. Commençons par le message d’accueil. Deux jours après le lancement du nouveau site, on trouve encore le communiqué général du lancement en page d’accueil. Le jour du lancement, ça va toujours même si ça démontre un manque de culture Web. Mais deux jours plus tard, c’est un drôle de message pour un lieu qui doit être un carrefour entre un député et ses commettants. Au pire, on aurait pu faire disparaître l’invitation au lancement du site 😉

Dans son texte officiel d’accueil, le député nous apprend l’existence d’un Carnet citoyen pour y faire connaître notre opinion. Cet espace doit permet au député de prendre connaissance des commentaires et opinions qui le guideront dans son travail d’élu. Après vérification avec plusieurs fureteurs, j’ai eu beau chercher, je n’ai jamais trouvé dans ce carnet citoyen un espace pour envoyer un commentaire ou une opinion.

Le député en profite pour nous annoncer la présence d’un nouvel outil de communication, DanielTurp.TV. Bel exercice de communication et surtout très rentable avec un député qui est télégénique. Le hic, c’est que l’adresse Danielturp.tv n’a pas été enregistrée… à€ qui la chance ?

Je termine avec le plus gênant du site, les sections espagnoles et portugaises. Il faut savoir que la circonscription du député compte une forte population espagnole et portugaise. Le geste était noble, mais le résultat démontre l’importance des tests de qualité. Aucun lien dans le texte des deux sections ne fonctionne. Une fois sur la page espagnole ou portugaise, un texte invite l’internaute à cliquer vers diverses sections du site. Mais chaque clic nous amène plutôt vers une page d’erreur sur le serveur qui héberge le site du député.

source radio-canada.ca

A.WEB In Your Future?

Future Registrations of Single-Letter and Double-Digit Domain Names Being Considered by ICANN.

A.COM? 4.BIZ? ICANN, the Internet Corporation for Assigned Names and Numbers, is considering how one and two character domain names for generic top level domains should be allocated in the future.

A current proposal being considered by ICANN calls for opening registration of single-letter and double-digit domains in future gTLDs.

Currently, ICANN reports that all 16 gTLD registry agreements (.AERO, .ASIA, .BIZ, .CAT, .COM, .COOP, .INFO, .JOBS, .MOBI, .MUSEUM, .NAME, .NET, .ORG, .PRO, .TEL, and .TRAVEL) provide for the reservation of single-letter and single-digit names at the second level.

The public is invited to comment on the proposed policy change through Nov. 15, by emailing allocationmethods@icann.orgThis e-mail address is being protected from spam bots, you need JavaScript enabled to view it or visiting http://forum.icann.org/lists/allocationmethods/

For more information on the proposal, visit http://www.icann.org/announcements/announcement-16oct07.htm

By Staff Reports
Source ModernDomainer

Avec son .bzh, la Bretagne milite pour les extensions internet régionales

.org, .com, .net, .fr, .eu et bientôt .bzh ! Le comité d’action pour l’obtention d’un nom de domaine .bzh a organisé une conférence, le 21 septembre dernier à Paris, à l’occasion de la Breizh Touch, sur les « enjeux des nouvelles extensions internet » avec le soutien du conseil régional de Bretagne et du club de réflexion Bretagne Prospective. L’objectif vise à monter un dossier de candidature pour présenter l’extension « .bzh » à l’Icann, accompagné des fonds nécessaires à la réussite de l’opération. L’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (Icann), organisation à but non-lucratif de droit américain gère le système de nom de domaine (de type .com, .org ou .net) et les codes nationaux (de type .fr pour la France, .uk pour le Royaume-Uni, etc). Elle a pour mission d’assurer une représentation globale des communautés internet au niveau mondial et d’agréer les demandes de création de nom de domaine.

Pourquoi les catalans et pas les bretons ?

« Oui, on peut le faire, c’est une question d’enthousiasme et de volonté », a témoigné Amadeu Abril i Abril, ancien directeur général de la Fondation PuntCat. La Catalogne est, en effet, la première région européenne à disposer de son extension (.cat) depuis près de deux ans. Une association a été créée pour transmettre la demande à l’Icann. « Le soutien des organisations publiques a été crucial », a reconnu le catalan.
En France, la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique et la Réunion disposent déjà de leurs propres extensions géographiques .gp, .gf, .mp et .re. « Internautes, collectivités, entreprises, associations sont nombreux à souhaiter une extension .bzh comme en témoignent les 15.000 signatures recueillies », a estimé Mikael Bodlore, créateur du site et de la pétition pour la demande de l’extension bretonne. Depuis mai 2007, un comité d’action regroupe l’association Point bzh, Bretagne Prospective, le conseil régional et diverses personnalités afin de faire entendre la voix de la Bretagne auprès de l’Icann. A la demande de ce comité, Bretagne Prospective va démarrer ce mois-ci une étude de faisabilité afin de « mieux cerner les critères d’attribution de l’Icann mais aussi de tester les motivations des acteurs de la société civile et du monde économique breton à soutenir l’initiative ». La région Bretagne a apporté son soutien de principe, dès juin 2006. L’initiative a déjà reçu l’assentiment des élus bretons, dans le sillage d’initiateurs tels que le député finistérien, Christian Ménard dès 2004, la conseillère régionale Françoise Louarn, le président du conseil régional Jean-Yves Le Drian et Patrick Mareschal, président du conseil général de Loire-Atlantique. Des collectivités ont ensuite voté des résolutions pour soutenir le projet : en avril 2006 pour le département d’Ille-et-Vilaine, en juin 2006 pour la région et le Finistère, puis le Morbihan.

La Bretagne se mobilise

Le .bzh sera réservé aux sites internet faisant référence à la Bretagne, sa culture et sa langue qu’ils soient situés en Bretagne ou non. Il pourra être réservé par les collectivités bretonnes, les entreprises et ayants droit et ensuite les particuliers (en appliquant le principe du premier arrivé, premier servi). Il devra impérativement faire référence à la Bretagne. « En ce sens, il ne s’agit pas d’une extension régionale pour la Bretagne mais bien d’une extension culturelle pour la langue et la culture bretonne, à l’exemple de la Catalogne », a expliqué Mikael Bodlore. « Il faut désormais réunir les moyens, animer un groupe de pression et réussir à passer les filtres des institutions publiques en France et surtout au sein de l’Icann », a expliqué Sébastien Bachollet, président de l’Internet Society France. « La région continuera à apporter son soutien à cette action d’un point de vue juridique et financier notamment, […] comme vecteur de développement économique », a confirmé un représentant régional. Car le succès du mouvement en Catalogne a fait apparaître de nouveaux services et de nouveaux usages. « Nous attendions 2.000 sites en .cat, nous en comptons aujourd’hui autour de 20.000 a précisé Amadeu Abril i Abril. Mais ce n’est pas gratuit. L’exemple catalan fait ressortir des coûts de mise en place importants : le seul dépôt du dossier auprès de l’Icann atteint environ 80.000 euros et la Fondation catalane reconnaît avoir dépensé au total près de 150.000 euros pour aboutir. A Berlin, une équipe de six personnes est mobilisée quasiment à temps plein depuis deux ans, ce qui fait dire à Sébastien Bachollet « qu’il faudra de 1,5 à 2 millions d’euros pour obtenir puis maintenir un nom de domaine, que ce soit en cash ou en apport en temps homme ». Pourtant, l’intérêt pour les extensions au nom d’une identité culturelle forte ne se dément pas. En Europe, l’Ecosse, la Galice, le Pays basque et le pays de Galles préparent leur dossier. Bientôt seront probablement délivrés des extensions pour les villes : .berlin, .tokyo, .nyc et. et peut-être même un .paris. L’Icann devrait se réunir pour la première fois à Paris, en juin prochain : l’occasion rêvée de faire aboutir le projet de .bzh ?

Auteur : Luc Derriano / EVS
Source Localtis

L’ICANN met fin à la Yougoslavie

« L’ICANN vient officiellement de mettre fin à l’un des derniers vestiges de la Yougoslavie en décidant de supprimer le nom de domaine ‘.yu’, quatre ans après la dissolution du pays d’Europe de l’Est.

L’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers a indiqué que les sites Internet dont le suffixe est ‘.yu’ ont jusqu’au 30 septembre 2009 pour opter pour l’un des noms de domaine le remplaçant, soit ‘.rs’ (pour la Serbie) ou ‘.me’ (pour le Monténégro).

L’ICANN se conforme ainsi à une décision prise en 2003 par l’Organisation internationale de normalisation afin de supprimer le nom ‘Yougoslavie’ de la nomenclature internationale.

Rappelons que le parlement yougoslave a officiellement dissous le pays en 2003 et entériné la création d’une fédération incluant la Serbie et Monténégro, qui a finalement été scindée en deux états en 2006.

L’ICANN a également indiqué qu’elle n’exclut pas la possibilité de créer des noms de domaine pour les différentes communautés culturelles de ces deux pays, à l’instar du nom de domaine ‘.cat’ créé pour la commnauté catalane (Espagne).

L’organisme qui régule les noms de domaine discute aussi avec le gouvernement russe afin de supprimer le nom de domaine ‘.su’, qui représente les sites Internet de l’ex-URSS. »

Source branchez-vous.com et AFP

Les nations sans Etat cherchent leur indépendance sur internet

« Des pays sans Etat bataillent pour l’obtention d’un nom de domaine internet « national »

Faute d’une indépendance politique réelle, plusieurs nations sans Etat ont vu ces derniers temps fleurir des initiatives d’indépendance virtuelle. Grand nombre d’associations d’Ecosse, Pays des Galles, Bretagne, Galice ou Flandre ont mis en place chacune dans son pays des dynamiques en faveur de la création d’une extension « nationale » des noms de domaine internet. L’extension, la dernière partie de l’adresse d’un site web, est en quelque sorte semblable à l’indicateur d’origine d’une plaque d’immatriculation d’un véhicule : elle permet de connaître la nature et la source du nom de domaine.

Si le « .fr » existe pour les pages web réalisées en France, le « .es » pour celles conçues en Espagne ou le « .uk » pour les pages britanniques, pourquoi pas une extension similaire pour les sites basques, écossais, gallois, bretons, galiciens ou flamands? Un groupe de militants catalans s’est posé cette même question il y a quelques années. Avec le soutien des institutions locales et des associations culturelles, ils ont constitué PuntCat, un comité de soutien pour la création d’une extension « .cat ». Rapidement un dossier a été constitué et remis à l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), l’entité responsable de la coordination du système de noms de domaine internet. Le 16 septembre 2005, l’ICANN acceptait la demande. La Catalogne devenait ainsi la première nation sans état en Europe à disposer de sa propre extension: « .cat »

Le succès est incontestable. Depuis la mise en place du « .cat » en début 2006, quelque 25000 sites utilisent à ce jour cette extension et une augmentation de 33% de l’utilisation de la langue catalane sur le Web a été observée. C’est sous l’inspiration de ce succès que des militants des extensions internet pour la Bretagne, la Galice et le Pays de Galles doivent se réunir dans dix jours à Saint-Jacques de Compostelle pour examiner la possibilité de rassembler les forces devant l’ICANN.

Succès des campagnes

« La mise en place d’une dynamique de ce genre et la constitution d’un dossier est un travail énorme; il y a beaucoup de marches à monter et cela exige du temps et de l’argent », explique Mikael Bodlore-Penlaez, responsable de l’association bretonne PointBzh qui bataille pour que ce territoire dispose de sa propre extension Internet dédiée à sa langue et sa culture. « Nous avons constitué un comité qui sera chargé de réaliser une étude de faisabilité de l’extension « .bzh », pour voir si la démarche est économiquement viable ». Ayant pris connaissance de l’existence d’autres initiatives similaires, le pas était logique. « Pourquoi ne pas travailler ensemble? »

Les campagnes en Bretagne, Galice et Pays de Galles ont toutes connu un franc succès. Près de 15 000 signatures ont été rassemblées par la campagne bretonne et des institutions telles que le Conseil régional ou le département de la Loire-Atlantique ainsi que des élus de tout bord soutiennent sans ambages la campagne, « du PS à l’UMP en passant par les régionalistes ». En Galice, l’appui politique est également large et même le Parti Populaire, assez allergique quant il s’agit de questions identitaires, a porté son soutien à la campagne PuntoGal. D’ailleurs, le PPétait opposé à la dynamique catalane PunCat. Enfin, au Pays de Galles tous les partis présents au Parlement soutiennent le « .cym ». Le ministère britannique du Commerce et de l’Industrie a même déclaré qu’il ne voyait pas de raison pour s’opposer à la mise en place d’une telle extension.

Au Pays Basque, cependant, les initiatives n’ont toujours pas fructifié. Il y a eu des essais pour mettre en place une dynamique en faveur de l’extension « .eh » (Euskal Herria), mais la dynamique est tombée à l’eau. Aujourd’hui, cette extension de nom de domaine appartient au Sahara Occidental.

En 2006, à la suite de la concession de l’extension « .cat » par l’ICANN, des internautes basques ont tenté de ressusciter le débat en proposant l’extension « .eus », mais leur réflexion a naufragé dans l’océan des blogs. « C’est dommage car un dossier basque pourrait compter sans doute avec le soutien du gouvernement d’Euskadi. Les Catalans ont eu eux aussi ce soutien de la part de leur gouvernement », évoque Mikael Bodlore-Penlaez tout en regrettant que la Région de la Bretagne n’ait pas le poids institutionnel des exécutifs autonomes ibériques.

Les Bretons, les Gallois et les Galiciens sont décidés à mener leur projet à bout. Peut-être que s’ils réussissent, d’autres prendront le relais au Pays Basque pour le « .eus ».

Les sites de Bizkaia profitent du domaine business

Alors que les démarches « .eh » et « .eus » sont tombées dans l’oubli, certaines sociétés et institutions de Bizkaia ont décidé de profiter du hasard pour enregistrer leurs domaines avec une extension géographique. En effet, en 2001 les organismes gérant internet ont lancé de nouvelles extensions de nom de domaine, dont le « .biz », en théorie réservé aux entreprises (biz de business). Dès le lancement de cette extension, grand nombre de sociétés se sont empressées d’enregistrer leurs sites avec cette nouvelle immatriculation hasardeuse.

C’est le cas du quotidien conservateur El Correo qui a enregistré www.elcorreo.biz. L’adresse de ce journal est toujours celle qu’il avait avant 2001, mais en tapant le nouveau domaine on tombe sur le site principal.

Les institutions bizkaitar ont elles aussi réagi assez vite au lancement du « .biz ». La diputacion forale de Bizkaia, par exemple, n’a pas tardé à enregistrer www.bizkaia.biz, mais à ce jour ce domaine n’est pas utilisé. D’autres domaines qui pourraient intéresser des organisations de la province sont en vente. Tel est le cas de www. athletic.biz qui pourrait intéresser le club de football de Bilbao. Ou le cas des communes, dont les domaines « .biz » ont été enregistrés par des particuliers.  »

Source Euskalherria.com