Les Catalans et les Catalanes ont réussi à obtenir le droit d’enregistrer un avec l’extension nationale «.CAT» pour «CATALUNYA». Ainsi, l’ (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) a approuvé en septembre 2006 la demande de la Fundacio puntCAT, qui avait été établie pour servir les besoins de la communauté linguistique et culturelle catalane sur le web. Aujourd’hui, cette fondation Domini. qui fait figure d’exemple (http://www.puntcat./) attribue des adresses électroniques avec l’extension nationale «.CAT».

Compte tenu du précédent de la Catalogne, le temps est venu de revendiquer pour les Kabyles comme pour les Québequois et les Bretons… le droit à une identité propre et une présence visible en tant qu’identité nationale. L’Opération POINT- vise à formuler une telle revendication.

On pourrait aussi envisager une opération POINT-TMZ à l’échelle de Tamazgha ouvert sur la langue berbère.

Une telle action s’est traduite pour les catalans par une structuration du marché avec la création d’un organisme privé régulateur en mesure d’appliquer une charte de valeurs. D’ailleurs Domini. est appuyé par une réseau associatif assez conséquent.

Les enjeux technologiques pour tamazight et la Kabylie ne peuvent se réduirent au web comme non plus à la seule attribution des noms de en . en raison de la prédominance du .com, de la croissance exponentielle de son TLD (le nombre total de noms de ) et des nouvelles extensions pour les professionnels comme le .travel. Cette nouvelle extension exclusivement réservée à l’industrie du voyage et du tourisme www.iru.org (400€ par an pour un ) fait partie de celles qui ont connu la plus forte croissance des noms de cette année.

Néanmoins, la conquête du . en vue d’une autonomie culturelle est un objectif minimal la portée du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie. Le rêve est d’autant plus accessible que des actions similaires ont abouties et sont dans l’ère du temps avec une relative saturation des noms de et la venue de l’IPv6. Le . toujours en croissance à enregistré un volume de 27.000 dépôts en deux ans. En comparaison, l’extension française vient de fêter ses 1 million de noms de (observatoire de l’AFNIC). Les données ne sont par ouvertes pour le CERIS qui attribue le ..

Bien plus qu’un symbole qui permettrait de renforcer la reconnaissance d’une identité kabyle sur internet, le . dont l’idée ne date pas d’hier, représenterait pour le MAK un outil politique et économique d’un nouvel ordre. Il lui conférerait un rôle de contrôle pour la diffusion culturelle amazighe kabyle où l’on pourra mieux apprécier ses capacités de conciliation avec les structures kabyles existentes. Jusqu’ici l’ n’a attribué des noms de qu’à des identités nationales. Le peuple catalan se reconnaisant comme une Nation, le MAK emboîtera-t il le pas en se déclarant le garant institutionnel de la Nation kabyle, en mouvement de libération nationale, rien n’est moins sûr.

auteur : Stéphane ARRAMI MERABET
source kabyle.com



J’apprenais cette semaine que le député de Mercier à l’Assemblée nationale du Québec inaugurait son nouveau site Web. Et dans le cadre de cet exercice, Daniel Turp a découvert qu’il n’était pas possible d’obtenir un de qui se termine par les lettres .. Après avoir fait des recherches, le député de la région montréalaise a cependant découvert que les Catalans ont réussi à obtenir le droit d’enregistrer un de avec les lettres . pour Catalunya. Selon ses recherches, l’ aurait approuvé la demande en septembre 2006. Une demande effectuée sur la base des besoins linguistiques et culturels du peuple catalan.

Fort de cette recherche, Daniel Turp croit aujourd’hui que les Québécois pourraient obtenir leur identité propre sur internet et pour ce faire, il lance une grande pétition en ligne pour obtenir l’appui des internautes québécois et sympathisants de cette requête. Pour plus de renseignements sur cette démarche, il est possible de consulter le site de l’Opération POINT-.

Mais revenons au nouveau site

Maintenant, permettez-moi de revenir sur le nouveau site du député, car malgré toute la bonne volonté du député, le travail des «spécialistes» laisse à désirer. Généralement, je ne commente pas les sites Web, mais lorsqu’on m’envoie deux courriels pour m’annoncer en grande pompe un nouveau site pour « marquer le cinquième anniversaire de mon élection » et qu’on y mentionne «au cours des derniers mois, j’ai travaillé avec des spécialistes», je me permets une visite critique des lieux.

Et le résultat de cette visite est peu reluisant. Commençons par le message d’accueil. Deux jours après le lancement du nouveau site, on trouve encore le communiqué général du lancement en page d’accueil. Le jour du lancement, ça va toujours même si ça démontre un manque de culture Web. Mais deux jours plus tard, c’est un drôle de message pour un lieu qui doit être un carrefour entre un député et ses commettants. Au pire, on aurait pu faire disparaître l’invitation au lancement du site ;-)

Dans son texte officiel d’accueil, le député nous apprend l’existence d’un Carnet citoyen pour y faire connaître notre opinion. Cet espace doit permet au député de prendre connaissance des commentaires et opinions qui le guideront dans son travail d’élu. Après vérification avec plusieurs fureteurs, j’ai eu beau chercher, je n’ai jamais trouvé dans ce carnet citoyen un espace pour envoyer un commentaire ou une opinion.

Le député en profite pour nous annoncer la présence d’un nouvel outil de communication, DanielTurp.TV. Bel exercice de communication et surtout très rentable avec un député qui est télégénique. Le hic, c’est que l’adresse Danielturp.tv n’a pas été enregistrée… À qui la chance ?

Je termine avec le plus gênant du site, les sections espagnoles et portugaises. Il faut savoir que la circonscription du député compte une forte population espagnole et portugaise. Le geste était noble, mais le résultat démontre l’importance des tests de qualité. Aucun lien dans le texte des deux sections ne fonctionne. Une fois sur la page espagnole ou portugaise, un texte invite l’internaute à cliquer vers diverses sections du site. Mais chaque clic nous amène plutôt vers une page d’erreur sur le serveur qui héberge le site du député.

source radio-canada.ca