Toute l'actualité des noms de domaine et nouveaux gTLDs

Archives de mots clés: xxx

Google s’offre le nom de domaine Youtube.xxx

Le moteur de recherche a récupéré une grande partie des noms de domaines en .xxx correspondant à ses marques.

L’ouverture le 6 décembre dernier du domaine .xxx pousse certaines entreprises à sécuriser leurs marques en déposant leurs propres noms de domaines utilisant cette extension pour éviter toute récupération abusive par un tiers. Ainsi, Google a réservé les domaines correspondant à la plupart de ses produits, à commencer par sa plate-forme vidéo Youtube, dont le détournement par un acteur de l’industrie pornographique aurait pu se révéler gênant pour le moteur. Google a également déposé les domaines Google.xxx, Gmail.xxx, Picasa.xxx, Orkut.xxx, Adwords.xxx, Adsense.xxx ou Doubleclick.xxx. Certaines marques du groupe comme Blogger.xxx sont cependant encore à vendre.

L’extension réservée à l’industrie pornographique a été ouverte à la vente le 7 septembre dernier par son gestionnaire le registar ICM Registry. Avant le 6 décembre dernier, seuls les propriétaires de marques déposées étaient autorisés à acheter le nom en .xxx correspondant (période de sunrise). 500 000 noms de domaines pourraient être enregistrés pour cette extension avant la fin de l’année, selon les estimations.

auteur : Benoît Méli, Journal du Net
source JournalDuNet.com

Des universités américaines réservent des sites.xxx

Soucieuses de leur image, deux universités ont déjà acheté des noms de domaine de ce type, normalement réservés aux sites pornographiques.

La page du site uchicago.xxx (Capture d'écran)
La page du site uchicago.xxx (Capture d’écran)

A peine disponibles à la vente, les adresses web en .xxx n’ont pas été longtemps l’apanage des seuls sites pornographiques.En effet, les universités de Chicago et de North Western (Illinois) ont déjà acheté leur nom de domaine en .xxx. L’objectif étant d’éviter d’être victime de « cyber-squatting ».

« Nous avons le devoir de protéger l’intégrité de nos étudiants et notre image, » a justifié une porte-parole de l’université de Chicago dans le « Chicago Tribune« .

De nombreuses entreprises ou entités, soucieux de leur image, ne devraient pas tarder à suivre le modèle des universités américaines et réserver leur nom de domaine.

source : NouvelObs.com

Une coalition de sites pornographiques s’attaque au .XXX et à l’Icann

YouPorn, Playboy, le puissant studio Digital Playground et bien d’autres : une coalition d’éditeurs de sites et de films pornographiques américains a déposé, le 16 novembre, une plainte contre le gestionnaire d’Internet (PDF), l’Icann, et l’entreprise ICM Registry, qui gère le tout nouveau domaine Internet .xxx, conçu pour les sites pour adultes.

Ces éditeurs accusent l’Icann et ICM Registry de pratiques anti-concurrentielles et monopolistiques. Au cœur de leur critique se trouve l’obligation qui leur est faite, selon eux, d’acheter un nom de domaine en .xxx pour se prémunir face à d’éventuels cybersquatteurs. Une obligation liée au fait que le triple X soit associé dans l’esprit des consommateurs aux contenus pornographiques. « Par exemple, YouPorn.com est dans l’obligation d’empêcher toute autre personne de créer un site utilisant l’adresse proche YouPorn.xxx. Sinon les consommateurs cherchant à visiter YouPorn.com pourront arriver sur YouPorn.xxx, ce qui causerait à YouPorn.com un manque à gagner et nuirait à sa réputation », détaille la plainte.

ICM registry nie de son côté toute vente « forcée ». « Comme nous l’avons démontré à de nombreuses reprises dans le passé, nous avons pris des mesures pour nous assurer que ce domaine est lancé de la manière la plus légale et la plus responsable possible », affirme l’entreprise. Il n’en demeure pas moins qu’il est difficile, pour un site pornographique, de ne pas acheter le nom de domaine de sa marque en .xxx, en complément de son nom de domaine habituel.

Malgré les prises de position divergentes de certains acteurs, l’industrie pornographique était majoritairement opposée à la création du domaine .xxx. Elle contestait son utilité, et craignait qu’il ne soit, à terme, rendu obligatoire d’y héberger les sites pour adultes, ce qui faciliterait leur filtrage. Il est en effet beaucoup plus simple de bloquer l’accès à un domaine dans son ensemble que d’utiliser des listes de mots-clés, comme le font aujourd’hui les logiciels de contrôle parental et certains états qui ont interdit les sites pornographiques, dont la Chine.

IMPLICATIONS IMPORTANTES POUR LES NOUVEAUX DOMAINES GÉNÉRIQUES

Cette plainte pourrait avoir d’importantes répercussions dans des domaines n’ayant rien à voir avec la pornographie. L’Icann est actuellement en pleine phase de préparation pour le lancement de nouvelles extensions, qui pourraient concerner aussi bien des zones géographiques (deux dossiers, pour un .bzh et un .corsica, ont été déposés en France) que des entreprises ou des mots génériques (.sante, .shop,…).

Déjà complexe – et onéreuse – la procédure de création de nouveaux domaines pourrait faire l’objet de procédures similaires, si les tribunaux donnent raison aux éditeurs de sites pornographiques. En effet, même si l’association entre contenu et domaine est particulièrement forte pour les sites en .xxx, des entreprises pharmaceutiques pourraient par exemple arguer que les nouveaux noms de domaines les contraindraient à enregistrer un site en .sante et probablement dans d’autres domaines génériques.

source LeMonde.fr

ICM Registry Closes Sunrise Period with 80,000 Applications for .XXX Domain Names

ICM Registry, the company behind the .XXX top-level domain (TLD) officially closed its Sunrise A and Sunrise B periods at Noon EST yesterday with more than 80,000 applications for domain names, it was announced by Stuart Lawley, CEO of ICM Registry.

The Sunrise Period, which was extended by three days to accommodate overwhelming demand, was designed to allow trademark and brand holders ample opportunity to apply for their corresponding .XXX domain names. During this time, 78,938 trademarked/pre-owned names were submitted, while 1,524 other names were allocated as part of The Founders Program.

“We couldn’t be happier about the success of the Sunrise period,” said Lawley. “There is always a risk with a new TLD that you may build it and nobody will come. We are thrilled that over 80,000 applications came!  In fact, the .XXX Sunrise period results far exceeds those of any other new sTLD, including .mobi, .asia and even that of .co that re-launched last year with a significant marketing campaign. We look forward with great anticipation to Landrush, opening next week and General Availability on December 6, which is when the fun really starts.”

Landrush, which opens on Tuesday, November 8th is a restricted 17-day period set aside for members of the adult Sponsored Community who want to secure premium .XXX domain names, guaranteeing them the chance to either buy them outright or to participate in a closed mini-auction where they can bid for them.  Unlike General Availability, Landrush is not administered on a first come, first served basis, thereby guaranteeing anyone applying for an available domain name the chance to obtain it. At the end of the Landrush period, domain names with only one application will be simply awarded, while those with two or more applications will proceed to a closed mini-auction between the respective applicants.

source ICMRegistry

Lancement du .XXX : J-7 ! Sortez couvert !

L’enregistrement des noms de domaine .XXX démarre le 7 septembre !
Que vous soyez ou non membre de l’industrie du divertissement pour adulte, cette extension s’adresse à vous :

  • Votre activité est liée au monde de la pornographie ? Déposez dès aujourd’hui votre nom de domaine ou votre marque en .XXX et rejoignez la communauté des professionnels de votre secteur (sunrises A).
  • Votre activité n’est pas liée à cette industrie ? Protégez dès maintenant votre marque, votre nom ou votre produit en .XXX contre les petits malins qui voudraient les utiliser ou les détourner à des fins commerciales (sunrise B).

Pour rappel, le registre de cette extension, ICM Registry, toujours controversé, a pour objectif de créer un internet « propre » aux yeux non aguerris. En permettant de segmenter l’espace de nommage entre le monde « adulte » et le reste de l’internet, les sites .XXX seront ainsi plus faciles à filtrer via des outils de contrôle parental ou de filtrage internet disponibles sur le marché.

TARIFS DES PHASES D’ENREGISTREMENT DU.XXX


du 07/09 au 28/10/11
Trademark sunrise A : Réservée aux sociétés titulaires de marques liées à l’industrie adulte
enregistrement : 195€ HT/1 an.

du 07/09 au 28/10/11
Grandfathering sunrise : Réservée aux membres de l’industrie porno, propriétaires de noms de domaine correspondants dans une autre extension
enregistrement : 150€ HT/1 an.

du 07/09 au 28/10/11
Trademark sunrise B : Réservée aux sociétés titulaires de marques hors industrie adulte.
enregistrement : 175€ HT à vie.

du 08/10 au 25/11/11
Landrush : Ouverte uniquement aux membres de la communauté pornographique.
seulement 150€ HT/1 an

à partir du 6 décembre 2011
Ouverture totale : phase ouverte à tous, membres ou non de l’industrie porno.
seulement 80€ HT/1 an

Pré-enregistrez dès maintenant votre nom de domaine .XXX sur notre site.

Attention : selon la règle fixée par ICM Registry, toute commande passée sera facturée … même si le nom de domaine n’est pas obtenu ! Nous vous invitons donc à bien veiller à vos dépôts, les demandes non satisfaites ne seront pas remboursables.
* à vie: le contrat ICM/ICANN est fixé à 10 ans, l’enregistrement est donc a priori valable au minimum pour 10 ans.

EXTENSIONS EN PROMOTION EN SEPTEMBRE

AFGHANISTAN – .AF : 65 euros
au lieu de 99 euros (-35%).
ASIA – .ASIA : 12 euros HT (présence locale incluse)
au lieu de 22 euros (-45%).

NOUVELLES EXTENSIONS

Nous restons en Asie et vous proposons une promenade sur les bords de la mer Caspienne ou en Asie centrale via deux nouvelles extensions ouvertes à tous : Kazakhstan (.KZ) et Tadjikistan (.TJ).

KAZAKHSTAN – .KZ : 169 euros HT
pour enregistrement, renouvellement et transfert.
Ouvert à tous sans restriction.
TADJIKISTAN – .TJ : 155 euros HT
pour enregistrement, renouvellement et transfert.
Ouvert à tous sans restriction.

NOUVEAUX TLDs, n’attendez pas 2012 !

Vous souhaitez créer votre extension (ex: .mamarque), n’attendez pas ! Les premiers dossiers de demandes d’extension pourront être déposés à partir du 12 janvier 2012.

Contactez dès maintenant notre service commercial pour connaître les conditions de candidature.

NEW TLDs

COMMANDER DES NOMS DE DOMAINE

Si vous souhaitez profiter de cette opération pour pré-enregistrer vos noms de domaine, rendez-vous sur notre site.

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Vous pouvez couvrir ou protéger vos noms de domaine et marques sur les 5 continents : 15 extensions génériques du .com au .travel, en passant par le .pro et le .aero, 40 extensions européennes, 25 extensions africaines ou océaniennes, 32 extensions américaines et 29 extensions asiatiques.

Cliquez ici sur notre site :

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Toute l’équipe de Namebay reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

600 000 extensions en « .xxx » déjà réservées

Le nombre élevé de réservations n’est toutefois pas forcément synonyme de succès pour ce nouveau type de nom de domaine, réservé aux sites pornographiques.

Les négociations menées par les sites pornographiques pour obtenir la création de noms de domaines classés « .xxx » auront duré sept longues années, jusqu’à l’accord trouvé le 18 mars entre l’industrie du X et l’Icann, l’organisme qui gère le web mondial. Mais c’est une vraie déferlante qui s’est abattue ces derniers jours sur cette nouvelle extension.

Capture d’écran de dorcel.com

Ajouté à la racine Internet vendredi 15 avril, l’extension se terminant en « .xxx » fait déjà le buzz. Sur son compte Twitter, la société ICM Registry, qui gère le « .xxx », affirme avoir déjà reçu plus de 600.000 demandes de réservation – ce qui ne signifie pas cependant qu’autant d’adresses seront achetées.

Même si pour le moment la quasi-totalité de ces adresses n’hébergent pas de sites, l’ICM Registry pourrait se frotter les mains. La compagnie espère ainsi « retirer 200 millions de dollars par an de cette activité, en ayant fixé un prix de vente autour des 60 dollars, contre 6 euros pour un .fr » peut-on lire sur le site Ecrans.fr.

De la spéculation ?Le succès n’est pourtant pas assuré. Le chiffre de 600.000 réservations tiendrait en partie de la spéculation faite autour du « .xxx ». D’autres demandes de pré-enregistrement se sont également faites par précaution, comme l’expliquent les acteurs du porno sur le web dans un article de l’Expansion.com. Le but avoué est alors de lutter contre le « cybersquatting », et non pas de lancer un site en « .xxx ».

D’ailleurs, les sites pornographiques n’ont aucune obligation d’être hébergés sur l’extension « .xxx » et plusieurs pays, comme l’Inde, ont annoncé qu’ils bloqueraient les adresses web se terminant par « .xxx », comme l’explique LeMonde.fr

Pendant que le nombre de sites utilisant l’extension .fr dépassait ce weekend la barre des deux millions, l’industrie pornographique s’interroge encore sur l’utilité du « .xxx ». Pour tirer un premier vrai bilan, mieux vaut donc attendre quelques mois.

Source: LeMonde.fr

Le nom de domaine en .xxx fait ses débuts sur la Toile

Fin mars, l’Icann donnait son feu vert à la création d’une nouvelle extension destinée aux contenus pour adultes. Elle est désormais ajoutée à la racine du Web, comme le .com ou le .org.
Fin mars, l’Icann (1) donnait son aval à la création d’une nouvelle extension de nom de domaine générique sur la Toile, réservé aux contenus pour adultes, le .xxx, devenu une véritable Arlésienne au fil du temps. Le .xxx a fait ses grands débuts ce week-end, au même niveau que le .com, le .net ou le .org à la racine du Web, les premiers sites utilisant la très polémique extension ayant été mis en ligne. Pour l’instant, on ne peut citer que les sites institutionnels icm.xxx et sex.xxx, lancé par ICM Registry, l’entreprise à l’origine de ce nouveau sponsored top level domain (ou sTLD, comme l’.aero, le .museum ou le .mobi) et qui en aura le monopole.

Un nom de domaine décrié dans l’industrie du porno

Le .xxx est censé manifester clairement que le site s’adresse aux adultes et qu’il s’engage à respecter certaines règles bien précises : micro-paiement sécurisé, absence de malware et de pédopornographie, respect de la propriété intellectuelle. Le prix d’acquisition de gros affiché est de 60 dollars par domaine, sachant que les registrars appliquent ensuite leurs marges. ICM Registry, sur Twitter, affirme avoir reçu 600 000 demandes de préenregistrement.

La page d’accueil du site Sex.xxx.
agrandir la photo
En soi, cela ne signifie pas grand-chose, d’autant que la spéculation sur les noms de domaine est chose courante (sex.com a été revendu fin 2010 pour 13 millions de dollars). Et beaucoup d’entreprises se sont dépêchées de réserver leur .xxx, afin d’éviter le cybersquatting, comme l’expliquait cet article de L’Expansion en juillet 2010. C’est la commercialisation effective qu’il faudra examiner pour savoir si le .xxx est un succès ou non. Ce qui est loin d’être gagné.
En effet, né dans la douleur, il suscite depuis longtemps l’ire de certains professionnels de l’adult entertainment, comme la Free Speech Coalition (FSC), qui représente l’industrie du X outre-Atlantique. Elle n’avait pas hésité à qualifier de bullshit (« connerie ») le .xxx, critiquant le risque de ghettoïsation et de censure, ainsi que l’appât du gain d’ICM (qui oblige les entreprises du secteur à réserver des noms de domaine dont elles n’ont pas besoin) ou encore ses mensonges (ICM revendique le soutien de l’industrie pornographique). La FSC appelait clairement, dans une campagne spéciale, à boycotter le nouveau nom de domaine, rappelant les risques liés à l’achat d’une telle extension. Notamment celui d’un blocage pur et simple par certains pays.

L’Inde compte boycotter le .xxx

L’Inde a ainsi annoncé, selon The Economic Times, son intention de bloquer les sites qui utilisent l’extension .xxx. « L’Inde et de nombreux pays du Moyen-Orient se sont déjà opposés à l’octroi de cette extension, et nous allons procéder au blocage de tout le nom de domaine, conformément aux lois indiennes », expliquait fin mars un responsable du ministère des Télécommunications cité par le quotidien. Un tel blocage fait débat dans ce pays.
D’autres pays membres du Government Advisory Commitee (le GAC, un comité consultatif de l’Icann dans lequel siègent les représentants des gouvernements) devraient aussi être vent debout contre le .xxx, et le bloquer. La FSC cite l’Allemagne et l’Australie. Cette instance s’est retrouvée, sur la question de la création de ce nom de domaine, en conflit avec l’Icann, qui était passé outre à son avis négatif, du jamais-vu…
(1) L’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers, l’organisme chargé de gérer les noms de domaine.
Source: 01.net

Nom de domaine : le « .xxx » séduit déjà 600 000 sites

Suite à sa validation par l’ICANN et malgré les polémiques, 600 000 sites Web pornos souhaitent déjà adopter l’extension Internet « .xxx », selon l’ICM Registry.

Les noms de domaine en « .xxx », destinés aux sites Web pornographiques, sont officiellement disponibles.

Fin mars, l’ICANN, en charge de la supervision mondiale du nommage sur le Web, a approuvé la création d’une extension Internet en « .xxx ».

Malgré les polémiques qui ont jalonné le chemin menant à la disponibilité des noms de domaine en « .xxx » pour les sites pornos, l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers a sélectionné ICM Registry en qualité de registre pour de cette nouvelle racine Internet.

Et les sites Web pornographiques ont visiblement hâte d’avoir officiellement pignon sur Internet. Selon ICM Registry, quelques 600 000 noms de domaine en « .xxx » ont déjà été pré-enregistrés, comme les fameux et convoités sex.xxx ou porn.xxx.

Toutefois, pour freiner toutes les dérives, l’organisation à but non lucratif IFFOR (International Foundation for Online Responsibility) gardera un œil sur le développement du « .xxx ».

Reste que le lancement de cette extension ne fait pas l’unanimité. L’industrie pornographique craint que l’utilisation de ce nom de domaine serve à faciliter le filtrage et la censure des sites pornos, et les associations de protection de l’enfance redoutent que le « .xxx » ne favorise la multiplication des sites « pour adultes ».

Source:  ITespresso

L’Inde veut bloquer le .xxx

Les autorités indiennes ont l’intention de bloquer les noms de domaine avec l’extension .xxx, qui vient d’être autorisée par l’Icann, rapporte, jeudi 24 mars, The Economic Times. « L’Inde et de nombreux pays du Moyen-Orient se sont déjà opposés à l’octroi de cette extension, et nous allons procéder un blocage de tout le nom de domaine, conformément aux lois indiennes », explique un responsable du ministère des télécommunications, cité par le quotidien.

L’organisme chargé de réglementer les noms de domaine du Web, l’Icann, a annoncé la semaine dernière la création d’adresses avec le suffixe .xxx, pour les sites à contenu pornographique. Lors d’une réunion publique annuelle de son conseil d’administration à San Francisco, l’Icann a approuvé une pétition en faveur du nom de domaine en .xxx, qui avait été rejetée il y a cinq ans, mais faisait depuis lors l’objet d’une procédure d’appel.

Pendant des années, le nom de domaine .xxx, qui concurrencera le plus classique .com qu’utilisent la plupart des sites à but lucratif, n’a pas fait l’unanimité, notamment au sein du Governmental Advisory Committee (GAC), comité consultatif international qui représente les Etats au sein de l’Icann.

Il en va de même au niveau de l’industrie de la pornographie. Une association du secteur, la Free Speech Coalition (FSC, « coalition pour la liberté d’expression ») avait organisé une manifestation pour protester contre cette nouvelle extension. « Nous sommes déçus mais pas surpris par la décision du conseil d’administration de l’Icann », a commenté la directrice exécutive de la FSC, Diane Duke, indiquant qu’elle entendait encore se battre contre cette initiative, et dissuader les studios d’acquérir des adresses en .xxx.

En Inde, certains acteurs des nouvelles technologies promettent également des batailles juridiques. « Si le gouvernement peut bloquer l’accès aux sites en .xxx, ces mesures peuvent aussi être contestées devant les tribunaux », explique le consultant Vivek Sood, cité par The Economic Times.

Source: Le Monde.fr, avec AFP