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Google reçoit un million de demandes de déréférencement par jour !

Google reçoit de plus en plus de demandes de désindexation de pages pour cause de piratage de contenus et d’infraction à la législation concernant le droit d’auteur (DMCA)…

Dans le cadre de la lutte contre le piratage de contenus (DMCA pour Digital Millenium Copyright Act, à ne pas confondre avec la procédure de droit à l’oubli dont on a beaucoup parlé cet été), Google publie régulièrement son Transparency Report, tableau de bord du nombre de demandes de déréférencement de pages de son moteur, effectuées par des ayants-droit.

Le mois dernier, ce sont pas moins de 30 557 224 demandes qui ont été effectuées pour 48 386 noms de domaine différents et 4 625 ayants-droit. Soit plus d’un million de demandes par jour et plus de 12 par seconde ! Une croissante très forte, comme le montre le graphique ci-dessous. En revanche, Google se montre beaucoup plus discret sur les procédures mises en place pour traiter ces demandes et sur le pourcentage de pages réellement désindexées.

Selon Google, ces demandes seraient de plus assez inefficaces, car les sites recensant du contenu piraté sont avant tout trouvés par les internautes au travers du bouche à oreille et des réseaux sociaux, les principaux moteurs de recherche ne générant qu’environ 16% de leur trafic.

Auteur: Olivier Andrieu

Source: abondance.com

Google achète le nom de domaine g.co pour chapeauter ses sites

Le groupe internet américain Google a annoncé lundi qu’il avait acheté le nom de domaine g.co, destiné à raccourcir les adresses internet de tous ses produits.

«Nous n’utiliserons g.co que pour vous envoyer vers des pages internet qui appartiennent à Google, et nous sommes les seuls à pouvoir créer des raccourcis en g.co», a précisé le vice-président du marketing de Google, Gary Briggs, sur le blogue du groupe. «Cela signifie qu’on peut aller sur un lien raccourci en g.co en étant sûr de toujours atterrir sur une page d’un produit ou d’un service de Google».

Selon le site d’informations spécialisées TechCrunch, l’acquisition d’un nom de domaine composé d’une seule lettre et du suffixe .co coûte plus de 1,5 million de dollars. Google n’a pas indiqué combien il avait déboursé pour acheter ce nom de domaine à la société .co Internet SAS, qui gère les noms de domaine dotés du suffixe .co, basée en Colombie.

Un tel nom de domaine raccourci est notamment prisé des sites internet ayant vocation à être mentionnés sur Twitter, où les messages doivent compter un maximum de 140 caractères.

Source: Technaute Cyberpresse Canada

La Libye tente de couper l’accès à Internet

Les autorités libyennes ont coupé l’accès à Internet du pays, dans la nuit de vendredi à samedi, d’après les mesures effectuées par les entreprises Arbor Networks et Renesys. Peu avant la coupure, les autorités avaient bloqué l’accès à plusieurs sites Internet, dont le réseau social Facebook ou le site de la chaîne d’information Al-Jazeera. Samedi matin, l’accès au réseau semblait partiellement rétabli, certains points d’accès répondant à nouveau, mais l’accès aux sites libyens restait très fortement perturbé.

Le blocage rappelle très nettement celui pratiqué par les autorités égyptiennes fin janvier. Sur le plan technique, la Libye a, comme l’Egypte, coupé les protocoles Border Gateway Protocol (BGP, qui permet aux sites Web d’indiquer leur position sur le réseau) et Domain Name Server (DNS, qui permet aux internautes de s’orienter). L’accès est donc coupé pour les internautes libyens, mais également pour les internautes étrangers qui souhaitent consulter un site libyen.

Comme l’Egypte, la Libye n’a pas eu besoin de recourir à des subterfuges poussés pour contraindre les opérateurs à couper le réseau : le directeur de l’opérateur télécom national et principal fournisseur d’accès à Internet n’est autre que Moahmmed Al-Kadhafi, le propre fils et successeur désigné de Mouammar Kadhafi.

Le rétablissement, tôt samedi matin, des principaux points d’accès au Web ne signifie pas que l’accès à Internet est redevenu normal en Libye. Lors de coupures des principaux protocoles Internet, plusieurs heures, ou même plusieurs jours, peuvent être nécessaires avant un rétablissement complet. La coupure pratiquée au cours de la nuit a également pu servir de test avant d’autres restrictions d’accès. Plusieurs fournisseurs d’accès à Internet étrangers, dont le français FDN, ont mis en place des numéros d’accès pour l’Internet à bas débit, qui permettent de contourner ce type de blocage tant que les lignes fixes fonctionnent.

La coupure de l’accès en Libye a également provoqué des remous dans la Sillicon Valley : de nombreux services, et notamment les raccourcisseurs d’URL comme bit.ly, utilisent des noms de domaines libyens, le « ly » permettant toutes sortes de jeux de mots en anglais. Une partie des serveurs centraux gérant ce nom de domaine étant situés aux Etats-Unis, la coupure ne devrait cependant pas avoir d’impact sur les sites en .ly qui ne sont pas hébergés en Libye.

Damien Leloup

Source: Le Monde

Google met au point son raccourcisseur d’URL

Google propose son service en ligne goo.gl, permettant de créer une URL raccourcie et sécurisée à partir d’un nom de domaine.

Google lance un nouveau petit programme permettant aux internautes de raccourcir rapidement des URL.

A partir d’un nom de domaine enregistré et “officiel”, comme www.itespresso.fr, le service en ligne Google URL Shortener permet en un clic de créer une courte URL de type http://goo.gl/….

Ainsi, pour “itespresso.fr”, l’URL raccourcie générée est http://goo.gl/4DT5. Selon la firme de Mountain View, ce raccourcisseur d’URL est sécurisé contre le spam, le phishing et les malwares.

Les URL ainsi créées, uniques et sécurisées, peuvent être ensuite transmises aux internautes qui en ont besoin.

Pour conserver les URL courtes, il est nécessaire de posséder un compte Google pour les enregistrer.

Google propose en plus d’avoir accès à des données statistiques concernant ces URL courtes. L’internaute peut alors connaître le nombre de clics enregistrés à partir d’une URL raccourcie, ainsi que le profil des visiteurs.

A l’image de ce que propose Twitter sur son site de micro-blogging, McAfee avait déjà lancé il y a quelques jours son propre service sécurisé en ligne pour raccourcir les URL, baptisé mcaf.ee.

Source: IT espresso

Des URL raccourcies pour Google & Facebook

Les géants du Web se mettent petit à petit aux URL raccourcies, Facebook et Google en tête…

Goo.GL.jpg

Les URL raccourcies sont à la mode depuis que les internautes s’échangent des liens sur les réseaux sociaux. Et tous les acteurs du Web commencent à en user, et en abuser. Si bien que Google et Facebook viennent tous deux d’annoncer le lancement de services utilisant des URL raccourcies.

Chez Google, il s’agit du lancement du nom de domaine « goo.gl« . Une adresse pour le moment réservée à la fonction de partage de la barre d’outils Google sous IE et Firefox, mais que Google pourrait étendre à d’autres services. « Le système de compression d’URL de Google n’est pas un service à part entière. Il n’est donc pas possible de l’utiliser directement pour diminuer tous ses liens (…) Si le service se révèle utile, il se pourrait que nous le rendions disponible auprès d’une plus large audience » explique Google sur son blog.

De son côté, Facebook suit le modèle de Flickr qui propose depuis peu une URL raccourcie de type « www.flic.kr/xxx » pour pointer vers une photo. Ainsi, Facebook lance le nom de domaine « fb.me » via lequel peut être comprimée une adresse URL pointant également vers une photo hébergée sur le réseau social. Ce domaine est aussi utilisé pour raccourcir l’URL pointant vers un profil de membre de type « fb.me/michelmartin« .

Reste pour le petit monde de l’URL raccourcie à contrecarrer les problèmes de SPAM que ces petites adresses connaissent. En effet, depuis qu’elles sont utilisées, les réseaux de spammeurs s’en servent pour véhiculer leurs messages. Sachez toutefois que des services permettant de rallonger une URL raccourcie existent, permettant de savoir, avant de cliquer, ce que l’on va y trouver

auteur : Mathieu CHARTIER
Source
PCWorld.fr

L’Icann part en guerre contre la redirection des DNS en cas d’URL mal orthographiées

On a beau faire attention, et les navigateurs ont beau simplifier la notation d’URL, il arrive encore fréquemment que l’adresse Web tapée comporte des erreurs, et amène vers un site à vocation publicitaire (ou pire). C’est contre cette pratique de redirection des DNS (Domain name system) que l’Icann (Internet corporation for assigned names and numbers), qui gère le système mondial des noms de domaines sur Internet, part en guerre. L’institution a formellement condamné ces pratiques, et propose de les interdire à l’avenir.

Pour l’Icann, une URL mal tapée ou la tentative d’accéder à un domaine qui n’existe pas (renvoyant la propriété NXDOMAIN) devrait être très clairement indiquée à l’internaute. Or, certains opérateurs de DNS en profitent pour substituer à ces fausses adresses IP celles d’autres domaines (pratique appelée NXDOMAIN substitution).

L’Icann voit dans cette pratique de captation de trafic plusieurs risques. Pour l’utilisateur, d’abord, dont les temps de réponse peuvent s’allonger (dans le cas d’un courriel envoyé au domaine en question, il pourrait même ne jamais être averti que ce dernier n’existe pas), ou qui peut arriver sur un site mal famé. Ainsi, exemple concret, pour joindre la chaîne de magasins Boulanger, le fait de taper Boulanger.com à la place de Boulanger.fr renvoie vers Searchresultsdirect.com, un site « de mauvaise réputation », à en croire l’alerte générée par le plug-in de Web of Trust (voir l’image).

L’Icann pointe aussi les dangers que cela fait courir à l’architecture même. Une telle implémentation, explique l’institution, n’est pas neutre, et dès lors chaque mise en oeuvre devrait faire l’objet de tests poussés. Même alors, d’autres problèmes demeureraient : point de faiblesse unique, risque de fragmentation de l’écosystème DNS, ou de voir des données sensibles transiter par des pays aux législations différentes…

auteur : Olivier Rafal / IDG News Service
Source LeMondeInformatique.fr

Jaimelesartistes.fr évaporé, le ministère questionné officiellement

Le député UMP Lionel Tardy a décidé de poser officiellement une question au ministère sur la disparition du site Jaimelesartistes.fr. Ce site, fer de lance d’une campagne qui avait coûté jusqu’à 85000 euros HT, était destiné à faire la pédagogie autour de l’armement Hadopi. Témoignage vidéos de vedettes, fiches plus ou moins détaillées sur cette loi sur cette loi présentée comme « non liberticide », etc. tout ce contenu est désormais sans URL.

jaimelesartistes.fr jaimelesartistes.infos pas les
Le problème, on le connaît : le ministère ayant oublié de renouveler le domaine Jaimelesartistes.fr, celui-ci a été vite récupéré par les ennemies d’Hadopi. Désormais, on y trouve un discours totalement inverse, à l’aide de plusieurs dizaines de liens vers des contenus en ligne qui explique les autres facettes d’Hadopi oublies par le site initial. Voilà qui fait un peu désordre puisque le renouvellement d’un lien revient à une petite dizaine d’euros. On est là très loin par exemple de la location immobilière qui doit accueillir Hadopi : 1107 m² pour 487 080 euros HT et sans les charges par an. 

Lionel Tardy l’avait annoncé sur son blog : il souhaite connaître les motivations de ce non-renouvellement. Cette question vient tout juste d’être publiée au journal officiel :

« M. Lionel Tardy attire l’attention de M. le ministre de la Culture et de la communication sur la reprise, par des particuliers, du nom de domaine Internet « jaimelesartistes.fr » qui était retombé dans le domaine public, faute d’avoir été renouvelé à temps par ses services. Il souhaite connaître les raisons qui ont motivé cette décision de ne pas conserver ce nom de domaine, et de mettre ainsi fin à l’existence du site qui était hébergé sous ce nom de domaine. Il souhaite savoir pourquoi, à tout le moins, ce nom de domaine n’a pas été renouvelé, ne serait-ce que pour empêcher son détournement. Il souhaite également connaître le coût exact pour l’État de la conception, de la mise en place et de la maintenance de ce site. Il souhaite enfin connaître, suite à la fermeture du site « jaimelesartistes.fr », et alors que la loi Hadopi n’est pas encore entrée en vigueur, quelles initiatives son ministère compte mettre en oeuvre pour informer les internautes sur la mise en application des lois « Diffusion et protection de la création sur Internet » et « protection pénale de la propriété littéraire et artistique sur Internet ». »
 

Le site de la Hadopi devrait être Hadopi.fr, domaine enregistré au nom de l’ARMT (Autorite de régulation des mesures techniques, qui doit remplacer l’Hadopi dans quelques jours). Le ministère pourra toujours répondre que désormais c’est ce site qui prend le relais. D’autant que plusieurs catégories sont prévues pour expliquer le mécanisme répressif.

Mais on pourra toujours lui opposer qu’Hadopi n’est toujours pas entré en vigueur, comme le note le député de Haute Savoie, et que le ministère n’a pas pensé à protéger correctement ce nom, puisqu’il n’a pas déposé toutes les extensions possibles. Hadopi.tv par exemple a été enregistré aux États-Unis, Hadopi.be par un particulier, Hadopi.biz reroute vers la Quadrature du Net. Le .tel contient plusieurs liens à la manière de jaimelesartistes.fr… Autant dire que les particuliers et les entreprises cibles des premiers mails d’avertissements risquent d’être un peu perdus si des petits malins profitent de la confusion ambiante.

auteur: Marc Rees
source PCInpact.com