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L’industrie du porno craint d’être ghettoïsée par le « .xxx »

Au plus tard début 2011, les premiers noms de domaine en « .xxx » devraient apparaître sur internet. Mais les éditeurs de sites français sont dubitatifs. S’ils déclarent vouloir pré-réserver leurs noms de domaine, c’est plus pour lutter contre le cybersquatting que par conviction de son intérêt.

L’Icann, organisme californien qui gère les noms de domaine Internet pour le monde entier, a accepté fin juin d’étudier à nouveau la création d’une extension « .xxx » spécifiquement dédiée aux sites pornographiques, et rendra sa décision finale d’ici à la fin de l’année. Son arrivée est prévue pour début 2011, peut-être même avant. Une décision qui satisfait pleinement ICM Registry, société à l’origine de cette demande.

Depuis six ans, la société bataillait ferme afin d’obtenir l’approbation du Government Advisory Comittee, instance qui, au sein de l’Icann, regroupe l’ensemble des représentants des pays membres. Depuis sa première requête, en 2004, l’argumentaire de l’ICM Registry repose sur un constat des plus basiques : le sexe fait l’objet d’un développement spectaculaire sur la Toile avec quelque 370 millions de sites dédiés. Les chiffres notamment compilés aux Etats-Unis se passent de commentaires : chaque seconde, plus de 3.000 dollars sont dépensés sur des sites X dans le monde, 25% des recherches effectuées sur des moteurs de recherche sont liées au sexe, 35% des téléchargements concernent des contenus pornos, et le chiffre d’affaires mondial du X sur Internet approche les cinq milliards de dollars.

Zone à risque pour le e-commerce

Pour autant, cette industrie reste opaque. Les sites « officiels » ayant pignon sur rue côtoient des entités beaucoup plus louches, aux contours indistincts, et où les arnaques sont monnaie courante. Conséquence directe : outre une image sulfureuse, l’industrie du porno en ligne constitue encore une zone à risque pour le développement du commerce électronique. D’où l’idée de lui attribuer une extension dédiée, qui faciliterait le contrôle des sites l’utilisant, leur apportant du même coup une certaine crédibilité commerciale. Par ailleurs, le regroupement au sein d’une extension unique permettrait une plus grande efficacité des systèmes de filtrage pour la protection des mineurs et la lutte contre la pédophilie.

Stuart Lawley, patron d’ICM Registry, déclarait le mois dernier qu’il comptait déjà 112.000 acheteurs pré-enregistrés pour des adresses en .xxx, la plupart d’entre eux opérateurs de sites Internet pornographiques. Mais s’il s’attend visiblement à une explosion des pré-réservations suite à l’annonce de l’Icann, ce n’est pas forcément le signe d’une adhésion massive de la communauté du X aux arguments avancés par ICM Registry.

Les éditeurs de sites X français pas emballés

En France, au sein de la société de production Marc Dorcel, on reste dubitatif quant à la pertinence de cette nouvelle extension : « On l’utilisera, mais je ne suis pas sûr que cela ait un intérêt majeur, estime Ghislain Faribeault, responsable des nouveaux médias. De toute façon, nous avons acheté toutes les extensions possibles. Notre pré-réservation pour le .xxx est faite. Je n’ai pas envie qu’un Dorcel.xxx déposé par quelqu’un d’autre se ballade sur la Toile ». Le risque éventuel d’une exploitation de marque frauduleuse constitue visiblement un argument autrement plus sérieux que les raisons invoquées par ICM Registry.

Un sentiment partagé par Vincent Gresser, directeur général de la société de production Colmax, dont l’extension en .xxx est également réservée mais qui n’est pas certain de vouloir l’utiliser: « Son impact ne sera pas déterminant. Finalement, cela risque de ‘ghettoiser’ encore un peu plus une activité qui n’en pas besoin. Il existe différents types de contenus. Il ne faut pas tous les mettre dans le même panier en faisant un amalgame », juge-t-il.

Chez Rentabiliweb, groupe spécialisé sur la monétisation d’audience, on ne se sent guère concerné par cette initiative. Le site, qui a revendu les 9/10ème des sites de charme acquis lors du rachat du groupe Montorgueil pour n’en conserver que deux ou trois, s’estime « incompétent » en la matière : « Nous gagnons plus d’argent dans le jeu que dans l’adulte. Et, si d’aventure, quelqu’un nous prend une extension, nous lancerons une procédure. C’est tout. », rétorque-t-on au sein de Rentabiliweb.

D’autres acteurs se sentent un peu contraints et forcés de postuler. C’est le cas de Richard Fahl, le directeur général des Editions Concorde : « Sur le principe, je suis contre. C’est référencer l’industrie du X pour, à la première occasion, l’enfermer dans un ghetto. 70% des Français consomment régulièrement des films X, des sex toys ou de la lingerie coquine. Les mettre et nous mettre dans un ghetto n’est pas très agréable. D’un autre côté, nous avons affaire à des mastodontes sur ce marché. Donc oui, nous allons nous pré-enregistrer », explique-t-il.

Source: L’Expansion

ICANN : la création du .xxx décidée en décembre ?

L’Arliésienne continue pour le .xxx. En effet, si l’ICANN a validé le principe d’un tel nom de domaine, le parcours mouvementé de cette extension n’est pas encore tout à fait fini. Selon le calendrier de l’ICANN, la prochaine étape aura lieu en décembre prochain, lors d’une réunion en Colombie.

Jamais une extension de nom de domaine n’avait connu pareille histoire. Alors que beaucoup estimaient que l’ICANN allait profiter d’une réunion à Bruxelles pour mettre un terme aux péripéties du nom de domaine en .xxx, l’instance en charge de la gestion des noms de domaine a finalement repoussé le dossier à décembre. Une fois encore.

Plus exactement, le conseil d’administration de l’ICANN a validé le principe (.pdf) d’un tel nom de domaine. Ainsi, si les négociations vont pouvoir débuter avec ICM Registry, le contrat final devra être approuvé par le « Governmental Advisory Committee » (GAC), une instance regroupant les différents représentants des pays membres de l’ICANN.

Reste à savoir si tous les membres du GAC soutiendront la création d’un tel nom de domaine. Mais dans la mesure où les représentants viennent d’horizons et de pays différents, on imagine facilement qu’un telle extension sera source de controverse.

La prochaine réunion de l’ICANN aura lieu à Carthagène, en Colombie, du 5 au 10 décembre prochain. Par ailleurs, l’ICANN a validé la création des noms de domaine en caractère chinois. Cette décision fait suite aux précédentes manoeuvres de l’instance internationale, qui avait déjà autorisé les caractères arabes en mai dernier.

Source: Numerama

La création du .xxx encore repoussée par l’ICAAN

L’ICANN n’a pas entériné la création du .xxx. La décision est soumise à l’avis du Government Advisrory Comittee qui doit valider les termes du contrat passé avec la société ICM Registry pour gérer cette extension.

On croyait que le feuilleton, lancé en 2005, sur la création du domaine .xxx allait prendre fin aujourd’hui à Bruxelles. Il n’en sera rien. La décision finale de l’ICANN est repoussée au mois décembre à l’occasion de sa prochaine réunion qui se déroulera à Carthagène en Colombie.

Si le board  a donné son feu vert pour négocier avec la société ICM Registry, qui est à l’origine de la demande de ce nom de domaine, les termes du contrat devront préalablement être approuvés par le Government Advisrory Comittee (GAC) qui regroupent les représentants des pays membres.

Quelles sont les chances de voir la décision entérinée ?  » Les gouvernements qui sont favorables à des restrictions de la liberté d’expression sur Internet sont aussi ceux qui s’opposent à la création de cette extension » indique Loic Damilaville, le représentant de l’AFNIC. Rien ne semble donc acquis. Du côté de l’ICANN, on penche plutôt pour sa création même si certains membres ont indiqué être « mal à l’aise » avec la création du .xxx.

Cette validation permettrait à ICM de mettre fin à son contentieux avec l’ICANN, évalué à 5 millions de dollars en frais juridique.

Extensions en chinois

Une autre décision attendue a été validée à Bruxelles : la création de nouvelles extensions en caractères chinois correspondant pour la Chine, Hong-kong et Taiwan.  » C’est un moment historique et un jalon important dans le développement d’un internet véritablement multilingue » explique Loic Damilaville.

Le site Domainesinfo précise que la Chine et Taiwan disposeront chacun de 2 nouvelles extensions chacun, respectivement .中国 et 中國 (xn--fiqs8S et xn--fiqz9S), et.台灣 et .台湾 (xn--kpry57d et xn--kprw13d). Quant à Hong Kong, sa propre extension en caractères chinois sera .香港 (xn--j6w193g).

Ces nouvelles extensions font suite à celles créées pour l’Arabie Saoudite, l’Egypte et les Emirats Arabes Unis ainsi que la Russie après la décision de l’ICANN de mettre fin à l’exclusivité de l’alphabet romain.

Source: ZDnet

Le nom de domaine .xxx en passe d’être validé par l’ICANN

Internet – D’après le secrétaire général de l’ICANN, l’organisme gérant l’attribution des noms de domaines donnera vraisemblablement son accord demain 25 juin à la création du domaine .xxx réservé aux sites pour adultes. L’industrie du porno n’est pourtant pas unanime.

Les dernières délibérations autour du.xxx devraient semble-t-il déboucher sur une approbation par le comité de direction de l’ICANN, validant ainsi la création d’un nouveau nom de domaine dédié aux sites pour adultes.

A l’occasion d’une conférence de l’ICANN à Bruxelles le 24 juin, le secrétaire général de l’organisme, John Jeffrey, a déclaré que le comité des directeurs approuvera vraisemblablement demain la naissance du .xxx.

Larry Flynt, figure du X, s’oppose au .xxx

Cette éventualité a provoqué cette semaine des actions de lobbying de la part de certains membres de l’industrie porno relate The Register. C’est notamment le cas de Larry Flynt, le créateur d’Hustler selon qui un domaine .xxx est une invitation à la censure.

Mais l’industrie des contenus pour adultes a dans cette bataille un allié inattendu. Autres opposant actifs à ce projet, les associations religieuses américaines, à l’origine notamment de campagnes d’envois massifs de courriers.

La société ICM Registry, qui est à l’origine de la demande de ce nom de domaine, et en procès avec l’ICANN, se montre prudente quant à une approbation. Son patron, Stuart Lawley, s’est déclaré prudemment optimiste.

Une validation permettrait à ICM de mettre fin à son dispendieux contentieux avec l’ICANN, évalué à 5 millions de dollars en frais juridique par Stuart Lawley. La prochaine étape pour ICM est de commercialiser des domaines en .xxx.

Ces domaines seront soumis à des règles définies par l’IFFOR, l’International Foundation for Online Responsibility, un groupe crée par l’ICM. Ce qui ne manque pas d’inquiéter la Free Speech Coalition (FSC), une organisation rassemblant des acteurs de l’industrie du X.

La FSC craint de voir les intérêts des industriels pénalisés par les règles imposées par l’IFFOR. Pour lever les freins au .xxx, le patron d’ICM fait valoir qu’un nom de domaine spécifique à l’industrie pornographique aurait l’avantage de faciliter la mise en place d’outils de filtrage pour les parents et les institutions.

Source: ZDnet

Sex.com, un cher nom de domaine !

Depuis, ce record a été battu par l’adresse insure.com, pour laquelle QuinStreet a payé 16 millions de dollars en octobre dernier. En 2007 et en 2008, les sites porn.com et fund.com avaient quant à eux rapporté respectivement 9,5 millions et 10 millions de dollars, ce qui en fait les 4e et 3e noms de domaine les plus coûteux au monde. Mais d’ici quelques semaines, sex.com pourrait récupérer la première place. Le 18 mars, l’adresse sera remise en vente, aux enchères, dans un cabinet d’avocats à New York. Rien que pour pouvoir participer, les candidats acquéreurs doivent déposer sur la table un chèque certifié de 1 million de dollars.

Mais la plupart des observateurs estiment que la vente n’atteindra peut-être pas les sommets espérés. Il est vrai que Escom, qui croule sous les dettes, n’a jamais réussi à rentabiliser le nom de domaine pour lequel elle avait cassé sa tirelire…

La faute notamment aux innombrables sites porno gratuits et payants qui pullulent sur le Net, faisant en sorte que gagner sa vie dans le sexe virtuel n’est pas forcément aussi facile qu’il n’y paraît…

Source: TendanceTrends.be
Auteur: MVO