Toute l'actualité des noms de domaine et nouveaux gTLDs

Archives de mots clés: org

« Cassetoipauvrecon », un nom de domaine très prisé sur internet

PARIS (Reuters) – L’insulte lancée samedi par Nicolas Sarkozy à un visiteur du Salon de l’agriculture a franchi une nouvelle étape dans l’engouement des internautes qui ont réservé en série des noms de domaine « cassetoipauvrecon ».

Les adresses en .com, .net, .org et .fr ont été réservées dimanche et lundi par des internautes, après l’altercation lors de laquelle le président de la République a lâché « Casse-toi alors! Pauvre con » à l’intention d’un homme qui lui disait « Touche-moi pas ! Tu me salis ».

« On s’amusait hier avec ça », a expliqué à Reuters le journaliste de télévision John Paul Lepers, qui a réservé un des noms de domaine. « On va peut-être faire un site là-dessus. »

Un autre site, www.cassetoipauvrecon.com, affiche de son côté un appel aux enchères pour racheter « LE nom de domaine qui déchire le quinquennat ».

auteur : Jean-Baptiste Vey
Source LaTribune

A.WEB In Your Future?

Future Registrations of Single-Letter and Double-Digit Domain Names Being Considered by ICANN.

A.COM? 4.BIZ? ICANN, the Internet Corporation for Assigned Names and Numbers, is considering how one and two character domain names for generic top level domains should be allocated in the future.

A current proposal being considered by ICANN calls for opening registration of single-letter and double-digit domains in future gTLDs.

Currently, ICANN reports that all 16 gTLD registry agreements (.AERO, .ASIA, .BIZ, .CAT, .COM, .COOP, .INFO, .JOBS, .MOBI, .MUSEUM, .NAME, .NET, .ORG, .PRO, .TEL, and .TRAVEL) provide for the reservation of single-letter and single-digit names at the second level.

The public is invited to comment on the proposed policy change through Nov. 15, by emailing allocationmethods@icann.orgThis e-mail address is being protected from spam bots, you need JavaScript enabled to view it or visiting http://forum.icann.org/lists/allocationmethods/

For more information on the proposal, visit http://www.icann.org/announcements/announcement-16oct07.htm

By Staff Reports
Source ModernDomainer

Monétisation de l’immatériel : les noms de domaines (4/9)

Conférence à l’Atelier Internet de l’ENS,
Paris, lundi 12 novembre 2007
par Charles Simon

Glissement progressif du désir ou Emergence d’un marché

C’est ce glissement dans la façon dont les noms de domaine sont perçus qui les ont rendus ‘ désirables ‘. Quand les noms de domaine ne devaient être que des branches d’un arbre étendu, leur désirabilité était faible voire nulle. Le nom mockapetris.isi.edu n’est ni plus ni moins désirable que machin.truc.bidule.chose.com. Dès lors cependant que les nouveaux utilisateurs de l’internet interprètent les noms de domaine, particulièrement de 2e niveau, comme de purs signifiants identifiant un service, un intérêt se développe pour leur réservation. Un nom tel que sex.com est par exemple à même de drainer un public par son seul pouvoir évocateur, au contraire de mockapetris.isi.edu. La possession du premier de ces deux noms de domaine est donc désirable en soi [10] d’autant qu’elle ne peut être partagée.
On fixe habituellement la date à laquelle ‘ l’internet ‘ devient un phénomène public au 9 août 1995, jour de l’introduction en bourse de Netscape, l’éditeur du premier navigateur web grand public [11]. Deux mois auparavant, les 19 et 30 juin 2005, Network Solutions Inc (NSI), la société qui gérait le .com, le .net et le .org sous la supervision du Fonds national de la Science (NSF) américain, avait cependant déjà demandé à pouvoir collecter une redevance sur l’enregistrement de noms de domaine de second niveau. Jusqu’alors, l’enregistrement était gratuit. Le 13 septembre 1995, un mois après l’introduction en bourse de Netscape, le NSF donne son accord [12] et le nombre de noms enregistrés explose, augmentant de 155% en six mois [13]. La redevance était de cent dollars américains pour les deux premières années d’enregistrement, de cinquante pour les années suivantes. Un marché est né, celui de l’enregistrement des noms de domaine de 2e niveau. A ce stade, il est cependant encore au mieux embryonnaire puisque NSI bénéficie du monopole sur l’enregistrement. Ce n’est que quatre ans plus tard que cette rente de situation sera cassée sous la pression du gouvernement américain et qu’un marché véritablement concurrentiel pourra se développer.
A la mi 1997, l’administration Clinton exprime la volonté de privatiser et d’internationaliser la gestion de certains aspects de l’opération technique de l’internet [14]. Ayant financé le développement des technologies à l’origine de l’internet, le gouvernement américain contrôle en effet un certain nombre de fonctions ‘ centrales ‘ permettant à l’internet de fonctionner, notamment la création de nouveaux noms de domaine de 1er niveau et la délégation de leur gestion. Fin 1998, il sélectionne un organisme à but non lucratif de droit privé californien nouvellement créé, l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (Icann) [15], afin de gérer ces questions. Un an plus tard, NSI signe un accord qui permet à des personnes accréditées par l’Icann d’enregistrer des noms de domaine de 2e niveau sous les .com, le .net et le .org [16]. C’est l’apparition de la dichotomie aujourd’hui classique entre les fonctions de registre (registry) et de bureau d’enregistrement (registrar). Un marché concurrentiel peut enfin se développer. Le registre gère le nom de domaine de 1er niveau, les bureaux d’enregistrement enregistrent auprès du registre des noms de domaine de 2e niveau pour le compte de leurs clients.

L’univers concurrentiel autour des noms de domaine de 2e niveau

De 50 dollars en décembre 1998, le coût annuel pour l’enregistrement d’un nom de domaine de 2e niveau sous le .com passe à un peu moins de 9 en décembre 2002. Dans le même temps, NSI qui assure toujours la fonction de bureau d’enregistrement à côté de celle de registre voit sa part fondre de 100% du marché de l’enregistrement à 29% [17]. En 2007, cette part est de moins de 10%, NSI gérant environ 5 millions de noms de domaine de 2e niveau contre quelques 13 millions pour Go Daddy, le plus important bureau d’enregistrement à l’heure actuelle [18] .
Le marché des noms de domaine est aujourd’hui mâture. Il se structure autour de 21 noms de domaine de premier niveau dits ‘ génériques ‘ (gTLDs pour generic Top Level Domains) [19] tel le .com, le.org ou le .biz et de 250 noms de domaine de premier niveau dits ‘ géographiques ‘ (ccTLDs pour country code Top Level Domains) [20] tel le .fr, le .uk ou le .jp. Plus de 898 bureaux d’enregistrement accrédités par l’Icann se répartissent les enregistrements de 138 millions de noms de domaine de second niveau [21].
A première vue, il s’agit d’un marché étroit. L’enregistrement d’un nom de domaine ne coûte que quelques dizaines d’euros par an, le marché des noms de domaine ne pèse donc a priori qu’au plus quelques milliards d’euros par an au niveau mondial. C’est cependant méconnaître le paradoxe à la base de l’économie des noms de domaine : l’écart entre valeur nominale et valeur symbolique d’un nom de domaine.

Notes

[10] Cette possession a d’ailleurs donné lieu dès 1995 à une violente bataille juridique. Un escroc, Stephen Cohen, avait en effet subtilisé le nom de domaine sex.com à son titulaire légitime, Gary Kremen. Cf. le livre de Kieren McCarthy, ancien collaborateur du site satirique anglais The Register, spécialisé dans les technologies : McCarthy (K.), Sex.com, Quercus Publishing, Londres, 2007, http://sexdotcom.info.
[11] Kelly (K.), We are the Web in Wired, août 2005, http://www.wired.com/wired/archive/13.08/tech.html. Shinal (J.), Netscape: The IPO that launched an era in Market Watch, 5 août 2005, http://www.marketwatch.com.
[12] Amendment 4 to Cooperative Agreement Between NSI and U.S. Government, 13 septembre 1995, http://www.icann.org/nsi/coopagmt-amend4-13sep95.htm.
[13] Entre septembre 1995 et mars 1996, le nombre de noms de domaine enregistrés sous les .com, .org, .net, .edu, and .gov est passé de 120 000 à 306 000 et a atteint le million le 6 mars 1997, cf. Rickard (W.), It’s AlreadyTaken.com in On the Internet: Public Policy Issue, mai-juin 1997, http://www.isoc.org/oti/articles/0597/rickard.html.
[14] Voir à ce sujet les documents suivants :
– Maison Blanche, Framework for Global Electronic Commerce, 1er juillet 1997, http://www.technology.gov/digeconomy/framewrk.htm;
– National Telecommunications and Information Administration (NTIA), A proposal to improve technical management of internet Names and Addresses, Discussion Draft, 30 janvier 1998, http://www.ntia.doc.gov/ntiahome/domainname/dnsdrft.txt;
– NTIA, Proposal to improve technical management of internet Names and Addresses, Proposed Rule, 20 février 1998 (document plus connu sous le nom de Green Paper), http://www.ntia.doc.gov/ntiahome/domainname/022098fedreg.txt;
– NTIA, Management of internet Names and Addresses, Statement of Policy, 5 juin 1998 (dit White Paper), http://www.ntia.doc.gov/ntiahome/domainname/6_5_98dns.htm.
[15] Memorandum of Understanding (MoU) between the U.S. Department of Commerce and the Corporation for Assigned Names and Numbers, 25 novembre 1998, http://www.icann.org/general/icann-mou-25nov98.htm.
[16] Amendment 19 to Cooperative Agreement Between NSI and U.S. Government, 10 novembre 1999, http://www.icann.org/nsi/coopagmt-amend19-04nov99.htm.
[17] Chiffres communiqués par Paul Twomey en juin 2003 lors d’une réunion de l’association EuroCIO (http://www.eurocio.org).
[18] VeriSign, Registry Operator’s Monthly Report, mai 2007, http://www.icann.org/tlds/monthly-reports/com-net/verisign-200705.pdf.
[19] http://www.iana.org/gtld/gtld.htm. Le site de Iana ne liste que 20 gTLDs. Le vingt-et-unième est le .arpa qui est utilise pour certaines fonctions techniques.
[20] http://www.iana.org/root-whois/index.html.
[21] VeriSign, The VeriSign Domain Report, août 2007, http://www.verisign.com/static/042726.pdf

(à suivre)

Source CawAilleurs, le Cawa d’AdmiNet City

Iron Mountain Digital contribue à sécuriser les noms de domaine Internet déposés auprès de l’ICANN

Iron Mountain Incorporated annonce que les services d’entiercement de son pôle technologique Iron Mountain Digital ont été retenus par l’ICANN (Internet Corporation of Assigned Names and Numbers). Un programme d’entiercement, mis à la disposition de plus de 900 bureaux d’enregistrement de noms de domaine (‘ registrars ‘) accrédités par l’ICANN, assurera la protection des données de dépôt pour les 90 millions de noms de domaine gérés. Cet accord renforce la sécurité et la stabilité du système d’adresses Internet en sauvegardant les données associées aux noms de domaine. Celles-ci sont conservées dans des comptes d’entiercement sécurisés et administrés par Iron Mountain Digital.

Un bureau accrédité par l’ICANN est habilité à enregistrer les noms de domaine Internet (communément vus comme des adresses de sites Web) pour le compte de particuliers ou d’entreprises. L’ICANN a autorité sur les domaines génériques de premier niveau (gTLD), par exemple .com, .net, .org, .mobi, etc. Sachant que pratiquement chaque grande entreprise à travers le monde a déposé un nom de domaine en .com, ce sont des milliards d’interactions qui doivent être traitées quotidiennement.

Iron Mountain Digital intervient en tant que tiers indépendant pour le dépôt sécurisé d’actifs de propriété intellectuelle. Dans le cadre de ce service d’entiercement, les informations pertinentes et critiques pour la partie déposant un nom de domaine sont conservées par Iron Mountain. Ces actifs pourront être restitués si un événement prédéfini contractuellement se produit. Les particuliers ou entreprises ayant déposé des noms de domaine auprès d’un bureau accrédité par l’ICANN bénéficient ainsi d’une protection de leurs données, même en cas de cessation d’activité du bureau en question. Cet entiercement facilite également la continuité d’activité en cas de défaillance des systèmes de stockage d’un bureau d’enregistrement.

‘ La grande majorité des bureaux d’enregistrement accrédités par l’ICANN offre un haut degré de service et d’intégrité. Toutefois, comme nous avons pu le voir, le risque existe que des bureaux peu performants portent gravement préjudice aux intérêts des déposants de noms de domaine ‘, souligne Paul Twomey, Président et CEO de l’ICANN. ‘ L’ICANN a choisi Iron Mountain Digital pour faciliter la mise en oeuvre de son Programme d’entiercement des données de dépôt. Il s’agit d’une mesure pratique et de bon sens pour protéger les déposants grâce au stockage sécurisé d’une copie de sauvegarde des informations liées à l’enregistrement de leurs noms de domaine. ‘

Le programme RDE (Registrar Data Escrow) a pour but de mettre les informations liées au dépôt d’un nom de domaine à l’abri de tout risque. Ces données peuvent être exploitées par l’ICANN pour garantir la continuité des activités d’enregistrement en cas de retrait ou de non renouvellement de l’accréditation de l’un de ses bureaux. Ces derniers doivent déposer les données d’enregistrement auprès de l’ICANN par l’intermédiaire de son agent d’entiercement désigné, Iron Mountain Digital, ou via un autre tiers agréé, ce qui constitue une condition de leur accréditation.

En mettant en place le programme RDE, l’ICANN apporte à la communauté Internet l’assurance qu’une copie des informations d’enregistrement de noms de domaine est conservée en lieu sûr. Une fois ces données placées sur un compte d’entiercement Iron Mountain, les dépôts de noms de domaine sont sécurisés et la confiance des particuliers et des entreprises dans la procédure d’enregistrement en sort renforcée.

Source GlobalSecurityMag

Nom de domaine : les règles de base

Le nom de domaine est la première vitrine d’une entreprise sur Internet. La seconde est son site web.

Un nom de domaine, qu’est-ce ? Il s’agit d’une « appellation utilisée pour représenter une personne physique ou morale sur Internet. Le nom de domaine est de plus en plus assimilé en droit français à un signe distinctif de l’entreprise soumis au régime du droit des marques ». Pour simplifier, c’est une sorte de carte d’identité de l’entreprise sur le web. Il est donc indispensable, pour une société, de bien réfléchir à celui-ci.

Tour d’horizon de ce qu’il convient de faire.

Comment définir son nom de domaine ?

Le plus simple est souvent de prendre le nom de la société. Mais attention, à moins de bénéficier d’une grande renommée (auquel cas le nom de la société, qui fait d’ailleurs souvent office de marque, suffit à l’identification) il est rare que la dénomination sociale permette de déterminer l’activité.

Prenons l’exemple d’une société qui vendrait des maillots de bain et qui s’appellerait Dupont SA. Si elle dépose comme nom de domaine www.dupont.com, il est très peu probable que les potentiels clients fassent le lien entre cette adresse et une enseigne de maillots de bain. Dans ce cas-là, il semble plus pertinent d’appeler le site internet www.maillot-de-bain.com ou www.maillotdebain.com.

Quelques règles s’imposent :

* seules sont autorisées les lettres sans accent, les chiffres, et les tirets (-) ;
* il est préférable de choisir un nom de domaine court (pour en revenir à notre exemple www.maillot-de-bain semble plus approprié que www.vend-joli-maillot-de-bain.com);
* 67 caractères au maximum sont autorisés dans le nom de domaine (en tenant compte de l’extension :  » .fr « ,  » .com « .).

Aucune différence n’est faite entre les lettres majuscules et minuscules.

Quelle extension choisir ?

« .fr », « .com », « .eu », « .org ». il existe une multitude d’extensions et il peut apparaître difficile de choisir entre toutes. Faut-il préférer un suffixe générique (« .com », « .org ».) ou un suffixe géographique (« .fr », « .eu ») ?

Le choix de la zone pour le suffixe peut d’abord être déterminé par la cible géographique. Si l’audience de votre site est principalement française, le « .fr » est parfaitement adapté. Toutefois, si vous souhaitez également vendre ou communiquer sur des marchés étrangers, il est pertinent d’enregistrer son site sous l’extension locale (« .de » pour l’Allemagne, « .uk » pour le Royaume-Uni.). Les moteurs de recherche s’intéressent particulièrement à l’extension pour choisir l’ordre d’affichage des réponses.

Contrairement à ce que beaucoup pensent, le  » .com  » n’est pas le suffixe étasunien mais celui qui désigne, originellement, les sites de commerce international. Aujourd’hui, il s’agit surtout de l’extension la plus simple à déposer.

La destination des terminaisons d’adresse les plus fréquentes en France :

* « .fr » : si le site a vocation à avoir un auditoire français ;
* « .eu » : c’est le nom de domaine de l’Union européenne. Réservé uniquement aux marques déposées lors de sa création, il est ouvert, depuis avril 2006, à tous, sans condition de nationalité, avec pour seule obligation de résider sur le territoire de l’Union européenne ;
* « .com » : l’extension « traditionnelle ». Simple à déposer, elle est adaptée à tous les types de sites Internet ;
* « .biz » : business et affaires. Il a été crée en 2001 pour les sociétés commerciales dont le nom de domaine avait déjà été déposé en « .com ». Peu utilisé par lesdites sociétés, on le retrouve surtout « squatté » par les spams et site pornographiques ;
*  » .info » : destiné principalement aux sites d’information ;
* « .org » : créé en même temps que le  » .com  » et à usage des organisations non commerciales. Il est utilisé par les ONG, les individus, les associations. ;
* « .net » : principalement destiné aux organismes ayant traits aux réseaux informatiques.

Chaque pays dispose de son propre suffixe.

La société Dupont SA, toujours vendeuse de maillots de bain, souhaite créer un site de e-commerce à destination d’une clientèle française, belge et suisse. Quelles seront les extensions les plus adaptées ?
Même si cela a un coût pour la société, pour un meilleur référencement il convient de déposer le nom de domaine avec plusieurs terminaisons. Ainsi, Dupont SA devra déposer son nom de domaine en « .fr », « .ch » pour la Suisse, « .be » pour la Belgique mais aussi, pourquoi pas, « .com » et « .eu ».

Nb : pour un site qui fournit des informations (comme le fait entreprise-et-droit.com), le choix d’un suffixe générique garantit un référencement optimal.

A quel moment déposer ?

La règle qui prédomine est celle du « premier arrivé, premier servi ». Ainsi le dépôt de votre marque et de votre logo à l’INPI ne suffit souvent pas. Il est largement préférable d’accompagner cette démarque d’un dépôt d’un ou plusieurs noms de domaines associés après en avoir vérifié la disponibilité.

Retarder le moment de déposer votre nom de domaine fait courir le risque d’un cybersquattage : une personne morale ou physique enregistre votre nom de domaine afin de le revendre, de diminuer votre visibilité ou encore de l’utiliser, généralement à des fins pornographiques. Il est toutefois rare que les tribunaux donnent raisons aux cybersquatteurs.

Comment déposer ?

Il est généralement plus simple d’enregistrer un nom de domaine à suffixe générique que ceux à suffixe d’un pays. Cette démarche s’effectue auprès d’un bureau d’enregistrement (ou registrar) propre à chaque extension. Ainsi, pour les « .fr », il faudra s’adresser à l’Afnic, les « .com » sont gérés par Verisign, les « .eu » par l’EURid.

Souvent, c’est votre prestataire Internet qui va se charger de déposer le(les) nom(s) de domaine choisis. Il procédera, par ailleurs, à des redirections entre les noms de domaines : Dupont SA a déposé www.maillot-de-bain.fr et www.maillot-de-bain.com. Une passerelle sera créée entre ces deux sites pour que quelqu’un qui tape www.maillot-de-bain.fr atterrisse directement sur www.maillot-de-bain.com.

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Votre nom de domaine est un outil marketing, ne le choisissez pas à la légère et ne laissez pas d’autres le déposer avant vous !

Par Cécile Blanchet, chargée de développement Web
Source Entreprise-et-droit.com

Et l’on reparle des noms de domaine d’un seul caractère

L’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN) va relancer l’idée déjà caressée en 2005, de l’adoption de nom de domaine d’une seule lettre. Un forum est actuellement organisé au sein de l’organisme avec appel à contribution pour définir une méthode d’attribution de ces noms de domaines. Très courts, ils ne représentent pas moins un intérêt important financièrement. Ces domaines à une lettre ou à un chiffre concerneront les gTLD (generic Top Level Domains), extensions internet à caractère générique, formées à l’origine de trois lettres et plus.

L’appel à commentaire est ouvert jusqu’au 15 novembre 2007. Depuis 1993, les noms à un caractère sont impérativement réservés par l’Icann sur les gTLD (.BIZ, .CAT, .COM, .INFO, .NET, .ORG, etc. ). Dans l’histoire de l’internet, rappelons que seuls 6 sites profitent d’une exception et donc d’un domaine constitué d’une seule lettre : i.net, q.com, q.net, x.com, x.org et z.com. L’explication tient à ce que ces noms furent déposés auparavant. Ces noms ont été déposés une première fois, avant la décision d’octobre 1993 de l’IANA (Internet Assigned Numbers Authority) bloquant cette attribution. On imagine sans mal l’engouement que pourrait générer une telle ouverture, alors que les domaines de 3 ou 4 lettres sont aujourd’hui rares.

Source PCInpact

Les noms de domaine s’internationalisent complètement

L’Icann (*), l’organisme international en charge de la régulation de l’internet, teste depuis le 15 octobre un nouveau système qui permet l’écriture de noms de domaine en onze langues : l’arabe, le persan, le chinois simplifié et traditionnel, le russe, l’hindi, le grec, le coréen, l’hébreu, le japonais et le tamoul.

Jusqu’à présent il était déjà possible d’utiliser ces langues pour rédiger la première partie d’une adresse internet, mais l’extension, telle que le .com, .net ou encore .org, devait obligatoirement apparaître en caractères romains (A à Z), suivant la norme américaine ASCII.

‘ Il s’agit d’un des moments les plus excitants dans le développement des noms de domaine internationaux ‘, se félicite Paul Towmey, le président de l’organisation. Mais il lui aura fallu du temps pour lancer cette initiative puisque ce projet était dans les cartons de l’Icann depuis bientôt sept ans.

(*) Internet Corporation for Assigned Names and Numbers

Source ZDNet

Avec son .bzh, la Bretagne milite pour les extensions internet régionales

.org, .com, .net, .fr, .eu et bientôt .bzh ! Le comité d’action pour l’obtention d’un nom de domaine .bzh a organisé une conférence, le 21 septembre dernier à Paris, à l’occasion de la Breizh Touch, sur les « enjeux des nouvelles extensions internet » avec le soutien du conseil régional de Bretagne et du club de réflexion Bretagne Prospective. L’objectif vise à monter un dossier de candidature pour présenter l’extension « .bzh » à l’Icann, accompagné des fonds nécessaires à la réussite de l’opération. L’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (Icann), organisation à but non-lucratif de droit américain gère le système de nom de domaine (de type .com, .org ou .net) et les codes nationaux (de type .fr pour la France, .uk pour le Royaume-Uni, etc). Elle a pour mission d’assurer une représentation globale des communautés internet au niveau mondial et d’agréer les demandes de création de nom de domaine.

Pourquoi les catalans et pas les bretons ?

« Oui, on peut le faire, c’est une question d’enthousiasme et de volonté », a témoigné Amadeu Abril i Abril, ancien directeur général de la Fondation PuntCat. La Catalogne est, en effet, la première région européenne à disposer de son extension (.cat) depuis près de deux ans. Une association a été créée pour transmettre la demande à l’Icann. « Le soutien des organisations publiques a été crucial », a reconnu le catalan.
En France, la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique et la Réunion disposent déjà de leurs propres extensions géographiques .gp, .gf, .mp et .re. « Internautes, collectivités, entreprises, associations sont nombreux à souhaiter une extension .bzh comme en témoignent les 15.000 signatures recueillies », a estimé Mikael Bodlore, créateur du site et de la pétition pour la demande de l’extension bretonne. Depuis mai 2007, un comité d’action regroupe l’association Point bzh, Bretagne Prospective, le conseil régional et diverses personnalités afin de faire entendre la voix de la Bretagne auprès de l’Icann. A la demande de ce comité, Bretagne Prospective va démarrer ce mois-ci une étude de faisabilité afin de « mieux cerner les critères d’attribution de l’Icann mais aussi de tester les motivations des acteurs de la société civile et du monde économique breton à soutenir l’initiative ». La région Bretagne a apporté son soutien de principe, dès juin 2006. L’initiative a déjà reçu l’assentiment des élus bretons, dans le sillage d’initiateurs tels que le député finistérien, Christian Ménard dès 2004, la conseillère régionale Françoise Louarn, le président du conseil régional Jean-Yves Le Drian et Patrick Mareschal, président du conseil général de Loire-Atlantique. Des collectivités ont ensuite voté des résolutions pour soutenir le projet : en avril 2006 pour le département d’Ille-et-Vilaine, en juin 2006 pour la région et le Finistère, puis le Morbihan.

La Bretagne se mobilise

Le .bzh sera réservé aux sites internet faisant référence à la Bretagne, sa culture et sa langue qu’ils soient situés en Bretagne ou non. Il pourra être réservé par les collectivités bretonnes, les entreprises et ayants droit et ensuite les particuliers (en appliquant le principe du premier arrivé, premier servi). Il devra impérativement faire référence à la Bretagne. « En ce sens, il ne s’agit pas d’une extension régionale pour la Bretagne mais bien d’une extension culturelle pour la langue et la culture bretonne, à l’exemple de la Catalogne », a expliqué Mikael Bodlore. « Il faut désormais réunir les moyens, animer un groupe de pression et réussir à passer les filtres des institutions publiques en France et surtout au sein de l’Icann », a expliqué Sébastien Bachollet, président de l’Internet Society France. « La région continuera à apporter son soutien à cette action d’un point de vue juridique et financier notamment, […] comme vecteur de développement économique », a confirmé un représentant régional. Car le succès du mouvement en Catalogne a fait apparaître de nouveaux services et de nouveaux usages. « Nous attendions 2.000 sites en .cat, nous en comptons aujourd’hui autour de 20.000 a précisé Amadeu Abril i Abril. Mais ce n’est pas gratuit. L’exemple catalan fait ressortir des coûts de mise en place importants : le seul dépôt du dossier auprès de l’Icann atteint environ 80.000 euros et la Fondation catalane reconnaît avoir dépensé au total près de 150.000 euros pour aboutir. A Berlin, une équipe de six personnes est mobilisée quasiment à temps plein depuis deux ans, ce qui fait dire à Sébastien Bachollet « qu’il faudra de 1,5 à 2 millions d’euros pour obtenir puis maintenir un nom de domaine, que ce soit en cash ou en apport en temps homme ». Pourtant, l’intérêt pour les extensions au nom d’une identité culturelle forte ne se dément pas. En Europe, l’Ecosse, la Galice, le Pays basque et le pays de Galles préparent leur dossier. Bientôt seront probablement délivrés des extensions pour les villes : .berlin, .tokyo, .nyc et. et peut-être même un .paris. L’Icann devrait se réunir pour la première fois à Paris, en juin prochain : l’occasion rêvée de faire aboutir le projet de .bzh ?

Auteur : Luc Derriano / EVS
Source Localtis

Savoir réserver ses noms de domaine selon sa notoriété

Un nom de domaine Internet est généralement la transcription dans le format d’adressage de l’Internet d’une dénomination qu’on peut considérer comme une marque, ou d’une expression significative qui deviendra alors une marque.
Au sens d’une entreprise ou d’une organisation, une marque peut être son nom d’identification, une marque commerciale globale ou un nom de produit, que cette marque soit antérieure à la venue sur Internet de l’entreprise ou concomitante dans le cas des sociétés dites de l’Internet.

La question qui se pose systématiquement lors de la réservation d’un nom de domaine concerne la délimitation judicieuse de la palette d’extensions dont on rappelle qu’elles peuvent être regroupées en extensions à finalité plutôt commerciales (.com, .net, .org, .biz, .info, .), en extensions nationales (.fr, .de, .it, .eu, .) ou encore en extensions corporatives ou communautaires (.travel, .aero, .mobi, .asia, .). En effet, une entreprise peut avoir le sentiment qu’il lui suffit de réserver sa marque sur une seule extension (le .com en particulier) pour garantir sa visibilité et attirer une audience sur Internet. Mais elle peut s’exposer alors à divers risques de détournements de trafic plus ou moins malveillants, mais souvent préjudiciables, si un tiers vient à réserver cette marque sur d’autres extensions (voir la fiche « Enjeux financiers des noms de domaine« ).

Afin d’aider ses clients à mieux faire ce choix, nous proposons une méthode d’analyse simple basée sur la notoriété d’une marque élémentaire et sur sa zone naturelle de chalandise. Dès lors, pour une entreprise détentrice de plusieurs marques, il sera nécessaire de mener la méthode pour chaque marque.

> Notre méthode
> Les listes d’extensions ‘ a minima ‘
> Mise en garde

> Datasheet « Nom de domaine et notoriété » à télécharger