Toute l'actualité des noms de domaine et nouveaux gTLDs

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Après « .com » ou « .net », les grandes entreprises pourront avoir leur propre nom de domaine

Le conseil d’administration de l’Icann, l’organisation en charge de coordonner Internet, a autorisé lundi à Singapour les entreprises à utiliser leur marque à la place de .org ou .com pour leurs noms de domaine.

Il s’agit d’une des évolutions majeures de ce secteur depuis des années, la dernière de cette ampleur étant la création de dot com (.com), il y a 26 ans. La réforme des noms de domaine est ouverte aux marques, mais aussi aux collectivités comme les régions ou les villes : la ville de Paris souhaite déjà déposer le nom « .paris ».

Les entreprises vont pouvoir soumettre leur demande à partir du 12 janvier 2012 pendant un délai de 90 jours, a indiqué Rod Beckstrom, directeur général de l’Icann. Parmi les premiers candidats (environ 120 entreprises ou collectivités), on trouve « les propriétaires de grandes marques, quelques grandes sociétés internationales, des villes, des régions et d’autres types de communautés », a-t-il ajouté. Ces sociétés devront joindre à leur demande un chèque de 185 000 dollars américains (130 200 euros), et paieront 25 000 dollars de frais de gestion annuels. Les premiers dossiers acceptés pourront être mis en ligne début 2013.

Un processus complexe

Le conseil d’administration de l’Icann a voté à treize voix pour et une contre en faveur de cette réforme, deux membres s’étant abstenus. Pour George Sadowsky, le seul membre ayant voté contre ce changement, « ce n’est pas la mission de l’Icann d’influencer le choix de vainqueurs ou de perdants dans de telles compétitions, et c’est implicitement ce que nous faisons ».

Avec un processus coûteux et complexe (les entreprises devront remplir un dossier de près de 200 pages) cette réforme est clairement orientée vers les grandes marques. Les dossiers déposés par des particuliers ne seront pas pris en considération. Les entreprises qui en bénéficieront le plus sont « les grandes marques avec un marketing clair et une stratégie orientée vers le client leur permettant d’exploiter leur nom de façon compétitive », a précisé M. Hnarakis, directeur de Melbourne IT Digital Brand Services, une société spécialisée dans les services internet et basée en Californie.

Certains émettent des craintes face à ce changement de grande ampleur. Sébastien Bachollet, pourtant l’un des membres du conseil d’administration favorable à la proposition, estime que « des gens vont trouver que les nouveaux noms de domaine peuvent porter à confusion ». Il ajoute cependant : « Je suis sûr que nous avons les moyens pour que cette période d’inquiétude soit la plus courte possible ».

Source: LaVoixDuNord

Extension des TLD : une aubaine pour Bing, Google et cie ?

La formulation officielle par l’ICANN de la libération des noms de domaine ne devrait pas rester sans conséquence et notamment pour les moteurs de recherche.

En début de semaine, l’ICANN, l’organisation chargée de la régulation des noms de domaine au niveau mondial, a finalement donné son accord pour la création de nouvelles TLD génériques. Ainsi aux côtés des .com, .net, .org ou .fr, nous retrouverons des extensions déposées par les marques (.nike) ou par les services municipaux des villes (.paris) moyennant la modique somme de 185 000 dollars.

Outre les problèmes de cyber-squatting, précédemment évoqués tout le long de ce dossier et qui pourraient forcer les grandes entités à investir dans ces extensions sous peine de se les faire siffler par un concurrent, certains s’interrogent aussi sur l’effet de déstructuration de la syntaxe du nom de domaine. L’on pourrait ainsi se demander quelles seront les conséquences éventuelles en terme de visibilité et d’accessibilité pour l’internaute habitué à se rendre sur un site du type www.dupont.com plutôt que www.site.dupont.

Interrogé par l’AFP, Google explique « avoir déjà de l’expérience dans le classement et l’organisation des pages web, quelles que soient leurs extensions de nom de domaine ». La firme californienne ajoute que si une page pertinente n’est pas hébergée sur un domaine classique de type .net ou .com, elle ne sera pas pour autant filtrée mais bien mise en avant. Par opposition, un site Internet de type site.marque ne se trouvera pas forcément favorisé par rapport à marque.com.

En revanche, la firme de Mountain View tient des positions relativement opposées sur la syntaxe-même de ces prochaines TDL. « Nous pensons que la décision de permettre à n’importe qui de créer leur domaine de premier niveau pourrait potentiellement créer une confusion chez l’utilisateur », déclare un porte-parole. Pour Google, cette confusion signifierait davantage de trafic vers son moteur. « il est possible qu’avec ces TLDs, les internautes utilisent davantage les moteurs de recherche ».

Parallèlement, il est intéressant de constater que depuis quelques temps les navigateurs tentent de minimiser au maximum l’interface de leur logiciel en dissimulant précisément… la barre d’adresse. Reste à savoir si les concurrents de Google sauront profiter de cette prochaine vague de nouvelles TLD pour tirer leur épingle du jeu.

Source : Clubic.com

Gand est la première ville du Benelux à demander son extension de nom de domaine « .gent »

(Belga) Le collège échevinal de Gand a décidé jeudi d’introduire un dossier de demande d’extension de domaine au nom de la ville « .gent » auprès de la société internationale pour l’attribution des noms de domaine ICANN. La ville est la première ville du Benelux a faire cette demande.

« Gand est une ville où les Technologies de l’information et de la communication (ICT) et la créativité vont de pair », estime l’échevin de l’Informatique, Resul Tapmaz (sp.a). La ville ne veut pas uniquement promouvoir les services de la ville tels que le CPAS mais également développer des adresses e-mail pour les riverains. « Les possibilités sont à vrai dire illimitées car les combinaisons pour « .gent » sont disponibles. » Une extension de domaine « .gent » coûtera chaque année entre 40 et 50 euros pour les citoyens. La ville achètera en premier lieu 500 noms de domaines. (PVO)

Source: LeVif.be

Une identité numérique bretonne attendue en 2013

Des Bretons, soutenus par le conseil régional, y travaillaient depuis 2007. Comme les Catalans, pionniers, ils espèrent obtenir sur Internet un nom de domaine en « .bzh »

Réuni à Singapour, l’Icann, le « gouvernement » mondial de l’Internet, vient de prendre une décision qualifiée de majeure (Ouest-France d’hier). Il va autoriser des régions, des villes, des entreprises, des communautés linguistiques, à utiliser, dans leur adresse Internet, des noms propres. À quelques exceptions près, ces « extensions » étaient jusqu’à présent limitées aux fameux génériques (.com et. net) et aux identifications nationales (.fr pour la France). Seuls les Catalans, profitant d’une sorte de vide juridique ont obtenu, il y a plus de dix ans, une extension régionale (.cat).Cette « libéralisation » est rendue possible par un prochain changement de l’actuel protocole, totalement saturé au plan mondial. La nouvelle norme, un peu à la manière de ce qui s’est passé avec l’abandon de la télé hertzienne au profit du numérique, va autoriser une infinité de variantes d’adresses.

« Une bonne nouvelle »

Dès 2007, quelques Bretons, militants du « .bzh », avaient anticipé cette évolution et exploré le terrain. Le conseil régional, à l’unanimité, avait même confié à Bretagne-Prospective une mission d’étude sur l’opportunité et la faisabilité d’un tel projet.

Pour Christian Deumeuré-Vallée, qui a piloté l’étude au sein de Bretagne-Prospective, la récente décision de l’Icann est donc « une très bonne nouvelle ». Il ne mésestime cependant pas le chemin qui reste à parcourir… Pour s’assurer de la crédibilité des demandes et leur pérennité, l’Icann exige un droit d’entrée de 130 000 €. Qui peut être perdu en cas de rejet du dossier…

Sur le plan technique, la mise en place d’un nom de domaine est également une affaire très complexe et donc coûteuse. Sur ce terrain, Bretagne-Prospective travaille avec Core, qui a monté avec succès le dossier catalan et réunit d’autres projets régionaux, galiciens, basque, gallois, écossais… L’opérateur français gestionnaire du «. fr » a également été approché. Pourquoi vouloir décrocher un nom de domaine en. bzh ? « Au-delà de l’affirmation forte d’une identité, explique Christian Demeuré-Vallée, c’est un moyen exceptionnel pour la Bretagne d’exister dans ce monde encore émergeant d’Internet. Dans ce paysage en pleine évolution, on ne sait pas où on va, mais on sait qu’il faut y aller ».

Un soutien institutionnel fort

Une extension régionale peut aussi permettre à des entreprises, des structures touristiques, de se différencier, notamment à l’international, en affichant leur spécificité. D’autant plus que le suffixe .bzh pourra fort bien cohabiter dans leur identification avec un .fr ou un .com.

Une association (www.bzh) a été créée pour faire prospérer le nom de domaine breton. Elle a déjà recueilli près de 20 000 soutiens auprès de la communauté bretonne des internautes. « Nous savons cependant qu’un soutien institutionnel fort sera nécessaire pour aboutir », reconnaît Christian Demeuré-Vallée. La Région Bretagne a déjà investi plus de 100 000 € dans la préparation de ce dossier.

S’il va à son terme, les premiers .bzh pourraient fleurir sur la toile en novembre 2013.

Jean-Laurent BRAS.

Internet: Le nom de domaine personnalisé va coûter cher

WEB – L’Icann a validé la réforme des extensions de noms de domaine. Les entreprises et les organisations pourront par exemple troquer le .com ou .fr pour un .apple ou .paris, pour 130.000 euros….

Si nous étions des machines, il suffirait de retenir l’adresse IP d’un site pour y accéder (comme 195.122.2.38). Pour simplifier les choses, un système d’annuaire a été mis en place, associant une adresse IP à un identifiant en lettres, comme paris.fr. Après de longs débats, l’Icann, l’organisme qui gère les noms de domaine de plus haut niveau, a finalement adopté, lundi, une réforme présentée comme la plus importante de ces quarante dernières années pour l’adressage sur Internet.

>> Le questions/réponses de l’Icann ici

De 22 extensions à une infinité

Il existe aujourd’hui 22 extensions de noms de domaine de «top niveau» comme .com, .net ou .org. S’y ajoutent plus de 250 extensions locales (.fr .de etc.). Avec la réforme adoptée, «la seule limite est l’imagination», explique l’Icann. Tous les caractères seront autorités (y compris arabes et asiatiques).

Pas pour les particuliers

Peuvent déposer candidatures «les entreprises et les organisations, privées et publiques». Selon un sondage australien, 50% des demandes anticipées sont pour des marques, comme .canon. New York et Paris devraient demander un .nyc et .paris. Déposer sa candidature nécessite de remplir 200 pages de paperasse et coûtera la bagatelle de 185.000 dollars (130.000 euros), auxquels s’ajouteront des dizaines de milliers de dollars de frais de gestion annuels. L’Icann s’attend à recevoir de 300 à 1.000 demandes lors de la première vague, du 12 janvier au 12 avril 2012.

Les points positifs…

Certains experts y voient une opportunité pour améliorer la sécurité sur Internet, notamment en luttant contre le phishing. Si une banque dépose par exemple .bnp ou .socgen, un client pourrait identifier d’un coup d’œil un site officiel, sans risquer de tomber dans le panneau d’une escroquerie. Pour les marques, comme Apple ou Google, disposer de sa propre extension est également tentant pour asseoir un peu plus l’image de l’entreprise via un «branding» (de «brand», «marque») ultime.

et les points négatifs

«Honte à l’Internet», s’emporte Lauren Weinstein, qui prend régulièrement sa plume pour défendre la liberté d’expression et combattre la censure sur le Net. Beaucoup de militants d’un Internet libre et ouvert dénoncent cette «privatisation» du Web, estimant que l’internaute n’a rien à y gagner. L’Icann, une organisation à but non lucratif, jure que son but n’est pas de s’enrichir et que les sommes amassées seront directement injectées dans son fonctionnement. Une autre grande question reste celle du cybersquattage. L’Icann a prévu une procédure pour lutter contre le phénomène: une fois la première vague de candidatures déposées, le groupe publiera les requêtes, et n’importe qui pourra déposer un recours pour bloquer une attribution. Si la question devrait être vite réglée pour des marques, uniques, quel arbitrage sera rendu pour des noms plus génériques comme .money ou .voyage? La ruée vers l’or 2.0 peut commencer.

Source: 20mn.fr

AFP – Internet : De nouveaux noms de domaine autorisés pour les entreprises

SINGAPOUR — L’organisation en charge de l’encadrement des noms de domaine a autorisé lundi à Singapour l’utilisation de nouveaux noms de domaine pour les entreprises privées, l’une des évolutions majeures du monde de l’internet depuis des années, ont indiqué ses membres.

Le conseil d?administration de l’Icann a approuvé le lancement des noms de domaine utilisant pour suffixe les noms d’entreprises.

Au lieu de se terminer par .com, .org ou .net, les adresses internet pourront donc désormais se terminer par un nom d’entreprise.

« Il s’agit du plus grand changement concernant les noms de domaine depuis la création de dotcom (.com) il y a 26 ans », a assuré Theo Hnarakis, directeur de Melbourne IT Digital Brand Services, société spécialisée dans les services internet, basée en Californie.

De grands groupes, comme Apple, Toyota ou BMW, pour citer des marques de différentes régions du monde, pourront ainsi, contre paiement, lancer des sites à leur nom.

Les entreprises qui en bénéficieront le plus sont « les grandes marques avec un marketing clair et une stratégie orientée vers le client leur permettant d’exploiter leur nom de façon compétitive », a ajouté M. Hnarakis.

« Les marques doivent agir maintenant afin de se porter candidates pour utiliser ces noms de domaine dans la mesure où le processus n’est pas aussi simple que pour une adresse en .com. C’est un processus complexe qui nécessite un investissement », a-t-il ajouté.

Sébastien Bachollet, l’un des membres du conseil d’administration, qui était favorable à la proposition, estime cependant que « des gens vont trouver que les nouveaux noms de domaine peuvent porter à confusion ».

« Je suis sûr que nous avons les moyens pour que cette période d’inquiétude soit la plus courte possible », a-t-il ajouté.

Source: AFP

De retour de l’ICANN40 à San Francisco

Créée en octobre 1998, l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN) est une organisation de droit privé à but non lucratif ayant son siège à San Diego, Californie.

L’ICANN est chargée d’allouer l’espace des adresses de protocole Internet (IP), d’attribuer les identificateurs de protocole, de gérer le système de noms de domaine de premier niveau pour les codes génériques (gTLD) et les codes nationaux (ccTLD), et d’assurer les fonctions de gestion du système de serveurs racines.

Cette organisation a une compétence mondiale dans le contrôle qu’elle exerce sur l’affectation des noms de domaine de premier niveau (Top-Level Domain TLD).
Site officiel.

ICANN multi-stakeholder Model

Source : ICANN

Depuis 2009, l’ICANN n’est plus liée contractuellement au gouvernement américain et doit ainsi prendre en considération l’avis du GAC (Governmental Adivsory Committee), comité regroupant les représentants des Etats.

Le 40ème Congrès de l’ICANN s’est tenu du 13 au 18 mars 2011 à San Francisco, regroupant le Board et les représentants des Gouvernements (GAC). Les vifs désaccords de la réunion à Bruxelles des 28 février et 1er mars entre l’ICANN et les gouvernements sur le projet des nouveaux gTLDs a fait planer le doute sur la portée de cette nouvelle rencontre aux Etats-Unis.

Rod Beckstrom, président de l’ICANN, a ouvert le débat et réaffirmé l’indépendance de l’ICANN face aux gouvernements : « We believe in a simple principle: everyone with an interest in the Internet has an equal right to be heard in its governance, ». (…) « When all voices are heard, no single voice can dominate an organization – not even governments. Not even the government that facilitated its creation. »

Ab initio, le programme officiel prévoyait trois thèmes à aborder :

  • Le projet de nouvelles extensions gTLD (.CANON, .PARIS, .GAY etc) ;
  • L’éventuel transfert à l’ONU de la gestion d’Internet conférée jusqu’alors à l’ICANN ;
  • Une réflexion plus générale sur la neutralité du net.

Après plusieurs changements de programme, la réunion s’est finalement clôturée positivement. Dans son site officiel, l’ICANN revient sur cette rencontre et propose un bilan :

  • La prochaine rencontre de l’ICANN aura lieu en juin 2011 à Singapour ;
  • Le Board finalisera l’approbation du programme des nouvelles extensions gTLD lors d’une réunion extraordinaire qui aura lieu le 20 juin 2011, à Singapour ;
  • Le Board a approuvé 27 recommandations émanant des différentes équipes;
  • La période d’acceptation publique concernant la procédure de réforme du gNSO, (generic Names Supporting Organization) regroupant les acteurs concernés par les extensions génériques, a été rallongée ;
  • Le Board a trouvé un accord avec le registre .XXX et approuve le .XXX comme un nouveau TLD (Top-Level domain).

Pour plus de détails, voir les résolutions de l’ICANN.

En conclusion, deux éléments importants ressortent de ce bilan:

1. L’ICANN a validé le «. XXX », mettant un terme au débat intense qui a eu lieu sur cette extension visant les sites pornographiques.

Rappelons que la société ICM registry a soumis sa requête pour la création de l’extension .XXX auprès de l’ICANN il y a plus de 9 ans ! Cette création risque de créer pour les entreprises de l’industrie du « porno » une fragmentation d’Internet et de subir la censure ainsi que des blocages automatiques dans certains pays (l’Arabie Saoudite et l’Inde – pays du Khama Sutra – ont déjà fait connaître leur intention de bloquer les noms en .XXX). Toutefois, grâce à cette zone réservée, la protection des mineurs devrait être renforcée, à l’aide de filtrages plus faciles à mettre en place. Le Registre ICM du « .XXX » compte à ce jour (25 mars 2011, 14h30) plus de 518 492 pré-réservations. Selon ICM, les premières phases de l’enregistrement des noms de domaine en « .XXX » devraient s’ouvrir courant juin 2011. Pour l’enregistrement d’un nom de domaine en .XXX il faut compter environ 50 euros (soit environ 70 USD). L’industrie du porno reste l’une des plus prospères du monde : 2 160 euros (soit 3000 USD) sont dépensés chaque seconde sur Internet.

2. L’ICANN a fixé une échéance au 20 juin 2011 concernant le programme de nouvelles extensions, c’est à dire lors de son 41ème meeting qui se tiendra à Singapour.

Rappelons que ce programme a été officiellement lancé par l’ICANN en juin 2008. Une centaine de nouvelles extensions est attendue dès le lancement effectif, multipliant les risques d’atteintes notamment au droit des marques sur Internet. A l’aube de cette nouvelle ère du nommage, les entreprises doivent définir une stratégie cohérente pour leurs marques. Il existe aujourd’hui des moyens de protection élaborés dans le cadre du programme « New gTLDs » à savoir : Trademark ClearingHouse (ou chambre de compensation, base de données regroupant la liste globale des marques à protéger), URS (Uniform rapid suspension System), PDDRP (Post-Delegation Dispute Resolution Procedure) ou RRDRP (Registry Restrictions Dispute Resolution Procedure). Cependant il faut s’attendre à voir de nombreuses entreprises enregistrer un nombre élevé de nouveaux noms de domaine afin de protéger au maximum leurs droits de propriété industrielle. On peut le dire clairement, avec ce programme de nouvelles extensions, l’ICANN a entre ses mains l’image de l’Internet de demain.

Article de Mlle Andréa MARINETTI, stagiaire au cabinet Meyer & Partenaires-Département Multimédia

Source: Vox PI

Amour sous X

Alors que les noms de domaine en .xxx ou .gay s’apprêtent à débarquer sur la Toile, l’éditeur de sites de rencontre AGL lance un nouveau portail. Avec une approche tout en pudeur.

Alors que l’Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) s’apprête à voter le 18 mars 2011 sur le lancement de l’extension de domaine .xxx et .gay, les groupements religieux s’opposent de manière virulente aux sulfureux suffixes. Même rejet de la part des ténors de l’industrie américaine du porno qui devraient manifester demain à San Francisco pour protester contre ces nouvelles extensions. Les pros du divertissement pour adultes craignent en effet une censure accrue et des blocages intempestifs de leurs sites…

Des rencontres normales. En France, Vincent Hutin regarde ces excitations d’un oeil amusé. Le président du groupe AGL, qui édite des sites de ventes d’objet d’arts comme Auction.fr et de données financières avec Verif.fr, génère tout de même près de 85% des 8 millions d’euros de son chiffre d’affaires grâce aux sites de rencontre. Ici, rien de porno, que du soft sympa. Du mythique Ulla.com à l’ambigu Cum.fr en passant par Serencontrer.com, les adresses internet du groupe jouent plutôt la carte célibat soft. Mieux, Vincent Hutin revendique la transparence dans cette galaxie où opaque rime le plus souvent avec arnaque.

Et des applis à la pelle. « La rencontre peut aussi être le fait de gens normaux, martèle le centralien quadra, ancien patron de Débitel et « serial start-upeur » dans la téléphonie mobile. A l’opposé d’un Gleeden ou d’un Cougar, nos services en ligne sont sains et honnêtes. » Pour enfoncer le clou plus profond, AGL s’apprête à ressortir des placards son Amour.com. Un nom de domaine qu’il avait longtemps gardé sous le coude comme une coquille vide et dont le lancement est prévu pour le printemps, entre poisson d’avril et lapins de Pâques. Objectif : s’en servir de marque ombrelle pour accueillir les six sites de rencontres édités par AGL. En parallèle, les services roses du groupe, déjà déclinés sur smartphone, devraient bientôt se travestir en applications iPhone et iPad. Il est vrai qu’avec amour ça passe toujours mieux.

Source: L’Entreprise

ICANN Nairobi: Le sacre des noms de domaine

Après Séoul en octobre 2009 et Bruxelles en juin prochain, c’est à Nairobi (Kenya) que s’est réunie du 7 au 12 mars l’ICANN, l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers, c’est-à-dire la Société pour l’attribution des noms de domaine et des numéros sur Internet. Pour en savoir plus sur cette institution, on peut consulter la page de l’encyclopédie participative Wikipédia qui lui est consacrée ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/ICANN.On peut également se rendre directement sur le site de la Société (www.icann.org) qui propose une page de présentation en français ici :http://www.icann.org/tr/french.html.

Pour résumer il faut savoir que l’Icann est l’organisme qui gère et délègue la gestion (1) des noms de domaine de premier niveau (les .com, .fr) ce qui est une tâche technique mais aussi un pouvoir économique, diplomatique et politique de première importance. La compétence de l’ICANN est mondiale, ce qui fait que ses décisions s’imposent de fait aux Etats membres, alors même – comme le rappelle wikipedia – qu’elle est de droit californien. Plus délicat encore : elle est placée directement sous la tutelle du ministère du commerce américain.

C’est dire si les réunions comme celle qui s’est achevée vendredi à Nairobi sont suivies de près par les gouvernements et les acteurs de l’Internet. C’est souvent dans la coulisse que se nouent et se dénouent les grandes affaires. A Nairobi, quelques points essentiels ont été abordés par le board, l’instance qui dirige l’ICANN :

-L’abandon de la procédure dite de l’EOI, l’ « Expression of interest ». Cette procédure visait à demander aux porteurs de projets de se déclarer préalablement. Une forme de pré-enregistrement autrement dit qui pouvait donner lieu à de la spéculation. Il faut savoir que le dépôt de dossier pour la demande de l’ouverture d’une extension coûte 185.000 dollars, et que pour l’EOI il était réclamé une avance de 55.000 dollars.

-De nouvelles dispositions pour protéger les marques. L’enjeu notamment économique est d’importance dans le cadre de la création de nouvelles extensions. La création de nouvelles terminaisons est en effet une difficulté pour les marques qui souhaitent pouvoir déposer leur nom de domaine sous toutes les formes. Les détenteurs de marques sont donc une très forte force d’opposition à l’extension des noms de domaines. Le dossier « nouvelles extensions génériques » avait été gelé lors de la dernière réunion à Séoul. Deux propositions ont donc été intégrées. La première consiste en l’établissement d’une « cleaning house », c’est-à-dire en fait une liste de référence globale qui protègerait les détenteurs de marque pour toute les terminaisons. La deuxième est l’adoption d’une procédure accélérée pour le blocage d’un nom de domaine cyber-squatté. Jusqu’à maintenant, la procédure réclamait 45 jours. Il n’en faudra plus que 15 désormais.

-Des études économiques et techniques. Un groupe d’économistes a été mandaté afin d’effectuer une étude de marché pour connaître plus précisément la véritable demande dans le cadre de la création d’une extension. Cette étude devrait être publiée juste avant la prochaine réunion de Bruxelles. Une autre étude devra par ailleurs déterminer l’impact technologique de la création d’une extension. Une nouvelle extension provoque en effet toujours immédiatement un pic de charge, des milliers de noms de domaines se créant avec la nouvelle terminaison.

-La création d’un groupe de travail pour réfléchir au financement de projets portés par les pays du sud. Les 185.000 dollars de dossier sont en effet rédhibitoires pour un certain nombre de projets venus de pays du Sud. Le groupe de travail devra trouver des solutions de financement, prêts à taux 0 ou autres…

-Enfin la création de l’extension .XXX pour les sites pornographiques est revenue sur le devant de la scène. Il faut savoir que cette extension, réclamée par les professionnels du secteur avait bien failli voir le jour en 2005. Mais les représentants américains au sein de l’ICANN, très explicitement guidés par le gouvernement des Etats-Unis, avaient alors utilisé leur droit de véto pour faire avorter le projet. Dans l’histoire de l’ICANN il s’agit d’ailleurs du seul et unique épisode ou les américains aient usé de ce droit de véto. Les professionnels de l’industrie pornographique n’ont pourtant jamais renoncé. Ils ont utilisé recours sur recours. Or un comité d’audit indépendant a remis en question la décision de l’ICANN de ne pas créer cette extension. A Nairobi le board a conservé un silence pudique sur la question qui devrait ressurgir de façon officielle.

Il faut rappeler par ailleurs que l’année 2010 est et sera riche en nouveautés au rayon des noms de domaines et de leurs extensions, suite à des décisions prises avant la réunion de Nairobi. Principale innovation : la possiblité de création d’extension en alphabet non latin. Dès le mois d’avril le « .rf » en cyrillique (pour la Russie) fera son apparition. Les mois suivants viendront également le « .bg » en cyrillique toujours pour la Bulgarie, des extensions en arabe pour l’Egypte et la Tunisie et enfin en caractère chinois pour la Chine.

Source: Owni.fr
Auteur: Olivier Zilbertin

Pas encore de .xxx pour le www

L’Icann (Internet corporation for assigned names and numbers, une autorité de régulation de l’Internet) vient de repousser la décision d’autoriser la vente des noms de domaine en .xxx, et demande à son directeur général de faire un rapport sur les options possibles.

Le vote, qui devait avoir lieu aujourd’hui à l’occasion de la 37e réunion de l’Icann à Nairobi au Kenya, a été repoussé à celle de Bruxelles, du 20 au 25 juin. Le conseil d’administration de l’autorité va afficher un rapport présentant les différentes possibilités sur son site Internet d’ici deux semaines.

La création d’adresses en .xxx a été proposée pour la première fois en 2000, et a déjà été rejetée trois fois. ICM Registry, une entreprise américaine d’enregistrement de noms de domaines à l’origine du lobbying pour le .xxx, a déjà annoncé qu’elle se déplacerait à Bruxelles avec la ferme intention d’obtenir un vote positif. L’industrie pornographique n’est pas favorable à ce nouveau type de nom de domaine. Elle craint en effet que le .xxx agisse comme un marqueur, et crée une zone rouge au sein du web. Elle estime aussi que cela autoriserait de nombreux états à forcer des sites non désirés ou illégaux à migrer vers un .xxx, et à les mettre ainsi sous surveillance.

Le plan de l’ICM prévoit également un ensemble de « meilleures pratiques » visant à protéger les enfants en ligne, et le financement d’une Fondation internationale pour la responsabilité en ligne. L’ICM s’engage à verser 10 dollars sur la cotisation annuelle prévue à 60 dollars à des groupes de protection des enfants, et à obliger les éditeurs de .xxx à étiqueter leur contenu.

Source: clubic.com