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Archives de mots clés: internet

Internet en chiffres (2010)

Royal Pingdom vient de publier des chiffres en pagaille sur Internet pour l’année 2010…

Email :

107 trillions (mille milliards) d’emails envoyés en 2010
294 milliards emails envoyés chaque jour
1.88 milliards d’utilisateur de boites électroniques
480 millions de nouveaux utilisateurs de compte de messagerie
89.1% des emails sont des spams
2.9 milliards de comptes de messagerie dans le monde
25% des comptes de messagerie sont des comptes professionnels.

Les noms de domaine :

88,8 millions de noms de domaine .COM à la fin de 2010.
13,2 millions de noms de domaine .NET à la fin de 2010.
8,6 millions de noms de domaine .ORG à la fin de 2010.
202 millions de noms de domaine dans tous les domaines de premier niveau (Octobre 2010).
7% – L’augmentation des noms de domaine depuis l’année précédente.

Utilisateurs

1.970.000.000 utilisateurs d’Internet à travers le monde (Juin 2010).
14% – Augmentation des utilisateurs de l’Internet depuis l’année précédente.
825,1 millions d’utilisateurs d’Internet en Asie.
475,1 millions d’utilisateurs d’Internet en Europe.
266,2 millions d’utilisateurs d’Internet en Amérique du Nord.
204,7 millions d’utilisateurs d’Internet en Amérique latine / Caraïbes.
110,9 millions d’utilisateurs d’Internet en Afrique.
63,2 millions d’utilisateurs d’Internet au Moyen-Orient.
21,3 millions d’utilisateurs d’Internet en Océanie / Australie.

Les médias sociaux Twitter / Facebook :
152 millions de blogs sur Internet (comme objet d’un suivi par BlogPulse).
25 milliards de tweets envoyés sur Twitter en 2010
100.000.000 nouveaux comptes a ajouté sur Twitter en 2010
175.000.000 d’inscrits sur Twitter, Septembre 2010
7,7 millions de personnes suivantes @ ladygaga (Lady Gaga, la plupart des utilisateurs de Twitter suivi).
600.000.000 d’inscrits sur Facebook à la fin de 2010.
250 millions de nouvelles personnes sur Facebook en 2010.
30 milliards de médias partagés sur Facebook par mois (liens, notes, photos, etc).
70% des inscrits à Facebook hors des Etats-Unis
20 millions applications facebook installées chaque jour.

Vidéos :
2 milliards de vidéos vues par jour sur YouTube.
35h de vidéos téléchargées sur YouTube chaque minute.
186 vidéos en ligne à l’utilisateur moyen d’Internet montres dans un mois (USA).
84% des utilisateurs qui consultent des vidéos en ligne (USA).
14% des utilsiateurs qui ont téléchargé des vidéos en ligne (USA).
Plus de 2 milliards de vidéos vues par mois sur Facebook.
20 millions de vidéos téléchargées sur Facebook par mois.

Images :

5.000.000.000 photos hébergé par Flickr (Septembre 2010).
+ de 3.000 photos téléchargées par minute sur Flickr.
130.000.000 photos téléchargées par mois sur Flickr.
+ de 3 milliards de photos téléchargées par mois à Facebook.
36 milliards de photos téléchargées sur Facebook par an (au rythme actuel)

Source: Royal Pingdom via ZapActu

Il veut un cours d’aïkido et trouve un site porno

Des noms de domaine sur internet se font détourner par des spécialistes en la matière. Un club d’art martial genevois en a fait l’expérience récemment.

storybildLe nom de domaine est resté le même, mais le contenu du site a quelque peu changé. (Photo: dr)

«Je cherchais un stage d’aïkido dans la région de Soral. Je suis donc passé par la plateforme aikido.ch qui m’a ensuite redirigé sur un site à caractère pornographique. C’est quand même bizarre», s’étonne un lecteur. «Le lien vers la société sportive en question n’était plus valable, mais j’aurais dû vérifier», reconnaît, désolé, Valerio Gianascio, qui gère bénévolement le portail suisse de ce sport de combat.

Renseignement pris, le club de Soral a déménagé à Chêne-Bougeries. Le nom de domaine du site internet a donc changé et l’ancien a finalement été détourné par des spécialistes du genre dans le but de s’enrichir.

Vaud et Berne victimes de pareille arnaque

«Il y a un véritable business autour de ça, confirme Stéphane Koch, spécialiste des technologies de l’information. Dans la micro-seconde où le nom d’un site retombe dans le domaine public, des sociétés s’en emparent, changent le contenu et y placent de la pub.» Plusieurs institutions se sont ainsi faites avoir. Au début des années 2000, les deux adresses vd.com et vd.org renvoyaient vers des sites pornos.

En 2006, le département fédéral de la défense avait envoyé 35 000 tracts pour encourager les mineurs à servir sous les drapeaux. Mais l’adresse internet inscrite sur le flyer était celle d’une page de vente aux enchères d’articles sexy. «Pour se prémunir, il faut vraiment faire attention au renouvellement de son nom de domaine», conclut Stéphane Koch.

Source: 20minutes.ch

Les noms de domaine à plus d’un million de dollars

Voici la liste des noms de domaine à vendre sur le marché de l’occasion sur www.afternic.com avec une valeur de plus d’1 Million de dollars…

On remarque heureusement que la plupart d’entre eux n’ont pas d’enchérisseurs…

Néamoins 15 000 000 millions pour Cats.com c’est une belle somme !

Que penser de Teaching.com à 3,7 Millions, MartialArts.com à 2,5 Millions…

Source: EasyRoutard.com

Un site web offre de « louer une petite amie »

Le site Internet loueunepetiteamie.com prétend permettre à ses utilisateurs de « louer une petite amie » en toute légalité. L’étrange site Internet, dont le nom de domaine est enregistré depuis le 29 décembre 2010, vise une clientèle précise. « Vous en avez assez de la routine avec votre femme? Vous souhaitez vous évader? », interroge la page. « Vous n’aimez pas la copine de votre fils?Vous souhaitez le remettre dans le droit chemin? », poursuit le site.

Des prestations tarifées entre 20 euros pour une heure et 540 euros pour un week-end. « Et rassurez-vous, ce n’est pas de la prostitution, c’est de la location. Alors, faites-vous plaisir! », affirme pourtant le site. Un compte à rebours indique que le site doit ouvrir dans 28 jours, le 31 janvier 2011. L’initiative rappelle Rent A Wife (louez une femme), campagne marketing parodique qui était en fait destinée à la promotion d’un site de location de DVD.

Source: Europe1

Le cofondateur de The Pirate Bay relance le débat sur les noms de domaine

Après avoir contribué à faire connaître les réseaux d’échanges de fichiers de pair à pair (P2P), Peter Sunde, cofondateur de The Pirate Bay, souhaite lancer un système de noms de domaine « alternatif » et décentralisé.

Le système des noms de domaine (« Domain Name System » en anglais ou DNS) est un enjeu crucial du Web. C’est ce dispositif qui établit une correspondance entre les adresses chiffrées et uniques des adresses IP des ordinateurs et les adresses nominatives connues des internautes, telles que http://www.lemonde.fr, par exemple.

« L’ICANN PEUT ÊTRE CONTRÔLÉE PAR DES GOUVERNEMENTS »

Avec son P2P DNS, Peter Sunde souhaite reprendre les principes de Bittorrent, le célèbre protocole qui permet d’échanger, rapidement et de manière décentralisée, de grandes quantités de données entre internautes. Pour l’heure, le projet n’en est qu’au stade préliminaire, avec la constitution d’un groupe de travail. « Nous ne sommes pas encore organisés, mais la base du projet, c’est que nous voulons qu’Internet ne soit pas censuré. Avoir un système centralisé qui contrôle notre flux d’information est inacceptable. »

Dans le système actuel, la gestion des noms de domaine est confiée à l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (Icann), une organisation de droit privé à but non lucratif, créée en 1998 et basée en Californie. L’Icann, qui supervise aussi le volet économique de ce marché très lucratif, fait régulièrement l’objet d’appels à une gestion moins unilatérale. « L’essentiel du problème du DNS n’est pas l’Icann », précise néanmoins M. Sunde, sur Twitter. « Le problème est que des gouvernements et des entreprises peuvent le contrôler », poursuit-il.

DES DIFFICULTÉS TECHNIQUES À PRÉVOIR

Cette initiative intervient alors que les autorités américaines ont « saisi », à la fin du mois de novembre, plus de soixante-dix noms de domaine de sites suspectés de favoriser la contrefaçon et le téléchargement illégal. Le Combating Online Infringements and Counterfeits Act (Coica), projet de loi dont le but est de lutter contre les atteintes aux droits d’auteur sur Internet, est également actuellement discuté au Congrès.

Mais le P2P DNS pourrait difficilement s’imposer. Outre les difficultés techniques pour mettre en œuvre un DNS décentralisé, certains Etats, comme la Chine, s’attachent à créer leur propre système de noms de domaine, indépendant de l’Icann, société de droit californien, et donc soumise au département du commerce états-unien, tout en ayant une compétence mondiale. L’an dernier, Google a aussi lancé son service DNS.

Source: Le Monde

Sites à part pour trouver l’âme sœur

N. s’est remariée cet été. Lorsqu’il y a quatre ans, elle avait quitté son mari imam, elle avait commencé par enlever le niqab, le voile intégral, qui l’empêchait de trouver un travail puis, après avoir suivi une formation, elle avait trouvé à s’employer auprès des personnes âgées. Dans le modeste appartement de la cité de banlieue où elle habite avec ses quatre enfants, elle avait rapporté un téléviseur et un ordinateur. C’est grâce à lui que N. a retrouvé un époux.

« C’est terrible de vivre seule et pas seulement d’un point de vue matériel. Je voudrais rencontrer un homme. Pratiquant, mais pas comme j’ai connu… » C’était au printemps. Elle racontait en riant comment elle s’était inscrite sur un site de rencontres réservé aux musulmans, Mektoube.fr – « mon Meetic à moi » –, où elle cherchait chaussure à son pied sans trop y croire : « Soit ils sont déjà mariés – et je suis contre la polygamie, c’est pour ça que j’ai divorcé –, soit ils sont étrangers et veulent des papiers… Mais qui sait, il y aura peut-être un jour un bon candidat ? «  Au mois d’août, N. s’est remariée.

Mektoube.fr, « numéro 1 de la rencontre musulmane et maghrébine ». Le design est moderne, le discours simple : vade retro dragueur impénitent, pilier de bar, ici, tu entres dans la famille !

Politesse, bonne tenue, amour et valeurs de l’islam de rigueur. Une fois inscrit, vous préciserez, comme sur n’importe quel site de rencontres, vos désirs, vos envies… mais aussi votre rapport à la religion : rigoriste, modéré, islam moderne ? Et ça marche : 1,5 million de personnes inscrites sur le site, dont 400 000 membres actifs. Une paille à côté de Meetic – 42 millions d’inscrits en Europe –, mais pas si mal pour un site de niche. Alors, Internet plus efficace que la mosquée comme point de rassemblement d’une communauté ? Intéressant d’aller voir.

Les deux fondateurs de Mektoube.fr ont choisi la tour Pleyel à Saint-Denis, dans la proche banlieue nord de Paris, pour installer leur QG – cinq postes d’ordinateurs et une machine à café dans deux pièces au vingt-deuxième étage. Pas pour la vue mais parce que c’est sécurisé et pas cher.

Laouari Medjebeur et Thomas Nomaksteinsky, ont associé les initiales de leurs prénoms pour créer LT services, la société qui diffuse Mektoube.fr. Ils reçoivent un peu inquiets : « Ce n’est pas un site estampillé islam ou halal. Nous n’avons jamais été orientés religieux. Pas plus qu’on ne se veut haut-parleur ou porte-drapeau de qui que ce soit. Est-ce que chercher des gens de sa communauté, c’est être communautariste ? Mektoube, ce n’est pas du communautarisme, c’est du marketing. Un cadre ne va pas chercher une boulangère ! Je ne voudrais pas ressortir Bourdieu, mais tout de même… « 

Laouari, grand et costaud, BTS d’informatique, a grandi à Meaux avec quatre sœurs : « C’est ma mère qui a trouvé le nom. Elle n’a que ce mot à la bouche : maktoub, ou mektoub, cela veut dire « destin », du genre « Dieu l’a voulu ». Mais le nom de domaine était pris, alors on a rajouté un « e » à la fin : Mektoube. « 

L’histoire de ce drôle de baptême n’est pas qu’anecdotique. Elle traduit bien le mélange de respect de la tradition et de prise de liberté qui caractérise cette nouvelle génération de Maghrébins qui aspirent à la reconnaissance de leurs valeurs et de leurs identités.

Laouari et son copain franco-argentin Thomas sont des enfants de la banlieue et des réseaux sociaux. Ils se sont construits et rencontrés dans des start-up avant de se lancer, il y a quatre ans, sur un double constat : « 1 : sur les sites de rencontres, vous ne trouvez pas la personne que vous cherchez. 2 : ces sites gardent – ou du moins gardaient – une réputation sulfureuse. Alors on a joué la rigueur et le sérieux. On a évité le fantasme de la fille orientale et les clichés : le chameau, le palmier, la chicha ; on a fait de la pédagogie en expliquant à nos inscrits comment rédiger leurs e-mails et on a supprimé les profils fantaisistes avec photo de chien ou de Zidane. Le bouche-à-oreille a fait le reste. »

Le samedi 29 avril 2006 à minuit tapant, dans le petit deux-pièces de Laouari, ils mettent en ligne la première version de Mektoube.fr. « On se demandait ce que cela allait donner, raconte Laouari. C’était étrange toutes ces semaines passées à travailler sur le site et puis, d’un coup, l’épreuve de vérité. On attendait. A 4 heures du matin, on a eu notre premier inscrit – nom de code : Scarface, je m’en souviens encore. On s’est arrêtés à 5 heures… C’est le meilleur investissement qu’on ait fait : depuis quatre ans, le nombre de connexions ne fait que grimper. Aujourd’hui, on a parfois 3 500 personnes connectées en même temps. Il a même fallu stabiliser les serveurs ! »

Alors qu’au départ ils avaient pensé Mektoube comme un site de rencontres maghrébines, nos deux compères se rendent vite compte que parmi les mots de recherche utilisés pour les trouver sur la Toile, « rencontres musulmanes » est l’occurrence la plus fréquente. Qu’à cela ne tienne : va pour musulmane ! « L’image des sites de rencontres a évolué. C’est entré dans les mœurs. En 2006, on avait très peu d’images de femmes sur le site, maintenant il y en a autant que de photos d’hommes… On commence à bien connaître cette communauté et ses comportements. Le but n’est pas de garder une personne le plus longtemps possible sur le site mais de l’amener à conclure une rencontre rapidement, à faire un beau mariage. Parce que, alors, elle en parlera aux cousins, aux amis. Et ça va générer un nouveau trafic « , explique Thomas.

NON AU MARIAGE ARRANGÉ

Le succès de Mektoube a fait des émules. Brun, chemise noire à rayures blanches, Salim Bouiche donne rendez-vous à Neuilly-sur-Seine dans les locaux d’une société de services informatiques pour lesquels il travaille encore en free-lance, mais c’est dans sa petite maison de Saint-Denis qu’il a créé Meetarabic.com. « J’ai hésité entre Meetarabic et Meetislamic mais le second m’a semblé trop fort. On fait des sites qui nous ressemblent. Porter une grande barbe ne me correspondait pas. » Salim Bouiche sourit timidement : « Vous savez, nous cherchons juste à répondre à une demande. Dans la religion musulmane, avoir des relations hors mariage est interdit. Du coup, pour les jeunes, fonder une famille, est un passage obligé. Notre objectif est de les y aider. »

Salim Bouiche a l’air mélancolique et triste. Est-ce parce que, comme nombre de Maghrébins qui viennent sur ces sites, il a divorcé après deux ans de mariage ? Ou parce qu’il vient de perdre un coûteux procès contre Mektoube pour avoir utilisé le terme – faute d’orthographe comprise – dans sa page d’accueil ou ses tags ?

« Je suis jeune, maghrébin et à l’aise dans mes baskets », dit-il. Salim Bouiche ressemble à sa génération : ingénieuse et téméraire, opportuniste et moderne, bien décidée à gagner sa place au soleil sans pour autant couper les ponts avec la génération précédente.

« En quoi est-ce que le mariage religieux empêche la modernité ? s’interroge le psychanalyste Serge Tisseron. On remarque qu’il est d’une grande importance chez les jeunes d’aujourd’hui de trouver des rituels. Mais comment concilier rituel et liberté ? Pour les chrétiens, c’est un droit depuis un demi-siècle. Mais chaque culture va à son rythme. Internet permet d’introduire un peu de jeu dans les traditions, sans rompre complètement : « Je veux bien le mariage, mais pas arrangé. » C’est sacrément subversif de se marier religieusement avec quelqu’un qu’on a choisi. « 

Il y aurait deux façons, tout aussi fausses l’une que l’autre, de considérer l’émergence de ces sites islamophiles : la première serait de n’y voir que du prosélytisme caché, d’un repli sur soi insidieux ; la seconde, de stigmatiser un mercantilisme cynique faisant de l’islam non plus une communauté, une religion ou une culture, mais une cible marketing…

La vérité est autre : le monde bouge et Internet est devenu un moteur de ce mouvement. « L’être humain est partagé entre un désir de réciprocité, de communication, et un désir d’emprise, de contrôle, explique Serge Tisseron. Si on se sent en sécurité, on recherche l’échange. Si, au contraire, comme en ce moment, on se sent en insécurité, le besoin d’emprise prend le dessus. Or sur Internet, on est soumis à une énorme somme de propositions. Outil de liberté ? Certes, mais la liberté est très insécurisante… Alors l’être humain va succomber au désir d’emprise et se chercher des lieux rassurants, une communauté… »

Ce tropisme communautaire n’a pas échappé aux malins du Web. La société Phoenix Corp – dont l’adresse est celle du groupe Easyflirt.com – a ainsi lancé tout un tas de sites aux intitulés aussi drôles qu’inquiétants : Droite-rencontre.com (sous-titré : « On est déjà d’accord sur un point », avec une Marianne sexy mise en avant), même site en regard pour la France de gauche. Et leurs sous-groupes : Gay-droite.com, Gay-gauche.com… Puis, tant qu’on y est, outre la filière musulmane (Amourmaghreb.com), il y a les rencontres échangistes, les admirateurs des grosses, etc. Sans grand succès. C’est une notion de base : le communautarisme repose sur une communauté, pas seulement sur une idée marketing.

Aux Etats-Unis, le site Jdate (décliné en Jdate.fr en France) marche très fort avec la communauté juive. Jdream.fr, Leakir.fr ou Feujworld cherchent à lui emboîter le pas. En revanche, les tentatives de lancer des sites pour la population originaire d’Afrique noire se sont révélées des échecs en France. « Pour faire un site, il faut trouver un axe de rassemblement, un point de ralliement. Pour les musulmans, le lien c’est le mariage, et il faut que celui-ci ait lieu avec un musulman. Les Blacks, ils s’en foutent de se marier entre Blacks ! », décrypte avec enthousiasme Hatem Ahmed, le patron d’Inchallah.com, le petit dernier mais pas le moins gourmand des sites de rencontres entre musulmans. « Et il n’y a quasiment pas de sites catho ! Parce que pour les chrétiens aujourd’hui, le plus important ce n’est pas de se marier, c’est de ne pas être seul. »

Rond, brun, et heureux de vivre, Hatem Ahmed est né à Aubervilliers. Père électricien, mère couturière, il roule en BMW et a installé son équipe d’une douzaine de personnes dans de jolis locaux à Levallois, dans la « banlieue biz » au nord-ouest de Paris. « Ah, vous avez vu Salim, de Meetarabic ? On se connaît bien. On était au collège ensemble, on a fait maths sup et maths spé ensemble, et on s’est retrouvé à l’Ecole centrale… Mais Salim est devenu ingénieur télécoms et moi j’ai fait du e-commerce… C’est marrant qu’on se retrouve aujourd’hui sur le même marché. »

UN TOUT PETIT MONDE

C’est à se demander pourquoi un site de rencontres leur a paru nécessaire ! Tous partagent la même envie d’ascension sociale, le mythe du self-made-man, avec ordinateur portable et belle voiture. Marc Simoncini, le fondateur de Meetic, est leur héros.

 » Au bout de trois mois, Inchallah.com fait 20 000 visites jour, 13 000 visiteurs uniques, ce qui est excellent ! «  annonce Hatem Ahmed, en faisant basculer son siège en arrière d’un petit geste satisfait. « J’ai un fonds d’investissement qui me soutient, un fonds familial qui a gagné de l’argent dans l’immobilier, et qui me fait confiance pour le Net. Le calcul est assez simple : il y a plus de 5 millions de musulmans en France, et 50 % d’entre eux ont moins de 24 ans… Donc susceptibles d’avoir envie de se marier. C’est un vrai marché. Parmi eux, une grosse partie hypermoderne, bien intégrée, mais pour laquelle fonder un foyer dans le cadre de l’islam est non négociable. Tu fais des études sympas, des boulots modernes, mais après, tu te maries dans ta communauté. «  Comme lui.

Parce qu’ils ne jugent pas, parce que – intérêts marchands obligent – ils ne plaident ni pour l’idéal républicain ni pour un particularisme religieux, les sites de rencontres racontent la société maghrébine française telle qu’elle est. « Une double culture, entre modernité et tradition, qui est notre vraie particularité », résume Hatem en lissant ses cheveux noirs brillants.

Car tout businessmen qu’ils sont, soucieux de ne pas donner une image publique qui pourrait nuire à leurs affaires, nos masters du Web redeviennent, sitôt la parole libérée, les traducteurs empathiques d’une société en mutation, la leur. « L’autre jour j’ai entendu une femme chef d’entreprise dire à la radio : “Pour mettre le niqab, il faut être simple d’esprit”, s’agace Hatem. C’est incroyable de dire des choses pareilles. On peut ne pas être d’accord, mais on ne peut pas dire ça ! Du coup, les musulmans se sentent attaqués, voient le discrédit jeté sur eux alors qu’ils bossent comme tout le monde et vivent leur foi chez eux. Ils ont envie de se retrouver entre eux et de se dire salam aleikoum sans qu’on les regarde de travers. « 

Du haut de leur vingt-deuxième étage de la tour Pleyel, Laouari et Thomas se marrent. Pour leur nouveau slogan, ils ont détourné une déclaration de Brice Hortefeux : « Quand il y en a un, ça va. Quand il y en a 400 000, c’est mieux ! »

En chiffres

4,9 millions de Français se connecteraient chaque mois sur un site de rencontres en ligne. (Source : Guide-sites-rencontres.fr) 290000 visiteurs uniques par mois surfent sur Mektoube.fr. Ils sont 160 000 sur Inchallah.com et 44 000 sur Meetarabic.com. Jdate.fr rassemble 29 000 célibataires juifs par mois.
Loin devant ces sites communautaires, Meetic.fr attire 3,5 millions de visiteurs uniques par mois. (Estimation ; source : Doubleclick Ad Planner by Google.).

Source: Le Monde.fr

SMS, mail, chat : Facebook centralise tout dans sa nouvelle messagerie

San Francisco – Facebook lance sa messagerie. Facebook rachète le nom de domaine fb.com pour une somme inconnue. Facebook veut tuer Gmail… On a tout entendu mais, depuis hier, on en sait désormais un peu plus sur la nouvelle boite mail de Facebook et, si on ne peut pas encore la tester, elle donne très envie de l’essayer.

La centralisation de tous les types de messages
La firme de Mark Zuckerberg a donc présenté lundi la nouvelle messagerie unifiée Facebook, qui comprend des adresses mail @facebook.com. La grande nouveauté est de prendre en compte le fait que nous communiquons différemment suivant notre destinataire. On envoie un mail à sa grand-mère, un texto à son cousin, on utilise le chat avec sa meilleure amie et on envoie des messages courts via Facebook à nos amis. La messagerie Facebook proposera d’unifier tout ses types de messages et de les centraliser dans un seul endroit, une seule conversation. On pourra envoyer un SMS via notre messagerie et répondre sur le chat, tout sera archivé dans un fil unique de conversation.

Un système ouvert avec des possibilités de filtrage
Comme sur n’importe quelle messagerie classique, on pourra recevoir des mails en provenance de Yahoo, Gmail ou Hotmail… La grande différence réside dans le fait que l’on pourra filtrer les mails que l’on reçoit. On pourra décider par exemple que seuls nos amis Facebook et notre grand-mère ont le droit de nous écrire. De plus, les mails seront classés afin que les messages de nos amis apparaissent en haut de la liste, devant nos factures par exemple.

Personnellement, je trouve cette approche, très séduisante car elle correspond au mode de vie 2.0 dans lequel nous évoluons. Après, c’est abandonner un peu plus de nos données personnelles au géant bleu. J’attends aussi de voir si le service de SMS sera payant. Il va me falloir être patiente car la messagerie ne devrait être accessible au grand public que dans quelques mois.

Source: You

L’e-business chinois se lance dans un « nouveau monde »

Le développement rapide de l’économie Internet en Chine donne une impulsion aux entreprises e-business pour élaborer des stratégies approfondies et s’établir plus fermement. Les principales sociétés chinoises du secteur viennent de mettre en place de nouvelles mesures pour développer le marché et leurs produits, afin de promouvoir la diversification du marché.

Le B2C (Business-to-Computer) de www.taobao.com, le plus important site de vente en ligne d’Asie, a annoncé le 1er novembre l’utilisation d’un nom de domaine indépendant comme www.tmall.com, ainsi qu’une stratégie d’expansion verticale. Dans trois mois, www.tmall.com investira 300 millions de yuans dans la promotion de marque.

Le même jour, www.360buy.com, une autre célèbre société e-business, a étendu son activité de vente de matériel électroménager, informatique et de bureau aux livres. Le site propose désormais sept catégories d’ouvrages, en trente-neuf sections et avec plus de 100 000 titres, dans les domaines de l’art, sciences sociales, économie, gestion, éducation, préparation aux examens, sciences et technologies, vie, enfants, etc.

Dans le passé, www.taobao.com se consacrait principalement au C2C (Consumer to Consumer), tandis que www.tmall.com vend principalement à des entreprises. Après avoir conquis plus de la moitié du marché national, www.taobao.com s’attaque au B2C par le biais de www.tmall.com.

www.360buy.com est la plus grande société de B2C chinoise dans son domaine d’activité. Selon les données publiées par iResearch sur les ventes en ligne en Chine au troisième trimestre, le chiffre d’affaires de www.360buy.com a dépassé, pendant trois mois consécutifs, 1 milliard de yuans, représentant une proportion de 35,6% des ventes au détail en ligne. Son entrée sur le marché du livre illustre sa stratégie de diversification.

Selon les professionnels du secteur, les entreprises e-business se lancent vers un « nouveau monde », ce qui prouve que les conditions chinoises sur le commerce virtuel ont été améliorées, et que les entreprises sont confiantes quant à leur développement futur. L’essor commercial dans des domaines plus larges est inévitable. Il est à prévoir que ces sociétés auront plus de succès dans l’avenir. Elles étendront leurs affaires dans tous les domaines selon la demande des consommateurs et créeront de nouveaux services et opportunités.

Source: french.china.org.cn

Internet : à la recherche d’un développement durable

Après dix ans de généralisation de l’informatique et d’Internet, le Vietnam a obtenu de bons résultats. Selon les responsables et experts, si les technologies de l’information, dont l’Internet, ont une incidence directe sur le développement socioéconomique du pays, leur développement n’est pas encore durable.

En octobre 2000, le bureau politique du PCV a décidé de promouvoir les technologies de l’information (TI) afin qu’elles soient un moteur du développement socioéconomique national. Ainsi, la naissance de la directive N°58 du Politburo a donné d’importantes orientations pour l’ouverture du marché des télécommunications et de l’Internet au Vietnam, devenant un service fondamental et nécessaire pour de nombreux Vietnamiens, ainsi que pour l’économie nationale.
Cette décision est la « clé » ayant suscité la création de nouveaux groupes de télécommunications tels Viettel (Télécommuni- cations de l’armée), EVN Telecom (du groupe Électricité du Vietnam), Hanoi Telecom (partenariat entre la Compagnie électronique Hanoi et l’Union des sciences de production, des télécoms et de l’informatique), ou encore FPT Telecom (groupe FPT)… Leur arrivée a permis au marché national des télécommunications de connaître une croissance non seulement forte, mais soutenue, avec certaines années un développement spectaculaire.

Durant dix années de suite, le marché des télécommunications du Vietnam a connu la plus forte croissance de tous ceux de l’ASEAN, sinon même du monde. Et aujourd’hui, le coût de ses services demeure inférieur à celui des pays de cette région.

Selon les statistiques du ministère de l’Information et des Télécommunications, le pays compte 156,1 millions d’abonnés au téléphone dont 90% en mobile, ainsi que 25,09 millions d’abonnés à Internet, représentant 26% de la population… Le Vietnam figure de fait dans le top des 20 nations ayant le plus d’internautes, et d’ici 2015, il compte bien être en tête de l’ASEAN en termes d’infrastructures et de services ajoutés.

Encourager le secteur privé

Selon les évaluations des experts, les télécommunications est l’un des secteurs aux grands succès durant cette période du Renouveau. « Le développement des services de télécommunications, surtout le téléphone et l’Internet, est particulièrement bénéfique pour l’économie nationale », a estimé Nguyên Quang A, ex-directeur de l’Institut de recherche de développement. Quang à lui, Trân Dinh Thiên, directeur de l’Institut d’économie du Vietnam, a avoué qu’il faut  » estimer globalement ces résultats pour en retirer l’enseignement nécessaire au soutien de l’élaboration de politiques relative au processus national d’intégration à l’économie mondiale comme à ceux d’industrialisation et de modernisation ».

Selon Dang Huu, ancien chef du Comité de pilotage du Programme national sur les TI, la directive N°58 pousse le développement du marché des télécommunications, en particulier en matière de services d’Internet. Il demeure cependant des écarts de développement entre localités du pays, voire entre minis-tères, en général dus à un manque de synergie entre les acteurs intervenants dans la construction d’infrastructures.

Lors d’une conférence récapitulative des dix ans de présence d’Internet au Vietnam, le vice-ministre de l’Information et des Télécommunications, Lê Nam Thang, a souligné qu’en dépit de leur forte crois- sance, les télécommunications ne bénéficient toujours pas d’un développement durable. Pour y remédier, il invite les entreprises en TI à investir dans les régions montagneuses, insulaires et frontalières, comme dans la conception et la fabrication de produits vietnamiens.

Le Centre Internet du Vietnam souffle ses dix bougies

Le Centre Internet du Vietnam (ou VNNIC en anglais) vient de célébrer son 10e anniversaire de naissance. Après dix ans de développement, il constitue un acteur de premier rang du développement de l’Internet au Vietnam. En 2000, le VNNIC recensait 543 noms de domaine en « .vn ».

En 2001, il est devenu membre de l’Organisation de gestion des noms de domaines de l’Asie-Pacifique. Neuf années après, le VNNIC a mis en chantier de nombreux projets à Hanoi, Dà Nang (Centre) et Hô Chi Minh-Ville. À ce jour, le nombre de nom de domaine est d’environ 100.000, une 2e place au sein de l’ASEAN.

En matière de coopération internationale, le centre a participé aux forums et conférences des organisations internationales de gestion des ressources d’Internet. Il a aussi coopéré avec des partenaires chinois et sud-coréens, partagé des expériences, mais aussi assisté le Laos et le Cambodge en ce domaine.

Auteur: Hoàng Viêt/CVN

Source: Courrier du Vietnam

La Belgique, terre promise des pirates ?

Les sites en .be dans le top cinq mondial des espaces numériques qui attirent les pirates. Les sites Internet belges, en .be, attireraient les amateurs de phishing (hameçonnage, filoutage). C’est ce qu’indique l’Anti Phishing Workgroup. La Belgique se situe dans le top 5 des espaces les plus abusés, juste derrière la Thaïlande, la Corée et l’Irlande.

D’après l’APW, sur 10.000 noms enregistrés avec le suffixe .be, 4,6 sites sont utilisés pour diffuser des filoutages. 11,5 noms de domaine en .be, sur 10.000 enregistrés, permettent aux pirates de cacher un site d’hameçonnage de données bancaires.

Pourquoi le .be ? Il semble que ce suffixe soit bon marché, près de 3€ et rapidement mis en place.

Source: Zataz.com