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Archives de mots clés: bzh

Bientôt des domaines en .scot sur internet

Depuis le 14 juillet, le domaine internet .scot est officiellement géré par Dot Scot Registry, une association créée en 2009 en vue de créer un nom de domaine générique de premier niveau propre à l’Ecosse. L’initiative a été soutenue par le gouvernement écossais.

Le domaine .scot est destiné aux entités qui contribuent à la vie sociale, culturelle, économique ou universitaire de l’Ecosse, qui utilisent la langue gaélique, qui se consacrent au patrimoine écossais ou qui sont implantées en Ecosse.

Dot Com Registry est dirigé par Harry McGrath, universitaire originaire de Glasgow, spécialiste des liens entre le Canada et l’Ecosse, par le rédacteur en chef en ligne de la Scottish Review of Books, Gavin McCutcheon, patron d’ICIPIA, une société de Glasgow spécialisée dans la gestion des actifs immatériels des entreprises (et dont le logo, un triskell, symbolise la propriété intellectuelle, le capital intellectuel et les actifs intellectuels) et par Polly Purvis, directrice générale du syndicat professionnel des entreprises informatiques écossaises ScotlandIS.

Avec un peu de retard sur le .bzh, les premiers noms de domaines seront attribués par Dot Scot Registry dans les prochaines semaines. L’association se dit déjà « inondée de demandes ». Celles-ci proviennent aussi bien de l’intérieur que de l’étranger ; l’une d’elles émane même d’un pipe band pakistanais !

Source: breizh-info.com

Les noms de domaine .bzh deviennent officiels

Le nom de domaine .bzh sera déployé pendant l’été et accessible à tout le monde à partir de décembre. La nouvelle extension Bretonne a eu l’accord de l’Icann (Internet corporation for assigned names and numbers) en mai 2013 pour un contrat de dix ans.

La Bretagne a enfin droit à sa propre extension internet. Après la Réunion, la Martinique, la Guyane et la Guadeloupe (.re, .mq, .gf et .gp), la Bretagne devient elle aussi une région Française qui se démarque des autres sur la toile.

Pour l’instant, les premières adresses activées renvoient vers deux sites : celui de l’association (www.pik.bzh) et celui de la région Bretagne (www.region.bzh). L’association qui s’est battue pour l’autorisation de ce nom de domaine a ajouté une touche bretonne supplémentaire sur son adresse, en utilisant le mot « pik » qui signifie « point » en breton.

Les sites des partenaires du mouvement « .bzh » seront présent sur la toile pendant l’été avec l’aide de l’afnic. Ensuite, les noms de domaines en .bzh seront commercialisé à partir de septembre auprès des détenteurs de marques. Les collectivités, associations et autres acteurs économiques régionaux pourront y accéder en Novembre.

L’assemblée régionale a annoncé jeudi dans un communiqué :

« Le .bzh sera accessible à tous dès décembre, y compris aux particuliers qui pourront acheter leur nom de domaine auprès des bureaux d’enregistrement agréés pour y héberger leur site web personnel, ou leur blog, ou l’utiliser tout simplement pour leur adresse e-mail ».

Source: 1001actus.com

30 000 candidats pour le .bzh

L’extension Internet bretonne sera ouverte le 1er septembre. Elle suscite un vif intérêt des entreprises, collectivités et particuliers.

Lancé dès 2004 par le député du Finistère Christian Ménard, mis en oeuvre par Mikaël Bodloré-Penlaez via le site geobreizh.com et soutenu financièrement par la Région Bretagne, le projet de création d’une extension Internet en .bzh entre dans sa phase opérationnelle. « Dans quelques jours, assure David Lesvenan, président de l’association www.bzh, nous devrions obtenir de l’ICANN, le gestionnaire des noms de domaine, une délégation complète. » L’extension .bzh, précise-t-il, est d’ailleurs déjà en cours d’installation sur les serveurs mondiaux. Avant même l’ouverture du service, quelque 30 000 candidats ont exprimé « une manifestation d’intérêt » auprès des opérateurs en préréservant un nom de domaine. L’extension .berlin récemment disponible a enregistré 35 000 inscriptions dès le premier jour. « C’est une population comparable à celle de la Bretagne à cinq départements sur laquelle nous opérons » note David Lesvenan.

« Des nouveaux territoires numériques »

Du 1er septembre au 31 octobre, les titulaires de marques déposées à l’INPI ou la TMCH, la base de données de marques de l’ICANN, seront les premiers à pouvoir enregistrer leur nom de domaine. Suivront, du 1er au 14 novembre, les collectivités, associations, appellations d’origine contrôlée, etc. Du 14 au 30 novembre, les termes génériques les plus demandés seront proposés aux enchères. Enfin, à partir du 1er décembre, ouverture générale selon le principe du premier arrivé, premier servi, avec activation immédiate du nom de domaine.

« Le commerce sur Internet est celui qui se développe le plus. De nouveaux territoires numériques s’ouvrent, ils sont à conquérir » assurent l’association www.bzh et son partenaire, l’AFNIC, gestionnaire technique de la plateforme.

Auteur: Jean-Laurent BRAS

Source: entreprises.ouest-france.fr

Les Bretons auront leur « .bzh » en juin

L’association .bzh et l’ICANN, le régulateur du Web, ont signé le 28 février l’accord qui autorise la création des premiers noms de domaine en .bzh. Lancement d’ici juin prochain.

Sortez le chouchenn et les binious, la Bretagne s’installe sur le net. Avec Paris, la région Bretagne faisait partie des candidats sélectionnés par l’ICANN en mai dernier. L’accord a été signé vendredi. Les premiers sites en « .bzh » (de Breizh, Bretagne en breton) seront accessibles en juin et géré par l’assocation .bzh, en partenariat avec l’AFNIC, responsable de la gestion des noms de domaines en France.

« Un outil formidable »

Pierrick Massiot, président du Conseil régional de Bretagne, s’est réjoui de cette signature : « c’est un formidable outil pour affirmer la place de la Bretagne et de ses acteurs sur internet ». La région a largement soutenu l’association, en finançant les frais de dossier demandés par l’ICANN (140 000 euros quand même…). .bzh compte sur 20 000 dépôts de noms de domaine d’ici 2017. Aucune information sur la répartition des recettes n’a, pour l’heure, été rendue publique.

Entre juin et octobre 2014, le « .bzh » sera accessible aux entreprises et ayants droit uniquement. Puis commencera l’enregistrement public des noms de domaine, sous la forme d’un « premier arrivé, premier servi ». Toutefois, cette extension n’est pas destinée à tous. Il est nécessaire, pour y être éligible, de « manifester un attachement positif à la Bretagne ». Soit par une implantation géographique dans la région (la Loire Atlantique est aussi concernée), soit par un intérêt marqué par la Bretagne et sa culture. Le « .bzh », comme le « .paris », a pour objectif de réunir sous un même label les activités liées à la région.

Alsace et Aquitaine candidates

« Le « .bzh » fait partie des pionniers des nouvelles extensions françaises, il était donc naturel qu’il soit un des premiers à signer le contrat avec l’ICANN » a déclaré Mathieu Weill, directeur général de l’Afnic. Cette extension est la première attachée à une région, après la Catalogne (« .cat »). Mais l’ICANN a d’ores et déjà annoncé que l’Aquitaine et l’Alsace sont en lice pour obtention de leur propre extension.

Des initiatives qui prouvent la curiosité, sinon l’attachement des collectivités françaises pour Internet. Un problème risque toutefois de se poser. Si toutes les métropoles, départements et régions de France décidaient de faire de même, on croulerait rapidement sous les extensions… Avec des risques de doublons (par exemple avec un « .rennes » et « .bzh ») et de confusion. Il revient donc aux autorités nationales et internationales que sont l’AFNIC et l’ICANN de jouer leur rôle de gendarmes du net.

Auteur: Guillaume Perissat

Source: linformaticien.com

Avec .bzh, la Bretagne a son extension

Les Bretons vont enfin avoir leur signe de ralliement numérique ! En même temps que Paris, l’extension Internet   » .bzh  » vient d’être validée par le régulateur mondial de l’Internet, l’Icann. Ce projet porté par l’association www.bzh et la Région Bretagne va désormais passer en phase concrète.

C’est le 10 mai que l’Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) a donné son feu vert à la création des noms de domaine en « .bzh  » et en  » .paris  » !  En Bretagne, cette décision a été accueillie avec bonheur après plusieurs années de mobilisation.

Lancée en 2004 par le député du Finistère Christian Ménard, l’idée, après avoir fait l’objet d’une première pétition dès 2006, est reprise en 2007 par la Région Bretagne qui engage la mobilisation autour de ce projet. Un an plus tard, l’association www.bzh, soutenue par la Région, est constituée afin de porter le projet de candidature auprès de l’Icann. Une pétition en ligne va d’ailleurs rassembler rapidement 21 000 signataires, c’est dire si le projet est fédérateur !

Premiers noms de domaines en 2014

Désormais actée, l’extension  » .bzh  » n’est cependant pas une fin en soi : il faut désormais la faire entrer en phase opérationnelle. Dans cet objectif, la Région Bretagne et l’association www.bzh restent mobilisées et s’appuient sur le savoir-faire de l’Afnic, organisme en charge de la gestion des extensions françaises de l’internet, pour mettre en place et organiser toute l’infrastructure technique selon les normes définies par l’Icann. Plusieurs étapes indispensables devront être franchies avant de pouvoir enregistrer les premiers noms de domaine en .bzh début 2014.

Pour les promoteurs de ce projet, l’objectif est bien de valoriser et de donner une visibilité aux activités économiques, sociales ou culturelles liées à la Bretagne. Leur modèle ? Le « .cat  » catalan : autorisé en 2006, il a depuis été adopté par 60 000 noms de domaines. Pour les Bretons, le  » .bzh  » devrait constituer  » un outil supplémentaire pour forger une identité ouverte sur le monde, moderne et dynamique « .

Source: decideursenregion.fr

La Bretagne veut son nom de domaine en .BZH

Bretagne

La mondialisation de l’Internet n’est pas incompatible avec le régionalisme. La preuve, la région Bretagne a adressé mercredi à l’Icann un courrier de soutien à la création du domaine internet de premier niveau « .BZH » et a décidé de financer le dépôt du dossier, a-t-elle annoncé mercredi dans un communiqué.

Pour la région, le « .bzh » –qui correspond à une abréviation courante du mot Bretagne en langue bretonne– « valorisera et donnera une visibilité nouvelle aux activités économiques, sociales, culturelles liées à la Bretagne ». Le projet, porté par l’association www.bzh, pourrait aboutir en 2013, selon la région qui va financer les montants demandés par l’Icann pour le dépôt du dossier, soit 235.000 euros.

Cette extension internet a mobilisé « des milliers de Bretons » depuis 2004 via une pétition, et l’association www.bzh, créée pour porter le projet, a reçu le soutien de la région et d’autres collectivités mais aussi de l’Etat, souligne-t-on de même source. Depuis juin 2011, l’Icann a assoupli les conditions de candidature et « lancé officiellement le processus des nouvelles extensions qui pourront désormais être liées à des régions, villes ou entreprises », précise la région Bretagne.

La Catalogne a été précurseur, mais aussi…

La Catalogne a été la première à obtenir un nom de domaine « linguistique », avec son .CAT. Un vrai succès puisque 50.0000 sites ont déjà été enregistrés. Le site qui s’occupe d’accorder ce suffixe catalan s’appelle punt.cat.

D’autres initiatives locales ont eu lieu en Europe. En Galice, le parti conservateur espagnol soutenait le .GAL. Le Pays de Galles a également longtemps parlé d’obtenir le .CYM gallois mais la demande n’a toujours pas abouti.

L’île de Tuvalu a vendu son suffixe pour 50 millions de dollars

Pas bête, le gouvernement des îles Tuvalu avait quant à lui décidé en 2000 de sacrifier au contraire son suffixe pour arrondir ses fins de mois. Et pour cause, il s’agit du très recherché .TV ! Cédé pour une période de 12 ans pour la somme de 50 millions de dollars, le .TV devrait donc en toute logique être renégocié cette année. Et le prix ne sera certainement pas aussi faible, car des centaines de milliers de sites l’ont adopté entre-temps. Seul souci : la population apprécie de moins en moins que le suffixe de leur pays soit le plus souvent associé à des sites pornographiques.

Source: huffingtonpost.fr

Un nom de domaine en .BZH ?

Tout comme la Catalogne qui a obtenu depuis quelques années la terminaison .CAT, l’association pointBZH demande la création de la terminaison .bzh pour les domaines liés à la Bretagne.

Cette association a quatre objectifs :
• faire la promotion du .bzh auprès des Internautes et les sensibiliser à l’utilité pour la Bretagne de disposer de sa propre extension Internet dédiée à sa langue et sa culture.
• demander la création du .bzh à l’ICANN (Internet Corporation For Assigned Names and Numbers), organisme international chargé de la délivrance et la régulation des extensions Internet.
• aider à collecter les fonds nécessaires au dépôt d’un dossier auprès de l’ICANN pour la création du .bzh.
• demander aux élus bretons de soutenir la démarche de création du .bzh et de l’appuyer auprès des autorités compétentes.

Près de 20.000 bretons ont déjà signé la pétition destinée à l’ICANN, l’organisme mondial qui gère les noms de domaine. Cela étant dit, l’ICANN propose désormais une procédure de création de nouvelle extension très facile, dont nous parlons ICI. Très facile certes, mais très couteuse. Pour résumer, si les bretons veulent leur extension, il leur faudra payer. Et sans l’aide des collectivités territoriales ou une mobilisation financière sans précédent, aucune chance de voir l’extension .BZH apparaitre sur la toile.

En attendant, les bretons peuvent toujours utiliser les services du service de redirection BZH.BZ. Il permet depuis 2002 aux bretons de bénéficier d’une redirection de site internet évoquant leur magnifique région.

Pour signer la pétition, rendez vous sur le site http://www.pointbzh.com.

Source: Hebergement1.com

ICANN : nouvelles extensions en ligne de mire

Du 2 au 7 Novembre, Le Caire accueillera la prochaine réunion de l’ICANN. Le soleil d’Egypte accueillera-t-il avec chaleur la naissance de nouvelles extensions ?

Depuis que l’ICANN a jeté un pavé dans la mare, dans sa conférence de Juin dernier, en ouvrant la possibilité de créer sa propre extension, en alternative aux habituels .com, .fr, .net, .org, .gouv et .fr, les projets de lancement de nouvelles extensions se montent à toute allure.

Aujourd’hui, les habitants de Catalogne, mais aussi tous ceux qui parlent le catalan ou soutiennent la culture catalane ont la fierté de pouvoir afficher leurs couleurs… pacifiquement et sur Internet.

Ce projet a en effet été concrétisé et 30000 noms de domaine ont déjà été enregistrés.

Certes, pouvoir bénéficier d’un nom de domaine finissant en .cat coûte un peu plus cher que ce que coûte les noms de domaine en .com… De plus, il faut être éligible et donc répondre à plusieurs conditions imposées par le registrar, la Fundacion PUNCAT, qu’il s’agisse de publier un contenu Catalan en ligne, de développer des activités pour promouvoir la culture et le langage Catalan ou d’être soutenu par 3 personnes ou par une institution qui utilisent déjà un .cat.

Pour d’autres projets d’extensions régionales ou culturelles, les choses sont un peu moins avancées. Parmi les candidats potentiels, l’on retrouve notamment des intiatives ayant trait au Pays de Galles, à la Galice, aux Cornouailles, à la Vénétie, à l’Ecosse, au Léon Espagnol, au Québec, à la Flandre, voire à des villes comme Paris, Hambourg, Berlin, voire la grosse pomme en personne.

Au pays basque, l’on planche sur le .eus, pour Euskadi, qui pourrait se révéler un bon outil de promotion de la langue basque. Quant au .csc, il est aujourd’hui un sujet de réflexion pour les Corses.

Du côté de la Bretagne, une association, pointBZH, s’est donné pour pour objectif de faire la promotion du .bzh, un projet d’extension du domaine Internet mettant en avant la Bretagne, sa langue et sa culture.

Pour déposer le .bzh, des fonds considérables et un business-plan de qualité sont requis : même s’il est désormais ouvert à toute proposition, l’ICANN n’accepte pas tout et le budget permettant de soutenir et mener à bien ce type de dossier s’élève aux alentours de 200000, voire 300000 euros. Une pétition en ligne a, d’ailleurs, été mise en place pour soutenir ce projet.

source Ariase.com

Avec son .bzh, la Bretagne milite pour les extensions internet régionales

.org, .com, .net, .fr, .eu et bientôt .bzh ! Le comité d’action pour l’obtention d’un nom de domaine .bzh a organisé une conférence, le 21 septembre dernier à Paris, à l’occasion de la Breizh Touch, sur les « enjeux des nouvelles extensions internet » avec le soutien du conseil régional de Bretagne et du club de réflexion Bretagne Prospective. L’objectif vise à monter un dossier de candidature pour présenter l’extension « .bzh » à l’Icann, accompagné des fonds nécessaires à la réussite de l’opération. L’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (Icann), organisation à but non-lucratif de droit américain gère le système de nom de domaine (de type .com, .org ou .net) et les codes nationaux (de type .fr pour la France, .uk pour le Royaume-Uni, etc). Elle a pour mission d’assurer une représentation globale des communautés internet au niveau mondial et d’agréer les demandes de création de nom de domaine.

Pourquoi les catalans et pas les bretons ?

« Oui, on peut le faire, c’est une question d’enthousiasme et de volonté », a témoigné Amadeu Abril i Abril, ancien directeur général de la Fondation PuntCat. La Catalogne est, en effet, la première région européenne à disposer de son extension (.cat) depuis près de deux ans. Une association a été créée pour transmettre la demande à l’Icann. « Le soutien des organisations publiques a été crucial », a reconnu le catalan.
En France, la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique et la Réunion disposent déjà de leurs propres extensions géographiques .gp, .gf, .mp et .re. « Internautes, collectivités, entreprises, associations sont nombreux à souhaiter une extension .bzh comme en témoignent les 15.000 signatures recueillies », a estimé Mikael Bodlore, créateur du site et de la pétition pour la demande de l’extension bretonne. Depuis mai 2007, un comité d’action regroupe l’association Point bzh, Bretagne Prospective, le conseil régional et diverses personnalités afin de faire entendre la voix de la Bretagne auprès de l’Icann. A la demande de ce comité, Bretagne Prospective va démarrer ce mois-ci une étude de faisabilité afin de « mieux cerner les critères d’attribution de l’Icann mais aussi de tester les motivations des acteurs de la société civile et du monde économique breton à soutenir l’initiative ». La région Bretagne a apporté son soutien de principe, dès juin 2006. L’initiative a déjà reçu l’assentiment des élus bretons, dans le sillage d’initiateurs tels que le député finistérien, Christian Ménard dès 2004, la conseillère régionale Françoise Louarn, le président du conseil régional Jean-Yves Le Drian et Patrick Mareschal, président du conseil général de Loire-Atlantique. Des collectivités ont ensuite voté des résolutions pour soutenir le projet : en avril 2006 pour le département d’Ille-et-Vilaine, en juin 2006 pour la région et le Finistère, puis le Morbihan.

La Bretagne se mobilise

Le .bzh sera réservé aux sites internet faisant référence à la Bretagne, sa culture et sa langue qu’ils soient situés en Bretagne ou non. Il pourra être réservé par les collectivités bretonnes, les entreprises et ayants droit et ensuite les particuliers (en appliquant le principe du premier arrivé, premier servi). Il devra impérativement faire référence à la Bretagne. « En ce sens, il ne s’agit pas d’une extension régionale pour la Bretagne mais bien d’une extension culturelle pour la langue et la culture bretonne, à l’exemple de la Catalogne », a expliqué Mikael Bodlore. « Il faut désormais réunir les moyens, animer un groupe de pression et réussir à passer les filtres des institutions publiques en France et surtout au sein de l’Icann », a expliqué Sébastien Bachollet, président de l’Internet Society France. « La région continuera à apporter son soutien à cette action d’un point de vue juridique et financier notamment, […] comme vecteur de développement économique », a confirmé un représentant régional. Car le succès du mouvement en Catalogne a fait apparaître de nouveaux services et de nouveaux usages. « Nous attendions 2.000 sites en .cat, nous en comptons aujourd’hui autour de 20.000 a précisé Amadeu Abril i Abril. Mais ce n’est pas gratuit. L’exemple catalan fait ressortir des coûts de mise en place importants : le seul dépôt du dossier auprès de l’Icann atteint environ 80.000 euros et la Fondation catalane reconnaît avoir dépensé au total près de 150.000 euros pour aboutir. A Berlin, une équipe de six personnes est mobilisée quasiment à temps plein depuis deux ans, ce qui fait dire à Sébastien Bachollet « qu’il faudra de 1,5 à 2 millions d’euros pour obtenir puis maintenir un nom de domaine, que ce soit en cash ou en apport en temps homme ». Pourtant, l’intérêt pour les extensions au nom d’une identité culturelle forte ne se dément pas. En Europe, l’Ecosse, la Galice, le Pays basque et le pays de Galles préparent leur dossier. Bientôt seront probablement délivrés des extensions pour les villes : .berlin, .tokyo, .nyc et. et peut-être même un .paris. L’Icann devrait se réunir pour la première fois à Paris, en juin prochain : l’occasion rêvée de faire aboutir le projet de .bzh ?

Auteur : Luc Derriano / EVS
Source Localtis

Les nations sans Etat cherchent leur indépendance sur internet

« Des pays sans Etat bataillent pour l’obtention d’un nom de domaine internet « national »

Faute d’une indépendance politique réelle, plusieurs nations sans Etat ont vu ces derniers temps fleurir des initiatives d’indépendance virtuelle. Grand nombre d’associations d’Ecosse, Pays des Galles, Bretagne, Galice ou Flandre ont mis en place chacune dans son pays des dynamiques en faveur de la création d’une extension « nationale » des noms de domaine internet. L’extension, la dernière partie de l’adresse d’un site web, est en quelque sorte semblable à l’indicateur d’origine d’une plaque d’immatriculation d’un véhicule : elle permet de connaître la nature et la source du nom de domaine.

Si le « .fr » existe pour les pages web réalisées en France, le « .es » pour celles conçues en Espagne ou le « .uk » pour les pages britanniques, pourquoi pas une extension similaire pour les sites basques, écossais, gallois, bretons, galiciens ou flamands? Un groupe de militants catalans s’est posé cette même question il y a quelques années. Avec le soutien des institutions locales et des associations culturelles, ils ont constitué PuntCat, un comité de soutien pour la création d’une extension « .cat ». Rapidement un dossier a été constitué et remis à l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), l’entité responsable de la coordination du système de noms de domaine internet. Le 16 septembre 2005, l’ICANN acceptait la demande. La Catalogne devenait ainsi la première nation sans état en Europe à disposer de sa propre extension: « .cat »

Le succès est incontestable. Depuis la mise en place du « .cat » en début 2006, quelque 25000 sites utilisent à ce jour cette extension et une augmentation de 33% de l’utilisation de la langue catalane sur le Web a été observée. C’est sous l’inspiration de ce succès que des militants des extensions internet pour la Bretagne, la Galice et le Pays de Galles doivent se réunir dans dix jours à Saint-Jacques de Compostelle pour examiner la possibilité de rassembler les forces devant l’ICANN.

Succès des campagnes

« La mise en place d’une dynamique de ce genre et la constitution d’un dossier est un travail énorme; il y a beaucoup de marches à monter et cela exige du temps et de l’argent », explique Mikael Bodlore-Penlaez, responsable de l’association bretonne PointBzh qui bataille pour que ce territoire dispose de sa propre extension Internet dédiée à sa langue et sa culture. « Nous avons constitué un comité qui sera chargé de réaliser une étude de faisabilité de l’extension « .bzh », pour voir si la démarche est économiquement viable ». Ayant pris connaissance de l’existence d’autres initiatives similaires, le pas était logique. « Pourquoi ne pas travailler ensemble? »

Les campagnes en Bretagne, Galice et Pays de Galles ont toutes connu un franc succès. Près de 15 000 signatures ont été rassemblées par la campagne bretonne et des institutions telles que le Conseil régional ou le département de la Loire-Atlantique ainsi que des élus de tout bord soutiennent sans ambages la campagne, « du PS à l’UMP en passant par les régionalistes ». En Galice, l’appui politique est également large et même le Parti Populaire, assez allergique quant il s’agit de questions identitaires, a porté son soutien à la campagne PuntoGal. D’ailleurs, le PPétait opposé à la dynamique catalane PunCat. Enfin, au Pays de Galles tous les partis présents au Parlement soutiennent le « .cym ». Le ministère britannique du Commerce et de l’Industrie a même déclaré qu’il ne voyait pas de raison pour s’opposer à la mise en place d’une telle extension.

Au Pays Basque, cependant, les initiatives n’ont toujours pas fructifié. Il y a eu des essais pour mettre en place une dynamique en faveur de l’extension « .eh » (Euskal Herria), mais la dynamique est tombée à l’eau. Aujourd’hui, cette extension de nom de domaine appartient au Sahara Occidental.

En 2006, à la suite de la concession de l’extension « .cat » par l’ICANN, des internautes basques ont tenté de ressusciter le débat en proposant l’extension « .eus », mais leur réflexion a naufragé dans l’océan des blogs. « C’est dommage car un dossier basque pourrait compter sans doute avec le soutien du gouvernement d’Euskadi. Les Catalans ont eu eux aussi ce soutien de la part de leur gouvernement », évoque Mikael Bodlore-Penlaez tout en regrettant que la Région de la Bretagne n’ait pas le poids institutionnel des exécutifs autonomes ibériques.

Les Bretons, les Gallois et les Galiciens sont décidés à mener leur projet à bout. Peut-être que s’ils réussissent, d’autres prendront le relais au Pays Basque pour le « .eus ».

Les sites de Bizkaia profitent du domaine business

Alors que les démarches « .eh » et « .eus » sont tombées dans l’oubli, certaines sociétés et institutions de Bizkaia ont décidé de profiter du hasard pour enregistrer leurs domaines avec une extension géographique. En effet, en 2001 les organismes gérant internet ont lancé de nouvelles extensions de nom de domaine, dont le « .biz », en théorie réservé aux entreprises (biz de business). Dès le lancement de cette extension, grand nombre de sociétés se sont empressées d’enregistrer leurs sites avec cette nouvelle immatriculation hasardeuse.

C’est le cas du quotidien conservateur El Correo qui a enregistré www.elcorreo.biz. L’adresse de ce journal est toujours celle qu’il avait avant 2001, mais en tapant le nouveau domaine on tombe sur le site principal.

Les institutions bizkaitar ont elles aussi réagi assez vite au lancement du « .biz ». La diputacion forale de Bizkaia, par exemple, n’a pas tardé à enregistrer www.bizkaia.biz, mais à ce jour ce domaine n’est pas utilisé. D’autres domaines qui pourraient intéresser des organisations de la province sont en vente. Tel est le cas de www. athletic.biz qui pourrait intéresser le club de football de Bilbao. Ou le cas des communes, dont les domaines « .biz » ont été enregistrés par des particuliers.  »

Source Euskalherria.com