Toute l'actualité des noms de domaine et nouveaux gTLDs

Archives de mots clés: belgique

L’Icann ignore Vande Lanotte à propos de l’extension internet .spa

Le gestionnaire international des noms de domaine Icann ignore une demande du vice-premier ministre et ministre de l’Economie Johan Vande Lanotte (SP.A) au sujet de la nouvelle extension internet .spa. Soutenue par les autorités, la ville de Spa réclame en effet une intervention financière aux entreprises qui veulent gérer l’extension internet .spa.

Deux entreprises internet, l’américaine ‘Donuts Inc.’ et l’asiatique ‘Asia Spa and Wellness Promotion Council Limited’, ont il y a deux ans introduit un dossier auprès du gestionnaire international des noms de domaine, l’Icann, afin de pouvoir exploiter l’extension internet .spa dans les années à venir.

Après cette annonce, la ville de Spa a notamment demandé à ces entreprises une participation financière, si elles voulaient que l’administration communale et l’Etat belge ne fassent pas la moindre objection à cette extension. Comme ‘Spa’ est un nom géographique, l’Icann pouvait en effet décider de rejeter les demandes .spa, si la ville de Spa s’opposait à un tel suffixe internet.

A l’origine, ‘Spa’ ne tombait pas sous le coup du programme de protection des noms géographiques de l’Icann (du fait qu’une ville de 10.000 habitants est tout simplement trop petite), mais en avril de l’année dernière, le Governmental Advisory Committee (le GAC, l’organe de l’Icann au sein duquel les gouvernements sont représentés) fit finement remarquer que l’organisation devait traiter ce dossier avec ‘circonspection’.

Accord

Entre-temps, il ressort de documents exhibés par l’avocat Philippe Laurent (qui représente la ville de Spa) que la commune réclame non seulement 25 pour cent des rentrées issues des noms de domaine .spa qui seront vendus à des personnes ou à des entités belges, luxembourgeoises, allemandes et françaises, mais qu’elle entend aussi jouer un rôle dans la gestion du domaine de haut niveau. Par ailleurs, l’argent ainsi empoché serait investi dans ‘des initiatives sociales locales desservies par ce suffixe.’

Un accord de principe a entre-temps déjà été conclu avec l’asiatique ‘Asia Spa and Wellness Promotion Council Limited’. Non seulement ce demandeur reversera un quart de ses revenus tirés de .spa à la ville, mais l’accord implique aussi que l’entreprise asiatique ‘offre’ 200 noms de domaine .spa à la commune wallonne.

Le problème, c’est que l’entreprise américaine ‘Donuts Inc.’ n’est pas d’accord avec les conditions imposées par la ville de Spa. Cette petite entreprise suggère que ‘spa’ est trop générique que pour pouvoir appartenir à telle ou à telle commune ou organisation. Autrement dit, la commune n’est donc parvenue à un accord qu’avec un seul des candidats.

Tout cela a amené le gouvernement belge à demander à l’Icann d’attribuer l’exploitation de .spa exclusivement au candidat asiatique et de rejeter celle de l’entreprise américaine. Le vice-premier ministre et ministre de l’Economie Johan Vande Lanotte (SP.A) a même adresse un courrier dans ce sens au CEO de l’Icann, Fadi Chehade.

Enchères

Cette semaine, l’influent blogueur et spécialiste des noms de domaine Kevin Murphy a toutefois appris que l’Icann a rejeté la demande de notre ministre, alors que celles de ‘Donuts Inc.’ et d’‘Asia Spa and Wellness Promotion Council Limited’ ont été tout simplement approuvées.

Lorsque deux ou davantage d’acteurs introduisent un dossier valable et solide pour obtenir un suffixe internet, il est normalement question d’une mise aux enchères. Tel sera assurément aussi le cas cette fois-ci. Et si Donuts Inc. l’emporte, Spa devra faire une croix sur les indemnisations demandées.

Ce qui est étonnant dans cette histoire, c’est que le GAC (l’organe de l’Icann au sein duquel sont représentés les gouvernements) indiquait encore dans sa dernière recommandation à propos de .spa que the GAC welcomes the report that an agreement has been reached between the city of Spa and one of the applicants, et était de ce fait plus ou moins sur la même longueur d’ondes que Johan Vande Lanotte.

Le management de Icann a toujours laissé entendre que les recommandations du GAC seraient respectées, mais ici, tel ne semble donc pas être le cas. Si l’Icann a approuvé les dossiers de ‘Donuts Inc.’ et d’‘Asia Spa and Wellness Promotion Council Limited’, cette décision est à tout le moins équivoque et inattendue.

Il appartient donc au ministre Johan Vande Lanotte d’entreprendre ou non d’autres actions (et, qui sait, de faire part via le GAC de son objection contre l’extension?). C’est en effet lui qui s’est engagé dans le dossier .spa, parce qu’il trouve que la ville de Spa doit bénéficier de ce dont elle a droit.

Auteur: Frederik Tibau

Source: datanews.levif.be

Le marketing autour de .vlaanderen, .gent et .brussels est lancé

Même s’il faudra encore patienter jusque fin 2014 avant que les premières nouvelles extensions apparaissent sur internet, la machine marketing axée sur .vlaanderen, .gent et .brussels est d’ores et déjà lancée.

Le coup d’envoi du plus grand changement depuis l’introduction du système des noms de domaine a été donné il y a quelques semaines. Au cours des prochains mois, des centaines de nouvelles extensions internet feront donc leur apparition sur le world wide web, en provenance de tous les coins du monde et dans tous les alphabets possibles.

En tout, ce sont plus de 1.900 demandes pour quelque 1.400 nouvelles extensions qui ont été adressées au gestionnaire des noms de domaine international, l’Icann (l’organisation non marchande qui s’occupe de mener à bien l’introduction des extensions). Pour la première fois, l’on y trouve des noms de marque (comme .samsung). Pour pouvoir déterminer l’ordre de sortie des suffixes, le gestionnaire des noms de domaine a organisé une véritable loterie, il y a quelque temps.

Chez nous, trois demandes ont été adressées: une pour .gent, une pour .vlaanderen et une autre encore pour .brussels. La demande pour .gent (un suffixe qui sera exploité commercialement par l’hébergeur gantois Combell) s’est classée à la 1.021ème place. .gent sera donc le premier nouveau domaine de haut niveau belge à sortir. Selon nos calculs, cela devrait se faire au plus tôt au premier trimestre de 2014.

.vlaanderen (demandé par le gouvernement flamand) occupe la 1.416ème place dans le classement et pourrait sortir, selon toute attente, quelques mois après .gent. .brussels (une initiative de Visit Brussels) complète le top 3 belge avec une 1.518ème place.

Offensive

Même s’il règne encore pas mal d’incertitude à propos du timing (le lancement des nouveaux suffixes internet a accumulé les retards ces dernières années et même aujourd’hui, tout se passe plus lentement que prévu), les machines marketing autour de .vlaanderen, .gent et .brussels ont quand même déjà été lancées.

Le gouvernement Bruxellois a entre-temps déjà placardé un peu partout dans notre capitale des affiches et des bannières présentant son nouveau logo ‘be .brussels’ (un logo faisant allusion au prochain suffixe internet de Bruxelles). Pour sa part, Combell a lancé un nouveau site web sur .gent, alors que DNS Belgium (le registry derrière .be qui s’occupera aussi de .vlaanderen et .brussels) envisage de lancer une offensive marketing dans les prochains mois.

“Il est important de bien expliquer une fois encore pourquoi un nom de domaine est tellement important”, déclare Philip Du Bois, directeur général de DNS Belgium: “Non seulement, une telle adresse web vous évite quasiment de procéder encore à de la search engine optimization, mais un nom de domaine est aussi très stable.”

“Aujourd’hui, l’on ne parle plus que de Facebook et de Twitter, mais qui dit que tel sera encore le cas d’ici cinq ans?”, se demande Du Bois. “Les jeunes laissent déjà assez souvent Facebook de côté et dans quelques années, on les retrouvera assurément sur une autre plate-forme. A contrario, un nom de domaine, une adresse personnelle sur internet, est ultrastable et n’est pas sujette à l’usure du temps.”

Approche en phases

Du Bois indique que chaque phase du processus de lancement fera l’objet d’une communication en profondeur. Pour .vlaanderen et .brussels, ce processus se composera de quatre périodes différentes.

Lors de la période dite ‘sunrise’ initiale, les entreprises, les propriétaires d’une marque, les pouvoirs publics et les associations pourront être les premiers à réclamer des noms de domaine .vlaanderen et .brussels pour leurs sites web et adresses e-mail. La période ‘sunrise’ durerait un ou deux mois en fonction dès règles fixées par l’Icann.

Une deuxième période ‘sunrise’ (d’un mois) sera réservée aux personnes privées. Chaque Belge pourra alors solliciter un nom de domaine .brussels et .vlaanderen avec son nom de famille ou avec une combinaison de son prénom et de son nom de famille. Du Bois s’attend à ce que les noms de famille les plus répandus soient enregistrés le plus rapidement.

Durant la troisième phase (‘landrush’), tout un chacun dans le monde pourra solliciter un domaine .brussels et .vlaanderen, sans devoir montrer patte blanche. Comme lors de la première phase, des noms de domaine identiques sollicités plus d’une fois seront vendus aux enchères.

Durant la dernière phase, enfin, tout un chacun dans le monde pourra, sans aucun restriction et sans recourir à des enchères, faire enregistrer des noms de domaines .vlaanderen et .brussels.

Cette approche par phases s’avère nécessaire pour éviter le ‘cybersquatting’, par lequel des spéculateurs enregistrent massivement des noms de domaine pour les revendre ensuite à gros prix. .gent devra accomplir également ce parcours avec ici et là quand même quelques petites divergences (pour .gent, il n’y aura par exemple pas d’enchères).

Mais l’on ne sait toutefois absolument pas encore quand la première période de ‘sunrise’ débutera. Combell et DNS Belgium espèrent que ce sera avant la fin de 2014 (ce qui n’est pas impossible en théorie), mais surtout pour .vlaanderen et .brussels, une date quelque part en 2015 est assurément plus réaliste.

“J’admets qu’il subsiste encore pas mal d’incertitude à propos de la date de départ et que le lancement des premiers nouveaux suffixes accuse du retard”, ajoute encore De Bois. “Mais sur les 1.400 dossiers qui doivent être traités par l’Icann, il y en a encore pas mal qui vont disparaître. Cela joue en notre faveur car ainsi, nous pourrons peut-être être servis plus vite que prévu.”

Prix

A l’entendre, DNS Belgium précisera avant la fin de cette année encore les prix qu’il facturera à ses agents pour les noms de domaines .vlaanderen et .brussels. L’on s’attend à ce que le prix pour les utilisateurs finaux soit d’environ 25 euros par nom et par an. Un .gent sera quelque peu plus coûteux pour atteindre 30 euros environ par nom et par an, même si ces références de prix pourraient être fonction de la demande.

D’un premier sondage effectué auprès de quelques registraires (des vendeurs de noms de domaine), il ressort que ce sont surtout .brussels et .gent qui suscitent l’intérêt. .vlaanderen fait l’objet de davantage de questions.

D’une récente enquête de la présidente de BeCommerce, Patricia Ceysens (Open VLD), il est apparu en effet qu’il n’y a que peu d’enthousiasme pour cette extension au sein des entreprises flamandes.

Auteur: Frederik Tibau

Source: datanews.levif.be

Les entreprises boudent l’extension .vlaanderen

Une enquête réalisée par Patricia Ceysens, présidente de l`association BeCommerce, indique que le monde des entreprises flamandes rechignerait à adopter la nouvelle extension Internet .vlaanderen. Les raisons de ce désaveu …

Une enquête menée auprès de 300 villes et communes (et 1.000 Gazelles des Tendances) à la demande Patricia Ceysens, figure emblématique de l`Open VLD et présidente de l`association BeCommerce, révèle un faible intérêt des entreprises flamandes à l`égard de la nouvelle extension Internet .vlaanderen approuvée pourtant récemment par DNS Belgium.

Dans les faits, 73% des 291 entreprises interrogées ont fait savoir qu`elles n`avaient pas l`intention d`associer le nom de leur entreprise à celui d`un domaine faisant référence à leur Région, révèle le site datanews.knack.be.

Le principal problème à l`adoption de cette extension serait de nature pratique. Selon Patricia Ceysens, « de nombreux chefs d`entreprise estiment que l`extension .vlaanderen est trop longue et sonne trop peu international ».

En outre, il est aujourd`hui possible de choisir des noms de domaine plus adaptés aux préoccupations commerciales des PME (.shop, .wine, .food). Les entreprises adhèreraient donc au .vlaanderen pour des raisons défensives.

Patricia Ceysens, également présidente de la Commission pour l`Economie, l`Innovation, le Travail et l`Economie sociale, soutient en revanche l`idée « de pousser l`extension Internet régionale au haut niveau administratif et civil, et de ne pas l`ouvrir aux entreprises afin de leur épargner le désagrément d`une nouvelle sorte de taxe professionnelle annuelle ».

À ce titre, le sondage révèle que 62% des 258 villes et communes sondées se montreraient intéressées d`associer le nom de leur localité au domaine de haut niveau régional.

Source : digimedia.be

Feu vert pour .vlaanderen

DNS Belgium a reçu l’autorisation de déployer l’extension internet .vlaanderen.

Le gestionnaire belge des noms de domaine DNS Belgium a reçu le résultat de ce qu’on appelle l’‘Initial Evaluation’ de la part de l’Icann, l’autorité internationale dans le domaine de la gestion des noms de domaine. L’obtention de cette Initial Evaluation est une première étape essentielle dans la création de la nouvelle extension.

En mars 2012, DNS Belgium s’était vu attribuer de la part du gouvernement flamand la concession pour l’exploitation de .vlaanderen. Cela signifie que cette organisation pourra se charger dix années durant de la gestion du nouveau gTLD. En tant que titulaire de la concession, DNS Belgium avait dû en 2012 introduire un dossier de demande auprès de l’Icann. Cette application a été approuvée vendredi dernier.

“Nous avons dû présenter de nombreuses évaluations techniques et financières et nous sommes donc satisfaits que notre dossier soit approuvé”, déclare Philip Du Bois, directeur général de DNS.be, dans une réaction.

DNS Belgium gère aujourd’hui plus d’1,4 million de noms de domaine .be et sera en charge non seulement de l’extension .vlaanderen, mais aussi de .brussels. L’approbation officielle de la part de l’Icann de l’extension .brussels suivra probablement fin de la semaine, début de la semaine prochaine.

Une ‘Initial Evaluation’ n’est qu’une première étape dans le déploiement d’une nouvelle extension internet. Dans une prochaine phase, un véritable contrat devra aussi être signé avec l’Icann, ce qu’on appelle un ‘registry agreement’. Du Bois estime qu’un tel contrat ne pourra être conclu qu’en fin d’année, en fonction de la vitesse avec laquelle l’Icann traitera ses dossiers.

Selon DNS.be, les nouvelles extensions internet .vlaanderen et .brussels pourraient sortir sur le marché aux environs de septembre, ce qui ne serait théoriquement pas impossible, même si cette date semble quand même à tout le moins optimiste. Il faut dire que ces nouveaux gTLD ont accumulé les retards ces dernières années.

L’Icann a cependant laissé entendre qu’elle entendait traiter 20 dossiers par semaine à partir de septembre. Autrement dit, 20 suffixes pourraient être ajoutés par semaine aux racines internet à partir de ce mois-là (en tout, ce sont quelque 1.000 dossiers qui doivent être traités, avec .vlaanderen et .brussels au fond du classement). La question est de savoir si ce rythme pourra être gardé.

Et si dans le meilleur des cas, l’on pouvait assister au démarrage de .vlaanderen durant l’automne de 2014, il convient de prévoir notamment encore une période dite de ‘sunrise’ (au cours de laquelle des autorités et des titulaires de marque peuvent revendiquer un nom de domaine, afin de combattre les abus), sans compter aussi la mise au point de l’infrastructure.

En d’autres mots, tout semble indiquer que .vlaanderen ne sera mis à disposition du grand public qu’au plus tôt en 2015. Une fois lancé, .vlaanderen sera une extension internet entièrement ouverte: tout le monde pourra donc en principe enregistrer un nom de domaine se terminant par ce suffixe.

Aucun prix n’a encore été fixé, même si l’on parle de ci de là d’une somme de 25 euros par an, qui pourrait encore diminuer en fonction des volumes.

Source: datanews.levif.be

Le site web DNS.be de nouveau attaqué

Le site web de DNS Belgium, l’instance responsable de l’enregistrement des noms de domaine .be, a encore été la cible d’un acte de piratage dans la nuit de samedi dernier.

D’après les premiers renseignements obtenus, les conséquences de l’attaque se sont limitées à ce qu’on appelle un ‘defacement’. Autrement dit, le pirate a réussi à remplacer le texte sur la page d’accueil par ses propres messages. Les techniciens de DNS Belgium sont encore et toujours actifs sur le serveur concerné, mais selon l’organisation, il est quasiment exclu que le pirate ait eu accès à des informations sensibles ou importantes sur le plan stratégique.

Pour lancer son attaque, le pirate a exploité une brèche dans la sécurité du système de gestion du contenu. “Moins d’une heure après la découverte de l’attaque, nous avons remis le site web dans son état original et nous avons veillé à ce que le bug dans le code ne puisse plus être exploité pour attaquer le site”, réagit Philip Du Bois, directeur général de DNS.be.

“Après enquête, il est cependant apparu que du maliciel était encore présent sur nos serveurs, ce qui nous a obligés à mettre nos sites web complètement hors ligne, afin de réinstaller le CMS. Dans les prochains jours, nous testerons et installerons, conjointement avec le producteur, la toute nouvelle version de notre CMS. En outre, nous prendrons aussi de nouvelles mesures de sécurité, afin de mieux nous protéger contre d’éventuelles nouvelles tentatives d’intrusion.”

Il y a quelques semaines, le site web de DNS.be avait déjà été souillé par une tentative de piratage réussie. Quasiment en même temps que cet acte de piratage, le gestionnaire des noms de domaine néerlandais SIDN avait également été touché par une attaque similaire.

Contrairement aux actes de piratage chez DNS.be, il s’agissait cependant ici d’une attaque sérieuse, par laquelle non seulement du maliciel (malware) avait été installé, mais des données de login d’abonnés avaient été aussi dérobées.

Source: datanews.levif.be

Les noms de domaine belges acceptent les accents

Depuis 10h, ce mardi, il est possible d’enregistrer des noms de domaines.be contenant des accents ou tout autre signe utilisé en français, néerlandais ou allemand.

Alors que jusqu’à présent, les noms de domaine.be n’acceptaient que les caractères normaux de ’a’ à ’z’ et de ’0’ à ’9’, il est désormais possible, depuis 10h ce mardi 11 juin, d’enregistrer des noms de domaines.be contenant des accents ou tout autre signe utilisé en français, néerlandais ou allemand. Des caractères spécifiques au suédois, au norvégien et au finnois seront également introduits, expliquait également le site internet du magazine Data News.

Les sites web dont le nom de domaine comporte par exemple les caractères ’ç’, ’é’, ’è’ ou ’ü’ pourront dès lors s’enregistrer comme tels, le gestionnaire DNS.be supportant dès juin les «Internationalised Domain Names» (IDN). «Nous n’irons pas plus loin», précisait début mai Lut Goedhuys, en charge de la communication chez DNS.be, « parce que nous partons du principe que d’autres caractères, présents notamment dans les langues cyrilliques, sont quasi inexistants dans les noms de domaine.be.»

Les marques et les pouvoirs publics n’auront pas automatiquement droit au nom de domaine avec caractères accentués qui leur revient. DNS.be conseille de se montrer rapide dès le 11 juin, à partir de 10h00, afin de contacter à temps un registraire, une de ces entreprises enregistrant les noms de domaine.

Auteur : Gil Durand
Source : LeSoir.be

Pétition contre la nationalisation de DNS.be

Les 15 agents du forum des membres de DNS.be ont lancé une pétition contre l’éventuelle nationalisation du gestionnaire des noms de domaine belge. Le forum invite les 450 registraires qui vendent des noms de domaine .be de signer un position paper étoffé sur la question.

DNS.be est une a.s.b.l. appartenant à la fédération sectorielle Agoria, au groupe d’utilisateurs Beltug, à l’association des fournisseurs de services internet ISPA et à son ex-fondateur, le professeur Pierre Verbaeten de la KULeuven. Le gestionnaire du domaine de top level belge a déjà enregistré au fil des années plus d’1,2 million de noms de domaine .be.

Le forum des membres de DNS.be est en quelque sorte le porte-parole des 450 registraires qui commercialisent les noms de domaine .be. Ce groupuscule se réunit plusieurs fois par an, notamment pour effectuer du brainstorming et pour pouvoir peser sur la politique menée par DNS.be. Parmi ces 15 membres figurent des agents belges tels OpenMinds, bNamed, Combell, PriorWeb et Nucleus, mais aussi des acteurs étrangers comme Inforbusiness.com et Totaalnet.

Ce forum a à présent diffusé un volumineux position paper reprenant les arguments s’opposant à la nationalisation de DNS.be. Les 450 registraires à l’échelle mondiale qui vendent les noms de domaine .be sont invités à le signer, afin que le forum puisse interpeler d’une voix plus forte le ministre de l’Economie, Johan Vande Lanotte (SP.A).

Idéologique

Le SPF Economie et Vande Lanotte entendent en effet s’attirer le gestionnaire des noms de domaine belge, et ce pour diverses raisons. L’un d’elles est de nature idéologique: le sp.a considère qu’il est du devoir du gouvernement de gérer quelque chose d’aussi crucial que le domaine de top level belge, ce qui est moins le cas des autres partis.

Ce qui est assurément plus important encore, c’est que le sp.a et le SPF Economie auront plus d’emprise sur l’internet belge en cas de nationalisation. “Et si l’on peut ainsi s’attirer des fonds substantiels à investir, c’est évidemment d’autant plus intéressant. Les ministres cherchent de l’argent, c’est évident”, a récemment encore déclaré une source proche du dossier à Data News. Une autre source parle d’une véritable lutte de pouvoir entre le SPF Economie et l’IBPT, dont DNS.be pourrait être la victime.

En tout cas, les agents de DNS.be ne sont pas prêts de digérer une éventuelle nationalisation. Ils affirment dans leur position paper que la gestion de l’administrateur des noms de domaine doit toujours demeurer dans des mains non gouvernementales, bien loin des intrigues politiques.

Ils exigent aussi de conserver la structure d’une a.s.b.l. afin que l’influence d’acteurs commerciaux ne puisse s’imposer. En outre, ils prétendent que la direction de DNS.be est mieux organisée par des personnes et des organisations proches du secteur (registraires, entreprises ICT,…), comme c’est le cas aujourd’hui.

Le forum émet également d’importants doutes vis-à-vis de l’idée de vendre les noms de domaines .be uniquement à des acteurs enregistrés dans l’UE. Cette idée aurait entre-temps déjà gagné les cercles gouvernementaux.

Initiative

DNS.be lui-même soutient la démarche des membres du forum, tout en insistant sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une initiative personnelle. “Nos agents veulent par cette action anticiper une éventuelle nationalisation et recherchent du soutien au sein de la communauté des registraires”, explique Philip Du Bois, directeur général de DNS.be.

“Nous soutenons cette action, mais nous souhaiterions adoucir néanmoins certains points. DNS.be collabore bien avec le gouvernement à différents niveaux, dont celui des questions liées à la sécurité, et nous voulons que cela continue.”

Source: datanews.levif.be

Plus d’1,3 million de noms de domaine .be

DNS.be, le gestionnaire du domaine de top level belge .be, a passé il y a quelques jours le cap des 1,3 million de noms de domaine .be. “2012 sera une bonne année au niveau des enregistrements”, déclare son directeur général Philip Du Bois.

Entre-temps, 1.306.460 noms de domaine .be ont été enregistrés auprès du gestionnaire du domaine belge. Le cap des 1,3 million a été franchi il y a quelques jours. Pour vous donner une idée, le seuil du million avait été passé en 2010.

Ces 30 derniers jours, 18.000 nouveaux noms ont été enregistrés dans la base de données. “Ce n’est pas tellement en soi car au cours des mois normaux, l’on peut enregistrer entre 20 et 23.000 nouveaux noms”, explique Du Bois. “En été, c’est toujours quelque peu plus calme.”

2012 promet cependant d’être une excellente année au niveau des nouveaux enregistrements. “En 2009 et 2011, la croissance était nettement moins forte. Sur ce plan, nous évoluons avec la crise économique. Si l’économie est en difficultés, notre croissance ralentit. Jusqu’à présent, 2012 est une bonne année pour l’économie internet, et cela se traduit par le nombre d’enregistrements de noms de domaine.”

DNSSEC
Ce qui est étonnant aussi, c’est le nombre de noms de domaine .be signés avec le protocole de sécurité DNSSEC. Il y en a entre-temps 22.000, soit quasiment 2 pour cent du total. “Depuis que 2 de nos plus importants agents proposent DNSSEC, cela commence à porter vraiment ses fruits”, ajoute encore Du Bois. “Ce n’est que depuis ces dernières semaines que l’on observe subitement autant de noms de domaine .be signés avec DNSSEC.”

DNSSEC introduit les ‘public key algoritmes’ dans le système des noms de domaine. Cela signifie qu’à chaque réponse donnée par DNS, une sorte de ‘signature’ numérique y est associée.

Les esprits malfaisants ne peuvent plus polluer la cache et orienter les surfeurs innocents vers des sites factices, parce que l’authenticité de l’information demandée est toujours vérifiée. Les internautes aboutissent donc en principe toujours à l’endroit recherché.

Source: datanews.levif.be

la Wallonie ne veut pas de son nom de domaine

C’est sciemment que le gouvernement wallon n’a pas souhaité acheter le nom de domaine internet .wallonie, au contraire des Régions flamande et bruxelloise qui ont acquis .vlaanderen et .brussels, a expliqué le ministre-président Rudy Demotte, en réponse à une question de Michel de Lamotte (cdH). Parmi les motifs invoqués, figure le coût d’une telle opération : au minimum 500.000 dollars, voire 700.000 ou 800.000.

La presse a fait écho récemment aux propos du directeur général de DNS.be qui gère les noms de domaine en Belgique. Il y a un an, l’association a contacté le gouvernement wallon pour attirer son attention sur la possibilité d’acheter le nom « .wallonie » mais celui-ci n’y a pas donné suite, a rappelé le député.

« La décision n’est pas fortuite », a souligné M. Demotte. Outre le coût de l’acquisition, le ministre-président a insisté sur la visibilité du label « wallonie.be » qui se trouve au centre de la démarche informatique de la Région. « Il nous a semblé préférable d’investir dans un contenu de qualité et dans la valeur ajoutée des services aux usagers », a-t-il précisé.

Ce genre d’investissement poursuit en général deux objectifs. La protection d’un nom de domaine contre des prédateurs : le problème ne vise pas vraiment les indications géographiques qui ne peuvent être réclamées que par les représentants légaux du pays ou de la région concernée. L’investissement commercial : .vlaanderen et .brussels seront ouverts à tous, seule manière de rentabiliser l’obtention du nom de domaine mais qui ouvre à des utilisations susceptibles d’être déplaisantes et déplacées, a fait remarquer M. Demotte.

La Wallonie souhaite en outre profiter de l’extension.be, qui est reconnue internationalement.

Qui plus est, la Wallonie suit l’exemple de nombreuses autres régions. A ce jour, les services du ministre-président n’ont détecté que 7 régions ayant leur nom de domaine : la Catalogne, l’Aquitaine, la Corse, l’Alsace, le Pays de Galles, en plus de la Flandre et de Bruxelles.

Source: levif.be

1,2 million de noms de domaine .be en 2011

e nombre de noms de domaine .be a augmenté l’an dernier de près de 11% par rapport à 2010, passant de 1,1 million à 1,2 million, selon des statistiques publiées jeudi par DNS.be, le gestionnaire officiel des noms de domaine .be.

La part de marché des noms de domaine .be a grimpé de 4%, à 57,7% en 2011. Les autres noms de domaine perdent du terrain auprès des Belges, comme le .com avec 15,3% (-2,8%).

« Ce résultat met l’accent sur l’importance qu’ont les noms de domaine et nous donne confiance dans l’avenir », déclare Piet Spiessens, président du conseil d’administration de DNS.be.

Les personnes exerçant une profession libérale ont enregistré 16% de noms de domaine .be en plus, à la suite d’une campagne de publicité qui était principalement destinée aux médecins de famille, aux spécialistes et aux infirmiers.

« La collaboration avec DNS.be pour sensibiliser les indépendants quant à l’importance d’être présents sur la toile a manifestement porté ses fruits », selon Christophe Wambersie, secrétaire général de l’Union des Classes Moyennes (UCM).

Enfin, il ressort que près d’un nom domaine .be sur cinq a été enregistré par un Néerlandais ou une organisation néerlandaise. Les Belges gèrent quant à eux 0,68% des noms de domaine .nl. « Les Néerlandais ont également l’esprit commerçant sur internet », conclut DNS.be.

Source: 7sur7.be