Toute l'actualité des noms de domaine et nouveaux gTLDs

Archive mensuelles: mars 2012

VERISIGN .COM/.NET MAINTENANCE

The .com/.net Production environment will be taken offline on Saturday, April 28, 2012 EDT (Sunday, April 29, 2012 UTC)
for a scheduled maintenance.

Date: Saturday, April 28, 2012 EDT (Sunday, April 29, 2012 UTC)
Time: 2100 hrs – 2145 hrs EDT (0100 hrs – 0145 hrs UTC)
Duration: 45 Minutes
Purpose: Routine Maintenance
Environment: .com/.net EPP Production and Name Store Manager Productio

La France en retard sur les emplois web

Internet permettrait de créer au moins 300.000 emplois si les sites Web des entreprises françaises atteignaient une proportion équivalente à celle de pays comme l’Allemagne.

Au moins 300.000 emplois, c’est ce que pourrait générer l’Internet en France s’il pouvait rattraper son retard sur la plupart des autres pays européens, à en croire l’étude de la société de marketing numérique E-mail Brokers réalisée en décembre dernier. Actuellement, la France se place encore en queue de peloton en Europe avec seulement 43% d’entreprises disposant d’un site Internet, contre 64% pour l’Allemagne qui caracole en tête. La Belgique et les Pays-Bas complètent le podium.

Autre frein à l’emploi, même si la conversion de sites «vitrine» en sites «marchand» est en pleine progression, le e-commerce ne représente encore que 3,7% du PIB dans l’hexagone. En grimpant jusqu’à 9%, un chiffre comparable à celui de pays voisins, cela permettrait de créer des centaines de milliers d’emplois, assurent les auteurs de l’étude.

Aujourd’hui, seulement 119.000 sociétés de plus 10 personnes emploient au moins un salarié pour gérer sa présence sur Internet. «En France, il y a 440.000 autres sociétés de même profil, ce qui représente donc un potentiel minimum de 320.000 emplois supplémentaires d’Internet managers», ajoute William Vande Wiele, fondateur d’E-mail Brokers.

Un nouveau nom de domaine crée par minute

Tous les secteurs sont touchés par ce retard. Seulement 3% des sociétés agricoles ont ouvert un site «alors que le secteur primaire constitue une des principales valeurs ajoutées du pays». Les sociétés de service sont également à la traîne: environ cinq sur dix possèdent un site contre une moyenne de huit sur dix dans les pays limitrophes. Par ailleurs, d’après la cartographie établie par l’étude, les sites professionnels sont très inégalement répartis sur le territoire. Les plus grandes villes comme Paris, Lille, Bordeaux, Lyon et Montpellier en attirent le plus grand nombre.

Le retard français en Europe se manifeste aussi au niveau qualitatif. Pour la société de marketing numérique, les dirigeants de PME sont démunis et doivent mettre leur projet internet entre les mains d’agences web, pas toujours sérieuses. «Sur un marché sans réglementation, ni aucun code de conduite, seulement 28% de sites sont conformes à la technologie et l’ergonomie actuelle».

Seul élément positif, selon E-mail Brokers, la France est le pays dans le monde où il se créée actuellement le plus grand nombre de noms de domaine. En moyenne un par minute.

Source: lefigaro.fr

Le gestionnaire des noms de domaine .be gérera également .vlaanderen

(Belga) Le nom de domaine .vlaanderen devrait être géré par DNS.be, annonce mardi cette asbl déjà chargée de la gestion des adresses .be.

« Le gouvernement flamand a adjugé mardi la gestion du gTLD (generic Top Level Domain) .vlaanderen à DNS.be », écrit DNS.be. Le dossier doit cependant encore être approuvé par l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers). DNS.be, gestionnaire de plus de 1,25 million de noms de domaine .be, « devient le partenaire du gouvernement flamand qui veut, par le biais de ce projet, offrir l’opportunité aux citoyens, entreprises et organisations d’enregistrer leur nom ou leur marque et de l’associer à la Flandre ». En cas d’avis positif de l’ICANN, DNS.be se chargera de l’exploitation technique et commerciale de .vlaanderen au cours des 10 prochaines années. (CLA)

Source: levif.be

Appels à candidatures pour les domaines français

Le gouvernement a lancé ce mardi les appels à candidatures qui doivent déterminer les offices d’enregistrement du domaine .fr et de 10 autres extensions de noms de domaine couvrant les différents DOM-TOM.

La France est une République indivisible, mais pas sur Internet. Le ministère de l’économie numérique a fait paraître au Journal Officiel de ce mardi 20 mars 2012 une série d’appels à candidatures pour assurer les fonctions d’office d’enregistrement des domaines de premier niveau correspondants aux différents territoires français :

  • .bl pour Saint-Barthélémy
  • .gp pour la Guadeloupe
  • .pm pour Saint-Pierre-et-Miquelon
  • .wf pour Wallis-et-Futuna
  • .fr pour la France entière (domaine qui fête ses 25 ans)
  • .mf pour Saint-Martin
  • .re pour la Réunion
  • .yt pour Mayotte
  • .tf pour les Terres australes et antarctiques françaises
  • .gf pour la Guyane française
  • .mq pour la Martinique

Sauf très improbable surprise, l’AFNIC devrait remporter l’appel à candidatures ouvert jusqu’au 11 mai 2012, au moins pour les extensions dont elle a déjà la gestion. Créée en 1998 par l’INRIA, qui avait jusqu’alors en charge la gestion du .fr, l’AFNIC gère déjà les extensions .re (Ile de la Réunion), .pm (Saint-Pierre et Miquelon), .tf (Terres australes et antarctiques Françaises), .wf (Wallis et Futuna), et.yt (Mayotte).

La désignation des offices d’enregistrement sera faite par le ministre en charge des communications électroniques pour une durée de cinq ans renouvelable, conformément aux dispositions des articles L. 45 et R. 20-44-35 du code des postes et des communications électroniques.

Marché ouvert oblige, depuis la loi du 22 mars 2011 toutes les extensions des domaines français doivent être ouverts à toute l’Europe. Ce qui signifie que les domaines des DOM-TOM pourront être utilisés même sans habiter les départements et territoires concernés. Ce qui risque de dissoudre leur identité.

Source: numerama.com

Quand le pape cohabite avec l’islam sur des sites X

Bulent Ozcan est un cybersquatteur qui ne manque pas d’opportunisme, mâtiné d’un sens grinçant de l’humour. Il a en effet enregistré une douzaine de noms de domaine, variations autour du nom du pape Benoît XVI, dont la plupart sont en .xxx.

Une douzaine de noms de domaine comportant le nom du pape Benoît XVI ont été déposés par un habitant d’Istanbul, répondant au nom de Bulent Ozcan. Jusque là, rien de vraiment choquant ou surprenant. Pour autant, ce cybersquatteur s’est amusé à associer le nom du Très Saint Père à des extensions de noms de domaine en .xxx, plutôt réservés aux sites pornographiques qu’aux bulles papales.
Et pour aller un peu plus loin, Bulent Ozcan s’est apparemment plu à mettre, sur chacun de ses sites, deux messages. Le premier, accompagné de deux images, l’une de la Mecque l’autre du Coran, indique : « Everyone will find Islam » (« Tout le monde trouvera l’Islam » en français). Le second plus prosaïque indique simplement que le site est à vendre, une adresse e-mail permettant de contacter facilement le propriétaire des noms de domaine.

Condamné à payer ?

Historiquement, le cybersquatting a toujours été un moyen de récupérer de l’argent sans trop d’efforts, surtout quand les noms de domaine peuvent éventuellement porter atteinte à l’image de la personne concernée. Est-ce à dire que le Vatican se verra obligé de passer à la caisse s’il veut racheter ces noms de domaine, comme a dû le faire Richard Branson récemment ? Pas forcément. Le Vatican pourrait toutefois faire appel au RES, le Rapid Evaluation Service, mis en place le 1er septembre 2011. Ce service est en charge des noms de domaine en .xxx et a pour but de fournir une réponse rapide « aux situations dans lesquelles il y a de toute évidence un abus portant sur une marque connue (…) ou sur une personne (…) ».
La procédure portée devant le RES coûte 1 300 dollars mais peut aboutir à la suspension des noms de domaine en un peu moins de deux jours ouvrés. Avant le lancement du .xxx, ICM Registry avait proposé à quelques administrations de verrouiller certains noms de domaine pour qu’ils ne puissent pas être enregistrés. C’est notamment le cas de vatican.xxx. Malgré sa grande présence sur la Toile et bientôt sur Twitter, le pape Benoît XVI lui n’avait, visiblement, pas bloqué de domaine à son nom.
Source: 01net.com

Les nouvelles extensions internet auront-elles plus de succès dans Google?

Nombre d’acteurs dans l’industrie des noms de domaine estiment volontiers que les nouvelles extensions internet se distingueront davantage dans Google que les suffixes traditionnels. Mais le spécialiste de la recherche Matt Cutts de Google le dément: “Ne pensez surtout pas que les nouveaux domaines internet auront la préférence sur .com.”

C’est Adrian Kinderis du fournisseur australien de services ARI Registry Services qui avait soulevé ce lièvre plus tôt cette semaine: “Plus j’y réfléchis, plus c’est clair dans mon esprit que les adresses internet se terminant par un nouveau TLD vont prendre le dessus sur leurs équivalents .com, .info ou .au dans Google.”

Son argument? “Voyez la façon dont les moteurs de recherche comme Google traitent l’information à la droite du point”, explique Kinderis. “L’on obtient un bon résultat, lorsque le moteur de recherche présente en priorité les informations les plus pertinentes. Et la première étape de ce processus, c’est sans aucun doute l’évaluation du TLD dont dépend le site web. Comment le savons-nous? Parce que les sites .edu se distinguent plus avec les mots-clés éducatifs, alors que les sites .gov obtiennent les meilleurs scores avec des thèmes liés aux autorités.”

“En outre, Google base ses résultats de recherche sur ce que le moteur estime être l’intention de l’internaute”, ajoute encore l’Australien. “Si vous entrez Nike, le moteur de recherche estime que vous recherchez le site web de Nike plutôt qu’un magasin qui vend les produits Nike. Donc pour des commandes de recherche simples, les propriétaires de marques, qui pourront bientôt utiliser un .brand propre, auront une petite longueur d’avance et obtiendront un meilleur score.”

Là où les nouveaux domaines de top level pourraient avoir un impact encore plus grand, c’est dans ce qu’on appelle le secteur ‘domain name bias’. “C’est quand un internaute préfère un nom de domaine plutôt qu’un autre, parce qu’il lui semble plus fiable.”

“En Australie, les internautes choisissent des noms de domaine se terminant par .au plutôt que leurs équivalents se terminant par .com, pour la simple raison que derrière ces sites, se cachent souvent des entreprises locales et de qualité, selon les gens. Si nous poursuivons le raisonnement et que les utilisateurs estiment que derrière un .bank ou un .brussels, sont dissimulées des informations plus pertinentes et plus fiables qu’à l’arrière d’un .com, ils y cliqueront plus souvent, ce qui ne fera que pousser vers le haut le score dans Google.”

Google
Andrian Kinderis venait à peine de transmettre son message que le gourou de la recherche Matt Cutts de Google y allait d’une réaction. “Ce que Kinderis et d’autres prétendent avec lui, n’est tout simplement pas juste”, suggère Cutts. “Nous avons en effet appris à détecter l’information pertinente avec notre moteur de recherche, et ce quel que soit le domaine de top level.”

“Nous ferons tout ce qui est possible pour reprendre de manière correcte les nouvelles extensions internet dans les résultats de recherche, mais ne pensez surtout pas qu’ils auront la préférence sur .com”, insiste le spécialiste. “Pas aujourd’hui, mais pas non plus à long terme. Si une entreprise aspire à un nouveau TLD, c’est une piste intéressante. Mais si elle le fait uniquement parce qu’elle estime qu’elle va être boostée dans les résultats des moteurs de recherche, elle fait assurément fausse route.”

Source: datanews.levif.be

Le succès des .eu ne se dément pas

Le dernier bilan publié par Eurid met en lumière la progression des enregistrements de domaines.eu. La France, avec près de 320 000 domaines déposés, est en progression, mais reste bien loin de l’Allemagne avec ses 1,1 million. L’héritage de mauvaises habitudes nées de la politique longtemps restrictive de l’AFNIC sur le .fr ?

Les dernière données mises en avant par Eurid, l’association à but non lucratif à laquelle l’Union européenne a confié la gestion du domaine TLD (Top Level Domain) .eu, font état d’une progression continue du nombre de domaines européens, à un rythme de près de 1 100 domaines additionnels par jour au dernier trimestre 2011.

Au total, le domaine .eu comptait plus de 3,5 millions de noms de domaines enregistrés au 31 décembre 2011 – soit une hausse de 5,5 % sur un an -, ce qui en fait le 9e domaine le plus populaire au monde derrière les .com, .de, .net, .uk, org, .info, .nl et .ru, mais toujours devant le .cn de la Républiqe populaire de Chine.

le nombre de domaines .eu enregistrés

Rappelons qu’à la même date, le .fr comptait péniblement 2,2 millions de noms de domaines, le fruit d’une politique longtemps restrictive – qui interdisait par exemple aux particuliers de déposer des noms de domaines – et qui a longtemps découragé l’enregistrement de .fr. Une « rigueur » qui pourrait aussi expliquer le retard français sur le .eu.

Cette tradition de « rigueur » n’est d’ailleurs pas totalement abandonnée. Par exemple, il est toujours impossible d’enregistrer des noms de domaines de moins de 3 lettres en France (pas de hp.fr, de ca.fr ou de bp.fr) et il est aussi impossible d’enregistrer un nom de domaine pour plusieurs années (le mécanisme de renouvellement est forcément annuel). Le .eu est de ce point de vue plus accommodant puisque l’on peut enregistrer un nom de domaine pour 2,5 ou 10 ans (la durée la plus populaire pour les nouveaux enregistrements est de 2 ans).

Sans surprise, ce sont donc les Allemands – déjà très actifs sur le domaine .de – qui sont les plus actifs sur le .eu avec près de 1,1 million de domaines enregistrés. Derrière viennent les Néerlandais avec près de 475 000 domaines. Le Royaume-Uni et la France sont au coude à coude avec près de 320 000 domaines chacun. On le voit, il y a une forte corrélation entre le succès du TLD national et le nombre de dépôts de domaines .eu. La France est donc un peu à la traine, même si elle est le pays qui a connu la plus forte croissance en terme de nombre d’enregistrements de .eu avec une progression de 10,8 % sur un an, contre 8,4 % aux Pays-Bas, 5,5 % à l’Allemagne et -1,5 % au Royaume-Uni.

les .eu par pays d'enregistrement

Source: lemagit.fr

La Bretagne veut son nom de domaine en .BZH

Bretagne

La mondialisation de l’Internet n’est pas incompatible avec le régionalisme. La preuve, la région Bretagne a adressé mercredi à l’Icann un courrier de soutien à la création du domaine internet de premier niveau « .BZH » et a décidé de financer le dépôt du dossier, a-t-elle annoncé mercredi dans un communiqué.

Pour la région, le « .bzh » –qui correspond à une abréviation courante du mot Bretagne en langue bretonne– « valorisera et donnera une visibilité nouvelle aux activités économiques, sociales, culturelles liées à la Bretagne ». Le projet, porté par l’association www.bzh, pourrait aboutir en 2013, selon la région qui va financer les montants demandés par l’Icann pour le dépôt du dossier, soit 235.000 euros.

Cette extension internet a mobilisé « des milliers de Bretons » depuis 2004 via une pétition, et l’association www.bzh, créée pour porter le projet, a reçu le soutien de la région et d’autres collectivités mais aussi de l’Etat, souligne-t-on de même source. Depuis juin 2011, l’Icann a assoupli les conditions de candidature et « lancé officiellement le processus des nouvelles extensions qui pourront désormais être liées à des régions, villes ou entreprises », précise la région Bretagne.

La Catalogne a été précurseur, mais aussi…

La Catalogne a été la première à obtenir un nom de domaine « linguistique », avec son .CAT. Un vrai succès puisque 50.0000 sites ont déjà été enregistrés. Le site qui s’occupe d’accorder ce suffixe catalan s’appelle punt.cat.

D’autres initiatives locales ont eu lieu en Europe. En Galice, le parti conservateur espagnol soutenait le .GAL. Le Pays de Galles a également longtemps parlé d’obtenir le .CYM gallois mais la demande n’a toujours pas abouti.

L’île de Tuvalu a vendu son suffixe pour 50 millions de dollars

Pas bête, le gouvernement des îles Tuvalu avait quant à lui décidé en 2000 de sacrifier au contraire son suffixe pour arrondir ses fins de mois. Et pour cause, il s’agit du très recherché .TV ! Cédé pour une période de 12 ans pour la somme de 50 millions de dollars, le .TV devrait donc en toute logique être renégocié cette année. Et le prix ne sera certainement pas aussi faible, car des centaines de milliers de sites l’ont adopté entre-temps. Seul souci : la population apprécie de moins en moins que le suffixe de leur pays soit le plus souvent associé à des sites pornographiques.

Source: huffingtonpost.fr

L’Icann s’attaque à la racine de ses conflits d’intérêts

A l’occasion de sa 43e réunion publique accueillie par le Costa Rica, l’Icann, régulateur technique d’Internet, cherche à régler les conflits d’intérêt qu’il reconnaît en son sein. Une équipe indépendante va examiner sa politique en la matière. Parmi les responsables de l’Icann figurent de fait des professionnels intéressés par le programme de gTLDs qui se met en place.

L’Icann a recruté une équipe externe pour examiner son code de conduite à la suite de plaintes portant sur de possibles conflits d’intérêts au sein du bureau et du personnel de l’organisation, chargée de la régulation d’Internet, a annoncé hier Rod Beckstrom, le président et CEO de l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (*). « Je pense qu’il est temps de renforcer encore les règles qui ont permis de révéler les conflits qui existent au sein de notre bureau », a-t-il déclaré lors de la 43e réunion publique de l’Icann qui se tient en ce moment à San José, au Costa Rica. « Il est nécessaire non seulement d’être réactif à la montée des critiques sur l’éthique de l’Icann, mais aussi veiller à ce que un engagement complet en faveur du bien public supplante toutes les autres priorités », a ajouté le dirigeant.

Les remarques de Rod Beckstrom font suite à des critiques formulées par la NTIA (National Telecommunications and Information Administration), l’agence qui conseille le président des Etats-Unis sur les politiques de télécommunications, rappellent nos confrères de Computerworld. Ce week-end, la NTIA a annulé un appel d’offres pour recourir aux fonctions de l’Internet Assigned Names Authority (IANA), au motif qu’elle n’avait pas reçu de propositions satisfaisantes. Elle a indiqué qu’elle ajoutait d’autres spécifications à sa demande, incluant une séparation structurelle entre l’élaboration de la politique et sa mise en oeuvre, une « solide » politique applicable en matière de conflit d’intérêt et des exigences de consultation et de reporting pour augmenter la transparence et la responsabilité vis-à-vis de la communauté internationale.

L’IANA est un département de l’Icann qui gère la DNS Root Zone (zone racine du système de nom de domaine) et assigne les noms de domaines génériques de premier niveau (gTLDs, generic top-level domains). Il prévoit de réémettre ultérieurement son appel d’offres. Dans l’intervalle, l’Icann continuera à gérer ses opérations jusqu’en septembre.

Des préoccupations qui ne datent pas d’hier

Voilà un moment que la communauté Internet s’inquiète d’éventuels conflits d’intérêt au sein de l’Icann. Cela remonte au précédent président de l’organisation, Peter Dengate Thrush qui a quitté son poste pour rejoindre Top Level Domain Holdings, une société qui devrait tirer bénéfice de l’arrivée prévue des nouveaux gTLDs.

« Il est demandé à chaque directeur de remplir une déclaration de conflit d’intérêts qui sera examinée pour vérifier que tous les conflits potentiels sont connus », a rappelé hier Steve Crocker, chairman du bureau de l’Icann. Le processus de prise en considération des nouveaux gTLDs a accru le besoin de transparence et de responsabilité au sein de l’Icann, principalement parce que les personnes qui sont au service de la communauté sont aussi des professionnels qui espèrent faire des affaires avec l’Icann.

« L’Icann doit replacer les intérêts commerciaux et financiers dans le bon contexte », a déclaré Rod Beckstrom. « Comment pourrait-il le faire si tous ses dirigeants viennent précisément de l’industrie des noms de domaine qu’ils sont supposés coordonner de façon indépendante ? », a-t-il reconnu. Rod Beckstrom a indiqué que le récent programme de gestion des noms de domaine de premier niveau a reçu 254 inscriptions en ligne, chaque déclarant ayant le droit de demander 50 noms différents. La data limite pour déposer un dossier est fixée au 12 avril 2012. L’Icann révèlera le nom des candidats le 1er mai.

Rod Beckstrom quitte son poste en juillet prochain

Le régulateur d’Internet doit remplacer son CEO en juillet, lorsque Rod Beckstrom quittera son poste. Il avait annoncé en août dernier qu’il quitterait ses fonctions à l’issue de son mandat. Il avait cité de potentiels conflits d’intérêts comme étant l’un des défis  pour le prochain dirigeant de l’organisation, quel qu’il soit. « Un risque associé, mais plus subtil, réside dans l’enchevêtrement de programmes contradictoires au sein du bureau qui compliquera la tâche de tout CEO pour satisfaire aux exigences de ce rôle enrichissant et quelquefois frustrant », a-t-il confié. Cette semaine, l’Icann doit poursuivre ses discussions sur la mise en oeuvre des prochains gTLD, envisagé sous l’angle de la protection des marques. La 43e réunion publique de l’Icann abordera aussi les problèmes de cyber-sécurité, le déploiement et la sécurité d’IPv6 et se penchera sur la solidité du système de noms de domaine (DNS).

(*) L’équipe externe chargée d’examiner la politique de l’Icann en matière de conflit d’intérêts devrait comprendre Jermyn Brooks, Aron Cramer et Mervyn King.

Source: lemondeinformatique.fr