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L’UMP squatte le .fr du slogan de François Hollande. Le peut-elle ?

L’UMP a réservé le nom de domaine LeChangementCestMaintenant.fr, inspiré par le slogan voulu par François Hollande pour lancer sa campagne 2012. Le parti majoritaire l’exploite pour se moquer du candidat socialiste. Mais en a-t-elle le droit ?

Décidément, François Hollande n’a pas de chance avec ses noms de domaine. En octobre 2011, un internaute avait réservé le nom de domaine Hollande2012.fr, qui pour le moment n’a toujours pas fait l’objet d’une transaction avec le Parti Socialiste. Aujourd’hui, c’est l’UMP qui s’empare du nom de domaine français correspondant au slogan de campagne du candidat de gauche.

L’UMP a en effet réservé le nom de domaine lechangementcestmaintenant.fr, qui correspond au titre donné par François Hollande a sa tribune programmatique publiée dans le journal Libération. Elle s’est immédiatement servie du nom de domaine pour y publier un pastiche cinglant. « Mitterrand et Jospin n’ont jamais voulu de moi comme ministre et tout le monde reconnaît que mes onze ans à la tête du PS n’ont laissé aucune trace« , dit le François Hollande imaginaire qui signe la tribune publiée dans « L’Hibernation ».

« Le nom de domaine a été acheté dès hier soir par l’UMP car François Hollande et ses équipes ont juste oublié de sécuriser le slogan sur Internet« , se réjouit dans Les Inrocks un membre de la direction de l’UMP. « Il va peut-être devoir changer de slogan !« .

En attendant, la question de la légalité du cybersquattage opéré par l’UMP se pose. D’après les propres règles fixées par le gouvernement dans un décret du 1er août 2011, est considéré « de mauvaise foi » et donc illicite « l’enregistrement d’un nom de domaine principalement dans le but de nuire à la réputation du titulaire d’un intérêt légitime » sur ce nom. Reste à savoir si François Hollande ou le Parti Socialiste ont un « intérêt légitime » sur le slogan, qui selon nos recherches n’a pas fait l’objet d’un dépôt de marque auprès de l’INPI.

auteur : Guillaume Champeau
Source Numerama.com

Les jeunes de l’UMP ont bien du mal avec Internet

Un internaute a déposé le nom de domaine du prochain site parodique de l’UMP, sur lequels les jeunes du parti de Nicolas Sarkozy avaient l’intention de railler le PS.

Encore une fois, l’Histoire se répète. Le collectif de jeunes de l’UMP, « France à venir » vient d’être victime de cybersquatting. Mardi 28 décembre, Alexandre Brugère, le coordinateur de groupe, annonçait dans lefigaro.fr son intention de lancer : The Solferishow. Un site parodique destiné à « mettre en lumière les désaccords programmatiques qui existent derrière l’unité de façade cachée au sein du Parti socialiste ». Tout était conçu en interne et quasiment prêt. Tout, excepté que « France à venir » a oublié de déposer les noms de domaines voisins.
Si l’adresse thesolferishow.fr a bien été réservée, solferishow.fr, sur laquelle a communiqué le collectif dans un premier temps, ne l’était pas. Un facétieux internaute s’est dépêché de le faire. Il y a laissé un message à destination des jeunes du Mouvement populaire. En 2011, « je déposerai les noms de domaine de mes projets pour éviter le squatting, comme solferishow.fr par exemple. (Ou au moins) Je relirai mes communiqués de presse pour annoncer une adresse de site Web correcte comme THEsolferishow.fr et pas solferishow.fr (le “the” en valait la chandelle) ».

Infractions au droit d’auteur et à l’image

Ce n’est pas la première fois que l’UMP connait des déboires avec ses sites Internet. En octobre dernier, les jeunes du parti de droite s’étaient déjà attaqués au PS en parodiant une émission de téléréalité. SecretPstory.fr mettait en scène les candidats « François le Flamby », « Ségolène la bergère du Poitou », « Martine la Madame 35 heures ». L’expérience a tourné court à la suite d’une mise en demeure d’Endemol, le producteur de l’émission originale Secret Story. « France à venir » avait cru pouvoir se passer de l’autorisation de la maison de production.
Plus tôt, cet été, Benjamin Lancar appelait à lancer une risposte sur Internet pour y « dénoncer les mensonges de la blogosphère ». Le président des Jeunes Populaires dévoilait ses ambitions à lefigaro.fr. L’adresse du site était déposée par un internaute qui y diffuse encore des vidéos peu flatteuses des piliers du parti.
En 2009, c’est inénarrable lip dub sur lequel des ténors du parti chantaient en play-back, ce qui a valu bien des déboires à l’UMP. Le parti majoritaire avait tout simplement oublié de demander les autorisations nécessaires à l’auteur de la chanson originale, Luc Plamandon. Il avait aussi agrémenté son clip de photographies prises lors de l’élection de Nicolas Sarkozy. Mal lui en a pris. L’UMP a été condamnée pour infraction au droit à l’image. Une jeune femme qui n’avait pas donné son accord pour être prise en photo, s’est retrouvée à son insu à la fin de la vidéo.
Et si après tout, l’important pour « France à venir » n’était pas de « faire bien », mais de faire parler de soi.
Source: 01net

La présidentielle 2012 alimente le marché des sites web

Internet est devenu un moteur primordial des campagnes, développant un business florissant autour des noms de domaines liés aux candidats.

En attendant 2012, la course à la présidentielle se joue déjà sur Internet pour déposer les noms des sites de campagne. De Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal en passant par DSK, Dominique de Villepin ou François Bayrou, pratiquement tous les noms de domaine portant le patronyme des potentiels candidats sont déjà achetés.

Toutefois, seuls quelques-uns sont acquis par les intéressés comme Joly2012.fr déposé par Les Verts ou Borloo2012.fr réservé par une conseillère du ministre de l’Ecologie. La plupart des noms de domaines sont achetés par d’illustres inconnus, parfois loin de la politique comme Christian Costeaux, propriétaire de Royal2012.com. Il détaille à Nouvelobs.com un véritable business d’achats en gros de noms de domaines pour les revendre ensuite.

Des sites revendus 5.000 à 20.000 euros

« C’est un énorme business qui consiste à acheter des noms de domaine qui peuvent potentiellement intéresser quelqu’un », explique-t-il. Chaque site représente un coût moyen de 5 euros par mois, et peut être revendu 5.000 à 20.000 euros.

« Par exemple, le mois dernier s’est créée la compagnie aérienne Sénégal Airlines, dont je suis propriétaire du nom de domaine et de la marque. Là je pense que cela va se négocier entre 20.000 et 40.000 euros », raconte Christian Costeaux enthousiaste. « Pour un investissement minime, cela peut rapporter gros. C’est une activité sans risque », poursuit-il.

Même réalité pour Quentin Decourtilloles qui avait mis aux enchères, sans succès, le site Bayrou2012.fr à partir de 200.000 euros. Il expliquait à Marianne2 sa volonté de « gagner de l’argent« .

« Anticiper »

« C’est un vrai travail créatif, il faut anticiper », estime Christian Costeaux. « Anticiper », le maître mot de ce business. Dès septembre 2004, Christian Perbet, responsable d’une agence de communication a déposé les noms de domaines Sarkozy2012.fr, Sarkozy2012.com et Sarkozy2012.net.

« L’avantage d’un site comme Royal2012.com », explique son propriétaire, « c’est que même s’il n’est pas vendu, il suffira de publier une page d’actualité au contenu automatique pour générer beaucoup de trafic et donc de la publicité ».

Reste enfin la possibilité pour des militants d’acheter le nom de domaine du candidat adverse. C’est le cas par exemple de Fillon2012.fr, acquis par César Lesage, un militant de Philippe de Villiers. Le jeune homme confiait toutefois à Slate « espérer en tirer un peu d’argent« .

Sont déjà réservés :

A gauche :

– Royal2012
– Aubry2012
– DSK2012
– StraussKahn2012
– Hollande2012
– Fabius 2012
– Delanoe2012
– Peillon2012
– Montebourg2012
– Valls2012
– Besancenot2012
– Melenchon2012
– Joly2012
– Duflot2012
– Chevenement2012

Au centre :

– Baryou2012

A droite :

– Sarkozy2012
– Fillon2012
– Borloo2012
– Villepin2012
– Cope2012
– Morin2012
– Alliot-Marie2012
– Boutin2012
– LePen2012
– MarineLePen2012
– DeVilliers2012
– Villiers2012

Source: NouvelObs

Gaspillage d’ argent public sur internet

Le site communautaire de l’ UMP, lescreateursdepossibles.com, a coûté la bagatelle de 500 000 euros. Mais pour quels résultats ?

Lors du lancement du site communautaire de l’ UMP ” créateurs de possibles” , Xavier Bertrand tablait sur 500 000 adhérents à terme. 6 mois plus tard, on est loin du compte avec à peine 11 000 membres…

Sur Facebook, les deux pages lancées par l’UMP sont elles aussi loin des objectifs affichées avec à peine plus de 2 000 membres, là où l’UMP comptait réunir également 500 000 personnes.

Combien a réellement coûté le site communautaire de l’ UMP ?

Le site des “Créateurs de possibles” a été facturé au prix fort par le publicitaire Christophe Lambert ! 800 000€ selon certaines sources, 500 000€ selon le community manager du site. Avec 41 800€ facturé, la première mouture, ridicule, du site de Ségolène Royale, Désir d’avenir, est enfoncé !
Que le prix final soit de 500 000€ ou 800 000€, la somme est de toute façon énorme, en décalage complet des prix réels qui se pratiquent pour ce genre de site sur internet.

Ces exemples sont loin d’être isolés.

Autre exemples de dépenses et gaspillages d’argent public:

Le coût des dépôts de noms de domaine au Ministère de l’Alimentation et de l’Agriculture : 5 239, 48€ en 2009. A 12€ par an le nom de domaine (et nous sommes encore loin du prix plancher), cela fait la bagatelle de 436 noms de domaine déposés !

Coût de la web TV du Ministère de l’Alimentation et de l’Agriculture: 91 134€. En mai 2010, cette web TV qui coûte tout de même près de 7 600€ par mois, a mis en ligne 3 reportages vidéo, soit 2 500€ la vidéo. Et ce n’est pas la bande-passante qui doit leur coûter bien cher puisque la vidéo la plus vue du site culmine à 4 897 vues…

Quant à la web TV de l’Education Nationale qui ne propose que 37 vidéos sur le site, impossible d’en connaître le coût exact et c’est bien dommage. On serait curieux de connaître le coût à l’unité. Surtout que dans sa réponse, le ministère affirme avoir mis en place une chaîne sur Dailymotion que les internautes auront bien du mal à dénicher !

Autre dépense publique ahurissante: le site du ministère de la Défense coûte 320 000€ par an… Vive la dépense publique !

source: www.erwanngaucher.com

France.fr, le récit d’une débâcle

Une « relance opérationnelle dans la deuxième quinzaine du mois d’août » : c’est l’objectif que s’est fixé le Service d’information du gouvernement (SIG) pour le site France.fr, en panne depuis son lancement officiel le 14 juillet.

Ce « portail de la France » a été présenté la semaine dernière comme un point d’entrée en cinq langues à destination des touristes, investisseurs étrangers ou expatriés, et doit proposer également des liens vers différents services publics. Mais quelques heures à peine après sa mise en service, le site, « réalisé en douze mois grâce au travail et à l’enthousiasme de PME françaises jeunes et innovantes » (PDF), tombait en panne. La faute, expliquait alors Thierry Saussez, le chef du SIG, à une trop forte fréquentation sur le site, avec 25 000 connexions.

Une explication qui fait sourire Yoran Brault, développeur spécialiste de Drupal, le CMS (système de gestion de site) utilisé par France.fr. « Un site de cette nature qui ‘tombe’ avec seulement 25 000 connexions, c’est très peu. Même avec le double de visites, cela n’expliquerait pas une telle panne. » Drupal est utilisé par plusieurs sites à fort trafic, dont, en France, les sites d’information Rue89 et Mediapart, pour lequel Yoran Brault développe des optimisations.

« Mediapart comme Rue89 utilisent quatre serveurs chacun et fonctionnent très bien avec plusieurs dizaines de milliers de visiteurs chaque jour. Surtout, ce type de problème est relativement rapide à corriger : lorsque Mediapart a connu un pic de fréquentation avec les révélations sur l’affaire Bettencourt [le site avait été inaccessible quelques heures, NDLR], nous avons pu corriger le problème assez vite », explique Yoran Brault.

Lorsqu’un internaute se connecte à un site, son ordinateur envoie une demande d’information à l’ordinateur qui héberge le site, ou serveur. Pour traiter cette demande – et générer la page demandée – le serveur consomme de l’énergie et de la capacité de calcul. Si le nombre de connexions est trop important par rapport aux capacités de traitement du serveur, il tombe en panne et le site devient inaccessible. C’est pourquoi les sites Internet à fort trafic utilisent un système appelé le « cache » : ils enregistrent une version « statique » des pages du site, pour épargner au serveur la nécessité de recalculer son contenu. C’est en utilisant une page de ce type que Mediapart a pu rendre son site à nouveau accessible lors des forts pics de connexion.

CHANGEMENT D’HÉBERGEUR

Pour le SIG, le problème que rencontre France.fr vient des serveurs, et donc de son hébergeur, Vert2all, une filiale de l’entreprise Cyberscope spécialisée dans l’informatique « verte », disposant d’un centre de données labellisé dans un « bunker en béton troglodytique semi-enterré sécurisé », selon la description qu’en fait le SIG. Après avoir lancé un audit et annoncé un doublement du nombre de machines dédiées au site, le SIG a annoncé jeudi qu’il « est probable [qu’il devra], malgré la période estivale et en tenant compte des contraintes administratives et réglementaires propres aux marchés publics, changer d’hébergeur ».

Doté d’un budget d’ensemble de 1,6 million d’euros, le site avait fait l’objet d’un appel d’offres. Le gouvernement peut-il changer soudainement d’hébergeur ? Oui, explique Marc Richer, avocat spécialiste des marchés publics. « La personne publique peut toujours résilier un marché public pour faute », détaille-t-il. « Dans le cas d’un site ayant fait l’objet d’une importante campagne de promotion, une procédure accélérée pour la passation d’un nouveau marché public est envisageable, mais il faudra tout de même compter deux semaines. »

Un délai auquel il faudra ajouter le temps de la transmission du nom de domaine et du site, des optimisations et des tests dits « de montée en charge », pour vérifier que le site sera capable de supporter des pics de fréquentation importants. Si l’hébergeur estime qu’il n’était pas en tort, il pourra ensuite contester cette décision auprès du tribunal administratif et demander des dommages et intérêts. Contacté, Cyberscope n’a pas donné suite aux sollicitations du Monde.fr.

UNE DEUXIÈME VERSION EN NOVEMBRE

Le projet France.fr n’en est encore qu’à ses débuts. Sur le budget de 1,6 million d’euros, seule la moitié des fonds a pour l’instant été utilisée pour la conception et les frais techniques. Les contenus (articles, vidéos) du site sont soit produits directement par le SIG, comme les vidéos du « fil gouv », soit fournis par des partenaires (France 24, Télérama, Marmiton, Météo France…), qui échangent gratuitement leurs articles contre la visibilité procurée par le portail.

Le reste du budget doit être utilisé pour développer une deuxième version du site, prévue pour novembre, qui intègrera une dimension participative, avec la possibilité pour les internautes de publier leurs commentaires et contributions. Cette deuxième version sera par nature plus sensible aux problèmes de trafic, l’envoi d’un commentaire nécessitant une communication directe entre l’ordinateur de l’internaute et le serveur – ce qui limite l’efficacité des systèmes de cache.

« Nous prendrons également en compte, dans [le] redéploiement sécurisé, la gestion prévisionnelle de la version 2″, assure le SIG. Après la douche froide du lancement, le Service d’information du gouvernement veut à tout prix éviter un nouveau fiasco de communication et les moqueries de la presse étrangère. « Il est évidemment hors de question de rouvrir sans certitude », promet le service, directement rattaché à Matignon. En attendant, les moteurs de recherche ont enregistré comme description du site le message d’erreur présent depuis plus d’une semaine sur la page d’accueil.

Damien Leloup

Source: LeMonde.fr

Quand l’UMP se prend les pieds (une fois de plus) dans l’Hadopi

Pour le lancement de son réseau social, lescreateursdepossibles.com, l’UMP a prévu un petit film explicatif. Mais l’un des textes montrés comme exemple de participation d’internaute est… une pétition anti-Hadopi.

C’est en grande pompe et avec beaucoup d’enthousiasme que Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP, a dévoilé vendredi 4 septembre sur le campus des Jeunes Pop’ le nouveau site communautaire du parti présidentiel, www.lescreateursdepossibles.com, qui doit ouvrir le 15 novembre prochain.

Première bourde: initialement, le site, destiné à fédérer et à enrôler les sympathisants UMP dans la perspective de 2012, devait s’appeler Les créateurs du possible. Mais l’UMP ayant oublié de déposer le nom de domaine, un petit malin a mis la main dessus… Une information toutefois démentie par le service de communication de l’UMP, qui affirme ne jamais avoir voulu s’appeler « Créateurs du possible ».

Cette fois, les choses avaient, apparemment, été bien faites par l’agence Isobar, chargée de la conception et de l’élaboration du réseau social. Exemple, le petit film de présentation réalisé à cette occasion.

D.R.

Quand l'UMP se prend les pieds (une fois de plus) dans l'Hadopi

On y découvre une jeune mère de famille, Virginie. Cette fan de Frédéric Lefebvre se mue en fière pasionaria de la rénovation des classes du lycée de son fils aîné, à Compiègne.

Elle envoie donc un message sur la plateforme: « Ce n’est plus possible: le lycée Paul-Eluard de Compiègne… » Problème: la suite du texte montré en exemple est un copier-coller de la pétition de SVM contre la loi Hadopi. Un texte qui a recueilli plus de 55 000 signatures à ce jour.

D.R.

A quelques jours du vote solennel par les députés d’une nouvelle version d’un projet de loi tant voulu par Nicolas Sarkozy, cela fait un brin désordre.

Pour illustrer la capacité d'action de ses sympathisants sur le site www.lescreateursdepossibles.com, l'UMP publie... une pétition anti-Hadopi.

Après les récents déboires de Luc Châtel au supermarché, le parti présidentiel a visiblement des problèmes pour mettre en scène sa communication. A moins que l’UMP n’ait voulu montrer sa largeur d’esprit…

auteurs: Thierry Dupont, Marie Amélie Putallaz
source
Lexpress.fr