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L’ATI choisit l’AFNIC pour gérer son domaine de premier niveau

L’Agence Tunisienne d’Internet (ATI) a choisi les services de l’AFNIC pour l’accompagner dans la mise en place d’une solution de gestion automatisée de son domaine de premier niveau « تونس. ».

Le 23 mars 2010 dernier, l’ATI a obtenu de l’ICANN la validation de son projet de domaine de premier niveau en écriture arabe « تونس. » (TLD IDN, à prononcer « .tounes »). La Tunisie fait désormais partie des 13 pays, dont l’Egypte, la Chine et la Russie, qui mettent ou mettront prochainement à la disposition de leur population des noms de domaine dans leur propre écriture.

Afin de préparer l’infrastructure technique nécessaire à la gestion des noms de domaine en arabe du « تونس. », l’ATI a choisi de faire appel aux services de l’AFNIC, opérateur de registre TLD. Le 26 avril 2010, l’ATI et l’AFNIC ont ainsi signé une convention dans le cadre d’un financement de la Banque mondiale.

Au cours des prochains mois, l’AFNIC mettra en œuvre une solution de gestion automatisée de registre spécialement adaptée aux besoins du « تونس. ». Bâtie sur un logiciel initialement développé dans un esprit de co-développement au sein du Collège International de l’AFNIC, cette solution intégrée est vouée à être entièrement opérée par l’ATI.

Source: GlobalSecurityMag.fr

Tunisie : Le .tounes bientôt disponible

L’ATI rendra possible la réservation des noms de domaine en langue arabe avec l’extension « .tounes » (écrit en langue arabe) directement auprès des FAIs. Cette étape viendra après la promulgation des textes de lois nécessaires.

L’ICANN a annoncé récemment que la Tunisie -ainsi que 7 autres pays- a achevé la phase d’évaluation technique pour son IDN ccTLD (Internationalized Country Code Top-level domain name) « .tounes » (écrit en langue arabe). La Tunisie veut pouvoir gérer techniquement et d’une façon directe cette extension sur les serveurs racine de l’internet dans le cadre des processus standard de l’ICANN élaborés à cet effet. Une demande a donc été déposée en ce sens auprès de l’ICANN.

Dès que le feu vert lui sera donné, l’Agence Tunisienne d’Internet (ATI) lancera une période de transition (appelée sunrise) pour la réservation des noms de domaine en langue arabe avec l’extension «  ». Cette étape viendra après la promulgation des textes de lois nécessaires à la réglementation de cette extension nationale. Il sera de ce fait possible d’avoir un nom de domaine du type directement auprès des FAIs.

Ce chantier sera probablement lancé à partir de mi 2011. En attendant, l’ATI est en plein chantier pour la libéralisation du .tn. Cette extension était il y a quelque temps exclusivement réservée aux institutions publiques. Mais les personnes physiques ou morales pourront prochainement également en disposer.

Mais pour préserver la propriété intellectuelle sur les noms de marque, l’ATI a lancé trois phases de transition appelée sunrise 1,2 et 3. La sunrise 1 donnait la priorité aux détenteurs de nom de domaine en .com.tn pour enregistrer gratuitement le .tn. La sunrise 2 s’est après ouverte sur les entreprises qui veulent enregistrer le nom de leur enseigne en .tn . La phase finale, la sunrise 3, est venue ouvrir les portes de cette extension tunisienne aux sociétés qui souhaitent directement enregistrer un nom de domaine en .tn portant le même nom que leurs produits.

Le but de la réforme du .tn est d’alléger les procédures administratives actuelles. Ainsi, l’inscription au registre de commerce ne sera plus nécessaire pour l’acquisition d’un nom de domaine avec l’extension nationale. L’ATI laissera donc le champ libre aux FAIs sur les épineuses questions tarifaires. En clair chaque bureau d’enregistrement pourra fixer ses propres prix.

Source: Tekiano.com

Les conditions d’enregistrement de noms de domaine se durcissent

Les bureaux d’enregistrement subissent actuellement les revirements de certains registres. Derniers exemples en date, Godaddy quitte la Chine, la Russie durcit ses conditions d’enregistrement et OVH ne peut pas vendre de .Tn en Tunisie !

Dur, dur d’être « registrar » ! Ce métier achoppe de plus en plus sur les nouvelles conditions d’enregistrement dictées par chaque extension, qui peut s’amuser à les changer à tout moment.

Ainsi, le numéro un mondial des prestataires de noms de domaine (j’ai nommé Godaddy) a annoncé courageusement qu’il allait se retirer du marché chinois. A la manière du grand frère américain Google, Godaddy a déclaré qu’il ne souhaite pas « se conduire comme un fonctionnaire du gouvernement chinois ». L’impavide Godaddy renonce donc à un marché immense où il gère, depuis 2005, 27 000 .Cn. La situation financière de cette société peut s’en trouver affaiblie.
Je l’ai déjà écrit dans une chronique précédente, déposer un .Cn est devenu une chimère. Avec les conditions d’enregistrement devenues draconiennes, aucun prestataire n’est en mesure d’en déposer un facilement .CN. Tous n’ont cependant pas communiqué aussi habilement que Godaddy.

La Chine n’est pas le seul pays à faire volte-face. Récemment, la Russie a exigé la fourniture d’une copie de son passeport ou des documents justifiant la création d’une société pour créer un .Ru ! Des règles drastiques qui remplacent une charte auparavant très libre.
Des accréditations impossibles à obtenir

Les pays peuvent aussi choisir de ne pas avoir de « registrar » étranger sur ses terres. Ainsi, on apprend que le leader français OVH, qui n’est pas fournisseur d’accès internet local, ne pourra pas devenir le bureau officiel du .Tn tunisien. L’hébergeur devra donc trouver un partenaire sur place pour commercialiser des noms de domaine tunisiens. Une pratique habituelle : il s’agit d’utiliser les accréditations de confrères quand les conditions pour être « registrar » sont trop draconiennes.
Certains pays se sont même en partie affranchis de ce système en vendant directement leurs extensions via leur registre. 25 % des extensions nationales fonctionnent de cette manière. Il s’agit essentiellement de pays en voie de développement mais pour d’autres, c’est un choix assumé.

Le .Ch suisse est ainsi vendu en direct par le registre national Switch, ou sa quarantaine de bureaux d’enregistrement officiels. Ce nombre de partenaires est faible par rapport au quasi millier de bureaux accrédités par l’Afnic pour le .Fr. Il est vrai que pour être « registrar » du .Ch, il faut déjà posséder 1 000 noms de domaine locaux. Encore une spécificité locale à laquelle les bureaux d’enregistrement doivent s’adapter.

Source: O1.net
Auteur: Jean-François Poussard