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Archives de mots clés: parking

Du porno pour une communauté de communes

Les dérives du numérique… Voici une communauté de communes qui découvre que son site propose du porno.


Cela concerne la communauté de communes de Haute-Cornouaille, en Bretagne.

Depuis 2006, cette communauté de communes n’avait plus l’usage de l’ancien nom de domaine pays-de-chateauneuf.com. La collectivité pensait toutefois que le site abritait toujours des informations pratiques.

Finalement, ce sont des clichés pornographiques en provenance des Etats-Unis qui se sont retrouvés sur le site.

Un site américain a tout simplement acheté le nom de domaine.

La communauté de communes a été contrainte de migrer vers un blog.

Cette mésaventure illustre la nécessité pour tous de bien veiller à protéger ses noms de domaine et à renouveler l’achat de son nom de domaine.

Source: E-Alsace

Les domainers passés au crible

Domain Name Wire a publié les résultats d’un sondage effectué auprès de ses lecteurs, en majorité des domainers. L’étude constitue un témoignage précieux sur ce que sont les domainers, quelles sont leurs attentes et leurs sujets de préoccupations.
En premier lieu, les domainers gagnent pour la plupart assez mal leur vie, ce qui est normal puisqu’il dépendent à la fois de la valeur-trafic de leurs noms, mais aussi du taux de clics et de la rémunération attachée au trafic généré. On voit ainsi que 60% d’entre eux gagnent moins de 20 $ pour mille visites, moins de 5% gagnant plus de 69$ pour 1000 visites. Cela signifie en clair que leur activité est structurellement déficitaire, sauf pour les plus chanceux : car les noms payés à 69$ les 1000 visites sont aussi ceux qui en apportent le plus, les autres étant condamnés à ne jamais atteindre le seuil qui leur permettrait de couvrir leurs frais. Pire encore : 53% des domainers ont vu leurs gains s’amenuiser en 2009, conséquence probable d’une répartition moins favorable des revenus avec les plates formes de parking, mais aussi d’une tendance à la baisse de l’efficacité des pages de liens contextuels qui pèse sur le taux de clics.
Si les revenus tirés du parking sont décevants, l’espoir de réaliser des plus values sur les noms de domaine en les cédant reste inébranlable chez les sondés, qui anticipent une reprise à la hausse des valorisations après une année 2009 plutôt morose. L’étude montre aussi que les domainers sont particulièrement sensibles à des critères précis lorsqu’ils sélectionnent un registrar : la sécurisation du nom de domaine, le prix, les services à valeur ajoutée tels que l’hébergement web ou les prestations d’anonymisation constituent le tiercé de tête.
Interrogés sur leur environnement, les domainers s’avouent en majorité préoccupés par les décisions de l’ICANN (28%), par l’état de l’économie mondiale (22%), par des évolutions dans le marché du pay-per-clic (16%), par la montée en puissance des « anti domainers interests, eg. IRT » (16%), des augmentations de tarifs des registres (6%), des vols de noms de domaine (5%), des registrars et revendeurs indélicats (4%).
Une autre brève détectée ce mois-ci décrit avec humour – et peut-être un brin d’amertume – le « cycle de vie » du « fan de nouvelles extensions », montrant comment le domainer investit lors d’une ouverture, puis s’efforce de convaincre autour de lui que ses noms valent de l’or, avant de renoncer à faire fortune avec l’extension en question, d’abandonner les noms et de se précipiter sur la suivante. C’est peut-être du vécu, mais cela correspond en tout cas assez bien à l’image que donnent les statistiques de quelques-unes des extensions les plus récemment créées, le .MOBI par exemple.
Sedo, la pace de marché de référence au niveau mondial, communique pour sa part sur son exercice 2009. Un exercice plutôt satisfaisant car malgré la crise, le montant global des transactions a augmenté de 22% et le volume des transactions de 5%, la différence reflétant l’accroissement net de valeur des noms de domaine. Parmi les extensions génériques, c’est naturellement le .COM qui est toujours dominant avec 74% des transactions, suivi par le .NET (11%) et le .ORG (7%), ce qui laisse 8% pour les autres extensions génériques : le .INFO et le .BIZ ne font décidément pas recette !
L’année 2010 commence sous d’excellents auspices pour les domainers, avec la confirmation de la montée en puissance des extensions géographiques (vente de credit.fr pour près de 600 000 euros, après celle de kredit.de pour 900 000 euros) et l’arrivée sur le marché de grands comptes qui ont les moyens de lui redonner des couleurs. Ainsi de la vente toute récente de « makeup.com » à L’Oréal, pour un montant « à sept chiffres » non encore rendu public.

Source: Dns-news.fr

Yahoo Adjusts Domain Parking Revenue, Adds Transparency

Domain name owners may see change in revenue this week.

YahooYahoo’s new click pricing algorithms kicked in mid-week in the United States, which will likely result in a small decrease in revenue for many domain name owners. Yahoo announced the change last month.

The new pricing will adjust pay-per-click prices based on the source’s quality of traffic. Industry sources tell Domain Name Wire that this change will affect long tail domain names across all keywords, whereas Yahoo’s previous traffic discounting mechanism only affected certain verticals and higher-traffic sources. Sources tell Domain Name Wire they expect revenue to decrease anywhere from 2%-12%, although smaller portfolios could see a greater change. Some domains may actually see a revenue boost if they deliver high quality traffic.

Yahoo has also released a new new Ad Delivery Report that will show the source of traffic. Combined with analytics tools, this report will show advertisers which traffic is converting for them and allow them to block domains that deliver low-performing traffic. This is similar to a tool already offered by rival Google.

source DomainNameWire.com

Merging the Worlds of Domain Names and SEO

Adam Stetzer of HubShout discusses domaining and SEO, and how they fit together.

By Adam Stetzer, Ph.D.

[Editor’s note: It always amazes me how far apart the SEO and domainer worlds are. The two combined could have tremendous power. All traffic – whether type-in or organic – is valuable. Adam Stetzer, president and co-founder of SEO firm HubShout, explains the basics of SEO and how it can be applied to the domain industry.]

Guest-writing for DomainNameWire is a departure from my usual audience. Coming to the domainer world as an outsider, I like to think I can bring a fresh set of eyes and observations to those knee-deep in domain name parking. From what I’ve learned, the market for domain names has seen ups and downs. With the economy as a whole in a severe recession, the market for domain names is also currently soft. I’ve also learned that the majority of traffic for domainers comes from “type-in” traffic – a term that didn’t exist in my lexicon before Andrew educated me. It’s called “type-in” because people literally type it into the URL address window of their browser. I know, this is old hat for those reading this. But it’s sometimes refreshing to remember that information you may take for granted is completely foreign to those on the outside.

The current issue for domain name parkers is one of dropping ad revenues. Specifically, lower earnings-per-click and tighter rules from the large advertising companies (i.e., Google). Again, this is what I’ve gathered from the little research I’ve done. Intuitively, I would think another issue currently facing domainers is the finite number of words. The dictionary is only so-big. Really. First we ran out of single word .com domains. Now two-word phrases are becoming hard to find. Unless some the newer suffixes really take-off, I would think that domainers will hit an issue related to long names. I have a hard time believing that the type-in traffic is any good for a three-word domain name.

My trade is SEO. And of course, when you have a hammer everything looks like a nail. So my first reaction is that domainers should be embracing SEO as the next-generation of domain name parking strategies to increase revenue. As I understand it, people who buy domain names as an investment tend to do so in bulk. They then hold these assets with the hopes of appreciation as well as some level of revenue for the years while they hold ownership. The parked domains I have visited usually have very simple content structures and are really not built for SEO. To me this seems like a huge missed opportunity.

A little history on SEO

In the late 1990’s, SEO was firmly in the charge of the technical crew. The clever webmaster soon learned that if they stuffed keywords in all the appropriate places on their sites, the search engines dutifully categorized their sites and sent free traffic. As in all free markets, an easy lunch doesn’t last long as new players are attracted to new revenue opportunities. As more and more websites were brought live on the Internet, the on-site SEO techniques were discounted by the major search engines due to heavy manipulation. Google, in particular, lead the charge to redefine the rules of SEO in pursuit of the highest-quality user-experience for their searchers. And this has been a game-changer.

In a similar fashion to the domain name parking industry, the scale of SEO has grown exponentially. There are currently between 45 and 80 million active domains on the Internet (depending on who you ask). There are approximately 250,000,000,000 (billion) links on the Internet. By now everyone within a stones throw of Internet marketing knows that links reign supreme as the core ingredient for good search engine rankings. Several high-profile SEO analytic shops have developed tools to help the search engine optimization community understand why certain sites rank better than others and which links are most helpful. There are copious websites that purport to offer you the secret to great rankings – some of them are even useful. Here are a couple bottom line conclusions about the evolution of SEO:

1) SEO is no longer a one-time event. The days of saying “my site is optimized” are over. SEO has earned a position in the ongoing marketing efforts of most major websites.

2) You are but a drop in the ocean. The scale of the Internet is so huge that the notion that a site can be put up and traffic will just appear from the search engines, even with great content, is fairly laughable.

3) Off-Site SEO is now as important as on-site SEO. While unique, end-user-focused content will always be king, even my lawnmower needs a prime before it will start. In this analogy, the content of my website is the fuel that will create the user-experience, but SEO is the prime that allows the entire mechanism to start by bringing traffic.

4) Link acquisition is a critical component of SEO. There is wide acceptance that the number and quality of the links to your website drive performance in the search engines.

How can SEO help Domain Name Parkers?

If you digest the current state of affairs for domain name parking and SEO, there seems to be a mutually beneficial marriage brewing. The domain name parkers are facing declining revenues and, I believe, will have to reconsider the content they put on their websites. The days of a single-page, adsense-heavy, pages are probably numbered. On the flip side, the SEO guys are out there trying to hustle as many links for their customers as humanly possible. They especially want links from sites that are related to their client’s business as these are much more powerful for search rankings. I know that I see the world through SEO-shaded glasses, but these two components seem to fit together wonderfully. The domain name parkers should think seriously about putting useful content on their sites and the SEO guys should start offering content to the parkers.

source DomainNameWire.com

NBC Wants Tonight Show Domain Names

Company files for arbitration on two domain names related to “The Tonight Show”.

Just a few weeks after Jay Leno filed for arbitration to get several domain names related to his TV show, NBC has filed for arbitration on two domain names related to The Tonight Show. Leno is stepping aside from his role on The Tonight Show for his new show, and Conan O’Brien is taking over as host.

NBC has filed two separate arbitration cases with World Intellectual Property Organization for TonightShow.com and TheTonightShow.com. It’s no wonder the company wants these domain names; its current domain for the show is tonightshowwithconanobrien.com.

Ownership information for TonightShow.com is protected by whois privacy; the last available record shows a man in Turkey. The domain is parked and shows ads for “The Jay Leno Show” and “Jay Leno Tickets”.

TheTonightShow.com is registered to a Florida man. It is also parked and shows links to “Jay Leno” and former Tonight Show host Johnny Carson.

author : Andrew Allemann
source DomainNameWire.com

A propos des sites parking…

Nouvelle forme de référencement publicitaire, nouveau cas de responsabilité en ligne : le domain parking. Les premières décisions viennent de tomber ! Elles sont riches d’enseignement.

Un site parking consiste à tirer profit d’un nom de domaine en insérant des liens sponsorisés. En clair, il s’agit d’enregistrer un nom de domaine et de le rediriger vers une page contenant des liens publicitaires : la page parking. L’intérêt de la technique est que le propriétaire du nom de domaine sera rémunéré pour chaque clic réalisé par un internaute sur un lien figurant sur sa page parking (« pay per clic »). Pour reprendre l’exemple du site sedo.fr spécialisé dans ce service : l’url www.revenue.fr pointe ainsi sur une page contenant un annuaire de liens publicitaires sur le thème de l’assurance, ces même liens renvoyant vers des entreprises offrant des services. Souvent, un site parking s’accompagne également de la vente aux enchères de noms de domaines : plus un nom de domaine est attractif notamment en tant que site parking, plus sa valeur augmente aux enchères, ce qui permet à son propriétaire de s’enrichir par sa revente.

En 2007, l’ancien directeur de l’Australian Industry Association Michael Gilmour considérait que le marché du « domain parking » était un marché publicitaire très lucratif et en pleine expansion. Il est vrai que cette technique permet de fructifier des noms de domaines inutilisés et d’en accroître la valeur économique : plus un nom de domaine génère du trafic, plus une entreprise sera tenté de l’acheter pour en bénéficier.

En revanche, si le nom de domaine enregistré porte atteinte à une marque (1), le détournement de trafic opéré risque fort d’engager la responsabilité de son propriétaire (2).

1. L’atteinte à la marque

La marque est un signe distinctif permettant de désigner des produits ou services. Elle peut être protégée soit par le dépôt à l’INPI ce qui permet de se prévaloir de l’action en contrefaçon ; soit à défaut de dépôt à l’INPI, par la notoriété acquise en raison de son exploitation, en recourant aux mécanismes de concurrence déloyale ou de parasitisme.

Dans le cas du domain parking, l’atteinte à la marque sera caractérisée par une utilisation non autorisée de celle ci par une personne autre que le titulaire légitime soit à titre de nom de domaine, soit à titre de lien hypertexte publicitaire. Pour faire respecter ses droits, la victime a alors le choix entre une procédure arbitrale devant le Centre de Médiation et d’Arbitrage de l’OMPI, ou une action judiciaire devant les tribunaux compétents.

Lorsque le « domainer » est basé à l’étranger ou qu’une restitution rapide du nom de domaine est recherchée, le recours à une procédure arbitrale devant l’OMPI semble plus adéquat. Tel fut par exemple le cas pour le nom de domaine correspondant aux initiales de l’Institut National de la Propriété Intellectuelle, piraté par la société BWI Domains basée aux iles Cayman et redirigeant vers une page parking contenant des liens sponsorisés sur la propriété intellectuelle !

Dans une décision N° D2008-1536 rendue le 27 novembre 2008, les arbitres de l’OMPI se sont montré sévère à l’encontre du contrevenant, considérant que de par son activité de domainer il ne pouvait être « obstinément aveugle » et ordonnant la restitution du nom de domaine . La mauvaise foi d’un professionnel de l’enregistrement des noms de domaines semble donc plus facile à démontrer devant les arbitres de l’OMPI. De quoi inspirer l’institut américain de la propriété industrielle dont le site officiel www.uspto.gov est également piraté par un site parking : www.uspto.com , mais qui n’a pas encore intenté de recours.

Au contraire lorsque le contrevenant est basé en France et que la réparation de l’atteinte est recherchée, l’action en justice devant les tribunaux français s’impose.

Ainsi, dans l’affaire , Stéphane H avait enregistré le nom de domaine qu’il proposait à la vente pour la somme de 10 000 € sur le site www.sedo.fr . Sur ce dernier site, la société SEDO offrait également aux enchères de nombreux noms de domaines similaires parmi lesquels , , , ou encore , , ,,…

Or, la marque « Méridien » est exploitée de manière intensive dans le domaine de l’hôtellerie par la société des Hôtels Méridien. Non seulement elle fait l’objet de deux dépôts à l’INPI (« Méridien » et « Le Méridien ») mais son attractivité et sa distinctivité dans l’esprit du public dépassent les seuls services d’hôtellerie désignés dans les enregistrements, ce qui en fait une marque renommée au sens de l’article L 713-5 du code de Propriété Intellectuelle.

En offrant à la vente sous forme de noms de domaine et sous des déclinaisons similaires un terme protégé non seulement par deux dépôts de marque mais jouissant également d’une forte renommée qu’ils ne pouvaient ignorer, Stéphane H et la société SEDO portaient chacun indubitablement atteinte aux droits de la société des Hôtels Méridiens.

Cette utilisation de la technique du domain parking constitue finalement une forme évoluée de cybersquating et de typosquatting que les tribunaux n’ont pas manqué de sanctionner.

2. La responsabilité du prestataire de service de parking et du propriétaire du nom de domaine

Quelles sont les responsabilités en cause en cas d’atteinte à une marque par un site parking ? Si la responsabilité du titulaire du nom de domaine litigieux est évidente compte tenu de la jurisprudence établie en matière de cybersquatting, les choses sont plus délicates à l’égard du fournisseur de service de parking : doit-il être considéré comme éditeur du site puisqu’il en fournit le contenu à savoir les liens publicitaires ? Ou au contraire est il un simple intermédiaire technique assurant le stockage de contenu au sens de la Loi pour la Confiance dans l’Economie Numérique (LCEN) puisque l’insertion des liens dépend d’une requête du titulaire du nom de domaine : dans ce cas il pourrait se prévaloir de l’application du régime d’exonération applicable aux hébergeurs pour tenter d’échapper à toute responsabilité.

L’affaire a donné l’occasion aux juridictions françaises de répondre à ces questions et de prendre position sur le domain parking.

Dans une décision remarquée du 21 octobre 2008, la Cour de Cassation confirme un arrêt de la Cour d’appel de Paris du 7 mars 2007 qui condamne la société SEDO en retenant que « les principes de loyauté et de libre concurrence attachés à l’exercice de toute activité commerciales imposent à une entreprise intervenant sur le marché de s’assurer que son activité ne génère pas d’actes illicites au préjudice de tout autre opérateur économique ».

Ainsi, la société SEDO ne peut se prévaloir de la qualité de prestataire technique au sens de la LCEN pour s’exonérer de sa responsabilité puisque selon la Cour d’appel, elle édite elle même le site en cause et réalise elle même des liens publicitaires, de telle sorte qu’elle l’exploite commercialement. Autrement dit l’activité de fourniture de services de parking constitue une activité d’édition et non un simple hébergement. Quand bien même le statut d’hébergeur s’appliquerait, la Cour d’appel affirme expressément que le fournisseur de service de parking ne pourrait bénéficier du régime d’exonération prévu à l’article 6-I-2 de la LCEN. Ce raisonnement parait logique au vu du rôle actif joué par la société SEDO en tant qu’intermédiaire favorisant notamment la vente des noms de domaines aux enchères, ce que la Cour de Cassation ne manque pas de souligner dans sa décision.

Enfin, la responsabilité de Stéphane H est également engagée puisque de par son enregistrement, « il avait réalisé un emploi injustifié de marques notoires sur lesquelles il ne disposait d’aucun droit,pour en tirer un profit particulièrement indu ».

Outre la cessation de ses agissements, la société SEDO est condamnée à 15 000 € pour moitié avec Stéphane H pour le nom de domaine , 75 000 € de dommages et intérêts pour la réparation de l’atteinte de l’intégralité des noms de domaines restants, enfin à la publication de la décision à ses frais sur la page d’accès de son site pendant un mois.

Cette première affaire en matière de site parking montre à quel point l’activité de domainer, même si elle peut paraître facile et lucrative, n’est pas sans risques au regard de la protection des marques. Au demeurant, l’aura de ces décisions semble dépasser la seule question du domain parking puisque l’invocation des principes de loyauté et de concurrence qui s’imposeraient à toute entreprise intervenant sur le marché peut concerner tous les acteurs de l’Internet tel Google, eBay ou Daylymotion.

source Droit-technologie.org

Les contrefacteurs ne respectent décidément rien…

Pas même les administrations nationales chargées de l’enregistrement et de la promotion des droits de propriété industrielle.

Ainsi, la société BWI Domains (située aux Iles Caïmans) était titulaire du nom de domaine inpi.com reprenant les initiales bien connues de notre Institut National de la Propriété Industrielle (INPI) pour y installer une page parking composée de liens sponsorisés dans le domaine de la propriété industrielle.

INPI1 INPI2
Page parking pirate Site officiel de l’INPI

N’ayant pu obtenir la cessation de ce trouble directement auprès du titulaire du nom de domaine litigieux suite à l’envoi d’une mise en demeure, l’établissement public a déposé une plainte auprès du Centre de Médiation et d’Arbitrage de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) en invoquant notamment ses droits antérieurs sur les marques françaises INPI et INPI INSTITUT NATIONAL DE LA PROPRIETE INDUSTRIELLE ainsi que sur les noms de domaine inpi.net, inpi.eu et inpi.fr.

Par une décision No. D2008-1536 rendue le 27 novembre dernier, le Centre d’Arbitrage de Genève a ordonné le transfert du nom de domaine inpi.com au profit de l’INPI, constatant notamment que l’enregistrement dudit nom de domaine et l’usage qui en était fait par son titulaire relevaient de la mauvaise foi.

En effet, compte tenu du rayonnement international dont bénéficie l’INPI, notamment au travers de sa contribution à l’élaboration de textes législatifs dans le domaine de la propriété intellectuelle, il n’est pas concevable, selon l’arbitre, que le titulaire n’ait pas eu connaissance de l’INPI français au moment de la réservation du nom de domaine inpi.com.

En outre, en tant que société dont l’activité consiste à réserver ou à acquérir en masse (en l’espèce 35 000 noms !) des noms de domaine pour tirer des revenus de l’exploitation de pages de parking (activité appelée « domaining »), le titulaire ne saurait être « obstinément aveugle », selon l’expression consacrée par le Centre d’Arbitrage, et une simple recherche à l’identique sur l’acronyme INPI dans le moteur de recherche Google aurait suffi pour détecter l’existence de l’Institut National.

Les arbitres de l’OMPI sont donc plus sévères à l’égard des « domainers » qu’à l’égard des autres réservataires de noms de domaine quant à l’exigence de mauvaise foi, surtout lorsqu’ils ne manifestent aucune volonté de coopérer.

Si on ne peut qu’approuver cette décision qui met fin à une situation où le titulaire du nom de domaine inpi.com tirait un bénéfice indu de l’exploitation d’un signe sur lequel il n’avait aucun droit au détriment de notre office national, elle soulève néanmoins quelques interrogations.

La mauvaise foi aurait-elle été si évidente aux yeux de l’arbitre si le réservataire du nom de domaine inpi.com n’avait pas été un « domainer ». Certes, l’action internationale de notre Institut National de la Propriété Industrielle n’est pas contestée. Mais il n’est pas certain qu’une telle présence soit suffisante pour porter à la connaissance des cybersquatters (qui bien souvent n’ont cure des législations protégeant les droits de propriété industrielle) l’existence de l’INPI français. Les arbitres de l’OMPI sont parfois beaucoup plus sévères sur les critères d’appréciation de la mauvaise foi du titulaire. Il y a fort à parier que dans le cas du nom de domaine inpi.com, la société BWI Domains s’est contentée de réserver ou d’acquérir un nom de domaine de 4 lettres, dont on imagine la valeur intrinsèque en terme de trafic, mais n’avait pas connaissance de l’INPI français. Si on ajoute à cela que les liens commerciaux des pages parking sont souvent créés de manière automatisée et dans la même langue que le navigateur de l’internaute qui consulte la page, le critère de la mauvaise foi n’apparaît plus si évident.

En dernier lieu, il est à noter que l’exploitation du nom de domaine inpi.com, consultable également en langue portugaise et dont les liens étaient alors également liés aux domaines des marques et des brevets, portait également atteinte aux droits des offices de propriété industrielle portugais et brésilien dont les initiales sont également INPI (pour Instituto Nacional de Propriedade Industrial). On aurait pu imaginer que ces administrations agissent également contre la réservation du nom de domaine inpi.com. Leur action aurait très certainement été couronnée de succès Parfois, le principe du « premier arrivé, premier servi » devient « premier à se plaindre de l’existence d’un nom de domaine, premier à pouvoir bénéficier d’un transfert ».

l’INPI français n’est pas le seul à être la cible d’attaques de pirates. L’administration fédérale américaine de la propriété industrielle (ou USPTO pour United States Patent and Trademark Office) dont le site officiel est accessible à l’adresse www.uspto.gov est également victime de détournement par le site Internet www.uspto.com qui présente une page parking contenant des liens sponsorisés liés aux brevets et aux marques et qui entretien une confusion avec le site officiel de l’USPTO.

USPTO1 UPSTO2
Page parking litigieuse Page officiel de l’USPTO

Malgré les nombreuses confusions relevées par une simple recherche Google (ajouter un lien recherche google sur « uspto.com »), jusqu’à ce jour, l’administration américaine n’a pas souhaité se retourner contre le titulaire de ce nom de domaine.

Peut-être l’intervention de l’office français inspirera-t-elle son homologue américain.

auteur : Axel Payet
source VoxPI.info

NOM DE DOMAINE INTERNET, MARQUE ET INTELLIGENCE ECONOMIQUE

la revue des marques avril 2008

Noms de domaine et marques

La conception et la protection des marques sont des compétences bien établies qui reposent sur une certaine éducation des entreprises. Successivement passé d’une longue période de conception, du début des années 70 au milieu des années 90, à une popularisation rapide jusqu’en 2000, puis à une accélération commerciale, le développement de l’Internet a des conséquences sur les marques qui sont souvent sous-estimées, voire ignorées par les entreprises.
Un constat s’impose, la communication relative à une marque est facilitée par les services du web et des moteurs de recherche.
L’accès au site web d’une marque dépend de l’enregistrement d’un nom de domaine. Saisi dans un navigateur (Internet Explorer, Firefox, …), il permettra d’afficher le site web. Le nom de domaine devient donc une composante de cette marque. Son enregistrement est alors indissociable du processus de création d’une marque. Oublier ce principe expose à des nuisances ou des préjudices sans rapport avec le prix du nom de domaine. Mais on va voir qu’un nom de domaine ne va jamais seul.

Quelques rappels utiles

Le principe du nom de domaine a été arrêté en 1983, avec la première spécification des DNS (Domain Name Server). Les DNS sont presque à la localisation sur Internet ce que le GPS est à la géo localisation.
Le rôle d’un DNS est de convertir le nom de domaine saisi par un internaute dans son navigateur en adresse physique sur le réseau (dite adresse IP). Internet est rempli de DNS qui communiquent entre eux, presque instantanément, pour trouver celui qui contient cette adresse IP.
Jusqu’en 1995, les noms de domaines étaient limités à quelques extensions (.com, .edu, .mil, etc…) dont la plupart étaient inaccessibles aux entreprises, et les autres difficilement accessibles. A partir de 1995, il y a eu un mouvement de libéralisation et d’élargissement de ces extensions dites génériques com, net, org, biz, info,…
En 1998, ce microcosme grandissant s’est donné des moyens de gouvernance par la création de l’ICANN.
Les extensions pays se sont ensuite développées (fr, de, it, be …). Les extensions génériques se sont élargies ( coop, travel, jobs, mobi) avec les extensions dites génériques sponsorisées, conçues pour une communauté professionnelle.
Les génériques de communauté culturelle, linguistique et géographique sont apparus avec le .cat (Catalogne) et le .asia et d’autres candidats piaffent d’impatience (bzh, gallice, pays de galle, paris, berlin, …)
On recense environ 250 extensions, dont beaucoup ne sont pas encore opérationnelles.
Cette prolifération répond à un triple besoin, le libéralisme commercial, l’élargissement de l’espace d’adressage qui peut se saturer et le besoin d’identification communautaire.
De façon surprenante, il y a aujourd’hui une sorte d’obligation de réserver ses noms de domaine sur un maximum d’extensions pour protéger une marque, alors que ces extensions semblaient avoir une vocation sectorielle. Cela provient des pratiques délictueuses, concurrentielles, spéculatives ou simplement protectionnistes qui s’intensifient.

De l’internaute à l’éditeur d’un site

Identifier ces pratiques suppose de bien comprendre comment un internaute est mis en relation avec le contenu d’un éditeur de site web.
Il a 3 possibilités à partir de son navigateur internet :
• En cliquant sur une adresse enregistrée dans ses favoris ou dans un répertoire
• En cliquant sur un lien rendu par un moteur de recherche
• En saisissant l’adresse dans la barre du navigateur (navigation directe).
La navigation directe repose sur la mémoire de l’internaute ou sur son instinct qui l’amène à essayer une adresse web construite avec le ou les mots qui constituent son intérêt du moment. Ainsi, un internaute en recherche de bonnes affaires sera tenté de saisir bonnesaffaires.fr par exemple pour voir si cela aboutit quelque part. De mémoire ou d’instinct, le résultat de sa saisie peut contenir des fautes ou variantes d’orthographe et des séparateurs. Il risque alors de ne rien obtenir, sauf si ces formes syntaxiques ont été réservées par quelqu’un, titulaire ou non d’une marque.
Quant aux moteurs de recherche, beaucoup ont remarqué que leur usage est gratuit mais qu’ils se rémunèrent par des liens payants placés en évidence sur les pages rendues selon les mots clés cherchés. Ils ont, donc, contribué à motiver des annonceurs qui paient leur publicité selon le mode du «PayPerClick». Dès lors, ces annonceurs ont intérêt à ce que leurs liens figurent non seulement sur les pages résultats des moteurs de recherche, mais aussi sur tout site à fort trafic de visiteurs, dont le propriétaire recevra une partie de cette rémunération «au clic».
Les sites destinés exclusivement à ce mode de rémunération ont proliféré. Ils ne contiennent que des liens commerciaux fournis par les régies publicitaires des moteurs de recherche où ils sont hébergés en «pages parking» par un hébergeur qui fournit sa propre régie publicitaire.
On notera au passage que l’exploitant de pages parking propose souvent la revente aux enchères de noms de domaines utilisés sur ces pages parking.
Ces pratiques constituent paradoxalement un piège ou une opportunité pour les marques. C’est un piège si un nom de domaine contrefait comme évoqué ci-dessus attire et détourne du trafic, et peut être des ventes, qui devaient aboutir à la marque. C’est une opportunité si le titulaire d’un domaine non contrefait en parking a développé un fort trafic pour le vendre ensuite à une marque qui en bénéficiera.
Il existe, ainsi, deux marchés pour les noms de domaines. Le premier est le marché de l’enregistrement pour donner l’accès à un contenu d’éditeur, généralement titulaire des droits d’une marque. Le second est celui de l’enregistrement dans un but spéculatif de génération de revenus par les annonceurs puis de la revente.
Cela amène les titulaires d’une marque à devenir des acheteurs du second marché dans une démarche protectionniste (tel domaine détourne du trafic de visiteurs de la marque) ou expansionniste (tel domaine ramènerait du trafic supplémentaire à la marque).

Les pratiques nuisibles

Il existe, hélas, des pratiques délibérément nuisibles qui motivent des enregistrements de noms de domaines.
Ainsi, un spammeur ou un phisheur déposera un nom de domaine qui servira dans ses campagnes d’emailing à déjouer l’attention du destinataire pour l’amener à ouvrir l’email. Dans ce cas, le titulaire d’une marque contrefaite par un spammeur ou un phisheur va subir un préjudice d’image si ce n’est pire.
Un cyber-squatteur qui réserve un nom de domaine en contrefaisant une marque veut en tirer profit par la rémunération publicitaire. Outre le détournement possible d’une intention d’achat vis-à-vis d’une marque, cette rémunération publicitaire peut aussi provenir de concurrents de la marque. Elle subit alors un double préjudice, la perte d’une vente et la réalisation d’une vente au profit d’un concurrent.
Dans certains cas de similitude de noms de marque, les variantes syntaxiques ou l’usage des séparateurs peuvent permettre un détournement délibéré de trafic, d’autant plus durable que la marque n’aura pas été suffisamment protégée par les moyens traditionnels pour faire valoir ses droits sur le nom de domaine.

Les ripostes possibles

Ces pratiques ne sont pas immédiatement détectables. Pourtant, il existe des outils pour surveiller la base de données mondiale des noms de domaines et mettre en évidence des constructions syntaxiques qui peuvent correspondre à des contrefaçons.
Dès lors qu’on a détecté un tel nom de domaine, on peut analyser les raisons de son dépôt, la nature du préjudice qu’il représente et envisager l’action la plus appropriée.
Il y a 3 actions ou ripostes possibles selon la certitude ou non de contrefaçon
• Engager une procédure administrative auprès de l’organisation appropriée pour faire valoir ses droits sur le domaine
• Tenter une négociation amiable ou aux enchères en vue du rachat si la procédure administrative n’est pas garantie de succès
• Attendre l’expiration éventuelle du nom de domaine pour tenter son rachat en utilisant des outils de surveillance spécialisés pour cela.
Souvent, il ne sera pas possible d’agir voire inutile.

L’intelligence économique par les noms de domaine

Tout comme les entreprises ont appris à surveiller leurs concurrents ou les éventuels contrefacteurs qui opèrent autour de leurs marques, il est opportun qu’elles mettent en place les moyens de surveiller l’activité autour de leurs noms de domaines Internet.
Les noms de domaines sont consignés dans les bases de données des registres (accessibles par les whois), des DNS, des opérateurs anti-spammeurs, des moteurs de recherche, des hébergeurs de pages parking (en fait leurs DNS), etc…
Des techniques de data mining appliquées à ces bases de données permettent de surveiller, et de renseigner sur les éventuelles contrefaçons, leurs auteurs, leurs motivations, l’audience qu’ils suscitent, la nature des préjudices qu’ils peuvent commettre.
Bien que peu pratiquées aujourd’hui, ces techniques permettraient aussi de surveiller des concurrents et de comprendre un peu mieux leur stratégie sur le net. Ainsi, il est assez aisé de reconstituer le parc de noms de domaines d’un concurrent, de surveiller sa communication de marques, sa stratégie d’optimisation de son audience par les noms de domaines.
Tout cela relève de l’intelligence économique pour laquelle il faut disposer des outils appropriés et de l’expertise nécessaire pour ne pas passer des lustres à étudier le contenu des sites web. L’analyse experte des dépôts et modifications des caractéristiques opérationnelles des noms de domaines permet, en effet, une évaluation rapide.

L’effet boomerang sur la création des marques

S’il est possible de surveiller les agissements sur Internet autour de ses propres marques ou de celles de ses concurrents, il est aussi tout à fait possible d’intercepter des informations relatives à la création de nouvelles marques. Des précautions sont prises par les titulaires, mais elles sont souvent insuffisantes. A titre d’exemple, l’utilisation d’un registrant professionnel mandaté pour garder l’anonymat peut être une incitation à aller regarder de plus près. Les DNS peuvent alors révéler des choses qu’il était souhaitable de conserver cachées jusqu’au lancement.

Les acteurs

Les nuisances pour les marques sont généralement occasionnées par des individualités. Les cyber-squatteurs déposent des noms de domaine similaires ou identiques à des marques pour en retirer du profit, certains avec des intentions très malveillantes. Il ne faut pas les confondre avec les «domainers» spéculant sur des noms de domaine génériques à fort trafic. Parfois, les domainers deviennent des entreprises. Il existe des places de marché pour les domainers. Les registres ont des politiques très variables pour protéger les titulaires de marques. Les instances de gouvernance font évoluer la réglementation, mais sans pouvoir maîtriser tous les appétits et tous les comportements. Les entreprises ont d’autant plus intérêt à développer leur compétence pour observer les agissements sur leurs marques que le marché est en forte croissance et pour longtemps.

auteur : Dominique Morvan ©NAMEBAY 2008
article publié dans « La Revue des Marques n°62 – avril 2008 »
source NAMEBAY

Web Rank Info victime d’un vol de nom de domaine

Parfois, certaines nouvelles font froid dans le dos. Web Rank Info, un site spécialisé dans le référencement, semble être la victime depuis mardi soir d’un détournement de nom de domaine. Un parking de liens remplace en effet la page d’accueil de ce site.

Même si Olivier Duffez, le webmaster de webrankinfo.com, n’a pas encore confirmé la méthode utilisée par le hacker, les spéculations vont bon train. D’après certains sites, le hacker aurait utilisé une méthode similaire à celle utilsée pour le site davidairey.com qui lui aussi c’était fait détourné son nom de domaine.

Cette méthode repose sur le piratage d’un compte mail de type GMAIL qui est utilisé ensuite pour demander au registrar un transfert de nom de domaine. C’est semble t-il, avec cette technique que le nom de domaine de Webrankinfo a été transféré depuis OVH vers GoDaddy le 4 mars vers 22h30 environ.

Il s’agit évidemment d’une situation catastrophique pour Webrankinfo. Tout d’abord, il faudra probablement un certain temps pour pouvoir récupèrer le nom de domaine détourné. Ensuite, le site étant inaccessible, sa fréquentation risque de chuter et cela même lorsque le nom de domaine sera récupéré.

Nous espèrons sincèrement que ce site retrouve au plus vite sa forme originelle et souhaitons tout notre courage à Olivier.

Source Pc-InfoPratique.com

L’e-pub lorgne vers le stationnement de noms de domaine

Un analyste prévoit une utilisation importante de la méthode du domain parking, qui permet de mettre des liens publicitaires sur un nom de domaine peu utilisé. Un canal marketing qui s’annonce lucratif pour les entreprises.

Le réseau publicitaire en ligne et le stationnement de noms de domaine (également appelé garage de noms de domaine) devraient connaître une importante croissance en 2007. Ce dernier consistant à rediriger des noms de domaine inutilisés vers des pages de liens sponsorisés. Et cette méthode devrait pleinement se révéler en 2007 : selon l’analyste Michael Gilmour, ancien directeur de l’Australian Internet Industry Association, elle devrait croître de plus d’un tiers, contre 15 % pour les dépenses publicitaires en ligne. « Ces résultats soulignent que ces deux marchés publicitaires continueront à être très lucratifs pour ceux qui sauront les utiliser », précise-t-il, tout en appelant les marketers, les banquiers et les investisseurs à se saisir de ces opportunités.

Plus d’un milliard de dollars pour les noms de domaine en 2007
Pour parvenir à cette conclusion, l’analyste s’est inspiré des revenus publicitaires générés au premier trimestre 2007 sur Internet et révélés par l’Interactive Advertising Bureau et le cabinet PWC. Ceux-ci, estimés à près de 5 milliards de dollars, ont ensuite été multipliés par quatre pour parvenir à un résultat type annuel. Un résultat comparé aux bénéfices réalisés en 2006. Sur cette base, le secteur du stationnement de noms de domaine, ou domain parking, devrait représenter cette année plus d’un milliard de dollars, contre 800 millions en 2006. Autres données prises en compte : celles concernant Google et Yahoo! en matière de publicité.

Google et Yahoo! dynamisent le marché

Les deux moteurs de recherche ont réalisé en 2006 un chiffre d’affaires publicitaire de près de 8 milliards de dollars, dont plus de 10 % généré par le domain parking. « Grâce à la croissance des revenus publicitaires produits par Google et Yahoo! ces prochaines années, l’industrie du trafic publicitaire sur Internet devrait se porter on ne peut mieux », ajoute Michael Gilmour. Les travaux de l’analyste seront présentés cette semaine à l’occasion de la conférence T.R.A.F.F.I.C. Celle-ci, organisée par la World Association of Domain Name Developers, est entièrement consacrée à l’industrie des noms de domaine.

Source Atelier.fr