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Archives de mots clés: .paris

Les premiers sites web en .paris seront actifs en mai

L’annonce des premiers sites web en .paris a eu lieu lors de la signature d’un contrat avec l’Icann, le régulateur mondial d’Internet chargé de valider les noms de domaines, elle met fin à un processus entamé en juin 2008 qui offre une alternative aux .fr ou .com traditionnels.

« Cette extension, vitrine de l’innovation parisienne, a valeur de symbole, là, on ouvre un nouveau cycle», s’est réjoui Jean-Louis Missika, adjoint au maire de Paris chargé de l’innovation, qui a présidé le jury chargé de faire le tri des 310 candidatures reçues selon l’originalité, l’intérêt et l’apport économique de chaque projet. En effet, à un lancement généralisé du .paris, la Ville de Paris a préféré privilégier des « pionniers », chargés d’explorer à partir du mois de mai « ce nouveau territoire numérique, sorte d’espace vierge où tout est à créer ».

Parmi les 98 lauréats figurent des entreprises comme Citroën, Delsey ou Fauchon, des institutions comme la Tour Eiffel et le Grand Palais, ou des associations telles que l’Ordre des avocats de Paris et le Don du sang. « Nous n’avons pas voulu en faire un far west digital dans lequel les premiers arrivants ou les plus offrants seraient les premiers servis », a expliqué M. Missika, fustigeant « l’occupation choquante de noms de domaine et le tort que cela fait à certaines villes, associations ou même villes ».

« Ce que Paris a fait avec le .paris est vraiment une innovation que tout le monde est en train de regarder », a souligné pour sa part Fadi Chehadé, président de l’Icann. « C’est un moment historique dans la petite histoire du cyberespace », a-t-il poursuivi, assurant avoir été contacté récemment par les maires de Rio et de Tokyo, qui auraient exprimés leur intérêt pour le projet parisien.

Source: digital.excite.fr

Les 100 premiers noms de domaine en « .paris » dévoilés

Après le « .fr », le « .com », le « .org », des noms de domaines pourront porter le nom de la capitale française en y accolant le « .paris ». Un atout quand on sait qu’en termes de notoriété mondiale, la capitale française arrive en deuxième position après… Coca Cola.

Suite à la validation le 10 mai 2013 de l’extension par l’ICANN, l’organisme américain en charge des noms de domaine sur Internet, la capitale française avait lancé un appel à projet pour adopter en avant-première un site en « .paris ».

La semaine dernière, Paris autorisait a une centaine de « pionniers » d’utiliser la déclinaison de leur site en .paris. Pendant 6 mois, ils seront les seuls à pouvoir utiliser cette extension de nom de domaine avant l’ouverture au grand public à l’automne 2014.

Le tourisme figure en bonne place avec une petite vingtaine d’entreprises ou d’organismes habilités. Symbole de la ville, la Tour Eiffel bénéficie en plus du statut d’ambassadeur tout comme Aéroports De Paris (ADP), Citroën, la RATP (métro et bus parisiens), Fauchon ou encore Delsey.

Mais  le « .paris » a attisé aussi l’appétit des marques qui se retrouvent majoritaire dans la liste des 100 « happy few » qui ont participé aux 416.000 € de frais pour la mise en place de l’extension et à la communication. Un bémol pourtant : aucune marque de luxe ne figure dans les 100 marques…

Mais Paris n’est pas la première métropole à se doter de sa propre extension Internet : New York (.nyc), Londres (.london) et Rome (.roma) l’ont déjà précédée. ET selon l’Icann, Rio et Tokyo auraient également manifesté leur intérêt.

Source: pagtour.net

Paris, première ville du monde à avoir son nom de domaine

WEB – Pour la municipalité, «c’est une opportunité d’inventer un Internet plus local»…

Bientôt un paris.paris ? Nul doute que la Mairie y songe pour son site… «Ce serait amusant, ça ferait comme New York-New York!», sourit Jean-Louis Missika (PS), adjoint au Maire de Paris chargé de l’innovation, qui expliquait les enjeux de ce nom de domaine encore embryonnaire. Dans les prochains mois, à côté des sempiternels et pléthoriques « .com » ou « .fr » fleuriront des sites et des adresses email se terminant en «.paris.» Une innovation dans le monde numérique qui est l’aboutissement d’années de procédures de la part de la Mairie de Paris pour obtenir ce nouveau nom de domaine. La candidature, lancée en juin 2008, a finalement abouti vendredi 10 mai à la validation de l’Icann (Internet Corporation Assigned Names and Numbers), l’organisme en charge des noms de domaines  et de diversifier les extensions. Faisant ainsi de Paris la première grande ville du monde à revendiquer son nom de domaine.

Un tirage au sort

«Certes, nous sommes ravis d’avoir un nom de domaine avant New York ou Londres, mais il y a eu une part de hasard, reconnaît Jean- Louis Missika. En effet, c’est un tirage au sort qui a dû départager les 1.900 dossiers candidats, qui seront petit à petit acceptés par l’Icann. Pour cet élu, il était inenvisageable que «.paris» ne soit pas détenu par la Ville. Et cette première lance un message prometteur à bien des entrepreneurs. «C’est une opportunité d’inventer un Internet plus local, reprend l’élu. Et donc de donner une chance aux acteurs locaux d’améliorer leur visibilité en ligne. C’est d’ailleurs intéressant de voir qu’on est passé progressivement de noms de domaine délocalisés à l’image de .com à des dénominations liées aux régions comme .cat pour la Catalogne.»

Combien ça coûte ?

Un exemple qui permet à l’Afnic (Association française pour le nommage Internet en coopération), gestionnaire du .fr et désormais du .paris, de faire quelques pronostics. En effet, Paris affiche une volonté de maintenir un tarif «raisonnable» afin que cette extension puisse bénéficier à tous, aux PME comme aux grandes marques ou aux particuliers. Si l’on se base sur l’exemple catalan, obtenir un site en .cat coûtait, au moment du lancement, 75 euros par an pour tomber à un tarif annuel de 45 euros au bout de trois ans. Paris envisage aussi de proposer aux associations et aux étudiants un tarif réduit encore à définir. D’autre part, la capitale espère encourager les particuliers à se lancer avec, dès cette année, 500 candidats sélectionnés qui pourront créer leur domaine en «.paris» gratuitement.

Lutter contre le squatting numérique

Le précédent catalan, mais aussi toutes les synergies du Net, ont montré qu’il fallait se méfier des sites squattés pour un propos commercial sans service rendu. Aujourd’hui, les sites consacrés aux musées, quelle que soit leur extension, ne renvoient jamais à un contenu d’informations exhaustif. C’est pourquoi la Mairie confie à l’Afnic les appels à candidature pour que  les pionniers montrent l’exemple. «Dès sa mise en ligne, les sites en “.paris” proposeront des contenus adaptés qui rendent un service aux Parisiens», promet Jean-Louis Missika. Jusqu’à la fin 2013, les candidats devront donc montrer patte blanche et dévoiler en quoi les créations apporteront un service de qualité. Bientôt donc, des sites génériques comme taxis.paris, cinema.paris ou boulangerie.paris pourraient voir le jour. Avec un objectif d’ouverture des premiers sites à la fin 2013.

Un «.grandparis»?

A l’heure où tous les candidats aux municipales dans la capitale ont sur le bout des lèvres le projet du Grand Paris et la redéfinition des frontières de la capitale, cette nouvelle extension serait-elle déjà obsolète? «Une extension a besoin d’être courte, se défend Jean-Louis Missika. Les pays n’ont gardé que deux lettres, le «.paris» est déjà long… Mais on est prêt à gérer cette extension en partenariat avec d’autres. Le «.paris» s’adresse à tous les Parisiens de cœur et vous savez qu’il y en a sur toute la planète!»

Source : 20Minutes.fr
Auteur : Oihana Gabriel

NOM DE NOM ! -.bzh ou .paris, la très chère défense des identités régionales

Depuis vendredi soir, Bretons et Parisiens ont le droit de clamer leur amour pour leur région ou leur ville sur Internet. L’Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), l’autorité chargée d’attribuer les noms de domaine sur Internet autorise désormais la création d’une extension de domaine .bzh ou .paris.

Christian Demeuré-Vallée fait partie des Bretons qui ont porté ce combat numérique et explique, dans Ouest France, l’intérêt de la démarche. « Au-delà de l’affirmation forte d’une identité, c’est un moyen exceptionnel pour la Bretagne d’exister dans ce monde encore émergeant d’Internet. Dans ce paysage en pleine évolution, on ne sait pas où on va, mais on sait qu’il faut y aller. » Les Catalans avaient ouvert la brèche en 2005 avec leur .cat. Les Bretons pourront à leur tour créer un nom de domaine ou une adresse mail avec le suffixe .bzh au lieu des traditionnels .fr ou .com.

Toutefois, précisent les Inrocks.com, le nom de domaine .bzh « sera réservé aux habitants de la Bretagne« , mais « des dérogations seront tout de même accordées aux amoureux de la région désireux de créer un site mettant en valeur le patrimoine culturel et linguistique breton. Un marqueur d’identité donc, qui facilitera par ailleurs le travail des moteurs de recherche. » Et une manière aussi pour les sites de gagner en notoriété.

« Si la Bretagne n’a pas toujours une visibilité nationale, elle aura là une visibilité internationale ! C’est un très grand pas en avant« , se réjouit Jacques Bernard, président de Produit en Bretagne, dans Ouest France, annonçant que l’association va « tout de suite » demander le changement de son adresse réticulaire. Ce sont à peu près les mêmes arguments que le site Internet de France 3 Bretagne met en avant, se référant au précédent catalan, « qui a été un succès, avec plus de quarante mille noms de domaine« .

Pierre Col, directeur marketing d’Antidot, un éditeur de logiciels spécialisé dans les moteurs de recherche, estime quant à lui sur ZDnet.fr que le réel bénéficiaire de cette opération est l’Icann. Pour M. Col, cette opération vise surtout à renflouer les caisses de l’organisme de régulation : « En effet, le dépôt d’un dossier est assorti du versement de la somme de 185 000 dollars, soit environ 140 000 euros. Pour plus de 1 900 dossiers déposés, c’est donc un chiffre d’affaires cumulé de plus de 350 millions de dollars juste pour la phase d’appels d’offres. » Sans compter la redevance de 25 000 dollars dont devront s’acquitter chaque année les bénéficiaires de ces noms de domaine. Preuve de l’importance de ce basculement numérique pour la région bretonne, le conseil régional a anticipé en votant dès le 25 avril une avance remboursable d’un montant de
250 000 euros destinée à mettre en œuvre ce projet.

Sceptique sur l’utilité de ces URL personnalisées, Pierre Col calcule que si une vingtaine de grandes villes françaises, les vingt-deux régions et une centaine de départements se piquaient d’avoir leur propre extension de domaine, la facture pourrait s’élever à « plus de 20 millions d’euros d’argent public ponctionné au détriment de dépenses vraiment utiles pour les habitants : logements sociaux, écoles, crèches… » Et doute du besoin crucial pour une ville comme Paris d’accroître sa visibilité ou sa notoriété sur le Web.

Source : LeMonde.fr

L’Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) vient de donner son feu vert à la candidature de la Ville de Paris pour la création de noms de domaines en .paris. Peu à peu les marques investissent aussi ce terrain, mais chacune avec une stratégie différente.

Retrouvez cet article sur : www.ecommercemag.fr – « Noms de domaines : les enjeux des nouvelles extensions »
Copyright ©Editialis

L’Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) vient de donner son feu vert à la candidature de la Ville de Paris pour la création de noms de domaines en .paris. Peu à peu les marques investissent aussi ce terrain, mais chacune avec une stratégie différente.

Retrouvez cet article sur : www.ecommercemag.fr – « Noms de domaines : les enjeux des nouvelles extensions »
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Les nouvelles extensions Internet apparaîtront à partir de mi-2013

C’est aux alentours du mois de juin que devraient être lancées les premières nouvelles extensions Internet, a indiqué mardi à Paris le président de l’organisme chargé de leur régulation (Icann), Fadi Chehadé. Aux traditionnels suffixes .com, .org, .fr, etc., viendront alors s’ajouter des mots de toute sorte comme .book, .pizza, .canon ou .paris.

Pour l’Icann, ce sera l’aboutissement d’un processus qui était loin d’être gagné d’avance. Dès le départ, ce projet de libéralisation des extensions Internet était vu d’un très mauvais œil par tout un groupe de grandes entreprises, qui ne voyait pas un grand intérêt à cette réforme, mais plutôt une forme d’arnaque. Un front de protestations s’était levé en 2011, mais finalement, l’orage est passé et les guichets d’enregistrement ont ouvert en janvier 2012.

C’est alors que, patatras, un bogue informatique – qui a permis à certains candidats de voir les dossiers des autres – interrompt le processus pendant quelques semaines. L’image de l’Icann en tant que gestionnaire technique en prend un coup. Mais là encore, l’orage est passé, et près de 1 900 dossiers ont pu finalement être déposés, dont une cinquantaine en France. La plupart des extensions demandées (66%) sont de nature géographique (.paris, .miami, .nyc). Les plus convoitées sont .app (pour application) que 13 candidats réclamaient (comme Google et Amazon) ainsi que .book, .blog .pizza ou encore .beauty.

Le premier nouveau suffixe sera… « .catholique » en chinois

Les 116 premières extensions à faire leur apparition seront volontairement en « caractères non-latins ou non-cyrilliques », soit en chinois ou en arabe, pour promouvoir ces régions: le tout premier nouveau suffixe sera ainsi .catholique en chinois, a précisé le président de l’Icann. L’introduction de ces nouveaux suffixes se fera à un rythme d’une vingtaine chaque semaine, a-t-il indiqué. Côté français, les premières extensions de nouvelle génération devraient être .paris et .bzh (déposée par la région Bretagne), a précisé Mathieu Weill, directeur général de l’Afnic, association gestionnaire des noms de domaine internet en .fr.
Source: 01net.com

La RATP exige qu’il ferme son site sur les incidents de trafic

Interview – La régie francilienne a envoyé à un ingénieur une lettre recommandée le sommant de fermer immédiatement son site incidents-ratp.com.

L’idée était simple et dans l’air du temps : permettre aux usagers des transports franciliens de partager leurs informations sur les incidents dans le métro et le RER grâce à un outil simple et collaboratif sur Internet.  A priori rien d’illégal, sauf que son  créateur, Olivier Girardot, a baptisé le site « incidents-ratp.com« , ce qui n’a pas été du goût de la régie parisienne. Dans une lettre recommandée, la RATP exige qu’il le ferme immédiatement. Sur Twitter et les sites high-tech, comme chez nos confrères de Numerama et Reflets.info, les internautes prennent fait et cause pour le site, y voyant une atteinte à la liberté d’expression. Olivier Girardot revient sur cet épisode et explique à TF1 News ce qu’il compte faire maintenant.

Olivier Girardot
Olivier Girardot

TF1 News : Pourquoi avoir lancé le site incident-ratp.com?

Olivier Girardot, fondateur de incidents-ratp.com : Je suis ingénieur et un usager quotidien des transports publics franciliens et j’ai lancé ce projet au mois de décembre dernier. Le but était de bâtir une plateforme sur Internet où pourraient se retrouver les clients et usagers de la RATP quel que soit le type de transport – métro, RER… – pour partager en temps réel les incidents sur le réseau et leur permettre de s’organiser différemment. Ce service devait être ouvert, libre et gratuit, les usagers pouvant envoyer des informations via le site Internet, Twitter, ou une API (NDLR : une interface de programmation) permettant à n’importe quelle application de s’y connecter. J’avais aussi commencé le développement d’une application Android (NDLR : le système d’exploitation pour téléphones de Google)…

TF1 News : Jusqu’au jour où…

O. G. : Samedi dernier, le 19 février, alors que j’étais en beta publique (NDLR : un test ouvert), j’ai reçu une lettre recommandée de mise en demeure. La RATP me demandait dans cette lettre de stopper toute activité sur le service, de confirmer par écrit que je m’engageais à ne plus menacer leur propriété intellectuelle, et de rendre gratuitement le nom de domaine. Ils y écrivaient aussi qu’un tel site est « susceptible de fournir des informations erronées sur les incidents pouvant avoir lieu sur le réseau RATP, et engendrer de ce fait des perturbations dues à une surpopulation sur les lignes ».

TF1 News : Qu’en pensez-vous ?

O. G. : Sur le point du nom de domaine, je suis d’accord avec la RATP. Je trouvais simplement que ce nom sonnait bien mais je suis tout à fait d’accord pour leur rendre au nom de la propriété intellectuelle. Je ne pensais pas avoir de problème mais ils sont dans leur bon droit sur ce volet. Le problème c’est qu’il y a apparemment un amalgame et qu’ils vont un peu loin dans leur réaction vis-à-vis d’un service qui ne vise qu’à rentre la contribution simple, facile, et rapide. Cela ne relève plus du droit de la marque mais de la liberté d’expression.  Si certains s’amusent à signaler de faux incidents, d’autres seront suffisamment intelligents pour les signaler comme erronés et les faire disparaitre. C’est une sorte de « main intelligente », cela ne peut pas entraîner de « surpopulation » comme l’écrit la RATP. Mon but n’est pas de leur nuire ou d’alimenter un dossier à charge!

TF1 News : Allez-vous céder?

O. G. : Non, je prépare une réponse avec mon avocat. Sur le nom de domaine, il n’y pas de problème, mais je ne trouverais pas une fermeture du service acceptable (MAJ : le site sera prochaînement rebaptisé, les internautes pouvant voter pour le nouveau nom).

Pour la RATP, une « utilisation abusive » de son nom

Alors, atteinte à la liberté d’expression ? « C’est son interprétation de notre lettre« , réplique la régie à TF1 News, « ce que nous reprochons pour l’instant, c’est simplement une utilisation abusive du nom de la RATP, qui est déposé. Cela risque de créer la confusion avec notre site officiel et notre propre service d’information sur le trafic« . La régie refuse toutefois de se prononcer sur son attitude vis-à-vis du site si son nom venait à changer, estimant que « la question ne se pose pas pour le moment » et préférant trouver un accord directement avec Olivier Girardot.  Affaire à suivre….

Source: TF1news

La RATP menace l’auteur d’un site utile à ses usagers

La RATP menace de poursuivre en justice le développeur d’une application en ligne qui permet aux usagers des transports publics parisiens de témoigner des incidents qu’ils rencontrent sur les lignes de métro, et de leur résolution. Outre ses droits de propriété intellectuelle qu’elle estime violés, l’entreprise publique dit aussi vouloir actionner la responsabilité civile de l’auteur du site, s’il venait à propager de fausses informations.

Le développeur Olivier Girardot a eu une idée à la fois simple et géniale pour simplifier la vie des usagers de la RATP. Sur son site Incidents-RATP.com, cet auteur de logiciels libres souhaitait donner aux Parisiens la possibilité de signaler depuis leur mobile des incidents sur les lignes de bus, de métro, de RER ou de tramways de la région parisienne, et tous les regrouper en temps réel sur une plateforme ouverte via une API et des données téléchargeables. « Nous contribuons aussi à fluidifier le trafic, car en propageant l’information sur les incidents le plus rapidement possible, nous donnons la possibilité à chacun de choisir son itinéraire bis« , explique le site Internet, dont les mésaventures sont racontées par Bluetouff.

Loin de plaire à la RATP, l’initiative a mis en colère la régie des transports publics, qui a écrit vendredi à l’auteur pour exiger qu’il cède gratuitement son nom de domaine à l’établissement public, et qu’il s’engage « à ne jamais réserver de noms de domaine reproduisant ou imitant un élément sur lequel la RATP détiendrait des droits de Propriété Intellectuelle, ni à reproduire sur quelque support que ce soir un élément sur lequel la RATP pourrait détenir des droits de propriété intellectuelle sans une autorisation préalable écrite« . Comme la SNCF, qui a usé de son droit sur la marque commerciale pour troubler la visibilité d’un site d’usagers mécontents, la RATP use de ses droits sur l’acronyme pour obtenir la fermeture d’un site dont l’existence-même la gêne.

Elle sous-entend en effet qu’elle pourrait porter plainte, quand bien même le site renaissait sous un autre nom, sans faire usage des marques de la RATP. « La réservation de ce nom de domaine constitue également un acte manifestement illégitime et frauduleux, causant un préjudice évident à la RATP, susceptible d’engager votre responsabilité civile (…). En effet, un tel site est susceptible de fournir des informations erronées sur les incidents pouvant avoir lieu sur le réseau RATP, et engendrer de ce fait des perturbations dues à une surpopulation sur les lignes de transports« , écrit l’établissement public. Il donne jusqu’au 7 mars 2011 au développeur pour céder, avant de porter l’affaire « devant les tribunaux« .

Reste que si l’utilisation de la marque « RATP » dans le nom de domaine peut effectivement être contestée, en ayant recours par exemple aux procédures prévues par l’ICANN, la responsabilité civile de l’auteur d’un tel site est loin d’être évidente. Il est fort probable que la justice suive les critères fixés par la cour de cassation dans l’affaire Fuzz pour décider que Incidents-RATP.com est un hébergeur au sens de la loi pour la confiance dans l’économie numérique, et que sa responsabilité ne peut donc être recherchée que s’il n’a pas agit promptement pour retirer une information qu’il savait dommageable. Si responsabilité il y a, elle est celle des utilisateurs du site qui éventuellement diffuseraient de faux incidents.

« Ce projet était à but non-lucratif, et même si j’avais prévu de gérer les frais de l’hébergement, le nom de domaine etc. Je ne me vois pas m’engager dans une bataille juridique de plusieurs années et plusieurs miliers d’euros contre un organisme d’état (mes impôts servent à beaucoup de choses que je ne cautionnent pas forcement, mais j’aimerai éviter qu’ils servent en plus à me traîner en justice). Je vois un avocat mardi 22 février, mais quoiqu’il arrive le code source de ce projet sera libéré dans le domaine public« , prévient Olivier Girardot.

Source: Numerama

Pas de .paris avant 2011

Le dossier du .paris est au point mort. Pourtant désireuse de proposer ce nouveau nom de domaine aux entreprises et aux particuliers dès la fin 2010, la Mairie de Paris n’a toujours pas déposé sa candidature. En cause : l’Icann, l’organisme chargé de la gestion des noms de domaine, n’a pas publié les modalités de dépôt.

Des hésitations semblent peser sur la façon de procéder. « L’Icann a un temps envisagé de mettre en place une procédure spéciale, qui faciliterait l’attribution aux villes candidates dotées d’un solide dossier », explique le service de communication de la Mairie. Cette option n’a plus été évoquée lors de la 37e Conférence internationale de l’Icann, qui s’est déroulée au début du mois de mars à Nairobi. Aucune information sur le dépôt de candidatures n’est venue en remplacement.

Le dossier de la Mairie est pourtant bien avancé puisque l’Afnic-Core a été retenu comme prestataire technique. La Ville a aussi lancé une campagne de mobilisation, par le biais d’un site Internet et d’une pétition en ligne. Et estime qu’il faudra désormais attendre 2011 pour voir apparaître les premiers .paris.

Source: 01.net

Les actualités du .FR

l’AFNIC s’est associée en décembre au lancement de la campagne de soutien en faveur de la
candidature du .PARIS (1). Elle a par ailleurs annoncé (2) des évolutions dans sa charte à compter du 1er janvier
2010, évolutions qui sont analysées par Cédric Manara dans son blog incontournable (3).
(1) Soutenons le .paris !
http://www.afnic.fr/actu/nouvelles/236/soutenons-le-paris
(2) Mise à jour de la Charte .fr le 1er janvier 2010
http://www.afnic.fr/actu/nouvelles/237/mise-a-jour-de-la-charte-fr-le-1er-janvier-2010
(3) Domain Name / Nom de domaine !: 2010 : ce qui change pour les .fr
http://domaine.blogspot.com/2009/12/2010-ce-qui-change-pour-les-fr.html

Auteur: Loïc Damilaville
Source: DNS-news.fr

La ville de Paris veut le « .paris »

La ville de Paris part en campagne pour décrocher son nom de domaine « .paris ». La mairie de la capitale a lancé un site spécial, Soutenonspointparis.fr, et invite les internautes à signer une pétition. La candidature parisienne sera examinée l’année prochaine par l’ICANN, en même temps que les dossiers d’autres grandes villes européennes.

En juin 2008, l’ICANN, organisation américaine chargée de la gestion de l’ensemble des noms de domaine sur Internet, avait annoncé lors d’une réunion internationale à Paris sa volonté de créer de nouvelles extensions, comme des extensions pour des marques, une organisation ou une ville.

A l’instar d’autres grandes villes et capitales (Barcelone, Berlin, Cologne, New York, Ottawa, Rome, etc.), Paris s’est portée candidate à l’obtention d’une extension « .paris ». Celle-ci pourrait permettre de créer des adresses du type « restaurantjaponais.paris », « fanderugby.paris » ou encore « nomprenom.paris ».

La capitale doit désormais convaincre l’ICANN qu’il existe suffisamment d’internautes intéressés par ce projet. La mairie a par conséquent lancé un site dédié au soutien de cette candidature, Soutenonspointparis.fr. Les internautes sont également invités à signer une pétition. Un groupe Facebook a également été créé pour permettre de suivre les actualités et les idées autour de ce projet.

En page d’accueil du site, un message rappelle qu’Internet compte 184 millions de noms de domaine déposés, dont 80 millions en .com et 1,5 million en .fr. « Aujourd’hui, Paris compte 2,3 millions d’habitants et sa métropole 12 millions (…). Nous devons tous nous mobiliser pour rendre la création du « .Paris » incontournable. Soyons les plus nombreux possibles à signer la pétition en faveur de la création du .Paris. Un Point Paris, ça change tout ».

L’ICANN doit étudier les différentes candidatures soumises à la fin 2010, pour une mise en service des nouvelles extensions courant 2011.

Source Memoclic.com