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Paris prépare son G8 numérique

Le gratin de l’Internet mondial est attendu pour le G8 de l’Internet, a indiqué lors des résultats annuels de Publicis Maurice Lévy, son PDG, et également organisateur de l’événement. Pour ce forum international, qui se tiendra les 24 et 25 mai prochains dans les jardins des Tuileries à Paris, 800 à 1 000 invités sont attendus. « On a des réponses [aux invitations] assez spectaculaires, des noms qui sont emblématiques du marché, de plusieurs zones », a déclaré Maurice Lévy, sans vouloir dévoiler l’identité des participants à la manifestation.
La Tribune croit savoir qu’Eric Schmidt (Google), Jeff Bezos (Amazon), Mark Zuckerberg (Facebook), Jimmy Wales (Wikipedia) pourraient être présents. Les noms des Français Xavier Niel (Free), Marc Simoncini (Meetic, Jaïna Capital), Jacques-Antoine Granjon (vente-privée.com) et de Stéphane Richard (France Télécom) circulent de plus en plus.

Des droits d’auteur à la neutralité du réseau

Cet événement appelé e-G8 devrait aborder des sujets comme « la propriété intellectuelle, la protection de la vie privée, les nouveaux modèles économiques, mais également les financements de l’innovation ou la stimulation de la croissance », indique un e-mail de préinvitation envoyé par le patron de Publicis. Devraient être aussi évoqués « la neutralité des réseaux », ou « encore les réseaux sociaux ».
La manifestation est née de la volonté de Nicolas Sarkozy alors que la France doit accueillir les 26 et 27 mai prochains le G8. Le président de la République française souhaite que la question de l’Internet soit abordée par les chefs d’Etat des huit plus grandes puissances économiques mondiales. Il n’est toutefois pas certain qu’ils établissent un consensus sur des sujets aussi divers que la régulation de la Toile, la neutralité des réseaux, ou encore la protection des données privées. Quant à la problématique des droits d’auteur à l’ère du numérique, elle devrait être l’objet d’un forum spécial qui se tiendra en marge du G20 en novembre prochain.
Source: 01.net

Noms de domaine : un « droit de veto » sur les extensions ?

Un Etat pourra-t-il bloquer la création d’une extension de noms de domaine en .xxx, ou en .gay ? D’après un article du site Internet Cnet, daté du lundi 7 février, l’administration Obama vient de faire de nouvelles propositions qui, en substance, aboutissent à créer un « droit de veto » pour la validation de nouvelles extensions, de même niveau que le .com ou le .net.

Pour le département des télécommunications et de l’information américain, qui a répondu au site spécialisé, cette nouvelle procédure aurait le mérite de « diminuer le potentiel de blocage des noms de domaines considérés comme inacceptables par les gouvernements ».

UN PROCESSUS DÉJÀ COMPLEXE

Avant d’être officiellement intégrées, les demandes d’extension font l’objet d’un processus complexe, chapeauté par l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (Icann), une association de droit privée à but non lucratif, basée en Californie. Le nouveau suffixe doit aussi obtenir l’aval du Governmental Advisory Committee (GAC), qui se veut l’organe de la représentation internationale.

C’est précisément au sein du GAC que les Etats-Unis voudraient renforcer le droit de veto des Etats membres. Dans cette configuration, chaque membre serait en droit d’« émettre une objection », et ce « qu’elle qu’en soit la raison ». Et si cette position fait consensus, l’Icann « devrait rejeter » la demande concernée. Dans la configuration actuelle, les Etats représentés au sein du GAC donnent un avis, mais c’est le bureau de l’Icann qui a finalement le dernier mot.

POSITION AMBIGUË DES ÉTATS-UNIS

Il est aisé d’imaginer que certaines extensions feront difficilement « consensus ». C’est notamment le cas du .xxx. Au mois de décembre, l’Icann a reporté la création d’un nom de domaine spécifique pour les contenus pornographiques. Parmi les raisons invoquées, la presse spécialisée note des « désaccords entre l’Icann et le Governmental Advisory Committee ». Les mêmes blocages pourraient intervenir pour la création d’une extension en .gay, alors que certaines associations militent en sa faveur.

Les propositions de l’administration Obama tranchent avec les engagements des Etats-Unis en ce qui concerne la gouvernance d’Internet. Subissant les critiques de plusieurs pays, notamment de la Chine, qui revendique plus de 450 millions d’internautes, le gouvernement américain a présenté, en octobre 2009, un nouveau document mettant fin au contrôle unilatéral des Américains sur l’Icann, lui octroyant, théoriquement, une plus grande indépendance.

Les annonces américaines interviennent aussi alors que la création de plusieurs extensions, comme le .car, .movie ou .web, devraient être examinées lors d’une réunion de l’Icann, qui se tient à la mi-mars à San Francisco.

Laurent Checola

Source: Le Monde.fr

Hacker-Croll, celui qui a piraté le compte Twitter d’Obama

François C. est un jeune Auvergnat de 23 ans, titulaire d’un BEP d’électrotechnique. Sur Internet, il s’appelle Hacker-Croll, et il est accusé d’avoir infiltré des comptes du réseau social Twitter. Son tableau de chasse comporte notamment les noms du président américain Barack Obama, de la chanteuse Britney Spears ou encore d’Evan Williams, l’un des fondateurs de Twitter. Traqué par le FBI et l’OCLCTIC (Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication), il a été interpellé le 24 mars par les cyberpoliciers français et américains, avant d’être relâché au terme de sa garde à vue. Il devait comparaître libre jeudi 24 juin devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand, et encourt jusqu’à deux ans de prison pour « intrusion dans un système de données ».

L’histoire est rocambolesque. Hacker-Croll n’a eu besoin que de quelques clics et d’un peu de chance pour accéder au compte e-mail d’un employé de Twitter, qui avait sécurisé son mot de passe avec une question secrète : « Quelle est votre ville de naissance ? » En allant visiter le blog de l’employé, François C. a immédiatement trouvé la réponse : Saint-Louis. Cela s’appelle l’ingénierie sociale : plutôt que de forcer une sécurité informatique, il est souvent plus simple d’utiliser les failles humaines. Une fois entré dans la boîte de réception, il lui a suffi de chercher le mot de passe de l’interface d’administration de Twitter.

Jackpot stratégique

Non seulement François C. a pu consulter et modifier n’importe quel compte Twitter, mais il a eu accès à de nombreuses informations confidentielles de Twitter : contrats secrets, comptes rendus de réunions stratégiques, agendas, liste complète des employés de Twitter avec leurs coordonnées, leurs numéros de carte bancaire ou encore leurs préférences alimentaires, CV de candidats, etc. S’il l’avait voulu, il aurait aussi pu modifier la destination du nom de domaine twitter.com, en renvoyant vers n’importe quel site. Hacker-Croll n’a donc rien d’un méchant pirate : alors qu’il aurait pu détruire ou détourner Twitter pendant quelques heures, voire même quelques jours, il n’en a rien fait. « J’aurais pu le faire, mais ce n’est pas mon éthique », expliquait-il en juin 2009 au site Zataz. Certes, il a divulgué de nombreuses informations stratégiques, mais il ne les a pas monnayées. Pourtant, Facebook aurait payé très, très cher pour obtenir ces informations.

Avant même son interpellation, François C. avait expliqué qu’il souhaitait démontrer que les grandes sociétés « ne sont pas plus en sécurité que n’importe quel internaute ». « Anxieux » à l’approche de son procès, il « regrette d’avoir agi ainsi », selon son avocat, Me Jean-François Canis, pour qui l’affaire est « sans gravité particulière » puisqu’il n’y a pas eu de « réel préjudice » ni d' »escroquerie ». Ni Twitter, qui avait déposé la plainte, ni les autorités américaines, ni les propriétaires des comptes piratés ne se sont constitués parties civiles. Finalement, tout le monde s’accorde à dire que l’affaire n’est pas si grave, même le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Jean-Yves Coquillat, qui a estimé que par défi, François C. était juste « entré dans une maison dont la porte était restée ouverte ». La clémence devrait donc être au rendez-vous.
Source: LePoint.fr