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Feu vert pour .vlaanderen

DNS Belgium a reçu l’autorisation de déployer l’extension internet .vlaanderen.

Le gestionnaire belge des noms de domaine DNS Belgium a reçu le résultat de ce qu’on appelle l’‘Initial Evaluation’ de la part de l’Icann, l’autorité internationale dans le domaine de la gestion des noms de domaine. L’obtention de cette Initial Evaluation est une première étape essentielle dans la création de la nouvelle extension.

En mars 2012, DNS Belgium s’était vu attribuer de la part du gouvernement flamand la concession pour l’exploitation de .vlaanderen. Cela signifie que cette organisation pourra se charger dix années durant de la gestion du nouveau gTLD. En tant que titulaire de la concession, DNS Belgium avait dû en 2012 introduire un dossier de demande auprès de l’Icann. Cette application a été approuvée vendredi dernier.

“Nous avons dû présenter de nombreuses évaluations techniques et financières et nous sommes donc satisfaits que notre dossier soit approuvé”, déclare Philip Du Bois, directeur général de DNS.be, dans une réaction.

DNS Belgium gère aujourd’hui plus d’1,4 million de noms de domaine .be et sera en charge non seulement de l’extension .vlaanderen, mais aussi de .brussels. L’approbation officielle de la part de l’Icann de l’extension .brussels suivra probablement fin de la semaine, début de la semaine prochaine.

Une ‘Initial Evaluation’ n’est qu’une première étape dans le déploiement d’une nouvelle extension internet. Dans une prochaine phase, un véritable contrat devra aussi être signé avec l’Icann, ce qu’on appelle un ‘registry agreement’. Du Bois estime qu’un tel contrat ne pourra être conclu qu’en fin d’année, en fonction de la vitesse avec laquelle l’Icann traitera ses dossiers.

Selon DNS.be, les nouvelles extensions internet .vlaanderen et .brussels pourraient sortir sur le marché aux environs de septembre, ce qui ne serait théoriquement pas impossible, même si cette date semble quand même à tout le moins optimiste. Il faut dire que ces nouveaux gTLD ont accumulé les retards ces dernières années.

L’Icann a cependant laissé entendre qu’elle entendait traiter 20 dossiers par semaine à partir de septembre. Autrement dit, 20 suffixes pourraient être ajoutés par semaine aux racines internet à partir de ce mois-là (en tout, ce sont quelque 1.000 dossiers qui doivent être traités, avec .vlaanderen et .brussels au fond du classement). La question est de savoir si ce rythme pourra être gardé.

Et si dans le meilleur des cas, l’on pouvait assister au démarrage de .vlaanderen durant l’automne de 2014, il convient de prévoir notamment encore une période dite de ‘sunrise’ (au cours de laquelle des autorités et des titulaires de marque peuvent revendiquer un nom de domaine, afin de combattre les abus), sans compter aussi la mise au point de l’infrastructure.

En d’autres mots, tout semble indiquer que .vlaanderen ne sera mis à disposition du grand public qu’au plus tôt en 2015. Une fois lancé, .vlaanderen sera une extension internet entièrement ouverte: tout le monde pourra donc en principe enregistrer un nom de domaine se terminant par ce suffixe.

Aucun prix n’a encore été fixé, même si l’on parle de ci de là d’une somme de 25 euros par an, qui pourrait encore diminuer en fonction des volumes.

Source: datanews.levif.be

Noms de domaine : un « droit de veto » sur les extensions ?

Un Etat pourra-t-il bloquer la création d’une extension de noms de domaine en .xxx, ou en .gay ? D’après un article du site Internet Cnet, daté du lundi 7 février, l’administration Obama vient de faire de nouvelles propositions qui, en substance, aboutissent à créer un « droit de veto » pour la validation de nouvelles extensions, de même niveau que le .com ou le .net.

Pour le département des télécommunications et de l’information américain, qui a répondu au site spécialisé, cette nouvelle procédure aurait le mérite de « diminuer le potentiel de blocage des noms de domaines considérés comme inacceptables par les gouvernements ».

UN PROCESSUS DÉJÀ COMPLEXE

Avant d’être officiellement intégrées, les demandes d’extension font l’objet d’un processus complexe, chapeauté par l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (Icann), une association de droit privée à but non lucratif, basée en Californie. Le nouveau suffixe doit aussi obtenir l’aval du Governmental Advisory Committee (GAC), qui se veut l’organe de la représentation internationale.

C’est précisément au sein du GAC que les Etats-Unis voudraient renforcer le droit de veto des Etats membres. Dans cette configuration, chaque membre serait en droit d’« émettre une objection », et ce « qu’elle qu’en soit la raison ». Et si cette position fait consensus, l’Icann « devrait rejeter » la demande concernée. Dans la configuration actuelle, les Etats représentés au sein du GAC donnent un avis, mais c’est le bureau de l’Icann qui a finalement le dernier mot.

POSITION AMBIGUË DES ÉTATS-UNIS

Il est aisé d’imaginer que certaines extensions feront difficilement « consensus ». C’est notamment le cas du .xxx. Au mois de décembre, l’Icann a reporté la création d’un nom de domaine spécifique pour les contenus pornographiques. Parmi les raisons invoquées, la presse spécialisée note des « désaccords entre l’Icann et le Governmental Advisory Committee ». Les mêmes blocages pourraient intervenir pour la création d’une extension en .gay, alors que certaines associations militent en sa faveur.

Les propositions de l’administration Obama tranchent avec les engagements des Etats-Unis en ce qui concerne la gouvernance d’Internet. Subissant les critiques de plusieurs pays, notamment de la Chine, qui revendique plus de 450 millions d’internautes, le gouvernement américain a présenté, en octobre 2009, un nouveau document mettant fin au contrôle unilatéral des Américains sur l’Icann, lui octroyant, théoriquement, une plus grande indépendance.

Les annonces américaines interviennent aussi alors que la création de plusieurs extensions, comme le .car, .movie ou .web, devraient être examinées lors d’une réunion de l’Icann, qui se tient à la mi-mars à San Francisco.

Laurent Checola

Source: Le Monde.fr

Extension des gTLD : la RIAA fait pression sur l’ICANN

Dans sa lutte contre le piratage sur Internet, la RIAA, l’association défendant les intérêts des maisons de disque aux Etats-Unis, entend sécuriser sa position dans le commerce des extensions de nom de domaine .

L’un des gros dossiers à l’ICANN ces dernières années reste véritablement l’ouverture des suffixes Internet (.sport, .paris….) ainsi que l’approbation des différentes candidatures. Cette initiative a pour but de relancer le marché et de permettre aux entités commerciales de créer elles-mêmes leur(s) extension(s) web pour revendre par la suite les noms de domaine associés. La RIAA s’inquiète des procédures mises en place et, dans une lettre (PDF) envoyée à l’ICANN, explique :

« Nous nous soucions de la musique, la manière dont celle-ci est créée, utilisée et consommée sur Internet. Nous craignions qu’une extension dénotant un thème musical puisse être utilisée pour distribuer à grande échelle du contenu protégé par des droits d’auteurs. ».

Rappelons que l’achat d’une extension sera facturé aux alentours de 180 000 dollars auxquels viendront s’ajouter 75 000 dollars supplémentaires chaque année. Si l’on imagine mal qu’une communauté de « pirates » puisse acheter les extensions .music ou .rock, l’acquéreur souhaitant en avoir pour son argent ne se privera pas de vendre les noms de domaines associés, de type www.telecharger.rock, à n’importe quel intéressé.

Logo Icann

Dans ce document Victoria Sheckler, conseillère générale à la RIAA, explique notamment qu’au travers du cahier des charges final mis en place par l’ICANN, le poids de la communauté face à l’acheteur potentiel d’une extension est relativement faible, l’ICANN serait donc la seule entité à donner le feu vert ou au contraire à le refuser.

M.Sheckler conclut : « Nous vous incitons fortement à plancher sérieusement sur la situation (…) nous préférerions une solution simple à ces problèmes et souhaiterions éviter que l’affaire n’aille plus loin ». Autrement dit, la RIAA se déclare prête à entreprendre des actions en justice pour faire pression sur l’ICANN.

Source: Clubic