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FAI, publicitaires et services de paiement bientôt engagés dans la lutte contre le téléchargement illégal ?

Juridique – Filtrage, saisies de noms de domaine, blocage des transactions financières, retrait de la publicité… un projet de loi de lutte contre le téléchargement illégal et la contrefaçon sur Internet revient au Congrès américain. Le sénateur démocrate Patrick Leahy cherche à présent le consensus.

Fin 2010, un sénateur américain a déposé une proposition de loi devant le Congrès américain. En raison des élections de mi-mandat, son examen avait toutefois été différé. Le COICA ou Combating Online Infringement and Counterfeits Act, comme son nom l’indique, porte sur la lutte contre les infractions et les contrefaçons sur Internet.

Dans le collimateur de ce projet de loi : les sites, hébergés aux Etats-Unis ou hors de ses frontières, suspectés de contribuer à la diffusion des contenus piratés, comme des films, de la musique ou des logiciels.

Des auditions devant le Congrès prévues le 16 février

La nouvelle législation promue par le sénateur démocrate du Vermont, Patrick Leahy, avait suscité la controverse. Pour lutter contre le téléchargement illégal et la contrefaçon, elle proposait notamment, lorsqu’un site est basé à l’étranger, d’engager la responsabilité d’un tiers : FAI, fournisseur d’une solution de paiement, régie publicitaire, etc.

Le COICA revient dans les débats au Congrès. En amont de cette discussion prévue le 16 février, Patrick Leahy tente une nouvelle approche et essaye de rallier les acteurs du numérique à son projet de loi.

Selon Cnet.com, le sénateur a organisé des rencontres avec des représentants de plusieurs sociétés du Web parmi lesquelles Verizon, Visa et Google. Ces acteurs (hormis Google) devraient également participer à des auditions au Congrès le 16 février.

Mesure envisageable : bloquer les transactions à destination de certains sites

Plutôt que de se risquer à un passage en force, Patrick Leahy chercherait désormais le consensus. Grâce à ces auditions, le politique américain devrait pouvoir ainsi évaluer le degré d’opposition à sa loi et les concessions à accorder afin d’obtenir une participation des entreprises de l’Internet à la lutte contre le téléchargement illégal.

Le COICA, en cas de vote favorable, autoriserait le ministère de la justice à ordonner la saisie d’un domaine Internet afin de fermer un site. Pour les sites basés hors du territoire, le législateur se doterait de la possibilité d’exiger à des sociétés de paiement comme Visa ou MasterCard de bloquer les transactions (une mesure de rétorsion exercée notamment contre Wikileaks).

Le projet de loi bénéficie d’ores et déjà de différents soutiens dans les secteurs du logiciel, du cinéma, de la musique et des jeux vidéo. Selon l’ONG Electronic Frontier Foundation, il s’agit surtout d’un texte répressif et favorable à la censure.

Source: ZDnet.fr

Internet: l’Icann a fini de distribuer ses derniers lots d’adresses

MIAMI – L’organisme chargé de réglementer les noms de domaine de l’internet, l’Icann, a annoncé jeudi qu’il avait distribué ses cinq derniers lots d’adresses IP (protocole internet), permettant d’identifier les destinations du trafic internet à travers le monde.

« Un réservoir de plus de quatre milliards d’adresses internet a été vidé ce matin », a déclaré le patron de l’Icann Rod Beckstrom lors d’une conférence de presse à Miami. « C’est complètement vide, il n’y en a plus ».

Pour autant, il a répété que le monde du tout connecté n’était pas au bord de l' »IPocalypse »: le stocks d’adresses de l’Icann a en fait été distribué à des registres régionaux de noms de domaines, qui seront en mesure de fournir ces numéros identifiants en attendant le basculement du standard actuel, baptisé IPv4, au standard IPv6, virtuellement inépuisable.

« C’est comme quand on est à court de plaques d’immatriculation », a déclaré pour sa part Olaf Kolkman, président de l’organisme technique chapeautant les aspects techniques d’internet, l’IAB (Internet architecture board).

Le standard actuel IPv4 permet l’existence de « seulement » 4 milliards d’adresses IP (formées de séries de 4 nombres séparés par des points) gérées par l’Icann.

Cela fait plusieurs années que l’Icann demande l’adoption du nouveau standard IPv6, qui permet l’existence d’environ 340 sextillions d’adresses (soit 340 fois 10 à la puissance 36): suffisamment pour que mille milliards de gens disposent chacun de mille milliards d’adresses IP, selon le président de l’Icann Rod Beckstrom.

L’effort et l’investissement nécessaires pour basculer sur le standard IPv6 reposent surtout sur les fournisseurs d’accès, qui doivent faire en sorte que leurs réseaux puissent gérer ces nouvelles adresses et router le trafic.

« Si le fournisseur d’accès fait ce qu’il faut, ça ne devrait pas être un gros problème », a déclaré à l’AFP le directeur d’exploitation de l’opérateur britannique Timico, Trefor Davies.

« Il faut vraiment considérer ça comme un moment historique », a-t-il ajouté. « C’est la nature même d’internet qui change avec cette transition », dit-il à l’AFP.

D’après M. Beckstrom, le basculement total sur le standard IPv6 devrait prendre plusieurs années et coûter au total des milliards de dollars – y compris des frais qui de toutes façons correspondent au remplacement de certains équipements.

Du côté des consommateurs, le basculement pourrait passer inaperçu, car la suite complexe de numéros IP devrait continuer d’apparaître sous la forme de noms de domaine avec des préfixes .com, .org, .fr…

« Toutes les conditions sont en place pour une transition réussie sur l’IPv6 », a assuré M. Beckstrom. « L’avenir d’internet et de l’innovation qu’il engendre reposent sur l’IPv6 », a-t-il ajouté.

Les adresses au standard IPv4 devraient commencer par être épuisées en Asie, où la demande connaît la plus forte expansion. Une fois que les registres régionaux seront eux-mêmes à court d’adresses au format IP, ils devraient commencer à recourir au standard IPv6.

Dans un premier temps, il faudra que les systèmes puissent gérer les deux standards.

Google et Facebook, ainsi que d’autres acteurs du secteur, doivent ajouter des adresses IPv6 à leur système lors d’un essai d’une journée au printemps afin d’identifier d’éventuels problèmes: la journée mondiale de l’IPv6 commencera à 00H01 GMT le 8 juin.

Source: ©AFP / 03 février 2011 22h59

Internet arrive à court d’adresses IP

Si la création de la page Facebook de votre grand-mère n’était pas un indice suffisant à vous faire réaliser que l‘Internet commençait à dater un peu, voici un élément qui sera peut-être un peu plus parlant.

Selon des estimations, à la fin de cette semaine, Internet sera venu à bout de l’ensemble des possibilités laissées par l’utilisation des adresses IPv4, et passera progressivement à la génération suivante : l’IPv6.Pour celles et ceux qui ne sont pas familiers avec l’utilité des adresses IP, sachez qu’elles servent à la navigation sur Internet de plusieurs façons.

Ainsi lorsque vous tapez une adresse ou un nom de domaine pour visiter un site, ce site est attaché à une adresse IP qui lui est propre et qui permet de réaliser la connexion entre votre poste et le site.

L’adressage permet ainsi d’aboutir à des endroits précis du serveur sur lequel est stocké le site consulté.

Les adresses IPv4 utilisées aux débuts d’Internet proposent en théorie entre 4 et 12 chiffres, sont codées en  32-bits, et offrent donc  4 294 967 296 de possibilités.  Un exemple d’adresse IPv4 peut se matérialiser ainsi : 68.127.78.247 , ou http://68.127.78.247 en l’insérant dans un navigateur internet.

L’expansion d’Internet se faisant, l’ensemble des solutions de ce système arrive à saturation, et le système d’IPv6 développé il y a déjà quelques années va progressivement se mettre en place.

Les IPv6 sont elles codées en 128-bits et proposent une séquence de 32 chiffres, cependant la notation décimale employée pour les IPv4 n’est pas conservée, au profit d’un affichage hexadécimal.

Offrant d’avantage de combinaisons uniques, ces Ip prendront une forme semblable à celle-ci :  2001:0db8:85a3:0000:0000:8a2e:0370:7334 , ou http://[2001:0db8:85a3:0000:0000:8a2e:0370:7334 en l’insérant dans un navigateur.

Sans entrer dans les spécificités d’Internet et du fonctionnement des adresses IP qui restent complexes et peu accessibles aux non-initiés,  deux choses sont désormais certaines :

D’une part, ce passage est un tournant historique d’Internet, puisqu’il montre l’arrivée aux limites de ce qui avait été prévu lors de la conception du réseau.

D’autre part, pour les utilisateurs d’adresse IPv4 un peu expérimentés, habitués à se connecter à des serveurs fétiches pour du jeu, de la VoiP ou autre, il va devenir difficile de retenir des adresses sur 32 caractères aussi facilement que les 12 habituelles…

Quoiqu’il en soit, le développement des IPv6 devrait se faire progressivement, les adresses IPv4 n’étant plus utilisées seront recyclées pour les particuliers.

Une opération simultanée prévue en Juin devrait permettre aux géants de l’Internet tels que Google, Facebook , Yahoo et autres de basculer vers des serveurs compatibles IPv6 pour tester le nouveau protocole et isoler d’éventuelles défaillances.

En attendant, pas d’affolement, ce changement n’affectera en rien les habitudes de millions d’utilisateurs…  [WSJ]

Source: 20minutes.fr et Gizmodo

iPV4 : les dernières adresses distribuées aux registrars début 2011

Il reste moins de 5% de blocs d’adresses IPv4 non-alloués, selon Number Resource Organisation, l’autorité chargée de gérer les adresses IP et de les distribuer aux fournisseurs de noms de domaine.

A l’origine, 256 blocs étaient disponibles pour les adresses IPv4. Il en reste une douzaine, dont deux qui sont gérés par l’APNIC pour la région Asie-Pacifique. En clair : « si vous n’avez pas prévu de migrer vers l’IPv6, vous n’existerez pas dans le futur, » selon le directeur de NRO, Axel Pawlik. « Si vous ne vous réveillez pas et que vous ne faites pas quelque chose maintenant, vous en paierez les conséquences plus tard. »

Un message d’avertissement adressé aux fournisseurs de nom de domaine, qui vont subir de plein fouet la pénurie d’adresses IPv4. Il en restait 10% en janvier dernier, il n’y en a plus que 5% aujourd’hui. Certes, la baisse de leur nombre ralentit – ne serait-ce que parce que certains prennent les devants et passent à l’IPv6, qui offre bien plus de possibilités d’adresses libres – mais NRO estime qu’il n’y aura plus d’adresses IPv4 disponibles au début de l’année 2011. Et les autorités d’enregistrement de noms de domaines pourraient être à court en janvier 2012. Voire avant.

Chacun des douze blocs restants représente une capacité de 16 millions d’adresses. Définies dans les années 1980, les adresses IPv4 ne devraient pour autant jamais vraiment disparaître. « Il y aura toujours bien une machine qui aura besoin des deux, » explique Pawlik. Pour autant, la fin des distributions d’adresses IPv4 est attendue depuis longtemps, puisque les premiers appels à passer à des adresses à 128 bits – au lieu des 32 de l’IPv4 – datent d’il y a plus de dix ans. Et que la spécification de l’IPv6 a été publiée en 1995.

Source: Clubic
Auteur:  Antoine Duvauchelle

Trop d’appareils en ligne, plus assez d’adresses IP, dit l’ICANN

par Kiryl Sukhotski

MOSCOU (Reuters) – Face au nombre croissant d’appareils électroniques capables de se connecter, le président de l’ICANN, l’organe de gouvernance du web, appelle à mettre en application une nouvelle version du protocole de communication internet, l’IPv6.

Rod Beckstrom a déclaré jeudi qu’il ne restait plus que 8 à 9% des quelques milliards d’adresses IP attribuées à tout nouvel appareil connectable dans le cadre de l’actuel protocole IPv4 et a appelé à passer le plus vite possible au nouveau protocole pour assigner des milliers de milliards d’identifiants permettant à deux appareils connectés de communiquer via internet.

« Il n’en reste presque plus », a-t-il déclaré à Reuters. « Il faut vraiment faire évoluer (le protocole), les ressources s’amenuisent. »

Le protocole internet de communication IPv4 est utilisé depuis l’ouverture d’internet au public. Une multitude d’appareils connectables ont vu le jour, des appareils photos aux lecteurs multimédia en passant par les consoles de jeux vidéo, comme autant d’adresses IP nécessaires en plus de celles utilisées pour les ordinateurs et les téléphones portables.

« C’est un énorme chantier de gestion et d’opérations sur le réseau (…) mais il va falloir que ce soit fait parce que nous, les hommes, inventons tellement d’appareils qui utilisent internet maintenant », a ajouté Rod Beckstrom qui était à Moscou pour le lancement officiel du nom de domaine en caractère cyrillique.

INTERNET DEVIENT « PLUS MONDIAL »

La Russie est devenue le premier pays à bénéficier de la possibilité de proposer aux internautes des adresses de sites internet acceptant un alphabet particulier, autre qu’en caractères latins.

L’ICANN a approuvé fin octobre l’introduction graduelle de noms de domaines voire d’adresses complètes de sites internet tirés d’alphabets différents tels que l’alphabet arabe, chinois ou russe.

Pour l’instant, la Russie mais aussi l’Egypte, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis ont reçu le feu vert de l’ICANN pour les noms de domaines nationaux, la dernière partie de l’adresse des sites internet après le dernier point.

« C’est un grand pas en avant. Internet existe depuis près de quatre décennies et c’est la première fois que les noms de domaines s’ouvrent à des langues et aux caractères natifs d’une population », a dit Rod Beckstrom, soulignant que la société californienne à but non lucratif avait reçu près de 21 demandes de noms de domaines internationaux (IDN) pour des pays.

Il a expliqué qu’il avait fallu 11 ans d’évolution techniques pour trouver un moyen d’ouvrir l’adressage du web à d’autres langages.

« Quand internet a été inventé et quand les premières normes ont été mises en place, il fallait que ce soit accessible à tous les types de caractères mais il n’existait pas de normes donc ils ont utilisé l’ASCII ou les caractères latins comme norme. »

Les codes ASCII permettent la transposition de l’alphabet latin, les nombres et les autres symboles en 1 et 0, pour qu’un ordinateur puisse les interpréter.

« Internet est accessible à de nombreux jeunes gens familiers de l’apprentissage de nouveaux langages ou de nouveaux caractères mais nombre de personnes ne sont pas aussi à l’aise (…) Nous voyons cette évolution comme une ouverture au monde entier. Internet devient réellement plus mondial », a déclaré Rod Beckstrom.

Patrice Mancino pour le service français

Source: Nouvel Obs

L’ICANN face au Fast-Flux

« L’organisation en charge de la supervision du système d’adressage sur Internet cherche à résoudre un défaut qui permet aux spammeurs et aux sites frauduleux de prospérer.

L’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) a publié un rapport initial sur Fast Flux, une technique DNS qui autorise un nom de domaine à être lié à plusieurs adresses IP. Fast Flux permet à un administrateur de rapidement faire pointer un nom de domaine sur une nouvelle adresse IP si le serveur de la première adresse plante ou est la cible d’une attaque de déni de service. Cette technique est également utilisée légitimement par des réseaux de distribution de contenu pour équilibrer les charges de trafic, améliorer la performance et diminuer les coûts de transmissions. Mais les hackers et autres cybercriminels s’en sont emparés et l’utilisent afin de rendre la tâche de FAI (fournisseurs d’accès à Internet) et des autorités plus difficile pour fermer des sites coupables de hameçonnage ou proposant la vente de produits illégaux. » …

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