Toute l'actualité des noms de domaine et nouveaux gTLDs

Archives de mots clés: gtlds

NOM DE NOM ! -.bzh ou .paris, la très chère défense des identités régionales

Depuis vendredi soir, Bretons et Parisiens ont le droit de clamer leur amour pour leur région ou leur ville sur Internet. L’Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), l’autorité chargée d’attribuer les noms de domaine sur Internet autorise désormais la création d’une extension de domaine .bzh ou .paris.

Christian Demeuré-Vallée fait partie des Bretons qui ont porté ce combat numérique et explique, dans Ouest France, l’intérêt de la démarche. « Au-delà de l’affirmation forte d’une identité, c’est un moyen exceptionnel pour la Bretagne d’exister dans ce monde encore émergeant d’Internet. Dans ce paysage en pleine évolution, on ne sait pas où on va, mais on sait qu’il faut y aller. » Les Catalans avaient ouvert la brèche en 2005 avec leur .cat. Les Bretons pourront à leur tour créer un nom de domaine ou une adresse mail avec le suffixe .bzh au lieu des traditionnels .fr ou .com.

Toutefois, précisent les Inrocks.com, le nom de domaine .bzh « sera réservé aux habitants de la Bretagne« , mais « des dérogations seront tout de même accordées aux amoureux de la région désireux de créer un site mettant en valeur le patrimoine culturel et linguistique breton. Un marqueur d’identité donc, qui facilitera par ailleurs le travail des moteurs de recherche. » Et une manière aussi pour les sites de gagner en notoriété.

« Si la Bretagne n’a pas toujours une visibilité nationale, elle aura là une visibilité internationale ! C’est un très grand pas en avant« , se réjouit Jacques Bernard, président de Produit en Bretagne, dans Ouest France, annonçant que l’association va « tout de suite » demander le changement de son adresse réticulaire. Ce sont à peu près les mêmes arguments que le site Internet de France 3 Bretagne met en avant, se référant au précédent catalan, « qui a été un succès, avec plus de quarante mille noms de domaine« .

Pierre Col, directeur marketing d’Antidot, un éditeur de logiciels spécialisé dans les moteurs de recherche, estime quant à lui sur ZDnet.fr que le réel bénéficiaire de cette opération est l’Icann. Pour M. Col, cette opération vise surtout à renflouer les caisses de l’organisme de régulation : « En effet, le dépôt d’un dossier est assorti du versement de la somme de 185 000 dollars, soit environ 140 000 euros. Pour plus de 1 900 dossiers déposés, c’est donc un chiffre d’affaires cumulé de plus de 350 millions de dollars juste pour la phase d’appels d’offres. » Sans compter la redevance de 25 000 dollars dont devront s’acquitter chaque année les bénéficiaires de ces noms de domaine. Preuve de l’importance de ce basculement numérique pour la région bretonne, le conseil régional a anticipé en votant dès le 25 avril une avance remboursable d’un montant de
250 000 euros destinée à mettre en œuvre ce projet.

Sceptique sur l’utilité de ces URL personnalisées, Pierre Col calcule que si une vingtaine de grandes villes françaises, les vingt-deux régions et une centaine de départements se piquaient d’avoir leur propre extension de domaine, la facture pourrait s’élever à « plus de 20 millions d’euros d’argent public ponctionné au détriment de dépenses vraiment utiles pour les habitants : logements sociaux, écoles, crèches… » Et doute du besoin crucial pour une ville comme Paris d’accroître sa visibilité ou sa notoriété sur le Web.

Source : LeMonde.fr

L’Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) vient de donner son feu vert à la candidature de la Ville de Paris pour la création de noms de domaines en .paris. Peu à peu les marques investissent aussi ce terrain, mais chacune avec une stratégie différente.

Retrouvez cet article sur : www.ecommercemag.fr – « Noms de domaines : les enjeux des nouvelles extensions »
Copyright ©Editialis

L’Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) vient de donner son feu vert à la candidature de la Ville de Paris pour la création de noms de domaines en .paris. Peu à peu les marques investissent aussi ce terrain, mais chacune avec une stratégie différente.

Retrouvez cet article sur : www.ecommercemag.fr – « Noms de domaines : les enjeux des nouvelles extensions »
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L’Arabie Saoudite contre de nouveaux noms de domaine

En juin dernier, l’Icann, annonçait que près de 2.000 nouvelles demandes de suffixes avaient été déposées par des entreprises (ou n’importe quelle organisation ou individu prêts à débourser 185.000 dollars pour proposer un nom de domaine). La BBC, par exemple, avait demandé .bbc, tandis que Google râtissait large avec notamment les évidents .youtube et .android—mais aussi, plus surprenant—le .dad (.papa)…

Icann a ensuite décidé de laisser reposer tout ça, pendant une période de sept mois, pour que soient évalués les propositions et que d’éventuelles objections soient déposées. Le royaume d’Arabie Saoudite en a profité et fait désormais valoir que 31 demandes devraient être rejetées, en particulier, celles qui sont liés sexe, l’alcool, le jeu et l’islam.

Voic la liste des noms de domaine qu’un certain Abdulmjid, qui se dit membre de la Communication and Information Technology Commission saoudien, a objecté. Dan certains cas, plusieurs sociétés ont demandé le même nom de domaine, ce qui explique qu’Abdulmjid a déposé plusieurs objections.

.gay
.wtf
.sucks
.wine
.vodka
.virgin
.tattoo
.sexy
.sex
.pub
.porn
.poker
.hot
.dating
.casino
.bar
.baby
.africamagic
.adult
.ummah
(oumma en français, la «communauté des croyants» en arabe»)
. كاثوليك
(catholique en arabe)
.tatar
.shia
.ismaili
(une secte chiite)
.islam
.imamat
(ce qui a trait à l’autorité religieuse sur les affaires courantes et aussi à la succession des responsables au sein d’une commuanuté)
.halal
.bible
.persiangulf
.gcc
(acronyme pour Conseil de coopération du Golfe, Gulf Cooperation Council)
.style
(même si l’objection a en fait à voir avec le .tattoo)

Dans certains cas, d’autres musulmans ont joint Abdulmjid dans ses requêtes.  Dans d’autres cas, les alliés du Saoudien viennent d’autres confessions. Par exemple, Abdulmjid écrit qu’on ne devrait pas accorder au Vatican le .catholic parce que «beaucoup d’autres chrétiens utilisent le terme “Catholic” en référence, plus largement, au monde chrétien».

Toute la base de données vaut le coup d’être explorée, notamment la partie sur les objections formulées sur le .art et le .church, très polémiques.

Source: Slate.fr

gTLD : l’ICANN est ralenti par une limite technique

L’ICANN explique que la mise en place des gTLD, les nouvelles extensions de noms de domaine, est finalement plus compliquée que prévu.

Au mois de juin, l’iCANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), l’organisation chargée de superviser la gestion des suffixes Internet, avait publié une liste de 1931 candidatures formulées par plusieurs sociétés, lesquelles souhaitaient voir la création 1409 gTLD. 55 dossiers ont été créés par des sociétés françaises et notamment par L’Oréal qui a formulé 14 demandes. Au-delà de l’arbitrage des conflits entre plusieurs sociétés demandant le contrôle d’une même gTLD, l’iCANN doit faire face à une limite technique.

En effet, dans un communiqué officiel, l’organisme explique être limité à la création de 1000 gTLD par an. Comme le souligne le magazine ReadWriteWeb, qui rapporte l’information, 409 demandes ne pourront donc être traitées parallèlement aux autres. L’ICANN explique que cette limite vise à assurer la stabilité de la racine Internet, laquelle dépend non pas pas de sa taille mais des changements opérés sur cette dernière. De ce fait, l’ICANN ajoute qu’il n’est pas possible d’insérer directement 1000 nouvelles gTLD en 24 heures. Le processus doit donc être effectué petit à petit tout au long de l’année.

Sur son site officiel l’organisme lance donc un appel afin de déterminer l’ordre de passage des candidatures de la première vague. Rappelons que le dossier pour une gTLD a été facturé 5000 dollars. Par la suite la société devra déposer 180 000 dollars puis reverser chaque année 25 000 dollars supplémentaires.

Source: pro.clubic.com

ICANN’s gTLD application system back in action

Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN) said Monday that its application system for new generic top-level domains (gTLDs) has reopened, more than a month after it was brought down because of a software glitch.

Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN) said Monday that its application system for new generic top-level domains (gTLDs) has reopened, more than a month after it was brought down because of a software glitch.

Registered applicants can now log in, review and submit their applications on the TLD Application System (TAS) which will stay open until 23:59 GMT on May 30, ICANN chief operating officer Akram Atallah said in a statement. Two-hour maintenance windows have been scheduled on three days, he added.

« During the last few weeks, we have fixed the technical glitch that caused us to take the system offline, » Atallah said. « Also, to address user feedback, we have improved the overall system performance and the HTML preview function. »

ICANN had earlier reported that system response had slowed down before TAS was taken down because of increased user volume as the end of the application period was reached.

A document is available on a microsite to provide advice on logging into and completing applications, submitting wire transfers, and contacting customer service.

TAS was brought down on April 12 by ICANN after it found a software glitch in the way the application system handled attachments, that could result in some users being able to see some other users’ file names and user names in certain scenarios. The organization however said that it had no evidence that the system had been hacked or was targeted by any kind of cyber-attack.

The last date for submitting applications was earlier fixed for April 12, but was later postponed to April 20 after the software glitch was found.

ICANN said earlier this month that it hoped to reopen on May 22 the system that will allow for applications for new TLDs including in non-Latin, and non-English scripts. The organization’s board of directors approved in June last year an increase in the number of gTLDs from the current 22, a move which was criticized by trademark owners who claimed it will become difficult for them to protect their intellectual property over a large number of new TLDs.

ICANN said it had delayed in reopening the system to ensure that the glitch has been resolved and testing had been completed.

When the system was taken offline on April 12, just over twelve hours remained in the application window. « We anticipate keeping TAS open for eight full days to allow users to review their applications and complete any remaining activities, » Atallah said in a statement on Thursday.

In its continuing review of the system logs and system traffic, ICANN said on Monday it determined that in two instances, a single file might have been temporarily unavailable to an applicant. Full access to the two files has been restored, and ICANN notified the affected users. There is no indication that unauthorized users were able to download, view, or modify the contents of these files, it added.

TAS held 2,091 applications either submitted or in progress when it was taken offline. There are also 214 potential applications that were registered prior to March 29, but whose payments have not yet been received or reconciled, ICANN said. The organization received about US$350 million in fees for applications for new gTLDs. In a bid to mollify applicants, ICANN offered $5,000 to applicants wishing to withdraw an application prior to publication of the list of new top-level domain names that were applied for, in addition to the refund they were ordinarily eligible to receive.

source: news.idg.no

ICANN Blames Attachment Snafu for Domain Application Shutdown

The Internet’s governing body said this week that a glitch with the handling of attachments was the culprit behind the takedown of its domain name application system.

The problem, however, also allowed some applicants to view other applicants’ file and user names.

The Internet Corporation for Assigned Names and Numbers’ (ICANN) domain name application system is still offline, but the organization promised an update no later than April 20.

« ICANN’s review of the technical glitch that resulted in the TLD application system being taken offline indicates that the issue stems from a problem in the way the system handled interrupted deletions of file attachments, » ICANN said in a statement. « This resulted in some applicants being able to see some other applicants’ file names and user names. »

At issue is ICANN’s plan to open up new generic top-level domains (gTLDs). At this point, there are 22 gTLDs, including .com, .org, and .net. In June, however, ICANN approved a plan that would allow people to apply for new gTLDs, like .pcmag, for example.

ICANN has been accepting gTLD applications via its TLD Application System (TAS) since Jan. 12 and was scheduled to close up shop on April 12, but the glitch prompted a temporary shutdown.

ICANN admitted that « some applicants were able to see file names and user names that belonged to other applicants. An intensive review has produced no evidence that any data beyond the file names and user names could be accessed by other users. In addition, it does not appear that this issue caused any corruption or loss of data. »

Nonetheless, ICANN said it wants to inform any affected parties before re-opening the system.

Signing up for a new gTLD is not as easy as claiming a new website. Applicants must pay a $185,000 evaluation fee, with $5,000 upfront. They might also be required to pay even more « in certain cases where specialized process steps are applicable, » in addition to business startup costs, ICANN said.

ICANN was scheduled to publish a list of applied-for domain names by April 30, but it’s unclear if that’s still a go. « We will update the target date for publication as part of our update on the timing of the reopening, no later than Friday, 20 April at 23.59 UTC, » ICANN said.

Before the application period opened, members of Congress, the FTC, and Commerce Department were concerned that there was too much uncertainty surrounding the process. ICANN declined to delay the process, saying any objection was simply « unsubstantiated fear. »

Last week, Google confirmed that it would be applying for a gTLD, but the search giant did not reveal the names it would be looking to claim – .google or .youtube, perhaps?

One controversial gTLD is .xxx, intended for use by the adult industry. ICANN officially approved the creation of a .xxx domain in March 2011, paving the way for a virtual red-light district. The ICM registry opened up public registration for these adults-only domains in December.

Source: pcmag.com

L’ouverture des noms de domaine sur internet critiquée

L’ouverture des noms de domaine sur internet, décidée en juin par l’organisme indépendant Icann, a été très critiquée par des experts jeudi au Congrès américain, au lendemain de l’avertissement d’un responsable de l’administration pour qui elle pourrait s’avérer désastreuse.

Cette ouverture, qui permettra à ce que des adresses internet se terminent autrement qu’avec les suffixes .com, .org, .gouv ou des lettres signalant divers pays (.fr, .be, etc.), autorisera des entreprises de demander des noms de domaines pour des adresses qui se termineraient par exemple en .apple, .toyota ou .bmw.

Pour Esther Dyson, ancienne présidente de l’Icann, c’est une innovation inutile qui risque de déboucher sur «une profusion de noms de domaines» ne pouvant qu’apporter de la confusion.

«Toute cette idée est malavisée», a-t-elle dit, «j’espère que l’Icann va revenir dessus».

Daniel Jaffe, responsable de l’Association nationale des annonceurs, a jugé le projet «fondamentalement vicié»: «les entreprises vont devoir acheter leur propre nom pour se protéger», a-t-il assuré: «même pour les grosses entreprises ça coûtera très cher».

Pour Angela Williams, directrice juridique de la fédération d’associations sportives YMCA, «le nouveau programme remet en cause le fonctionnement d’internet en augmentant le risque de fraude, de « cybersquatting », et d’usurpation de marque, et en relevant de façon important le coût à payer pour se protéger de ces infractions».

«Rien que le coût de tout le processus de demande d’un nom de domaine pourrait atteindre des centaines de milliers de dollars», a-t-elle affirmé, ce qui serait particulièrement dommageable pour des organismes à but non lucratif comme la YMCA.

L’Icann a indiqué qu’il en coûterait 185 000 dollars pour demander un nouveau suffixe.

Mercredi, le président de la Commission fédérale du Commerce (FTC), Jon Leibowitz, s’était dit «très très inquiet du fait que l’ouverture de ces nouveaux (noms de domaine) ait le potentiel de tourner au désastre pour les consommateurs et les entreprises».

«Nous y voyons un énorme coût pour les consommateurs et les entreprises, et pas beaucoup d’avantages», avait-il dit.

Le vice-président de l’Icann, Kurt Pritz, a affirmé jeudi prendre toutes ces critiques «très très au sérieux», mais il a défendu la décision prise, résultat d’une consultation de six ans et conçue pour «bénéficier à des milliards d’internautes avec plus de concurrence, de choix et d’innovation».

Source : Canoe.ca