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L’Icann précise les modalités d’attribution des nouveaux noms de domaine génériques

Rod Beckstrom, président de l’Icann, a détaillé les modalités de création de nouvelles extensions dans les adresses Web en .com, .net ou .org lors d’une réunion, mercredi 21 septembre à Paris. Le système actuel des noms de domaine comporte une vingtaine de noms de domaines génériques de premier niveau (« gTlds »), dont le .com est le plus courant. S’y ajoutent les domaines liés aux noms de pays, comme le .fr.

A l’issue d’une réunion au mois de juin, à Singapour, le conseil d’administration de l’Icann a approuvé l’arrivée de nouveaux suffixes. « L’un des buts de l’Icann était de donner plus de choix au consommateur et d’introduire plus de compétition dans le secteur des noms de domaine », explique Rod Bekstrom. « Créer de nouveaux domaines génériques est donc dans l’ADN de l’Icann », poursuit-il.

Ces extensions s’adressent avant tout aux marques. Le ticket d’entrée pour postuler sera en effet des plus élevés : 185 000 dollars (135 000 euros), au minimum. Mais l’organisation chargée des noms de domaines assure que d’autres acteurs, comme les organismes internationaux, pourraient être intéressés car il sera possible de demander des extensions en caractères non latins. Rappelons qu’une fois qu’une entreprise possède un nom de domaine, elle est libre de rendre ses adresses publiques, ou de les laisser privées, pour un usage interne.

Dans le cadre de cette procédure, les postulants ne disposeront que d »une courte période pour manifester leur intérêt, entre le 12 janvier et le 12 avril 2012. Il s’agira qui plus est d’une procédure longue, puisque le délai sera d’environ un an, entre la candidature et la mise en service. Malgré cela, l’Icann s’attend à des centaines de candidatures. Il n’y aurait pour l’heure pas de calendrier arrêté pour un éventuel nouvel appel à extensions.

« UNE PARTIE D’INTERNET »

Un système d' »objections » permet également de contester avant l’attribution définitive d’une extension. A qui doit revenir, par exemple, le .apple ? Au groupe informatique ou à des vendeurs de fruits et légumes ? En cas d’impasse, l’Icann procédera, in fine, à une enchère. Mais un problème demeure pour les marques. Devront-elles se protéger sur toutes les nouvelles extensions, et multiplier ainsi de coûteux investissements ?

L’Icann entend enfin soigner la sécurité de ces nouveaux domaines, avec l’obligation de proposer un service DNSsec, version sécurisée du système qui établit une correspondance entre les adresses IP des ordinateurs et les noms de domaines. « Posséder une extension en .com, par exemple, n’est pas la même chose que d’avoir un .marque, parce que, dans ce cas, on possède une partie de l’Internet, et que l’on doit être tenu responsable pour cela », souligne M. Beckstrom. Chaque année, les propriétaires de ces nouveaux noms de domaines devront également acquitter des frais de renouvellement de quelques milliers d’euros.

Mais l’ouverture des nouveaux noms de domaines est un sujet de plus en plus controversé. Depuis le mois d’avril, le .xxx, réservé aux sites pornographiques, est intégré à la Racine d’Internet, après des années de bataille judiciaire et politique. L’enjeu est également diplomatique, certains Etats, comme l’Inde, ayant prévenu qu’ils bloqueraient les sites en .xxx.

Source LeMonde.fr

Après « .com » ou « .net », les grandes entreprises pourront avoir leur propre nom de domaine

Le conseil d’administration de l’Icann, l’organisation en charge de coordonner Internet, a autorisé lundi à Singapour les entreprises à utiliser leur marque à la place de .org ou .com pour leurs noms de domaine.

Il s’agit d’une des évolutions majeures de ce secteur depuis des années, la dernière de cette ampleur étant la création de dot com (.com), il y a 26 ans. La réforme des noms de domaine est ouverte aux marques, mais aussi aux collectivités comme les régions ou les villes : la ville de Paris souhaite déjà déposer le nom « .paris ».

Les entreprises vont pouvoir soumettre leur demande à partir du 12 janvier 2012 pendant un délai de 90 jours, a indiqué Rod Beckstrom, directeur général de l’Icann. Parmi les premiers candidats (environ 120 entreprises ou collectivités), on trouve « les propriétaires de grandes marques, quelques grandes sociétés internationales, des villes, des régions et d’autres types de communautés », a-t-il ajouté. Ces sociétés devront joindre à leur demande un chèque de 185 000 dollars américains (130 200 euros), et paieront 25 000 dollars de frais de gestion annuels. Les premiers dossiers acceptés pourront être mis en ligne début 2013.

Un processus complexe

Le conseil d’administration de l’Icann a voté à treize voix pour et une contre en faveur de cette réforme, deux membres s’étant abstenus. Pour George Sadowsky, le seul membre ayant voté contre ce changement, « ce n’est pas la mission de l’Icann d’influencer le choix de vainqueurs ou de perdants dans de telles compétitions, et c’est implicitement ce que nous faisons ».

Avec un processus coûteux et complexe (les entreprises devront remplir un dossier de près de 200 pages) cette réforme est clairement orientée vers les grandes marques. Les dossiers déposés par des particuliers ne seront pas pris en considération. Les entreprises qui en bénéficieront le plus sont « les grandes marques avec un marketing clair et une stratégie orientée vers le client leur permettant d’exploiter leur nom de façon compétitive », a précisé M. Hnarakis, directeur de Melbourne IT Digital Brand Services, une société spécialisée dans les services internet et basée en Californie.

Certains émettent des craintes face à ce changement de grande ampleur. Sébastien Bachollet, pourtant l’un des membres du conseil d’administration favorable à la proposition, estime que « des gens vont trouver que les nouveaux noms de domaine peuvent porter à confusion ». Il ajoute cependant : « Je suis sûr que nous avons les moyens pour que cette période d’inquiétude soit la plus courte possible ».

Source: LaVoixDuNord

Extension des TLD : une aubaine pour Bing, Google et cie ?

La formulation officielle par l’ICANN de la libération des noms de domaine ne devrait pas rester sans conséquence et notamment pour les moteurs de recherche.

En début de semaine, l’ICANN, l’organisation chargée de la régulation des noms de domaine au niveau mondial, a finalement donné son accord pour la création de nouvelles TLD génériques. Ainsi aux côtés des .com, .net, .org ou .fr, nous retrouverons des extensions déposées par les marques (.nike) ou par les services municipaux des villes (.paris) moyennant la modique somme de 185 000 dollars.

Outre les problèmes de cyber-squatting, précédemment évoqués tout le long de ce dossier et qui pourraient forcer les grandes entités à investir dans ces extensions sous peine de se les faire siffler par un concurrent, certains s’interrogent aussi sur l’effet de déstructuration de la syntaxe du nom de domaine. L’on pourrait ainsi se demander quelles seront les conséquences éventuelles en terme de visibilité et d’accessibilité pour l’internaute habitué à se rendre sur un site du type www.dupont.com plutôt que www.site.dupont.

Interrogé par l’AFP, Google explique « avoir déjà de l’expérience dans le classement et l’organisation des pages web, quelles que soient leurs extensions de nom de domaine ». La firme californienne ajoute que si une page pertinente n’est pas hébergée sur un domaine classique de type .net ou .com, elle ne sera pas pour autant filtrée mais bien mise en avant. Par opposition, un site Internet de type site.marque ne se trouvera pas forcément favorisé par rapport à marque.com.

En revanche, la firme de Mountain View tient des positions relativement opposées sur la syntaxe-même de ces prochaines TDL. « Nous pensons que la décision de permettre à n’importe qui de créer leur domaine de premier niveau pourrait potentiellement créer une confusion chez l’utilisateur », déclare un porte-parole. Pour Google, cette confusion signifierait davantage de trafic vers son moteur. « il est possible qu’avec ces TLDs, les internautes utilisent davantage les moteurs de recherche ».

Parallèlement, il est intéressant de constater que depuis quelques temps les navigateurs tentent de minimiser au maximum l’interface de leur logiciel en dissimulant précisément… la barre d’adresse. Reste à savoir si les concurrents de Google sauront profiter de cette prochaine vague de nouvelles TLD pour tirer leur épingle du jeu.

Source : Clubic.com

Gand est la première ville du Benelux à demander son extension de nom de domaine « .gent »

(Belga) Le collège échevinal de Gand a décidé jeudi d’introduire un dossier de demande d’extension de domaine au nom de la ville « .gent » auprès de la société internationale pour l’attribution des noms de domaine ICANN. La ville est la première ville du Benelux a faire cette demande.

« Gand est une ville où les Technologies de l’information et de la communication (ICT) et la créativité vont de pair », estime l’échevin de l’Informatique, Resul Tapmaz (sp.a). La ville ne veut pas uniquement promouvoir les services de la ville tels que le CPAS mais également développer des adresses e-mail pour les riverains. « Les possibilités sont à vrai dire illimitées car les combinaisons pour « .gent » sont disponibles. » Une extension de domaine « .gent » coûtera chaque année entre 40 et 50 euros pour les citoyens. La ville achètera en premier lieu 500 noms de domaines. (PVO)

Source: LeVif.be

Une identité numérique bretonne attendue en 2013

Des Bretons, soutenus par le conseil régional, y travaillaient depuis 2007. Comme les Catalans, pionniers, ils espèrent obtenir sur Internet un nom de domaine en « .bzh »

Réuni à Singapour, l’Icann, le « gouvernement » mondial de l’Internet, vient de prendre une décision qualifiée de majeure (Ouest-France d’hier). Il va autoriser des régions, des villes, des entreprises, des communautés linguistiques, à utiliser, dans leur adresse Internet, des noms propres. À quelques exceptions près, ces « extensions » étaient jusqu’à présent limitées aux fameux génériques (.com et. net) et aux identifications nationales (.fr pour la France). Seuls les Catalans, profitant d’une sorte de vide juridique ont obtenu, il y a plus de dix ans, une extension régionale (.cat).Cette « libéralisation » est rendue possible par un prochain changement de l’actuel protocole, totalement saturé au plan mondial. La nouvelle norme, un peu à la manière de ce qui s’est passé avec l’abandon de la télé hertzienne au profit du numérique, va autoriser une infinité de variantes d’adresses.

« Une bonne nouvelle »

Dès 2007, quelques Bretons, militants du « .bzh », avaient anticipé cette évolution et exploré le terrain. Le conseil régional, à l’unanimité, avait même confié à Bretagne-Prospective une mission d’étude sur l’opportunité et la faisabilité d’un tel projet.

Pour Christian Deumeuré-Vallée, qui a piloté l’étude au sein de Bretagne-Prospective, la récente décision de l’Icann est donc « une très bonne nouvelle ». Il ne mésestime cependant pas le chemin qui reste à parcourir… Pour s’assurer de la crédibilité des demandes et leur pérennité, l’Icann exige un droit d’entrée de 130 000 €. Qui peut être perdu en cas de rejet du dossier…

Sur le plan technique, la mise en place d’un nom de domaine est également une affaire très complexe et donc coûteuse. Sur ce terrain, Bretagne-Prospective travaille avec Core, qui a monté avec succès le dossier catalan et réunit d’autres projets régionaux, galiciens, basque, gallois, écossais… L’opérateur français gestionnaire du «. fr » a également été approché. Pourquoi vouloir décrocher un nom de domaine en. bzh ? « Au-delà de l’affirmation forte d’une identité, explique Christian Demeuré-Vallée, c’est un moyen exceptionnel pour la Bretagne d’exister dans ce monde encore émergeant d’Internet. Dans ce paysage en pleine évolution, on ne sait pas où on va, mais on sait qu’il faut y aller ».

Un soutien institutionnel fort

Une extension régionale peut aussi permettre à des entreprises, des structures touristiques, de se différencier, notamment à l’international, en affichant leur spécificité. D’autant plus que le suffixe .bzh pourra fort bien cohabiter dans leur identification avec un .fr ou un .com.

Une association (www.bzh) a été créée pour faire prospérer le nom de domaine breton. Elle a déjà recueilli près de 20 000 soutiens auprès de la communauté bretonne des internautes. « Nous savons cependant qu’un soutien institutionnel fort sera nécessaire pour aboutir », reconnaît Christian Demeuré-Vallée. La Région Bretagne a déjà investi plus de 100 000 € dans la préparation de ce dossier.

S’il va à son terme, les premiers .bzh pourraient fleurir sur la toile en novembre 2013.

Jean-Laurent BRAS.

A qui appartiennent les noms de domaine génériques en .fr ?

Détenir un nom de domaine générique est un gage de bon référencement naturel, pour qui veut faire du page parking. Ou un gage de communication simplifiée, pour qui veut développer son activité. Bref, un nom de domaine générique procure un avantage

Credit.fr, Sante.fr, France.fr, Sexe.fr… Qui détient ces noms de domaine génériques et comment gagnent-ils de l’argent avec ? Voici la réponse.

Le nom de domaine mutuelle.fr a été racheté en octobre 2009 par le courtier en ligne Cmonassurance pour la somme de 78 000 euros, soit largement au dessus du prix moyen pour un .fr, estimé à 2 400 euros. Il s’agit du record de l’année concernant une vente de nom de domaine.Cmonassurance est en fait une filiale d’Alptis Assurances, qui propose un site de comparaison d’assurances et se rémunère en tant qu’apporteur d’affaires. Pour le moment, le site Mutuelle.fr est inactif. Son propriétaire travaille peut-être à développer un comparateur, mais cette fois de mutuelle.

Pour la modique somme de 30 000 euros, la société Red Media s’est offert le nom de domaine explicite porn.fr sur la plate-forme d’achat/vente de noms de domaine Sedo.com.Red Media est une entreprise toulousaine, composée de six personnes, qui possède plusieurs portails destinés au grand public ou juste aux adultes.Avec Porn.fr, on reste toutefois loin des sommes astronomiques dépensées pour l’achat de Porn.com, vendu en 2007 pour 9,5 millions de dollars. Mais l’association du terme en anglais et le suffixe en français a effectivement moins de valeur.

Le site de France.fr appartient à l’Etat, et plus précisément au Ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi.Ce site devrait voir le jour au cours de l’année 2010 afin de devenir le portail officiel de la France. Il est pour le moment encore en construction, chapeauté par la société Modedemploi et présentera des technologies de pointe civiles et militaires, le patrimoine touristique et culturel, le système éducatif… Le tout sera disponible en anglais, allemand, espagnol et italien.

Automobile.fr est un nom de domaine détenu par eBay France, la filiale du site de ventes aux enchères du géant américain.Il est opéré par la société allemande Mobile.international créée en 1996 en Allemagne, qui propose une place de marché en ligne de véhicules.
Les services de la société sont destinés aux concessionnaires automobiles et aux clients privés. Automobile.fr ne fait que le lien entre le vendeur et l’acheteur.

Credit.fr est tout simplement le record de vente d’un nom de domaine en .fr. En ce début d’année 2010, il a trouvé preneur pour 587 000 euros, du fait de son excellente place dans le référencement naturel sur Google. L’affaire réalisée contraste avec Kredit.de, son homologue allemand revendu pour 900 000 euros malgré un référencement naturel de moins bonne qualité. Ce qui illustre la faible valeur du .fr vis à vis des .com, .de ou .uk.Le nom de domaine qui vient d’être vendu est en cours de transfert vers son nouveau propriétaire et est enregistré auprès de la société EuroDNS, un bureau d’enregistrement de noms de domaines.

Le nom de domaine Poker.fr appartient à Sargon Petros, directeur de la société à actions simplifiée Poker, et journaliste spécialisé dans le domaine.Outre le jeu en ligne, ce site propose plusieurs services allant de l’apprentissage en ligne des règles du poker à l’organisation de tournoi.Dernièrement, le nom de domaine Poker.org a été racheté 1 million de dollars par le réseau d’affiliation américain PokercCompany.com.

Le nom de domaine Sexe.fr est l’exemple (délibéré?) d’une non optimisation d’un nom de domaine pourtant très vendeur. En effet, tandis que son alter ego sex.com a été vendu 14 millions de dollars (mais jamais payé par son acheteur) aux Etats-Unis, le site français présente seulement un jeu en flash. Sexe.fr ne fait en effet pas la fortune de son propriétaire. Il ne propose aucune lien sponsorisé ou bannière qui permettrait de le monétiser.Le nom de domaine est géré par Quad Logic, une société de création de site et d’hébergement Internet fondée en 1996.

Immobilier.fr est un site comme son nom l’indique de vente et de location de biens immobiliers pour les particuliers. La société propriétaire Boutik Immo est située en Martinique, à Fort-de-France. L’exemple même du nom de domain collant parfaitement aux contenus qui y sont associés. Pourtant, le référencement n’est pas optimisé, car en tapant « immobilier » dans Google, ce site n’apparait pas dans la première page de résultats, mais à la dernière place de la seconde page.

Sante.fr appartient au Ministère de l’Emploi, du Travail et de la cohésion sociale. Le nom générique est en possession de l’Etat, au même titre que France.fr, Emploi.fr, etc.
Ce site est un service destiné aux internautes, s’autoproclame portail des agences sanitaires, et il est piloté par la Direction Générale de la Santé.
Il a notamment pour mission de valoriser les informations de santé publique

Le nom de domaine telephone.fr correspond à un site simple et épuré d’un vendeur de matériel de télécommunications en ligne. Compte tenu de l’essor de la téléphonie mobile, cela étonne.D’autant plus qu’il ne présente aucun lien sponsorisé, et des publicités dans le bas de la page, qui ne sont pas mises en valeur. La société détentrice du nom de domaine est basée dans le sud de la France.

Source: Journal du Net