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La RATP exige qu’il ferme son site sur les incidents de trafic

Interview – La régie francilienne a envoyé à un ingénieur une lettre recommandée le sommant de fermer immédiatement son site incidents-ratp.com.

L’idée était simple et dans l’air du temps : permettre aux usagers des transports franciliens de partager leurs informations sur les incidents dans le métro et le RER grâce à un outil simple et collaboratif sur Internet.  A priori rien d’illégal, sauf que son  créateur, Olivier Girardot, a baptisé le site « incidents-ratp.com« , ce qui n’a pas été du goût de la régie parisienne. Dans une lettre recommandée, la RATP exige qu’il le ferme immédiatement. Sur Twitter et les sites high-tech, comme chez nos confrères de Numerama et Reflets.info, les internautes prennent fait et cause pour le site, y voyant une atteinte à la liberté d’expression. Olivier Girardot revient sur cet épisode et explique à TF1 News ce qu’il compte faire maintenant.

Olivier Girardot
Olivier Girardot

TF1 News : Pourquoi avoir lancé le site incident-ratp.com?

Olivier Girardot, fondateur de incidents-ratp.com : Je suis ingénieur et un usager quotidien des transports publics franciliens et j’ai lancé ce projet au mois de décembre dernier. Le but était de bâtir une plateforme sur Internet où pourraient se retrouver les clients et usagers de la RATP quel que soit le type de transport – métro, RER… – pour partager en temps réel les incidents sur le réseau et leur permettre de s’organiser différemment. Ce service devait être ouvert, libre et gratuit, les usagers pouvant envoyer des informations via le site Internet, Twitter, ou une API (NDLR : une interface de programmation) permettant à n’importe quelle application de s’y connecter. J’avais aussi commencé le développement d’une application Android (NDLR : le système d’exploitation pour téléphones de Google)…

TF1 News : Jusqu’au jour où…

O. G. : Samedi dernier, le 19 février, alors que j’étais en beta publique (NDLR : un test ouvert), j’ai reçu une lettre recommandée de mise en demeure. La RATP me demandait dans cette lettre de stopper toute activité sur le service, de confirmer par écrit que je m’engageais à ne plus menacer leur propriété intellectuelle, et de rendre gratuitement le nom de domaine. Ils y écrivaient aussi qu’un tel site est « susceptible de fournir des informations erronées sur les incidents pouvant avoir lieu sur le réseau RATP, et engendrer de ce fait des perturbations dues à une surpopulation sur les lignes ».

TF1 News : Qu’en pensez-vous ?

O. G. : Sur le point du nom de domaine, je suis d’accord avec la RATP. Je trouvais simplement que ce nom sonnait bien mais je suis tout à fait d’accord pour leur rendre au nom de la propriété intellectuelle. Je ne pensais pas avoir de problème mais ils sont dans leur bon droit sur ce volet. Le problème c’est qu’il y a apparemment un amalgame et qu’ils vont un peu loin dans leur réaction vis-à-vis d’un service qui ne vise qu’à rentre la contribution simple, facile, et rapide. Cela ne relève plus du droit de la marque mais de la liberté d’expression.  Si certains s’amusent à signaler de faux incidents, d’autres seront suffisamment intelligents pour les signaler comme erronés et les faire disparaitre. C’est une sorte de « main intelligente », cela ne peut pas entraîner de « surpopulation » comme l’écrit la RATP. Mon but n’est pas de leur nuire ou d’alimenter un dossier à charge!

TF1 News : Allez-vous céder?

O. G. : Non, je prépare une réponse avec mon avocat. Sur le nom de domaine, il n’y pas de problème, mais je ne trouverais pas une fermeture du service acceptable (MAJ : le site sera prochaînement rebaptisé, les internautes pouvant voter pour le nouveau nom).

Pour la RATP, une « utilisation abusive » de son nom

Alors, atteinte à la liberté d’expression ? « C’est son interprétation de notre lettre« , réplique la régie à TF1 News, « ce que nous reprochons pour l’instant, c’est simplement une utilisation abusive du nom de la RATP, qui est déposé. Cela risque de créer la confusion avec notre site officiel et notre propre service d’information sur le trafic« . La régie refuse toutefois de se prononcer sur son attitude vis-à-vis du site si son nom venait à changer, estimant que « la question ne se pose pas pour le moment » et préférant trouver un accord directement avec Olivier Girardot.  Affaire à suivre….

Source: TF1news

Protect Our Children : 84 000 sites saisis par erreur !

Couac dans l’opération Protect Our Children menée par le gouvernement US afin de fermer des sites liés à la pédopornographie. Durant près de trois jours, 84 000 sites ont été fermés par erreur.

L’administration Obama fait la chasse à la contrefaçon sur Internet. Depuis l’été dernier, l’opération baptisée In Our Sites ratisse large pour fermer avec l’aval de l’autorité judiciaire des sites impliqués dans la contrefaçon de vêtements, sacs à main, montres, copie illégale de DVD, téléchargement illégal de fichiers musicaux ou encore de logiciels.

Cette opération a aussi un pendant pour lutter contre les sites impliqués dans la pédopornographie : Protect Our Children. Hier, le département américain de la sécurité intérieure a par exemple annoncé la récente saisie de dix nouveaux noms de domaine. Pas un mot par contre au sujet d’une erreur qui a vu la fermeture malencontreuse pendant près de trois jours de 84 000 sites. Ces derniers ont alors pointé vers une bannière ( voir ci-dessus ) les inculpant à tort.

Le site TorrentFreak rapporte ce couac, sans toutefois être en mesure de savoir où l’erreur a été commise. C’est le domaine mooo.com qui a été saisi et avec lui les 84 000 sous-domaines liés. Le domaine mooo.com appartient au fournisseur de DNS gratuit Free DNS. La plupart des sites impactés par cette erreur sont des sites personnels et de petites entreprises, et l’on imagine aisément qu’il a été plus que pénible pour leurs propriétaires de se voir ainsi pointés du doigt.

Une telle erreur pourrait aussi avoir des conséquences économiques graves si elle était commise avec des sites de grande envergure. De quoi donner matière à réflexion. Et dire qu’avec la Loppsi 2, il n’y a même pas l’aval du juge.

Source : GNT

Nominet ou l’idée britannique du filtrage

L’office d’enregistrement des noms de domaines au Royaume-Uni vient d’interpeller les autorités au sujet des motifs de fermeture d’un site. Nominet demande notamment des pouvoirs accrus afin d’accélérer toute procédure.

Nominet Logo

Dans un document (.pdf), Nominet demande quels pourraient être les motifs mis en avant afin de procéder à la fermeture d’un site. Par exemple, un site suspecté d’être utilisé par des organisations criminelles pourrait subir le courroux des autorités et de la Serious Organised Crime Agency (Soca).

Concrètement, Nominet souhaiterait disposer du pouvoir de fermer un site si son activité est considérée comme criminelle. Elle bénéficierait ainsi d’une extension importante de ses pouvoirs et agirait à la manière d’une police du Web. Pour sa défense, Nominet plaide également pour qu’il existe des « Conditions générales d’enregistrement » plus claires et plus précises lors de l’enregistrement d’un nom de domaine.

Bien qu’il ne s’agisse pour l’instant que d’un avis pour information de la part de Nominet, des consultations ont été menées en Grande-Bretagne sur le sujet. Elles devraient aboutir sur un débat public à partir du 23 février prochain.

Source: Clubic.com

Mise en vente du nom de domaine d’une boîte de nuit interdite

Le sulfureux Passion Nightclub de Beijing vient de voir son enseigne en chinois démontée et son nom de domaine internet mis en vente, cela bien que la police devait lever le mois prochain l’interdiction d’exercer de six mois qui le frappait, ont rapporté les médias locaux.

La police a démenti que cette initiative ait le moindre rapport avec elle, tandis que d’autres personnes pensent que l’ancienne plus célèbre boîte de nuit de la capitale pourrait être transformée en karaoké.

Les portes de fer de la boîte, qui était aussi connue sous le nom de Heaven Earth Nightclub (« Le Paradis sur Terre ») étaient encore fermées mardi dernier, et il n’y avait aucun signe d’activité dans les locaux.

De son côté, le Beijing Times a rapporté jeudi que les quatre grands caractères chinois de couleur blanche signifiant « Le Paradis sur Terre » avaient été retirés de l’enseigne.

Le site internet de la boîte de nuit, www.bjtsrjyzh.com, dont les photographies, les informations en matière d’emploi et le service aux clients membres a également été vidé de son contenu. Il ne reste qu’une annonce disant que le nom de domaine est à présent à vendre.

L’annonce a aussi précisé un numéro de messagerie électronique QQ.

D’après des articles de presse, le site internet indiquait précédemment que le site avait été ouvert en janvier 2010 et mis à jour pour la dernière fois le 14 mai dernier, quand un avis de fermeture pour améliorations avait été mis en ligne.

Wang Xin, responsable des relations avec la presse pour le Corps de Sécurité du Bureau Municipal de Sécurité Publique de Beijing, a déclaré jeudi que son département n’était au courant de rien au sujet des derniers développements concernant la boîte de nuit.

« Cette affaire ne concerne que l’entreprise uniquement, et elle n’a rien à voir avec la police », a-t-il précisé.

Un habitant de Beijing du nom de Sun, qui réside à proximité du Passion Nightclub, a dit que les caractères chinois de l’enseigne ont été retirés mardi.

« Peut-être que la boîte de nuit va simplement être redécorée », a-t-il ajouté.

Mais d’après certaines personnes bien informées, le Passion Nightclub va probablement devenir une maison de karaoké, bien que la direction de l’établissement n’ait encore pas confirmé cette information.

Le 11 mai dernier, un mois après le début d’une campagne de répression de la prostitution, du jeu et de la drogue, la police de Beijing a interpelé 118 escort-girls au Passion Nightclub et ordonné la suspension de ses activités pour six mois, pour avoir abrité des activités de prostitution, ainsi que pour des motifs graves liés à la sécurité et à la prévention des incendies.

Trente-neuf autres lieux de distraction, dont le No 8 Club KTV, le Legend Banquet NightClub et le Sunworld Dynasty Hotel KTV, qui auraient offert des spectacles obscènes et étaient suspectés d’abriter des activités de prostitution, ont été également suspendus d’activité pour six mois.

Le 9 juillet dernier, la police a annoncé qu’elle procéderait à la standardisation des activités des lieux de divertissement de la capitale et poursuivrait la répression du vice.

Elle s’est également engagée à procéder à des contrôles hebdomadaires des quarante établissements fermés lors de la campagne de répression, afin de s’assurer qu’ils n’auraient pas repris leurs activités sous un nom différent.

Avant que ces établissments ne soient autorisés à rouvrir en novembre, ils se verront ordonner une inspection assurée par les services administratifs concernés.

Transfert des services Google de Chine à Hong Kong: Pékin minimise

Google a tenté un compromis en Chine. Le groupe a annoncé avoir transféré ses services de recherche chinois vers Hong Kong afin de pouvoir fournir des résultats non censurés. Selon Pékin, la décision de Google ne devrait pas altérer les relations sino-américaines.

Plutôt que de mettre fin à ses activités en Chine continentale, comme il l’avait laissé entendre, le géant américain de l’internet a tenté cette solution médiane. Il est toutefois resté fidèle à son intention de ne plus se plier à la censure.

« Google a violé une promesse écrite qu’il avait faite en arrivant sur le marché chinois en arrêtant de filtrer son moteur de recherche et en insinuant que la Chine est derrière des attaques de pirates informatiques », a déclaré un responsable de l’internet au bureau d’Etat pour l’Information.

Pékin a toutefois ajouté, par la bouche du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, que la décision de Google était un acte isolé, qui serait traité « conformément à la loi ». Les relations sino-américaines ne devraient pas en souffrir, selon lui, à moins qu’il n’existe une volonté de « politiser » le dossier.

La Maison Blanche s’est quant à elle dite « déçue » de l’échec des négociations entre Pékin et Google.

Le premier moteur de recherche mondial sur internet a jugé sa réorientation du trafic comme tout à fait légale. Il a néanmoins admis que le gouvernement chinois pouvait à tout instant bloquer l’accès à ses services.

Google a lancé une page internet, qui sera mise à jour quotidiennement, « pour que chacun puisse voir quels services Google sont disponibles en Chine »: google.com/prc/report. Lundi soir, cette page indiquait que les services Blogger, YouTube et certains site étaient « bloqués ».
(ats / 23 mars 2010 09:17)

Source: Romandie.com

Google met fin à Google.cn et redirige sur la version hong-kongaise non censurée

C’est au minimum un acte symbolique. En fermant Google.cn et en redirigeant les internautes sur la version non-censurée de Google.com.hk (la version hong kongaise du moteur de recherche), la firme de Mountain View adresse un message fort au gouvernement pékinois. Reste à savoir comment l’Empire du Milieu réagira à ce coup d’éclat d’une société étrangère qui défie ouvertement sa censure.

les premières réactions ne se sont pas faites attendre. Selon Le Figaro, les Etats-Unis sont « déçus » par l’échec des discussions entre Google et la Chine, tandis que l’Empire du Milieu a tout de suite critiqué la décision de l’entreprise américaine qui aurait « violé une promesse écrite ». Google a « absolument tort » selon les officiels chinois.

Article original – Finalement, Google sera allé jusqu’au bout. Depuis quelques heures, la firme américaine a mis un terme à son nom de domaine chinois, Google.cn, mettant ainsi à exécution ses menaces de quitter le pays si le gouvernement s’entête à vouloir censurer le web chinois. Désormais, c’est la page hong-kongaise (Google.com.hk) qui est proposée aux internautes qui cherchent à accéder à l’ancienne adresse.

Dans un billet publié aujourd’hui sur le blog officiel, David Drummond (vice-président senior, développement de l’entreprise et direction juridique) explique que la censure sur les différents moteurs de recherche de la firme (Search, News et Images) n’a plus cours. « Les utilisateurs visitant Google.cn sont désormais redirigés vers Google.com.hk, où nous offrons une recherche non-censurée en caractères chinois simplifiés spécifiquement destinée aux utilisateurs de la Chine continentale, via nos serveurs à Hong Kong ».

« Les utilisateurs basés à Hong Kong continueront d’avoir accès aux services de Google de façon non-censurée et proposés avec des sinogrammes traditionnels. En raison de la montée en charge sur nos serveurs à Hong Kong, et dans la mesure où ces changements sont relativement compliqués, les internautes pourront expérimenter des ralentissements ou faire face à des éléments ou services inaccessibles » a poursuivi David Drummond.

Ainsi, les internautes chinois peuvent profiter du moteur de recherche hong-kongais sans le moindre filtrage. Et forcément, lorsque les internautes chinois souhaiteront se renseigner sur Tian’anmen sur Google Images, ils verront des photos à des années-lumières des images touristiques présentes sur la version censurée. Toutefois, il est certain que le gouvernement chinois réagira très vite et censurera le trafic entre la Chine continentale et la petite région administrative spéciale chinoise. Qu’importe le motif.

La décision de fermer le nom de domaine chinois ne fut pas prise de gaieté de coeur. « Il était difficile de trouver un moyen de tenir notre promesse de mettre fin à la censure des résultats. Nous voulons qu’un maximum de gens à travers le monde puisse avoir accès à nos services, et cela concerne les internautes chinois. Mais le gouvernement chinois a été très clair : le principe de l’auto-censure est une exigence non-négociable » a-t-il expliqué. Les négociations n’auront donc rien donné entre Google et Pékin. Mais est-ce vraiment si surprenant ? Maintenant, Google espère que le gouvernement chinois respectera cette décision, mais si l’entreprise « est bien consciente que la Chine peut à tout moment bloquer l’accès à nos services ».

En janvier, Google avait prévenu les autorités chinoises qu’elle n’hésiterait pas à reconsidérer sa présence en Chine si jamais le gouvernement ne changeait pas de comportement. Ce coup d’éclat de la firme de Mountain View faisait suite à la vague de piratage qui a frappé quelques dizaines d’entreprises occidentales en décembre dernier, dont Google. Après avoir cherché dans un premier temps à négocier un compromis permettant à l’entreprise de rester, la firme s’est rendue à l’évidence qu’il n’était pas possible de faire infléchir le gouvernement chinois dans ce domaine.

Enfin, David Drummond rappelle que toutes les décisions à ce sujet ont été prises aux Etats-Unis, par les dirigeants de la société. Le directeur juridique souhaite que le gouvernement chinois ne se retourne pas contre les employés vivant sur place, en les tenant responsable de quoi que ce soit. Gageons que son appel soit entendu. D’autant que cela ne signifie pas la fin de toutes les autres activités de Google en Chine.

Source: Numerama.com
Auteur: Julien L