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Archives de mots clés: dnsbe

L’adult sector se rue sur les noms de domaine .be accentués

Le lendemain du lancement, il apparait que c’est surtout ce qu’on appelle le secteur pour les adultes qui s’intéresse aux noms de domaine .be accentués. Les noms de famille se distinguent aussi, mais les entreprises sont, elles, plutôt réservées.

Depuis hier, il est possible d’enregistrer des noms de domaine .be avec tous les accents et autres signes spécifiques utilisés en français, néerlandais ou allemand. Même les caractères ‘bizarres’ du suédois, norvégien et finnois sont autorisés (notamment ‘à’, ‘ç’, ‘è’, ‘õ’, ‘ö’ ‘ÿ’ ‘ý’ ‘ò’ ‘ä’ ‘œ’ ‘ê’ et ‘é’).

Tout cela résulte du fait que le gestionnaire belge des noms de domaine DNS.be supporte à présent aussi les Internationalised Domain Names (IDN). Avant, les noms de domaine enregistrés dans le domaine de haut niveau .be ne pouvaient contenir que des caractères romains: a à z et 0 à 9 (sans oublier le tiret).

Hier à 23 heures, le compteur chez DNS.be en était à 5.600 enregistrements IDN, ce qui, d’après le directeur général Philip Du Bois, est un bon résultat: “En fait, nous nous attendions au bout d’une journée à 2.000 enregistrements et d’ici la fin de l’année à 4.000.”

“En France et en Italie, où l’on a depuis un petit temps déjà introduit les IDN, l’on a aussi enregistré des chiffres modestes. Il est donc plus que normal que nous restions prudents dans nos prévisions. Chez .eu, il n’y a que 60.000 IDN sur plus de 3,5 millions de noms de domaine, et ce ‘registry’ supporte en outre le cyrillique et le grec. Notre but n’est pas non plus de faire de gros volumes et donc avec quasiment 6.000 enregistrements au terme d’une seule journée, nous ne pouvons qu’être satisfaits.”

Selon Du Bois, www.café.be a été le tout premier enregistrement IDN dans notre pays: “En outre, l’on observe que les pouvoirs publics ont été très actifs. La Chancellerie du Premier Ministre a enregistré au moins 100 noms de domaine .be avec des signes spécifiques, notamment pour la princesse Eléonore. Mais des marques telles Citroën et Nestlé se sont aussi manifestées, à côté de nombreux noms génériques accentués, comme des variantes d’hébergement ou de première.”

“Il va de soi que de nombreux termes et noms francophones ont été enregistrés”, ajoute encore le directeur général. “Et c’était également attendu. La Wallonie représentait 19 pour cent des noms de domaine .be, mais ce nombre a entre-temps déjà augmenté, si l’on ne considère que les nouveaux enregistrements IDN.”

Auteur : Frederik Tibau
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Les noms de domaine belges acceptent les accents

Depuis 10h, ce mardi, il est possible d’enregistrer des noms de domaines.be contenant des accents ou tout autre signe utilisé en français, néerlandais ou allemand.

Alors que jusqu’à présent, les noms de domaine.be n’acceptaient que les caractères normaux de ’a’ à ’z’ et de ’0’ à ’9’, il est désormais possible, depuis 10h ce mardi 11 juin, d’enregistrer des noms de domaines.be contenant des accents ou tout autre signe utilisé en français, néerlandais ou allemand. Des caractères spécifiques au suédois, au norvégien et au finnois seront également introduits, expliquait également le site internet du magazine Data News.

Les sites web dont le nom de domaine comporte par exemple les caractères ’ç’, ’é’, ’è’ ou ’ü’ pourront dès lors s’enregistrer comme tels, le gestionnaire DNS.be supportant dès juin les «Internationalised Domain Names» (IDN). «Nous n’irons pas plus loin», précisait début mai Lut Goedhuys, en charge de la communication chez DNS.be, « parce que nous partons du principe que d’autres caractères, présents notamment dans les langues cyrilliques, sont quasi inexistants dans les noms de domaine.be.»

Les marques et les pouvoirs publics n’auront pas automatiquement droit au nom de domaine avec caractères accentués qui leur revient. DNS.be conseille de se montrer rapide dès le 11 juin, à partir de 10h00, afin de contacter à temps un registraire, une de ces entreprises enregistrant les noms de domaine.

Auteur : Gil Durand
Source : LeSoir.be

.be : publication du rapport annuel 2010

DNS.BE a publié son rapport annuel 2010, mettant en exergue “un résultat formidable en termes de croissance des nouveaux noms de domaine”, un accroissement de la sécurité, des bureaux d’enregistrement satisfaits et une campagne de communication efficace. Statistique intéressante, cette campagne aurait « boosté » le .BE en lui faisant atteindre un pic de croissance de 22% sur la période, contre 10% sur l’ensemble de l’année 2010, ce qui est très proche de la moyenne mondiale du marché.

http://www.dns.be/fr/rapport_annuel_2011

DNS.be se dépeuple

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Cela va de mal en pis chez DNS.be. Après le départ de sa directeur, Marc Van Wesemael, et de son CTO, Peter Janssen, voici à présent aussi que Jan Jansen (Chief Operations), Geert Debyser (Chief Software Development) et Hans Seeuws (porte-parole) quittent le gestionnaire de domaines belge.

En quelques mois, c’est donc quasiment l’ensemble de l’équipe directoriale qui a démissionné. Les autres membres du personnel se font entre-temps beaucoup de souci. Officiellement, il se dit que Geert Debyser, Jan Jansen et Hans Seeuws vont lancer un projet propre, mais une source au sein de l’entreprise indique que Jansen, Debyser et Seeuws ont démissionné, parce qu’ils sont en désaccord avec la façon de faire de l’organisation.

« Le conseil d’administration n’est manifestement pas désireux de perpétuer la réputation novatrice que DNS.be a acquise durant la décennie écoulée », indique la source en question. « L’on veut faire de DNS une organisation aussi bon marché que possible, où l’on ne doit pas trop se prendre la tête, ce qui contrarie au plus haut point pas mal de personnes. »

Et la source d’ajouter que le conseil d’administration ignore à quel saint se vouer. « Le manager ad intérim Jo Van Gorp ne sait pas quelles mesures prendre pour remettre DNS.be sur les rails. Le départ de Marc van Wesemael a été un premier signal qu’on était sur le mauvais chemin. Celui de Peter Jansen en a été la confirmation. »

Outre la nomination d’un manager intérimaire, rien n’aurait changé chez DNS.be. « Le fait que Jan Jansen et Geert Debyser -à savoir les personnes qui ont été engagées par Van Gorp afin de remplacer Peter Jansen- quittent à présent le navire, en dit long. On ne quitte pas comme cela une organisation par temps de crise! »

Le projet que Geert Debyser, Jan Jansen et Hans Seeuws veulent lancer, est une sorte de cabinet-conseil en matière de DNSSEC. Ce nouveau protocole de sécurisation, qui devrait être implémenté en 2010 chez DNS.be, offrirait une solution plus ou moins hermétique pour la défense de l’intégrité du système des noms de domaine.

auteur : Frederik Tibau
source rnews.be

Déjà 860.000 noms de domaine « .be »

Selon le rapport annuel de l’asbl DNS.BE, gestionnaire belge des noms de domaine, les «.be» ont augmenté de 17% par rapport à 2008. A la fin de l’année dernière, le compteur de ces noms de domaine s’établissait à 860.000 unités. Cette forte croissance 2008 donne à DNS.BE les moyens de réduire sensiblement le prix par nom de domaine. Depuis février dernier, les agents ne paient plus que €2,5 contre €3 par nom, ce qui devrait favoriser une nouvelle augmentation du nombre des noms de domaine.

source Express.be

Enregistrement du 900.000e nom de domaine .be

Le 900.000e nom de domaine .be a été enregistré ce jeudi, annonce DNS Belgium qui gère les noms de domaines .be et fête cette année ses dix ans d’existence.

Le 900.000e nom de domaine .BE est « artchaud.be » dont le détenteur est un artiste de Flandre occidentale créateur de lithographies et sérigraphies. Celui-ci recevra 10 autocollants XL personnalisés grâce auxquels il pourra promouvoir son site web, indique DNS. L’année 2008 a été clôturée avec un nombre de noms de domaine .be avoisinant les 860.000, ce qui signifie une croissance nette de 16,70 pc. (GFR)

source LeVif.be

DNS et Eurid vont améliorer la sécurité des domaines .eu et .be

DNS (.be) et Eurid (.eu) entendent cette année encore introduire la méthode de sécurisation DNSSEC pour leurs noms de domaine. Ensuite, les internautes pourront en principe être assurés d’accéder toujours sur le site voulu.

Un internet (plus) sûr, tel est l’un des principaux thèmes de la conférence Icann organisée cette semaine à Mexico City. Et le fait que l’instance qui gère le système des noms de domaine au niveau mondial, veuille introduire des centaines de nouveaux suffixes dans les années à venir, n’y est certainement pas étranger. Les nombreux ateliers axés sur l’e-délit et l’abus du DNS sont suivis avec attention par des centaines de participants.

L’un des thèmes ‘chauds’ dans ce cadre est le lancement du protocole de sécurisation DNSSEC (DNS Security Extensions) pour les domaines de ‘top level’ (TLD). Depuis que l’expert en sécurité Dan Kaminsky avait rendu public une sérieuse fuite de DNS, début juillet dernier, il se dit que seule l’introduction de cette nouvelle méthode de sécurisation offre une solution plus ou moins hermétique pour la protection de l’intégrité du système de noms de domaine. Les correctifs qui avaient ensuite déployés, réduisent certes déjà le risque de souillure des caches, mais ne l’annulent certainement pas.

Les registres pour des pays comme la Suède, le Brésil, la Bulgarie et la Tchéquie ont entre-temps déjà opté pour une solution structurelle en passant à DNSSEC. Les exploitants des noms de domaine .eu (Eurid) et .be (DNS) entendent eux aussi les convertir cette année encore. « Actuellement, nous passons en revue tout ce qui se passera en introduisant DNSSEC », déclare Marc Van Wesemael, le directeur d’Eurid. « Et c’est déjà pas mal. »

Le lancement du protocole de sécurisation DNSSEC est de toute façon une affaire complexe, non seulement sur le plan technique, mais aussi sur celui de la procédure. Un petit mot d’explication s’impose ici. DNSSEC introduit les ‘public key algoritmes’ dans le système des noms de domaine. Cela signifie que le propriétaire combine une espèce de signature numérique à son nom de domaine. Les esprits mal intentionnés ne peuvent alors plus souiller la cache et orienter les surfeurs non soupçonneux vers des sites factices, parce que l’information demandée est toujours vérifiée. Les internautes aboutissent donc toujours sur le site voulu.

« Tout cela a pour conséquence que le processus d’enregistrement d’un nom de domaine se complique, du fait que tout nom de domaine doit être doté de ce genre de clé numérique », poursuit Van Wesemael. « En outre, cela multiplie le fichier de zone (jusqu’ à 10 fois), dans lequel tous les noms de domaine sont stockés car toutes ces signatures viennent évidemment s’y ajouter. Pour une zone comme l’Allemagne et ses treize millions de noms de domaine, ce n’est vraiment pas évident. »

Il se pourrait aussi que cela entraîne une réduction des performances, se murmure-t-il. « S’il est intéressant d’obtenir une réponse signée, encore faut-il qu’elle soit décryptée, ce qui prend du temps », confirme le directeur général. « L’utilisateur final ne s’en apercevra pas tellement, mais en fin de compte, c’est tout le processus qui sera plus lent. Les ‘registrars’ (les petites entreprises qui enregistrent les noms de domaine), les exploitants de TLD et ISP devront donc utiliser du matériel plus puissant. »

Un autre obstacle est de nature procédurale. Les propriétaires d’un nom de domaine devront transmettre leurs clés de manière sûre car en cas de négligence, les pirates saisiront l’occasion. « Plus longtemps une clé sera utilisée, plus grand sera le risque que des pirates l’interceptent. Voilà pourquoi de nouvelles clés seront régulièrement introduites. Il appartient aux ‘registrars’ de fournir ces signatures à leurs clients. Cela leur fera pas mal de travail supplémentaire, ce qui fera grimper les coûts. Quiconque souhaite un nom de domaine sécurisé devra donc en payer le prix. »

Le registre suédois est le premier à entamer le déploiement de DNSSEC, « mais ce déploiement s’effectue encore manuellement. La clé est introduite à la main, parce qu’il n’y a encore qu’une centaine de propriétaires à avoir opté DNSSEC. Voilà aussi un autre avantage du protocole. Il est possible d’introduire le système à l’échelle nationale, mais tout le monde ne devra pas sauter dans le train. Il y aura en effet des ‘registrars’ qui ne voudront pas collaborer, tout comme il y aura de nombreux clients qui ne jugeront pas nécessaire d’avoir un nom de domaine ‘sécurisé’. »

« Pour .eu et .be, nous souhaiterions opter à cent pour cent pour DNSSEC », conclut Van Wesemael. « Mais pour cela, il faut disposer d’un système automatisé. Aucun pays n’utilise encore ce genre de système. Sur ce plan, nous serons donc parmi les premiers de la classe. »

auteur : Frederik Tibau
source DataNews.be

« Les politiciens faisaient la file pour faire enregistrer leur nom avec extension .be. »

.be existe depuis 20 ans, et le gestionnaire de noms de domaine DNS va souffler ses dix bougies. A cette occasion, nous nous replongeons dans l’interview que nous avait accordée le professeur Pierre Verbaeten. L’éminence grise de l’internet belge est aussi l’homme qui a géré le nom de domaine .be des années durant. « On m’appelait l’empereur du net », déclare-t-il, « et même le pape virtuel. »

Pierre Verbaeten rayonne, lorsqu’on lui rend visite à la faculté des sciences informatiques de la KULeuven. C’est que son département fait la une depuis une année. Les visiteurs comme votre serviteur et les étudiants intéressés y sont reçus dans un environnement à la fois frais et ultramoderne.

Le professeur a toujours été très préoccupé par le sort de sa faculté. Une de ses grandes réalisations est, d’ailleurs, le lancement d’Ubizen en 1995. Cette société de consultance absorbée plus tard par Verizon était une splendide vitrine pour le département, seulement voilà! « En voyant cet ouvrage, les étudiants optaient pour des études d’ingénieur civil au lieu des sciences informatiques », médite le mentor.

Neutre et autonome

Le nom de Pierre Verbaeten dit surtout quelque chose à cause des nombreuses années pendant lesquelles l’intéressé a été responsable de l’attribution de noms de domaine .be sur l’internet. Revenons quelques instants à 1989, l’année où l’on a parlé pour la première fois de .be. A l’époque, tout le trafic réseau était contrôlé par quelques pionniers issus du monde académique et des instituts de recherche. « Avant qu’il ne soit question de l’internet, nous échangions des e-mails à l’aide d’ordinateurs raccordés les uns aux autres par des lignes sérielles primitives, raconte notre interlocuteur. A un certain moment, deux réseaux ‘au sens propre’ ont été mis à disposition en Flandre. Vous aviez, d’une part, Earn, la European Academic Research Network, qui utilisait des protocoles d’IBM et, d’autre part, Eunet, le European Unix Network, dans le cadre duquel il fallait encore s’appeler l’un l’autre. »

Au début des années ’90, les deux acteurs ont demandé à Pierre Verbaeten s’il souhaitait coordonner le développement d’une région internet belge. « Apparemment, j’ai été considéré comme assez neutre et autonome pour m’acquitter de la tâche, s’esclaffe le sexagénaire. Que tout soit bien clair : ce job n’était pas rémunéré. »

Bien entendu, toutes les demandes n’étaient pas acceptées. « L’entreprise qui optait, par exemple, pour le nom de domaine belgianchocolates.be était refusée catégoriquement, ce nom ayant une consonance trop générale, précise le professeur. A moins que l’entreprise concernée ait pu prouver que le nom était enregistré officiellement et utilisé comme nom de société. L’entreprise anversoise Lloyd a ainsi suggéré le nom de domaine portofantwerp. Au début, j’ai refusé, mais lorsque j’ai su qu’il s’agissait d’un nom enregistré utilisé par Lloyd depuis des années, j’ai finalement changé d’avis. »

Initialement, Pierre Verbaeten n’acceptait pas non plus de demandes d’individus ou d’associations. « Cette mesure était notamment une épine dans le pied de nombreux hommes politiques qui auraient souhaité enregistrer leur nom de famille suivie de l’extension .be. Ils ont donc dû se rabattre, par la force des choses, sur des domaines génériques avec extension .com ou .org. »

L’homme reconnaît sincèrement qu’il n’avait pas le temps d’enregistrer des noms de domaine de particuliers. « Cela dit, les règles étaient clairement définies dans des accords avec les fournisseurs de services de l’époque. Je détenais sans doute un certain pouvoir. Il est aussi arrivé que des entretiens téléphoniques dégénèrent en échanges d’injures, mais je ne pouvais certainement pas verser dans l’arbitraire. Nous devions aussi, dans la phase initiale, être particulièrement prudents, pour éviter que tous les noms intéressants soient raflés sans raison. Au fait, saviez-vous que certains Etats européens n’ont libéralisé l’attribution de noms de domaines que récemment? »

Intenable

Au début, l’attribution et la gestion de noms de domaines étaient encore facilement combinables avec des activités académiques et de recherche. Mais alors qu’on s’approchait du nouveau millénaire, Pierre Verbaeten en a eu assez. C’est lui-même qui le dit. « A partir des années ’98, ’99, la situation était tout simplement intenable. En ’94, il n’existait que 129 noms de domaines .be. En ’99, par contre, ils étaient déjà 14.000. Nous en étions sûrs : il devait se passer quelque chose. »

Le 2 février 1999, la mission de notre interlocuteur a été confiée à dns.be, une ASBL fondée par l’ISPA (la fédération des fournisseurs d’accès à l’internet), Beltug et Agoria. L’IBPT faisait office d’observateur. « Depuis lors, de nombreuses personnes discutent de la réglementation et de l’octroi de noms de domaines. DNS compte par exemple en ses rangs un représentant de l’IBPT. Selon une application très stricte de la législation, ce sont eux qui, finalement, sont responsables des schémas de numérotation sur les réseaux publics. Je pense néanmoins que, jusqu’ici, dns s’entend très bien avec le BIPT. Ils nous laissent donc poursuivre notre travail calmement. »

Lors du lancement de DNS, certaines choses inacceptables se sont toutefois produites. « Lors de la libéralisation, des noms ont été raflés alors qu’ils appartenaient, en réalité, à autrui. Une procédure de résolution alternative des litiges (‘alternative dispute resolution’ ou ADR, NDLR) dans le cadre de laquelle des plaintes pouvaient être introduites a également été mise en place par la même occasion. Si, en cas de piratage, un détenteur de marques s’adressait d’emblée à l’organisation, cette dernière lui donnerait automatiquement raison et ces jugements sont contraignants. » Preuve que cette procédure n’est pas une sinécure: 8 ans après la libéralisation des noms de domaine aux Pays-Bas, des erreurs sont encore constatées.

Après des débuts mouvementés, DNS a commencé à bien tourner. Cette évolution a également été remarquée à l’étranger, à tel point que, lorsque DNS a (avec les registres suédois et italiens) introduit une proposition de gestion des noms de domaines .eu selon le modèle belge, la suggestion a été approuvée par la Commission européenne. Pierre Verbaeten était aussi impliqué dans le lancement d’Eurid et en est président du conseil d’administration. « Les lignes de force du modèle belge, avec la vente indirecte de noms de domaines aux clients finaux, via des enregistreurs, étaient tout simplement bien choisies. Le modèle de DNS a été repris plus tard dans plusieurs pays, et pas seulement par Eurid. Détail amusant: auparavant, je disais formellement à mes étudiants que pour créer des noms de domaines .eu, il était préférable de supprimer des codes pays comme .be, .nl ou .fr. Je peux aussi m’imaginer que, dans ces pays, les registres ne sont pas partisans du nom de domaine .eu parce qu’il s’agit, en réalité, d’un concurrent. »

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Ubizen

En mai 1995, quatre étudiants ont, à l’initiative de Pierre Verbaeten, uni leurs efforts pour créer une société de consultance. « Notre groupe de recherche était déjà scientifiquement présent sur le Net depuis des années, explique le professeur, et nous avions déjà accumulé une bonne base de matériel de cours et connaissances, susceptible d’intéresser le monde des entreprises. »

Pendant la phase de lancement, NetVision – la future Ubizen – a mis sur pied des projets de recherche intéressants centrés sur l’e-commerce, en collaboration avec le département informatique de la KULeuven. L’entreprise a aussi engagé des dizaines d’ingénieurs civils qui avaient obtenu leur diplôme sous l’ère Verbaeten. Le professeur était administrateur d’Ubizen depuis le premier jour. Son groupe de recherches a également investi 7.000 EUR dans le lancement de la société.

Le rachat d’Ubizen par l’américain Verizon n’est-il pas resté en travers de la gorge du professeur, voire considéré comme un affront? « Ubizen fait désormais partie de Verizon, mais continue d’utiliser pleinement le logiciel que nous avons jadis développé. Ce logiciel était le fruit d’un savoir-faire qui, de l’avis de tous, était le top absolu. Nous pouvons donc être très fiers de nous, du moins sur ce plan. Par contre, Ubizen n’a pas réagi comme il le fallait au moment où des bénéfices plantureux devaient, soudain, être réalisés et lorsque le marché s’est effondré… (Pierre Verbaeten fait allusion à l’éclatement de la bulle internet, NDLR). Elle n’a pas fait preuve de la fermeté nécessaire et n’a pas élagué assez vite. Cela dit, l’opération n’était pas évidente. »

En tant qu’observateur internet de la première heure, il est aussi arrivé à notre interlocuteur de louper le coche. En 2000, il avait prédit que d’ici la fin de la décennie, la télévision et le PC ne pourraient plus être distingués l’un de l’autre et que le facteur d’intégration serait l’internet. « Dans un sens, c’est bien ce qui se produit. Belgacom n’envoie-t-elle pas d’images télévisées via l’internet? Néanmoins, je dois reconnaître que gérer tous les réseaux domestiques avec la télévision et faire en sorte que tous les appareils puissent dialoguer entre eux n’est pas pour demain. C’est encore trop complexe, à moins qu’après-demain… » (rires)

Data News s’est entretenu avec Pierre Verbaeten.
source DataNews.be

DNS.be désactive 162 noms de domaine pour lutter contre le phishing

Le phising est un fléau. Il s’agit essentiellement d’attirer les utilisateurs vers des faux sites (en général un faux site d’une banque qui ressemble comme deux gouttes d’eau au vrai), afin d’obtenir les données d’identification.L’escroc n’a plus, ensuite, qu’à se rendre sur le vrai site pour y soutirer de l’argent, à moins qu’il préfère revendre les données subtilisées.

DNS BE, l’organisme officiel qui gère la zone des domaines .be, a, sur ordre du magistrat compétent, désactivé plus de 160 noms de domaine .be, qui étaient utilisés à des fins frauduleuses.

DNS BE avait reçu des informations concernant l’utilisation de noms de domaine .be dans des réseaux ‘fast flux’ qui renvoyaient à des sites ‘phishing’.

Le phishing (ou ‘hameçonnage’) est pratiqué par des escrocs de l’Internet pour attirer les utilisateurs vers de fausses pages web (généralement celle d’une banque) où ils essayent ensuite de leur soutirer des données confidentielles (telles que mot de passe, mot clé…). La majorité des utilisateurs n’en aura rien remarqué, ni subi d’inconvénient, étant donné que la plupart des navigateurs bloquent immédiatement ce genre de pages frauduleuses.

La technique ‘fast flux’ pratiquée par ces criminels du net consiste à changer continuellement les serveurs connectés au nom de domaine en question, de façon à garder la page frauduleuse en ligne le plus longtemps possible.

DNS BE a cependant soupçonné, vu le nombre des noms de domaine .be concernés, qu’il’s’agissait ici d’une tentative d’escroquerie organisée professionnellement, pouvant avoir des conséquences néfastes pour toute la zone des noms de domaine .be.

Le succès du résultat obtenu est le fruit d’une collaboration étroite entre DNS BE d’une part et le Federal Computer Crime Unit d’autre part. En effet, DNS BE avait immédiatement alerté le Federal Computer Crime Unit et communiqué les noms de domaine concernés. La FCCU a constitué le dossier et a, sur ordre du magistrat compétent, communiqué hier à DNS BE la liste des noms de domaine à éliminer. Le service technique de DNS BE a alors immédiatement engagé la procédure d’annulation pour les 163 noms concernés.

(source : DNS.be)
source droit-technologie.org

DNS bloque 163 noms de domaine

Le gestionnaire des noms de domaine du pays, DNS BE, a été prié de bloquer 163 noms de domaine qui avaient été utilisés à des fins malhonnêtes.

DNS a été informé par plusieurs sources que des noms de domaine .be avaient été utilisés dans ce qu’on appelle des ‘fastflux botnets’. Ces noms de domaines renvoyaient en fait à des sites web de hameçonnage (‘phishing’). ‘Fast flux’ est une technique permettant de modifier en permanence des serveurs associés à un nom de domaine. Il en résulte que la source ne peut plus être que malaisément retrouvée et que les sites web d’hameçonnage demeurent en ligne.

Le fait que des noms de domaine .be soient abusés de manière professionnelle, risque de détériorer l’ensemble de la zone des noms de domaine.be. Selon Belgian Security Bloggers, le nom de domaine .be est, après le chinois .cn, la seule extension régionale à avoir été autant abusée. DNS en a par conséquent informé la Federal Computer Crime Unit (FCCU). « Nous ne pouvons en effet pas bloquer comme cela un nom de domaine de notre propre initiative », déclare Hans Seeuws, porte-parole de DNS. « Nous ne pouvons intervenir que sur ordre du magistrat compétent. »

La FCCU a élaboré immédiatement un dossier et à la demande du magistrat compétent, une liste a été transmise avec les noms de domaine impliqués, qui doivent être bloqués. Peu après, les services techniques de DNS ont annulé en tout 163 noms de domaine .be.

Chez Belgian Security Bloggers, on est très satisfait de cette approche: « C’est la première fois que cela arrive. Il était préférable d’aller vite en besogne. Désormais, DNS contrôlera sans aucun doute mieux ce genre de problématique. »

auteur : Stefan Grommen
source DataNews.be