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Le ministère des affaires étrangères plagié par des activistes

Des activistes ont déposé le nom de domaine “diplomatiegov.fr” pour plagier le site officiel du ministère des affaires étrangères français accessible à l’adresse “diplomatie.gouv.fr”. Le mode opératoire rappelle étrangement celui des Yes Men.

Mais pourquoi ce plagiat du site du ministère des affaires étrangères ?

Un message publié sur la page d’accueil donne la réponse : “La France dévoile son Accord-cadre pour la reconstruction de l’Haïti (ACRH) à l’occasion de la fête nationale”.

L’on comprend très vite que c’est en réalité une annonce totalement fantaisiste.

Dans les faits, c’est une information que beaucoup aimeraient voir se concrétiser : il s’agirait pour la France de rembourser sa dette originelle envers Haïti ce qui représentait 90 millions de francs-or exigés en 1825 par le roi Charles X en guise de dédommagement pour l’indépendance du jeune Etat (tout ça, c’est expliqué par Libération, ndlr).

Sauf que l’on est en 2010 et qu’il faut prendre en compte l’inflation et les taux d’intérêt. Le montant représenterait aujourd’hui la bagatelle de… 17 milliards d’euros.

Le but de cette opération coup de poing était sans doute avant tout de rappeler que la France a toujours une dette envers Haïti, pays dévasté il y a quelques mois par un terrible séisme et qui panse toujours ses plaies.

Le ministère des affaires étrangères n’a pas eu d’autres choix que de réagir et menacer de poursuites les auteurs de ce canular. Et de rappeler que la France a débloqué 326 millions d’euros pour contribuer à la reconstruction d’Haïti.

Sans répondre à la vraie question du remboursement de la dette originelle…

Source: Gizmodo.fr

La menace de Hillary Clinton à la Chine

Hillary Clinton a lancé un avertissement aux « personnes » et aux « pays qui lancent des cyberattaques », estimant que ceux-ci « devront en subir les conséquences ». Les États-Unis sont « le berceau » de l’Internet et ont « la responsabilité » de s’assurer de son bon fonctionnement, selon un discours devant être prononcé jeudi 21 janvier et diffusé en avance à la presse. La chef de la diplomatie américaine a par ailleurs annoncé que les États-Unis allaient investir 15 millions de dollars dans la promotion de la liberté sur Internet et de l’accès des femmes au réseau, via des ONG et des projets pilotes.

« Les blogs, les courriels et les messages textes ont créé de nouveaux espaces où échanger des idées, mais constituent aussi de nouvelles cibles pour la censure », a-t-elle expliqué. « Dans un monde interconnecté, une attaque contre le réseau d’un pays peut être une attaque contre tous. En renforçant ce message, nous pouvons créer des règles de conduite pour les États », a-t-elle poursuivi, appelant ainsi à une meilleure coordination internationale. La liberté de se connecter « est identique à la liberté de réunion », a-t-elle insisté. Et, « sur l’Internet, on n’a pas besoin d’être un magnat ou une vedette pour avoir un impact énorme sur la société », a-t-elle ajouté. « En fournissant l’accès à la connaissance et à des marchés potentiels, les réseaux peuvent créer des opportunités là où il n’y en a aucune », a-t-elle encore souligné.

Le message était clairement destiné à la Chine, quelques jours après l’attaque dont a été victime Google . Le géant de la recherche sur Internet a subi des attaques « très organisées » et a envisagé de quitter le marché chinois à la suite de cet incident, qui restera gravé dans les mémoires. Dans le même temps, l’Iran et la Chine semblaient s’affronter sur le réseau. Le 12 janvier, le premier moteur de recherche chinois, Baidu, a été défiguré temporairement par des pirates se prétendant iraniens (Iranian Cyber Army).

Auteur: Guerric Poncet
Source: le point.fr